Prologue

Hermione Granger avait froid. Peut-être avait-elle chaud tout compte fait, rien n'était moins sûr. Elle frissonnait lorsque les gouttes d'eau atteignaient le bas de son dos. Le bain, s'il était chaud au départ, était maintenant tiède, presque froid. Mais elle n'en avait pas réellement conscience. Il posa un doux baiser dans son cou elle frissonna. Oh, il était probablement à l'origine de tous ses frissons finalement. Ses jambes enroulées autour de la taille de son Adonis, la Gryffondor avait basculé sa tête en arrière offrant son cou aux lèvres celui-ci. Une main sous ses fesses, l'autre sur sa poitrine, il l'avait plaquée contre la paroi de la baignoire dans la salle-de-bain des préfets. Ainsi positionnée, elle lui était offerte. Laissant sa main droite se balader sur ses seins et son ventre si parfaits, il décala sa main gauche jusqu'à la faire glisser sur la cuisse droite de sa belle se collant d'autant plus à elle afin de la maintenir à sa hauteur. Sentant la main de son amant remonter le long de sa cuisse, la préfète repris ses esprits et recommença à l'embrasser fiévreusement, prenant possession de sa bouche. Elle s'arrêta et souffla à son oreille : « Pas ici Amour, quelqu'un pourrait nous surprendre ». Mais le jeune homme la fit taire, sa main ayant atteint les replis de son intimité. Les paroles de la jolie brune se transformèrent en gémissements tandis que, de ses doigts, il caressait déjà le bouton de chair sacré. Il sentit les ongles de sa belle tracer des marques dans son dos, témoins de son plaisir interdit et déjà l'embrassait pour camoufler ses cris alors qu'elle atteignait l'orgasme. Elle le serrait si fort entre ses bras et griffait tellement son dos qu'elle eût été étonnée qu'il ne se plaigne pas si son esprit n'était pas si brouillé par les sensations extrêmes de son corps. Lorsqu'il en eût terminé avec elle, Hermione prit quelques secondes pour reprendre ses esprits avant de retirer une main de son cou et de lui faire rejoindre le Pénis de l'Apollon. Rapidement, le souffle du garçon se fit plus rauque au rythme des vas-et-viens qu'elle effectuait. N'y tenant plus, délicatement il prit sa main et la déposa sur son épaule avant de la tenir par les hanches et de la pénétrer doucement. Une fois en elle, il attendit qu'elle s'habitue à sa présence envahissante, plongeant ses yeux dans ceux noisette de sa partenaire. Après avoir reçu un doux baiser sur ses lèvres, il entreprit des mouvements de bassins lents et amples. Il pencha sa tête à droite avant de l'enfouir sans son cou, ses mains viriles tenaient ses fesses si douces alors qu'elle avait glissé l'une de ses mains dans ses cheveux et l'autre dans son dos. Dans un dernier mouvement de hanches, il se délivra en elle, tremblant et épuisé par les émotions qui l'avaient traversé.

Lorsqu'il eût repris son souffle, il déposa un dernier baiser sur ses lèvres avant de se retirer et de s'éloigner. Elle se savonna, se sécha, s'habilla et quitta la salle-de-bain la première après avoir vérifié sur la carte des maraudeurs que le chemin était libre. Il était vingt-deux heures, heure du couvre-feu, et elle regagna son dortoir sans encombre.

Allongée sur son lit aux draps rouge et or, Hermione repensait à ce qu'il s'était passé plutôt, dans la salle-de-bain réservée aux préfets. Elle souriait, mordillant sa lèvre inférieure et pensa qu'il était peu probable qu'elle trouve le sommeil si elle pensait aux événements récents. Peu encline à s'endormir en cours le lendemain, la jeune Gryffondor se tourna sur son côté droit et se récita intérieurement son dernier cours d'histoire de la magie.

En pénétrant dans la grande salle pour le petit-déjeuner le lendemain matin, Hermione lança un regard machinal à la table des Serpentards. Elle prit place aux côtés d' Harry, Ron et Ginny et se servit un verre de jus de Citrouille. Elle ne prêta guère attention à la conversation de ses amis mais, comme chaque matin, la vision de la main de Ginny dans celle d'Harry lui tira un sourire. C'est lorsque les hiboux arrivèrent qu'elle prit conscience de certains détails. Pour commencer, les filles semblaient plus apprêtées que d'habitude. Ensuite, les couples s'affichaient plus, étaient plus mielleux. Et pour finir, le bruissement d'ailes était bien plus bruyant que d'habitude. En levant les yeux, elle remarqua que les Hiboux étaient beaucoup plus nombreux et que les lettres qu'ils portaient avaient une étrange tendance à être de couleurs rouge, accompagnées de petit colis. Quand Ginny déposa un doux baiser sur les lèvres d'Harry après la réception d'une lettre accompagnée d'une rose et d'une boîte contenant un magnifique pendentif en forme de cœur, elle comprit. Aujourd'hui, nous étions le Samedi 14 Février, jour de la Saint Valentin, fête des amoureux. De fait, un nombre impressionnant de lettres tomba aux alentours de notre Trio. Depuis la fin de la guerre, Ron, Harry et Hermione étaient au centre de toutes les attentions venant du sexe opposé au grand damne de Ginny qui, de nombreuses fois, avait usé de son fameux sortilège de Chauve-furie contre des admiratrices un peu trop ferventes de son héros, SON Harry.

Après avoir trié et décerné à chacun son tas de lettres, notre petite troupe décida de se retirer dans leur salle commune. C'est au coin du feu qu'ils lurent toutes ces déclarations d'amour, d'admiration. Ginny veillait au grain, retirant des mains de son amour chaque chocolat fourré au filtre d'amour, chaque cadeau enchanté. Ron quant à lui, se privait avec difficultés de toutes ces friandises empoisonnées, suppliant Hermione de créer un antidote afin qu'il puisse les déguster. La préfète, amusée par le comportement des Weasley, se séparait elle aussi de tous ses colis suspicieux. Mais l'une des lettres attira son attention. Contrairement aux autres, le parchemin était blanc, sobre. L'écriture fine et calligraphiée la fit sourire :

Retrouve-moi dans notre Salle-sur-Demande après le diner, je t'y attendrai,

Ton admirateur très secret.

Elle sourit à cette attention. Elle n'en attendait pas moins de sa part. Un rendez-vous simple, aucun poème, aucun mot d'amour, pas de petits angelots chantant Whitney Houston à l'ouverture du parchemin. Son homme comme elle se plaisait à l'appeler en secret, était exactement comme elle l'aimait.

Après le diner, Hermione remonta se préparer dans son dortoir. Elle voulait quitter son dortoir avant que ses colocataires ne le rejoignent, évitant ainsi les questions gênantes de Lavande et Parvati. Vêtue d'un jean foncé et d'un bustier rouge assorti à ses ballerines, c'est une Hermione à peine maquillée qui attrapa la carte des Maraudeurs avant de quitter son dortoir afin de rejoindre la salle sur demande.

Arrivée devant la tapisserie de Barnabas le Follet apprenant à danser à trois Trolls, elle fit trois allers-retours en pensant à une salle calme, à l'abri des regards, qui convienne à un Serpentard et une Gryffondor. Elle poussa la porte tout juste apparue et pénétra dans cette pièce devenue si familière au fil des mois.

Il était là, debout, une rose à la main, vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise blanche. Il avait aménagé la pièce, changeant les couleurs vertes et or habituelles en des teintes plus appropriées à cette journée spéciale.

Lorsqu'elle entra, il lui sourit de son sourire narquois qui signifiait : « alors, pouvais-tu réellement rêver mieux ? ». De le voir ainsi, apprêté comme jamais, rose à la main, sourire narquois aux lèvres, elle se le remémora plus jeune et pensa alors à tout ce chemin qu'ils avaient parcouru.