C'est un OS écrit pour un concours sur le forum Romantic World. Il s'agissait d'écrire un OS qui devait se dérouler en hiver. Le reste étant libre. Ca pouvait être une créa originale, ou une fanfiction. Alors, je me suis essayé à mon couple préféré. Je ne l'avais jamais fait avant, et j'ai donc peur que ça tourne bizarrement.

En tout cas, aucun des personnages et lieux ne m'appartiennent.

Bonne Lecture !

PS: Voici une bannière réalisée par Ksilin sur le forum d'HPF pour illustrer cet OS: . (Crédit: Hermione et Drago ( dessins de irishgril982- Deviantart ), image de font ( saurien- Deviantart ) Femme ( KriSCole- Deviantart))

Espoir de Neige

La neige, si blanche, si pure, tourbillonnait autour de moi, voulant former une symbiose parfaite avec mon être. Amusée, je me prêtais à leur jeu, et me mis à tourner sur moi-même. Je caressais les flocons des doigts et retins les frissons qui voulaient me parcourir. Un délicat sourire apparut sur mes lèvres. La neige, et le froid mordant qui s'y accompagne, j'adorais cela. La voir tourbillonner avec délicatesse ou rudesse, la voir se poser sur la terre rugueuse…

Soudain, je sentis des lèvres se poser sur mon cou, et une douce chaleur s'emparer de moi. Mes lèvres s'écartèrent en un nouveau sourire, ravi. Je me coulais contre la personne à qui appartenaient ses lèvres, et murmurais :

-Tu vois, là, je suis heureuse. Et c'est grâce à toi.

Je sentis les lèvres s'étirer en un sourire satisfait.

-Te rendre heureuse est ma priorité. Mais dis-moi, ajouta-t-il, l'air contrit, seule la neige te rend heureuse ?

Je m'écartais de lui, et le fixais, l'œil sévère.

-Tu te rends compte de l'absurdité de ce que tu viens de dire ?

Puis je remarquais qu'un immense sourire ornait sa figure et qu'une lueur taquine brillait dans ses yeux. Je riais et m'approchais pour l'embrasser tout doucement. Puis, il se fit plus pressant, et nos langues se mêlèrent en un baiser fiévreux.

oO0O0Oo

Hargneuse, j'essuyais les larmes qui ne cessaient de couler sur mes joues.

Quel salaud.

Je m'abattis à terre, et repliais les genoux. Je posais ma tête dessus, et sentis mon corps trembler. Un long cri douloureux d'échappa de mes lèvres.

Malefoy entra alors dans la salle commune. Il s'approcha de moi, et me pris dans ses bras. Je m'abandonnais contre son épaule.

Heureusement qu'il était la. Vraiment. Il n'était plus le petit garçon insolent et prétentieux d'autrefois. Il avait grandit, muri. Un soir, alors que nous étions seul dans la salle, il s'était livré à moi… Il était assis dans le canapé, une bouteille à la main, et sanglotait. C'est alors que j'entrais. Lorsque je le vis ainsi, j'étais tout d'abord catastrophée. Mais, engueuler quelqu'un qui pleure, c'est pas super non ? Alors je me suis approchée de lui, et l'ai bercé, comme une mère berce son enfant, alors qu'il me racontait sa vie. Horrible, il faut l'avouer. Lorsque ses pleurs s'étaient calmés, il avait tout de suite retrouvé son ton froid et hautain. Je l'avais toisé de haut, et il avait éclaté de rire, m'avait pris dans ses bras et remercier. Depuis, une sorte de lien nous unissais. Et malgré l'amour que je ressentais pour Ron, mes sentiments, nouveaux, pour Malefoy s'était intensifié. Si il n'y'avait pas eu Ron…

Ron. Quel salaud.

Comment avais-je pu croire à cette relation trop belle ?

Oui, trop belle pour durer…

oO0O0O0

Assise dans le canapé, près de la cheminée, je sentis ma tête dodeliner et atterrir sur son épaule.

-T'es crevée ma chérie. Vas te coucher.

-Mmh…

Il sourit, et me souleva délicatement. Il me fit tourner puis déposa un baiser sur mon front avant de m'allonger sur le lit, couvert d'une couette rouge foncée.

-Dors. Je t'aime ma princesse.

Je souris faiblement à l'entente du surnom. Puis, je tombais dans un sommeil profond.

Lorsque je m'éveillais, je souris. Puis par habitude, je passais mon bras sur la place à côté, et m'attendant à trouver le buste chaud de mon petit ami, je restais effarouchée en m'apercevant du froid glacial des draps. Personne n'était monté là depuis au moins plusieurs heures. Suspicieuse, je me relevais et inspectais la chambre rouge et or. Un mot trônait sur la table de nuit, ornée de l'écriture de Ron.

Cher Hermione,

Sache que ces semaines passées à tes côtés ont été fabuleuse. Tu es vraiment la petite amie la plus sublime que personne n'eut pus avoir. Cependant, malgré ce que tout le monde pensait, moi-compris, je ne t'aime pas. Ou peut-être plus. Ton sourire à arrêter de m'illuminer, tes baisers de m'embraser et tes caresses de m'exciter. Et c'est pour cela, que je te dis « C'est finit ». Je t'ai attendu pendant si longtemps, que mon amour pour toi s'est effrité.

Assume les conséquences,

Ron.

Abasourdie, je relus encore et encore la lettre. Il ne pouvait pas ! Pas maintenant, pas comme ça ! Nous allions nous fiancer ! Je sentis mes lèvres trembler, et les larmes dévaler mes joues. Il ne pouvait pas !

0OoO0Oo

Je me relevais. C'était finit. Sans lui, sans son amour, sans son amitié, je n'étais rien. Autant mettre un terme à tout cela. Surprenant Malefoy, je me dégageais, et m'enfuis rapidement. En courant, je me dirigeais vers le parc. Le vent soufflait autour de moi, gelé. Il me frôlait, laissant une morsure glaciale sur ma peau. Essoufflé, je m'arrêtais devant le lac.

Je contemplais la fine couche de glace qui le couvrait. Facile à briser, sauter ne prendrait que quelques secondes, le froid de l'eau me glacerait et ensuite ca serait finit. Simple, non ?

Puis je m'imaginais, plongée dans l'eau glaciale, sentir mes poumons se remplirent d'eau gelée, mon cerveau se déconnecter, mes membres ne plus réagir, et le froid, toujours ce même froid, me tuer, lentement. Enfin, je serais peut-être morte asphyxiée avant, pensais-je ironiquement.

Mais ce n'était pas le moment de flancher. Il m'avait humilié, m'avait trainé dans la boue. « La petite amie la plus sublime que personne n'eut pus avoir », mon cul oui.

oO0OoO0

-Hermione! Bonjour, alors, ca y'est, Ron t'as plaqué?

Je lançais un regard noir à Dean qui partit dans un fou rire.

-Le pauvre, si tu savais ce qu'il en a bavé. Je crois que jamais pari n'a été aussi dur à réaliser. Bien sur, Harry était contre mais… C'était tellement drôle.

Les larmes me montèrent aux yeux de nouveau. Ainsi, toute cette histoire n'était qu'un…qu'un simple pari ?

-Et le jour où vous avez couché ensemble ! Seamus éclata de rire. Je me demande comment il a fait pour pas vomir.

Mes larmes s'envolèrent et je sentis une rage inconnue jusqu'alors m'envahir. Je me tournais vers lui, et, menaçante, lui demandais de me dire où se trouvait ce crétin de roux.

Lorsqu'il me le dit, je restais ébahie de stupeur.

-Avec…Lavande ?

-Ouais. Il te trompe depuis quelques jours. Tu t'en étais pas rendu compte ? M'enfin, je ne sais pas si ça compte parce qu'il t'a jamais vraiment aimé mais bon…

Ginny qui passait par la, s'arrêta net en entendant cela. Elle tourna sa tête vers moi et dit :

-Non ! Il n'a pas fait ça !

La stupeur qui m'avait envahie lorsque Seamus m'avait révélé la trahison de Ron disparut, laissant place à un dégout immense. Puis les larmes m'envahirent de nouveau. Le salaud. Le salaud. Le salaud.

oO0O0O0

Comment avait-il pu ! Je le haïssais ! Je le détestais ! Comment avais-je pu tomber amoureuse de lui !

Je sentis la colère s'emparer de moi, et brusquement, tendis ma baguette en avant. Je murmurais un sort, et la glace se brisa en deux.

Les nuages qui s'accumulaient au dessus de Poudlard devinrent gris pluvieux, et le tonnerre s'abattit sur le château. La pluie et la grêle s'ensuivirent.

Au moins, le temps partageait mon humeur.

Délicatement, je retirais mes chaussures. Je mis ma baguette dans ma poche et me penchais au dessus de la surface bleue miroitante du lac. Je laissais tremper un pied dans l'eau et frissonnais. L'eau était glaciale. Normal, nous sommes en Janvier, me direz-vous.

Puis, je pris mon courage a deux mains, et me laissait envahir par la haine et la tristesse. Je le haïssais ! Après une dernière pensée pour mes parents, Harry et Ginny, je me penchais dangereusement vers le lac. Alors que quelqu'un criait :

-Arrête espèce de timbrée !

Je me laissais tomber dans l'eau.

Glaciale.

Le froid m'envahit. L'air me manquait. J'ouvris la bouche, et l'eau, terriblement glacée s'enfouit dans ma gorge. Je ne pus qu'avaler, pour essayer de m'en débarrasser. Mais elle revenait, encore et encore. Mes membres, ankylosées, ne répondait déjà plus. J'ouvris la bouche et la refermais rapidement, comme une idiote.

Ca fait mal. C'est trop froid. Qu'on en finisse. Mon cœur se mit à battre plus fort. Mes yeux se fermèrent.

Soudain, je me sentis tirée vers le haut. Un bras s'enroula autour de ma hanche et avec puissance, il me ramena vers le haut. A peine ma tête avait-elle émergé de l'eau que je respirais à plein poumon. Puis toussais, encore et encore. Enfin, je me mis à claquer des dents. La voix de Malefoy retentit :

-Mais punaise, remonte !

Incapable d'effectuer le moindre mouvement, je contemplais Malefoy, les traits tendus, les yeux d'un bleu profond, ruisselant d'eau. Qu'il était beau, la comme ça, le bras tendu vers moi.

-Oh oh, Granger, ici la Terre ! Ce n'est pas que je caille, mais je crains pour ta peau la.

Un léger sourire étira mes lèvres, mais je le regrettais bien vite. Le plus petit mouvement était douloureux. Malefoy dut comprendre car il fit une grimace et se pencha vers moi. Il prit mon bras et me tira vers lui. Avec une facilité déconcertante, il me sortit de l'eau. Lorsque je touchais la terre ferme, je vacillais, et m'étalais sur lui.

Son souffle chaud sur mon visage me fit frissonner. Ses mains sur mon dos me firent trembler. Immobile, je restais ainsi, au dessus de lui. Malefoy me contemplait, ses yeux exprimant des sentiments inconnus. Puis, la main de Malefoy passa dans mes cheveux, s'arrêta sur ma nuque. Il rapprocha ma tête de la sienne, unissant de ce fait nos lèvres. Tout d'abord hésitant, il renforça le baiser lorsqu'il sentit que je m'abandonnais à son étreinte.

Quelques instants plus tard, nos lèvres se séparèrent. Quelque peu incrédule, j'observais Malefoy. Ses beaux yeux gris me dévisageaient et un léger sourire ornait ses lèvres.

-T'embrasses plutôt bien Granger. Même, très, très bien. Genre, tellement bien que j'ai envie de recommencer.

Surprise, je restais un instant bouche bée. Puis j'éclatais de rire et déposais un langoureux baiser sur ses lèvres.

-Et tu sais quoi, toi aussi tu embrasses rudement bien…Drago.

Avec un nouveau sourire, Drago m'embrassa passionnément, n'ayant cure du tonnerre qui grondait dans le ciel, de la grêle qui tombait tout autour d'eux, et du froid qui les entourait. Il embrassa mes lèvres bleuis par le froid, et moi, je répondais avec passion à ses baisers enflammés.

Alors que la neige commençait à tomber, nous nous relevâmes et éclatâmes de rire. Il me prit dans ses bras et me fit tourner avant de déposer sur mes lèvres un chaste baiser.

-Je ne le répèterais jamais Hermione, alors écoute bien !

Tout sourire, j'attendis.

Il se pencha vers moi et murmura au creux de mon oreille :

-Je t'aime.

Je souris, et frôlais ses lèvres d'un léger baiser.