youhou!!! une nouvelle fiction (nan me tapez pas ! pitié) j'ai eu cette idée en lisant le titre d'un livre "Mais qui va garder le chat?" donc voilà, je posterais le deuxième chapitre (qui est déja prêt) que lorsque plusieurs reviews aura peuplé la rubrique prévue à cet effet :D (non ce n'est pas du chantage)
Voilà, bonne lecture à vous !
Mais qui va garder le chat ?
Quand je réfléchis, je me dis que tout est la faute de la magie. C'est de sa faute si mon mariage à été une catastrophe ambulante. Une hypocrisie que tout le monde connait mais qu'on fait semblant de ne pas voir.
Je reprend mon raisonnement: si la magie n'avait pas existé, pas de fondateurs , pas de Poudlard , pas de Voldemort , pas de Harry , pas de Ronald , pas de sentiments secrets et bien gardés, pas de jalousie , pas de premier baiser dans un couloir , pas de première nuit dans le grenier , pas de demande en mariage au « trois balais » , pas de mariage, pas de disputes incessantes.... et surtout, LUI ne serait pas venu tout troubler.
Mon mariage avec Ronald à été la pire des décisions de ma vie. Nous étions tous tellement accrochés à une idée d'un bonheur à atteindre.... disons que Ron à été le chemin le plus court. Ginny et Harry n'ont pas mis longtemps à se retrouver après la Guerre. Ron et moi avons fait de même, mariage éclair en grandes pompes , il me semble que mon futur ex époux à gardé la une du journal. Mais la routine s'est vite installée, il me voulait femme au foyer, comme sa mère. J'ai accepté, malgré les propositions de postes à responsabilité que l'on me faisait. Mais je pensais qu'avec les enfants qu'on aurait, ce serait plus simple ainsi. Mais un an a passé, et aucun nourrisson à l'horizon. Une visite chez le médicomage nous a appris mon incapacité à procréer. Cette nouvelle m'a fait ni chaud ni froid, me rendant compte que cette envie d'enfants ne me venait que de mon compagnon.
Cette non fertilité à été la première cassure de notre mariage. Ronald m'a accusée d'avoir fait exprès, de ne pas vouloir lui donner le plaisir d'être père car soit disant que je lui en voulait de brimer mes envies de réussite professionnelle. Sans doute que je lui en voulais, mais jamais je ne lui aurait fait subir cela.
Un rien nous montait l'un contre l'autre, même si les réconciliations sur l'oreiller étaient nombreuses, rien n'effaçaient les mots durs qu'il me jetait. Je n'ai jamais réellement su si je l'aimais ou non. A mon avis c'était un amour qui aurait dû rester inassouvis, platonique.
La deuxième cassure, c'est lui qui l'a faite. Un soir de noël, il est rentré très tard du boulot, je n'ai d'ailleurs jamais vraiment su ce qu'il y faisait. Je l'avais attendu toute la nuit, la table du réveillon prête et décorée comme jamais. Je ne suis pas une grande cuisinière, mais j'avais mis les petits plats dans les grands pour cette nuit spéciale. Je m'étais habillée comme pour un premier rendez vous galant. J'avais mis cette robe à volants d'une jolie couleur blanche. Il me l'avait offert pour notre premier anniversaire. Lorsqu'il est enfin entré dans notre appartement, mon mascara dessinait des vagues pailletées sur mes joues. Il ne les a pas vues, trop saoul et trop étourdi par le parfum d'une autre pour se souvenir que sa femme l'attendait. La marque de rouge à lèvre au bord de ses lèvres et sur le col de sa chemise m'en appris plus qu'une longue discussion.
Je n'ai rien dit.... lui ne s'en est pas privé. Il s'est présenté en victime, tous l'ont cru, me faisant passer pour une femme trop possessive et trop jalouse, lui était un héros. Un dom-juan. Un soir j'en ai eu assez qu'il remette ça sur le tapis, je suis partie. Non pas définitivement, mais trop lâche j'ai préféré fuir mon mari pendant quelques heures. Il ne me voyait plus, je voulais de nouveau me sentir désirable et belle, comme n'importe quelle femme de 22 ans. Nous étions si jeunes...mais déjà avec des problèmes de vieux couples. Je suis sortie, sans même claquer la porte étant trop fatiguée moralement pour lui faire sentir ma colère. Mes pas m'ont guidés jusqu'à un bar sorcier. C'est là que je l'ai revu pour la première fois.
J'ai d'abord repéré sa blondeur... comme beaucoup de personnes il a tourné la tête à mon entrée, ses yeux que j'ai connu si haineux m'ont parus seulement froids et distants. J'ai été arrêté un instant par cette cicatrice hideuse qui défigure totalement la partie droite de son visage, celle qu'il m'exposait avec impudeur. Il m'exposait une blessure, non seulement physique mais aussi celle de l'enfant perdu dans une guerre. Moi je lui montrait , sans le savoir, celle de la petite fille trop vite entrée dans le monde adulte.
J'ai salué mon ancien camarade et me suis laissée choir comme une loque sur une des dernières banquettes de disponible. L'ambiance était pourtant joyeuse dans ce bar, des rires, de la musique, quelques voix parlaient fort comme si déjà l'alcool avait troublé les esprits. Une serveuse, sûrement pas du tout intéressée par son travail, vint prendre ma commande. Sur un coup de tête je demandais ce qu'ils avaient de plus fort. Je regretterai sûrement mais qu'importe, je regrettais tellement de choses déjà.
Perdue dans mes pensées , je ne vis pas Malefoy se lever de son tabouret et venir s'installer en face de moi. Quand je relevais la tête, je tombais sur sa cicatrice, immonde balafre encore rouge malgré les années. Elle troublait de manière violente le paysage de la joue pâle de mon ancien ennemi. Je me rappelait d'une joue d'adolescent, sans imperfection malgré l'époque de l'acné. Mais ce que je voyais ici, était la joue d'un homme, d'un guerrier , de quelqu'un qui à vécut les même horreurs que moi.
J'ai ensuite plongé mes yeux noisettes dans ses orbes métalliques. Clairs comme une source, j'y pouvais presque m'y regarder. Ses cheveux avaient poussés, cette longueur était à mi chemin entre « jeune drago » et Lucius. Un bon mélange je crois. Nous nous sommes fixés sans rien dire, je n'ai même pas vu la serveuse poser mon verre rempli de liquide olivâtre. Rien ne pouvait me décrocher des yeux de Malefoy. Enfin il rompit le contact, comme si notre discussion muette l'avait satisfait. Il prit mon propre verre et le mena à ses lèvres. Fines pour un homme, sensuelle à mon sens. Malgré ses blessures, stigmates d'une bataille épique, je le trouvais beau.
Il me rendit mon verre et enfin nous commençâmes à parler:
«ça faisait longtemps Granger...»
«En effet Malefoy» je ne le repris pas sur mon nom de famille, sans savoir pourquoi, je voulais rester Granger, pour lui. Retomber dans les souvenirs de notre enfance perdue au détour d'un sentier.
« Puis je savoir pourquoi la si célèbre Hermione Granger se trouve dans le même bar que moi, à commander un alcool des plus fort?» m'a t il demandé avec un sourire en coin.
Je retrouvais mon camarade et ma seule pensée était qu'il était comme le vin. Il s'était bonifié avec l'âge. Je n'ai pas souris, je n'ai pas répondu tout de suite, me confier à lui n'était sûrement pas une bonne idée. Mais pourtant je le fis.
« Dispute de couple.» clair, précis et presque la vérité. Le presque ne lui convenait sûrement pas car il a froncé les sourcils avant de croiser les mains sous son menton, tandis que je remuais distraitement le contenu de mon verre. La corolle verte léchait les rebords avec sensualité, je commençais à être saoule pour réussir à voir de la sensualité dans un verre d'alcool.
Malefoy à finalement hoché la tête et murmuré un «je vois» assez sceptique. J'ai pris mon courage à deux mains alors qu'un silence reignait sur notre table, il allait se lever.
«Malefoy, cette cicatrice sur ta joue... c'est qui qui te l'a faite?»
Il m'a regardée presque avec reconnaissance, et je lui ai demandé le pourquoi de cette oeillade.
« Tu es la seule... a ne pas avoir détourné les yeux, horrifiée en voyant cette cicatrice. La seule qui ai osé m'en parler en face, le regard braqué dessus et non fuyant comme tous les autres. Ca force le respect Granger. »
Il s'est levé, et à réglé le verre que je n'ai jamais fini. Avant qu'il ne sorte, je me suis levée de mon siège, les mains sur la table et j'ai dit d'une voix assez forte pour qu'elle porte jusqu'à lui.
«Moi c'est Hermione !»
Je ne sais pas s'il l'a entendu, mais la deuxième fois que l'on s'est revu, il m'a chuchoté mon prénom à l'oreille alors que ma tête se posait sur son épaule.
Après son départ j'ai perdu mon sourire, il me fallait revenir à la réalité et surtout, revenir chez moi … chez mon mari... mon nouvel enfer.
To be continued
