Eh !

Ma première fiction sur bleach ! Si c'est pas génial quand même ^_^

En plus ça fait un bout de temps que j'avais envie d'en faire une, alors je me suis lancée. L'histoire se passe dans un lycée, classique j'en conviens. Mais bon c'est souvent les histoires les plus simples qui restent les meilleures (Quoi, non ? Et moi qui le pensais...) Nan sérieux, je sais que c'est archi vu mais lisez avant de me lancer des pierres !

Pour le couple principal ben ça sera du Ichigo/Toshiro, mais y'en aura aussi d'autres. Enfin normalement...

Et je préviens tout de suite, mes publications sont aussi variables que l'est mon inspiration et comme j'ai d'autres fics en cours, faudra pas se plaindre si ça prend un peu de temps. Je m'en excuse d'avance.

D'autre part, j'ai la facheuse manie de laisser trainer des fautes d'ortographe, fautes de frappe et autres petites choses qui viennent perturber la lecture, alors si vous pouviez ne pas m'en tenir trop rigueur, ça serait génial. Je fais de mon mieux pour ne pas en laisser trainer plus que nécessaire mais ces petites bêtes sont corriaces.

Bon, et bien place à la lecture ! Et n'hésitez pas à me faire part de vos avis surtout, ça m'encouragera pour la suite !


Un amour de petit génie

Chapitre 1 : Le sadique et le morveux.

Ichigo Kurosaki est un lycéen banal de deuxième année qui vit avec son père et ses deux jeunes sœurs. Il est plutôt du genre solitaire, ce qui ne l'empêche cependant pas d'avoir de très bons amis. D'ailleurs son meilleur ami l'attendait en ce moment-même sur le pas de la porte, pendant qu'il finissait de se préparer ou plutôt qu'il tentait de le faire. Son père, comme tous les matins, le cherchait pour un oui ou pour un non toutes les deux minutes, ce qui l'énervait passablement et, comme d'habitude cela finit en bataille rangée entre les deux Kurosaki. Ce meilleur ami du nom de Renji Abarai, regardait la scène d'un air amusé. C'était la même histoire tous les jours depuis plus d'une dizaine d'année. Il y avait de quoi y être habitué. Renji connaissait Ichigo depuis le jardin d'enfant et partageait tout comme lui une prédisposition récurrente à la bagarre. Ce qui leur avait causé pas mal d'ennuis tout au long de leur scolarité.

Bien qu'étant des meilleurs amis cela ne les empêchait pas de se disputer pour pas grand-chose. Leur caractère similaire en était la cause. Tout deux étaient dotés d'un tempérament volcanique et s'emportaient souvent pour des broutilles. Autre fait marquant, qui les rapprochaient, la couleur atypique de leur chevelure. Alors que l'un était un hirsute aussi roux qu'une orange gorgée de soleil l'autre présentait une longue crinière rouge flamboyante retenue en queue haute qui lui battait les omoplates. Mais Renji possédait, ce qui faisait fureur chez les ados au grand damne des parents et du personnel enseignant, des tatouages tribaux. Ceux-ci prenaient naissance à la base de sa chevelure, sur le front puis descendait le long de son cou pour continuer en s'étalant sur son torse et allant peut-être même un peu plus bas. On pouvait dire qu'il avait du succès auprès de gente féminine bien qu'il paraisse un peu rustre au premier abord.

Renji attendait donc, patiemment et calmement, que son ami en ait finis avec ses « salutations » quotidiennes. Ils sortirent quelques minutes plus tard pour se diriger vers le lycée après un bon coup de pied du roux à son paternel en guise d'au revoir qui l'envoya s'écraser droit contre un mur. Le pire dans tout ça, c'est qu'à chaque fois il en redemandait et semblait des plus heureux de constater que son fils soit aussi fort. Drôle de père quand même, complètement différent de l'image paternelle parfaite.

L'établissement scolaire ne se situait pas bien loin ce qui leur permettait de profiter de précieuse minutes supplémentaires de sommeil chaque jour. Aspect non négligeable pour des jeunes en pleine croissance et surtout pour des fêtards notoires.

Arrivés sur place, ils eurent tôt fait de repérer leur groupe d'amis dans un coin de la cours.

- Yo, dit simplement le roux en les accostant.

Parmi eux il y avait un brun à lunette, Uryu Ishida, l'intello de la classe. Malgré toutes ses connaissances c'était un garçon irritant et plutôt stoïque sur les bonnes manières, du point de vue d'Ichigo même s'il s'avérait, malgré tout, un fidèle ami sur lequel on pouvait compter.

- Kurosaki, le salua-t-il cordialement.

Ensuite venait les trois filles du groupe : Orihime Inoue, une plantureuse jeune fille aux cheveux aussi roux que les siens, joviale et sympathique; Tatsuki Arisawa, une autre amie d'enfance avec qui il avait fait les quatre cent coups, un vrai garçon manqué; et enfin Rukia Kichiki, riche héritière d'une entreprise de logistique qui néanmoins savait rester très simple. Toutes trois saluèrent les deux nouveaux arrivants chaleureusement et chacune à leur manière avant que la sonnerie ne retentisse signalant par-là même le début des cours. Tous les six avait eu la chance de se retrouver dans la même classe cette année. Une nouvelle journée de cours commençait.


Trainant un peu les pieds, Ichigo se rendit dans la salle du conseil des étudiants. Il avait été appelé quelques minutes plus tôt par l'interphone alors que sa dernière heure de cours se terminait. Pourquoi ? Là il ne savait pas vraiment. Mais c'était devenu une habitude depuis maintenant six semaines, en fait depuis la rentrée, d'arpenter les couloirs jusqu'à leur local. Une à deux fois par semaine il se faisait appeler par le président du conseil qui se trouvait être une personne qui le répugnait. Mais allez savoir pourquoi ce dernier semblait hautement l'apprécier.

Alors qu'il posait la main sur la poignée du local en soupirant, la porte s'ouvrit laissant percevoir une grande ombre pourvu d'un regard gris et dur. Entrant dans la pièce, il fit face à un jeune homme à l'allure digne se tenant bien droit, ses cheveux sombres encadrant un visage fermé. Il se dégageait de lui une aura glaciale. Byakuya Kuchiki, élève de troisième année, vice-président du conseil des élèves et surtout frère ainé de Rukia. Ichigo n'aimait pas du tout ce garçon si hautain qui le regardait toujours de haut.

- Yo Byakuya, le salua-t-il, la forme ?

Le plus âgé coula ses deux perlé grises sur lui, lui servant un regard mortellement frigorifique avant de l'ignorer royalement et de sortir. La porte se referma silencieusement derrière lui dans un tourbillon ébène. Ichigo sourit sous cape, cet aristocrate n'aimait pas qu'on l'appelle par son prénom en particulier quelqu'un comme lui. Un voyou, comme il l'appelait. C'était la raison pour laquelle il continuait d'utiliser sans cesse son prénom pour avoir la satisfaction de le faire enrager et dans l'espoir de voir autre chose que de la froideur sur son visage. Monsieur l'héritier se montrait glacial avec tout le monde et particulièrement avec lui car il était un excellent ami de sa chère petite sœur. Il avait acquis une grande notoriété au sein du lycée : meilleur élève toute année confondue, très bon athlète, responsable et implacable. Il était surnommé la beauté froide par les filles parce qu'avec tout cela il était très beau. Une stature fine et élancée tout en étant musclée, une longue chevelure lisse et brillante et un maintient irréprochable. Le seul problème c'était son caractère froid limite congelé qui en faisait frissonner plus d'un. Faire parti de l'élite lui était monté à la tête donc rien ne l'intéressait chez ses camarades.

Grognant sur l'ignorance qu'il venait de subir, Ichigo se tourna pour faire face au bureau du président derrière lequel était assise une seconde personne. Le roux déglutit en voyant le sourire trop large pour être vrai qui s'étalait sur le visage de ce garçon. S'il y avait bien une personne qu'il craignait c'était cet être perfide au visage de fouine. Quand celui-ci se releva, Ichigo fit un pas en arrière. Le président était grand, au moins une demi tête de plus que lui et mince, trop mince même. Il arborait des cheveux gris-argenté qu'il portait court et personne n'avait à ce jour encore vu la couleur de ses yeux qu'il gardait constamment clos. Il n'était pas spécialement imposant mais quelque chose dans son attitude était gênant. Il se dégageait de lui une aura inquiétante et malsaine comme s'il était le pire des prédateurs et qu'il laissait échapper sa puissance pour terroriser sa pauvre proie. C'était en tout cas la sensation qu'avait le roux à chaque fois qu'il croisait ce jeune homme d'un an son ainé.

- Qu'est-ce que tu me veux encore Ichimaru ? Grogna-t-il en croisant les bras.

- Que tu es malpoli. Tu devrais m'appeler Ichimaru-senpai, dit le troisième année d'une voix mielleuse faisant hérisser les poils du roux.

Ichigo ravala son frisson, l'autre serait bien trop heureux s'il voyait l'effet qu'il lui faisait.

Ichimaru se rapprocha du corps tendu en face de lui pour ne plus être qu'à quelques centimètres de son visage.

- Alors pourquoi je suis là ? S'entêta-t-il à demander dans l'espoir de cacher sa nervosité.

Mais il ne put empêcher sa voix de trembler imperceptiblement. Ce qu'Ichimaru ne manqua pas de remarquer. Il aimait par dessus tout effrayer ses proies et Ichigo en était une de choix. Irrespectueux, beau, fort et doté d'un caractère volcanique. Une nouvelle espèce de pantin qu'il aimerait beaucoup éduquer. Il en était sûr, il s'amuserait beaucoup avec ce nouveau jouet particulièrement appétissant.

- J'avais juste envie de te voir.

- Quoi, tu me fais venir pour un simple caprice !

- Je peux bien profiter de ma position de temps en temps, bouda l'argenté.

- Tch, je me demande pourquoi tu es le président du conseil des étudiants sérieux ! Si tu n'as rien de plus intéressant à dire, je m'en vais.

Ichigo amorça une tentative de fuite, déjouée puisqu'Ichimaru semblait en avoir décidé autrement.

- Oh mais si j'ai quelque chose à te faire découvrir de vraiment très intéressant, dit-il dans un sourire lubrique qui aurait fait fuir le plus dépravé des dépravés. Le sous entendu de cette déclaration était flagrant et ne présageait rien de très bon pour lui. En tout cas rien qu'il ne veuille avec lui.

- Non merci !

Sans laisser une chance au plus vieux, il se dégagea fermement de sa prise étrangement puissante sur son épaule. Devant l'étonnement de ce dernier, il en profita pour se carapater au dehors du bureau. Un long frisson le parcouru une fois qu'il eut claqué la porte derrière lui et le soulagement détendit ses membres qui jusque là n'avaient pas décrispés.

Depuis la rentrée il n'avait aucun moyen d'échapper à ce déjanté qui trouvait n'importe qu'elle excuse pour le faire venir dans son antre. Ichigo avait bien tenté de lu tenir tête à un moment mais il s'en était finalement mordu les doigts. Ichimaru n'acceptait pas que l'on défie son autorité et le roux en avait fait l'expérience. Rien que de se remémorer la scène lui donner des nausées.

C'était la deuxième année que l'argenté était président du conseil des élèves. D'après l'opinion générale, il était le plus compétent que le lycée ait jamais eu. Pour sa part Ichigo pressentait que Byakuya faisait tout le boulot tandis que monsieur se tournait les pouces. Il aurait sans doute mieux valu que le brun prenne la tête du conseil en connaissant ses compétences et son intelligence. Mais monsieur parfait glaçon était un raté pour les relations humaines ce qui était à contrario la spécialité d'Ichimaru même s'il se moquait de tout le monde et draguait tout ce qui portait un pantalon.

C'était un foutu rusé qui arrivait toujours à ses fins, d'où la peur d'Ichigo. Dès qu'il avait entamé sa chasse, sa proie se retrouvait immanquablement dans son lit. Et le gars avait la réputation d'être un véritable sadique adepte du masochisme. En aucun cas il ne voulait subir pareil traitement.

Certes, il était attiré par les hommes, depuis des années, mais seule une relation quelque peu « normale » l'intéressait.

Il avait déjà essayé les relations sexuelles violentes l'année précédente mais il était tombé sur un cinglé aux cheveux bleu qui avait fini par l'attacher à la barre du rideau de douche pendant deux jours. Durant ce laps de temps Grimmjow l'avait maltraité, frappé et pris de toutes les façons possibles et imaginables, enchainant les positions les plus abracadabrantes sans pause. Ichigo avait eu la chance de se libérer au prix de nombreux efforts, de tabasser son tortionnaire au point que sa propre mère ne l'aurait pas reconnu et était parti.

Il avait fallu un bon moment à son corps et son âme pour récupérer. Oui, il était consentant au départ quand le sexe était un peu violent mais au moment où il s'était retrouvé attaché là, il ne l'était plus. Alors plus jamais il ne voulait d'une relation où il serait dominé. Il recherchait quelqu'un de mignon et gentil avec un caractère doux, bref un soumis. En somme l'exact opposé d'Ichimaru.

Ichigo avait souvenance de l'ancien partenaire de l'argenté, Izuru Kira, qui était dans sa classe. Il était jusqu'à il y a peu, le secrétaire du conseil des élèves. Le président avait été intéressé par ce blond aux yeux bleu et surtout par sa timidité et sa naïveté. Il avait vite fait de le séduire avec ses paroles doucereuses, sa gentillesse falsifiée et ses airs de président responsable pour finalement l'ignorer une fois ses instincts primaires assouvis sur sa personne. Le pauvre blond avait fini avec une dépression et un corps meurtri.

L'attitude de Renji face au blond avait aussi changé depuis. Il s'était rapproché de lui et Ichigo soupçonnait fortement qu'il y ait un quelconque sentiment plus fort que de l'amitié derrière tout ça. Même si le rouge ne l'avouerait probablement pas de lui-même, son corps devenait nerveux dès qu'il s'approchait de Kira et son visage devenait aussi écarlate que sa chevelure. Peut-être y avait-il un rapprochement à envisager entre ses deux là ?


Sortant dans la cour, le roux rejoignit ses amis qui l'attendaient devant la grille. Ils avaient pris cette habitude pour lui remonter le moral mais surtout pour le calmer après chacune de ses entrevues avec le président. Une fois, il avait presque saccagé toute la sa le de classe en sortant de son bureau. Il avait fallu toute la force de Tatsuki et de Renji pour l'arrêter. Plus tard, Ichigo leur avait appris qu'Ichimaru lui avait mis la main aux fesses de manière très explicite allant jusqu'à lui titiller les testicules à travers le son pantalon tout cela par pur accident bien sûr. Celui-ci ne s'était pas risqué à engagé un combat avec ce féru de sports qui l'aurait vite allongé au tapis. Et qui sait ce qu'il aurait fait en le voyant dans cette position. Ichigo tenait à préserver ses fesses de cet individu.

Toujours est-il que suite à cet incident il se retrouvait flanqué de ses amis qui le surveillaient, guettant toute nouvelle crise de nerfs. D'un air ronchon, il les suivit jusqu'à ce que chacun se séparent pour prendre le chemin de chez eux. Il ne resta bientôt plus que lui et Renji. Ce dernier le fixait d'ailleurs depuis maintenant deux bonnes minutes, l'agaçant considérablement. S'il avait quelque chose à lui demander, qu'il le fasse !

- Crache le morceau, soupira-t-il pour se débarrasser au plus vite de ce regard ennuyeux.

-Y'a rien à cracher, marmonna le rouge tandis qu'il rougissait, pris sur le fait.

- Tu me fixes depuis je ne sais combien de temps et tu oses me dire que c'est rien. Alors qu'est-ce qu'il se passe ?

- Ben… tu sais ce que je pourrais faire pour me rapprocher de Kira ?

Cette question abrupte le fit s'étrangler de surprise.

- J'ai la tête d'un conseiller matrimonial ? Sérieux la seule expérience que j'ai eu jusqu'à maintenant se limite à une situation de dominé forcé. C'est pas l'idéal pour donner des conseils.

- Au moins tu as une expérience. Je sais pas comment lui faire comprendre ce que je ressens sans le traumatiser. J'ai eu des relations qu'avec des filles moi, c'est pas le même, psychologiquement parlant.

- T'es vraiment sérieux avec Kira ?

- Tu crois que je me taperais la honte de te demander conseil si je l'étais pas. C'est clair qu'il me plaît. Il est sympa et serviable, et on peut compter sur lui.

Renji se rembruni un instant avant de poursuivre.

- C'était le cas avant que cet enfoiré vienne tout gâcher, grogna-t-il. Te laisses surtout pas avoir Ichigo !

- J'ai déjà donné, y'a pas de risque.

Le souvenir de son ancien copain n'allait pas être oublié de si tôt après ce qu'il lui avait fait subir cet enfoiré.

- Donc Kira hein. Va falloir être patient mon pote. Faut du temps pour se genre de chose. Tout ce que je peux te dire c'est d'y aller mollo et pas t'imposer. Il doit de lui-même réclamer ta présence.

Le rouge soupira, ça il le savait déjà. Mais il ne s'appelait pas Renji Abarai pour rien, il ne se découragerait pas aussi facilement.

- Renji ramène-toi, lui lança tout à coup son ami avant de partir en courant.

Ne comprenant pas ce qui lui prenait soudainement, le rouge se décida à le suivre, Ichigo n'étant pas du genre à s'affoler pour rien. Après quelques mètres il comprit ce qui avait alerté le roux, un gamin était en train de se faire agresser par une bande de lycéen.

- Oï les gars, vous ne pensez pas que vous feriez mieux de vous attaquer à quelqu'un de votre taille ! S'exclama le roux en saisissant un des jeunes hommes par l'épaule.

Quand celui-ci bougea, il put voir plus clairement le gamin qui avait… les cheveux blanc ? Que pouvaient bien avoir en tête ses parents pour le laisser se décolorer les cheveux à son âge ? Et puis ce regard turquoise et glacé, il ne semblait pas le moins du monde apeuré par la situation. Soit c'était un idiot un fini, ce qui était peu probable, soit il ne se rendait pas compte de la situation. Ça ne semblait pas non plus coller à l'impression qu'il donnait.

- C'est vraiment la honte de s'en prendre à un gamin, continua-il en se refocalisant sur les agresseurs.

- C'est naze, renchérit Renji.

- De quoi je me mêle ! On va vous montrer ce qu'il en coute de ruiner notre business et on a un compte à régler avec le morveux.

- Yosh, je vais pouvoir me défouler.

Ichigo se craqua les doigts avec un sourire quelque peu sadique accroché aux lèvres. Il avait besoin d'extérioriser la pression qu'il avait accumulée aujourd'hui et une bonne bagarre ferait parfaitement l'affaire. Les quatre voyous les entourèrent rapidement, laissant le gamin qui n'en profita pas pour s'enfuir. C'était un fait, ce gamin n'était pas normal. Il ne bronchait pas alors qu'il se faisait agresser et maintenant qu'il pouvait s'enfuir, il restait là à le fixer de ses yeux froids.

- Oï le môme, barre-toi ! Lui cria Ichigo.

Celui ne fit rien de plus qu'un pas en arrière pour mieux admirer la suite des événements. Le roux sentait son regard se poser sur le moindre de ses mouvements, comme s'il essayait de le jauger. Drôle de façon de regarder les gens quand même, surtout pour un gamin de primaire.

- C'est pas un spectacle, dit Renji en bloquant un coup de pied et renvoyant la pareille.

Le combat ne dura que trois minutes tout au plus avant que les agresseurs, ayant eus leur compte, déguerpissent la queue entre les jambes.

- Que de la poudre aux yeux, dit Renji en époussetant la poussière qui avait salie son pantalon.

Ichigo, pour sa part, s'essuyait les mains quand il se souvenu du spectateur et se dirigea vers lui pour vérifier son état. A première vue ses andouilles n'avaient pas eu le temps de le toucher. Aucune marque n'étaient visible sur son visage toujours aussi fermé, même après ce qu'il venait de voir.

- Tu vas bien ? Demanda-t-il dans un grand sourire qui disparu dès que l'enfant ait ouvert la bouche.

- Bien sûr, j'aurais pu m'en occuper seul.

Étrangement pour un môme sa voix était posée et plus grave qu'on aurait put le penser, l'intonation n'était pas non plus celle d'un enfant. Un ton aussi froid dans un si petit corps rendait la situation un brin comique pour le roux qui s'empêcha cependant de rire. Quelque chose lui disait que le gamin prendrait la mouche s'il avait le malheur de le faire. En fait à part son apparence, rien ne laissait présager qu'il pourrait être un enfant du primaire.

- Pas très reconnaissant, bougonna Renji.

- Je ne vous ai rien demandé. Vous avez agit de vous-même. Je ne vois pas en quoi je devrais vous être reconnaissant d'avoir inutilement provoqué une stupide bagarre.

- Ah parce qu'ils ne te menaçaient pas peut-être ? Si on n'était pas intervenu tu te serais fait rétamer en un seul coup gamin ! Siffla Ichigo entre ses dents.

Non mais pour qui il se prenait celui-là ! Une bagarre inutile, mon œil, il se serait retrouvé à l'hôpital en moins de deux. Et avec un caractère comme le sien il était certain qu'il aurait encore plus énervé ses agresseurs jusqu'à ce qu'ils le réduisent en bouillie difforme. Là il l'aurait sentit passée sa stupide bagarre !

- Ne m'appelle pas gamin ! Invectiva le blandinet d'un ton calme. Je ne vous connais pas alors ne soyez pas aussi familier.

Sur ses douces paroles de remerciement, il amorça une retraire mais se fit attraper par le bras d'une poigne ferme. Il releva un regard noir sur Ichigo, lui faisant passer toute la colère qu'il renfermait. En un rien de temps le roux fit le rapprochement avec l'une de ses connaissances qu'il essayait de dérider en permanence. Ce cher Byakuya avait donc un mini clone en primaire et il souffrait la parfaite comparaison avec l'original, en un peu moins imposant cependant. Après tout ce gamin lui arrivait à peine à hauteur du torse.

- Quoi ? Demanda-t-il froidement.

- Un peu de respect le mioche.

- Ne m'appelle…

- Tu n'a qu'à nous dire ton nom bon sang ! S'énerva le roux.

- Oï Ichigo, c'est qu'un gamin. Tu ne vas pas t'abaisser à frapper un môme quand même.

- Je veux juste qu'il nous remercie. Après je le laisse partir ! Rétorqua-t-il une veine palpitant sur sa tempe.

Soudainement d'un coup sec, l'enfant se dégagea de sa prise pourtant ferme et Ichigo sentit monter une tension gelée dans l'atmosphère. On aurait dit qu'une aura de colère se dégageait de son petit corps lui donnant une prestance inhabituelle. Le plus jeune lui saisit le poignet et dans un mouvement souple et fluide il lui croqua le bras dans le dos. Sans qu'il ne voie rien venir le roux se retrouva entravé. Ebahit, il essaya de se dégager, mais à sa grande surprise, la prise sur son bras était aussi ferme que la sienne voir peut être même plus forte. C'est pas vrai, il était tombé sur le seul gamin, de primaire en plus, plus fort que lui. Un comble quand on connaissait le nombre de baston auxquelles il avait participé.

Renji, devant l'air hébété de son ami, ne put que compatir à son étonnement. On ne rencontrait pas tout les jours un morveux d'une telle force qui pouvait entraver si facilement Ichigo qui était pourtant un bagarreur de première. En voyant son ami se débattre sans grand succès, il se mit à rire bruyamment se tenant les côtes. La situation était hilarante. Une demi-portion qui maintenait fermement un gars qui faisait le double de sa taille, c'était à voir !

- J'en reviens pas que tu sois entraver pas un gamin, ria-t-il la main sur les genoux, luttant pour ne pas perdre l'équilibre.

- Ah ! Oï gamin tu pourrais…

Le garçon tira un peu plus haut sur le bras, serrant d'autant plus sa prise. Il émit un grognement ressemblant fortement à un « m'appelle pas comme ça ». Encore un peu et il se retrouverait avec une épaule démise en remerciement de l'avoir sortit du pétrin. Même si maintenant Ichigo savait que le mioche s'en serait très bien sorti tout seul. Mal lui en fut d'avoir voulu jouer au bon samaritain aujourd'hui.

- Ok, ok c'est bon. J'ai compris. Purée Renji arrêtes de te rouler par terre, j'ai pas envie que le ga… qu'il me pette l'épaule à cause de toi ! Tu m'aide pas à te marrer !

- Tas pas besoin de moi pour ça, tu le fais très bien tout seul, répliqua le rouge qui se calma quand même sous le regard noir que lui envoyait son ami.

A retenir si on en veut pas se retrouver dans une situation pire : ne plus prononcer le mot tabou et capituler. C'est la honte mais ça évite de se retrouver dans les emmerdes. C'est-ce qu'était en train de se dire Ichigo alors qu'un gamin d'à peine dix ans le tenait en respect.

- Je m'excuse, t'es content ga… je m'excuse !

Après une dernière pression, son bras fut lâché. Le jeune garçon lui lança un regard perçant et hivernal, lui faisant bien comprendre que s'il recommençait il aurait droit au même traitement, avant de s'en retourner. Il avait fait quelques pas et se trouvait à peut près à cinq mètres quand il fut interpellé par le roux.

- C'est quoi ton nom gamin ?

Une veine pulsa sur son front et la mâchoire du garçon se serra avant qu'il ne se retourne à demi, lorgnant les deux adolescents par-dessus son épaule.

- Pourquoi donnerais mon nom à un imbécile tel que toi ?

Ichigo s'insurgea et voulu le suivre quand il se mit à partir nonchalamment mais fut retenu par Renji.

- Laisse tomber, lui dit-il. Tu ne ferrais que te faire ridiculiser encore plus.

- De quoi ? Je peux pas le laisser me traiter comme ça ! On l'aide et voilà comment il nous traite? Il m'énerve ce satané gamin.

Renji ne put que rire à gorge déployée devant l'expression de son ami. A force de crier il était devenu écarlate et c'était bien une des rares fois où il le voyait dans cet état. Il n'était certes pas un modèle de patience mais savait quand même se contrôler, sauf visiblement face à cet enfant qui l'avait fait sortir de ses gonds.

- Tu as rencontré ton maitre, dit fatalement le rouge avant de partir en courant poursuivit pas un Ichigo enragé.


Bon, ben voila.

Alors comment c'était ? Bien ? Pas bien ? Dites-moi tout.

A la prochaine !