Wicked Game

Hello, 你好, holà, enfin bref bonjour ! Me revoilà avec une toute nouvelle fiction, « Wicked Game » (inspirée de la merveilleuse chanson de Chris Isaak) qui ne sera pas très longue je pense. J'espère sincèrement qu'elle vous plaira et surtout n'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez en me laissant des reviews ça fait toujours plaisir ! Pour ce qui est des réponses aux reviews, je pense que je ferai ça par message privé, individuellement, je trouve ça plus pratique. Sur ce, je vous laisse avec le premier chapitre ! A bientôt ^^ ! –Plume224

Chapitre I.

Maître-chanteur

« Tu as ce que je t'ai demandé ? »

Je hochai la tête et lui tendis une copie de mon devoir d'Histoire de la magie. Je m'étais appliquée comme jamais à réaliser cette dissertation. Je ne voulais pas que l'incident de l'autre jour se reproduise. Il y a une semaine de cela, j'avais fait exprès de ne pas répondre à la dernière question du devoir de potion, de façon à ce qu'il ne récolte pas la même note que moi, c'est-à-dire la note maximale. Seulement, lorsqu'il s'était aperçut de ce que j'avais fait, il s'était mis dans une colère noire et pour rien au monde je ne voudrais avoir à revivre ce moment. Il m'avait insulté et menacé de dévoiler mon secret au professeur Rogue. Ensuite, il m'avait giflé.

« Bien, j'espère que tu n'as rien oublié cette fois-ci. »

Je lui affirmai que non et quittait la salle de cours vide, là où, plusieurs fois par semaine nous faisions nos petits « arrangements ». J'en avais réellement marre, mais je n'avais pas d'autre solution. Si je décidais d'arrêter de lui passer mes devoirs, je pouvais dire adieu à Poudlard, et cela, jamais je ne le permettrais. Tant pis si je devais travailler deux fois plus, tant pis s'il avait d'excellentes notes grâce à moi, tant pis si Harry et Ron me trouvaient étrange depuis un certain temps. Aussi, comment pouvais-je ne pas paraître étrange ? A force de rester éveillée jusque deux heures du matin tous les jours à force de travailler, et à force d'être traitée comme une malpropre, comment pouvais-je avoir l'air d'être en forme ? Non pas que travailler me déplaisait, au contraire, mais travailler pour quelqu'un d'autre était insupportable. Mais je n'avais pas le choix.

Je me laissai tomber sur le canapé devant la cheminée de notre salle commune, entre Ron et Harry, occupés à rire de je ne savais quel sujet. Je fermai les yeux et soufflai. J'étais totalement épuisée.

« Hermione ? » me demanda Harry « Ça ne va pas ? Tu es toute bizarre. »

« Si, si, ça va. » lui assurai-je « Je suis juste un peu fatiguée. »

Fatiguée était un bien faible mot pour décrire ce que je ressentais à cet instant. J'avais l'impression que j'allais m'endormir dans le canapé. Toutes ces histoires allaient finir par me tuer. J'avais tellement envie d'y mettre un terme, tellement envie de lui dire que je n'en pouvais plus, que je me moquais royalement de ses menaces, que je n'étais pas son esclave et que je ne ferais plus un seul de ses devoirs. Seulement, une chose était fausse : je ne me moquais pas de ses menaces, elles me terrifiaient.

« Tu es sûre ? » insista le rouquin « Parce que ça fait un moment qu'avec Harry on t'observe et tu as l'air de plus en plus épuisée chaque jour. Si quelque chose te tracasse tu peux nous en parler tu sais. »

Ils étaient adorables avec moi, seulement, je ne pouvais pas leur faire part de mon problème. Il m'avait fait jurer de ne rien leur dire, sous peine de le regretter amèrement, et je savais d'expérience qu'il ne plaisantait pas en disant cela.

« Vraiment, ce n'est rien, la fin d'année approche ça va me remettre en forme ne vous inquiétez pas. »

« La fin de l'année ? Il reste quand même encore plus cinq mois de cours Hermione, nous n'avons même pas fait la moitié ! » s'étonna Harry.

Je savais pertinemment où nous en étions dans l'année. Cinq atrocement longs mois m'attendaient encore. Cinq mois où j'allais devoir m'épuiser, encore et encore.

« On ne vous a donc jamais appris à être optimistes les garçons ? » leur demandai-je alors que je me levai pour aller dans mon dortoir. Il n'était que dix-neuf heure et nous n'avions pas encore diné, mais je n'en pouvais vraiment plus. Soit je me couchais maintenant, soit je m'endormais dans mon assiette et j'avais déjà été assez humiliée dans ma vie je n'avais pas besoin de plus. « Ne m'attendez pas pour descendre diner ! »lançai-je à mes deux meilleurs amis en gravissant les escaliers menant aux chambres des filles. Une fois en haut je me jetai littéralement sur mon lit. Il ne faudrait pas beaucoup de temps pour que je sombre dans les bras de Morphée. Je fermai les yeux, prête à partir au pays des rêves, là où mon persécuteur ne se trouvait jamais. J'allais m'endormir lorsque j'entendis un coup sec à la fenêtre. Je saisis mon oreiller et m'enfonçai le visage dedans en grognant. Il y eu un nouveau coup, plus fort cette fois, puis un autre et encore un autre, jusqu'à ce que je me résigne à me lever. Dehors, se trouvait un magnifique hibou, noir comme l'ébène, posé sur le rebord de la fenêtre. Je le reconnus immédiatement, c'était toujours lui qui me faisait passer les messages comme quoi je devais faire un ou plusieurs devoirs supplémentaires. Qu'allais-je devoir faire cette fois-ci ? Métamorphose ? Défense contre les forces du mal ? Arithmancie ? Potion ? Divination ? Pitié, tout mais pas divination ! J'ouvris la fenêtre et m'emparai du papier que le hibou avait dans le bec. Pas d'enveloppe, pas de destinataire, pas de signature ni de formule de politesse…comme d'habitude. Je chassai l'oiseau et refermais la fenêtre. Il ne manquerait plus que je tombe malade à cause du froid. Je m'assis sur mon lit en lisant le message. Tient, il était plus long que les –trop nombreux- précédents.

« Rejoins-moi ce soir, à minuit, dans la classe habituelle. Fais en sorte que personne ne te voit et ne sois pas en retard. J'ai à te parler. »

C'était étrange, j'aurais presque préféré avoir un devoir de divination à faire. Pourquoi voulait-il me voir ? Pourquoi si tard ? J'allais devoir rester éveillée jusqu'à cette heure si je ne voulais pas être en retard. Je ne devais pas l'être. Je ne devais en parler à personne. Mais comment faire pour que personne ne me remarque, à minuit dans les couloirs désert de l'école ? Si jamais je croisais Rusard, cela n'irait pas bien pour moi. D'une part je serai punie par un professeur et en plus de tout cela, IL me ferait payer de ne pas être venue. J'allais devoir « emprunter » la cape d'invisibilité d'Harry. Seulement, je ne pouvais pas accéder aux dortoirs des garçons et même si j'avais pu, Harry se serait rendu compte que sa cape avait disparue. J'allais devoir lui demander de me la prêter. Quel prétexte allais-je bien pouvoir inventer ? Je lui dirai que j'avais besoin d'aller à la bibliothèque en cachette pour pouvoir feuilleter un livre de la réserve. Oui, cela irait parfaitement.

Je redescendis à la salle commune au moment où les autres Gryffondor revenaient d'avoir diné. Je cherchai Harry du regard. Où diable se cachait-il ? Je l'aperçu en compagnie de Dean Thomas. Au moins Ron n'était pas avec lui. S'il avait été là, il aurait insisté pour m'accompagner à la bibliothèque et j'aurais dû trouver une autre solution pour aller à mon « rendez-vous ». Je m'approchai des deux garçons et tapotai l'épaule du brin à la cicatrice. Il se tourna vers moi et me gratifia d'un immense sourire. J'aimais tellement Harry. Il était un peu comme le frère que je n'avais jamais eu. Il était toujours là pour moi dès que quelque chose n'allait pas et faisait toujours tout pour m'aider. Harry était l'ami qu'il fallait avoir. Avec Ron, c'était…différent. Bien sûr je l'adorais autant qu'Harry, mais l'amour que je lui portais était tout autre. En fait, je ne savais pas vraiment la nature de mes sentiments envers le roux. Il était mon meilleur ami, mais il y avait ce petit quelque chose en plus que je n'arrivais pas à nommer correctement.

« Hermione ! » s'écria Harry, me tirant ainsi de mes pensées « Tu t'es bien reposée ? »

« Oui, oui. » mentis-je « Dis-moi, je voulais savoir si tu pouvais me rendre un petit service ce soir… » J'avais peur qu'il refuse. Il n'avait aucune raison de me dire non, mais j'avais peur qu'il sente, se doute que, quelque chose ne tournait pas rond.

« Bien sûr Hermione ! Qu'est-ce que je peux faire pour t'aider ? ».

J'hésitai un instant. Il fallait que j'ai l'air sûre de moi. Je devais avoir l'air de vraiment vouloir aller à la bibliothèque ce soir.

« Je me demandais… » commençai-je, cherchant mes mots « Est-ce que tu peux me prêter la cape ce soir ? Je dois aller à la bibliothèque, dans la réserve plus précisément. »

« Si tu veux, oui. » accepta-t-il à mon grand soulagement « Tu veux que je t'accompagne ? Ça me manque nos petites sorties comme lorsqu'on était plus petits. »

Réfléchis vite Hermione, où il va se douter que quelque chose cloche.

« C'est-à-dire que…euh…je voulais être seule. Plus tranquille, tu vois. Une prochaine fois promis ! »

Il hocha la tête, un sourire aux lèvres.

« Tu n'irais pas voir un garçon par hasard ? » me demanda-t-il malicieusement.

« Non ! Bien sûr que non voyons ! » paniquai-je alors que mes joues se teintaient de rouge.

« Je plaisantais Hermione ! » rigola-t-il « Ne bouge pas, je vais chercher la cape. »

Il s'éloigna en riant. J'avais vraiment eu chaud sur ce coup. Qu'aurait-il pensé s'il avait appris ce que j'allais réellement faire ? Il n'aurait vraiment pas été content, il aurait même été furieux, et pas seulement contre moi.

Deux minutes à peine plus tard, je le vis qui revenait vers moi, la cape posée sur son bras. Je fis attention à ce que personne ne me voit et la glissai sous ma veste. « Merci » dis-je « Je te revaudrai ça Harry. » Il balaya mes remerciements d'un mouvement de main et parti en me disant que ce n'était rien, que c'était normal.

A minuit moins le quart, alors que cela faisait plusieurs heures que j'attendais, en faisant semblant de lire, puis de dormir, que tout le monde soit endormit, je me levai silencieusement, enfilai la cape d'invisibilité et quittai la tour de Gryffondor. A mesure que je marchais vers la salle de classe vide où il m'attendait déjà sûrement, je ne pouvais m'empêcher de me demander ce qu'il pouvait bien me vouloir. Et s'il m'avait donné ce rendez-vous pour me faire du mal ? Non, c'était idiot, pourquoi aurait-il fait cela ? Non, il devait bien y avoir une bonne raison. Peut-être voulait-il me dire qu'il regrettait de m'avoir traité comme une moins que rien, de m'avoir utilisé à ses fin. Ne sois pas stupide Hermione, jamais il ne ferait ça. Il préférerait encore mourir que de s'excuser auprès de toi !

Soudain, au détour d'un couloir, j'entendis des pas. Je m'immobilisai aussitôt. Quelques secondes plus tard, je vis Rusard arriver droit vers moi, accompagné de sa chatte de malheur. Tandis que son maître passait à quelques centimètres moi et continuait son chemin, Miss Teigne s'arrêta devant moi et me fixa de ses yeux jaunes, immondes. A côté d'elle, Pattenrond avait l'air d'une vraie merveille. Elle me regardait droit dans les yeux. Elle savait que j'étais là. Je commençai à douter de la « normalité » de ce chat. Elle n'était sûrement pas un félin ordinaire, seulement le vieux cracmol était trop idiot pour s'en rendre compte. Je commençai vraiment à paniquer, lorsque ce dernier appela son animal. Elle s'éloigna, le regard toujours posé sur moi. Une fois qu'ils eurent complétement disparu, je soufflai de soulagement, je n'étais pas passé loin de la catastrophe. Je repris rapidement mes esprits et continuai mon chemin. Quelques minutes plus tard, je poussais la porte de la salle de classe.

Evidemment, il était déjà là, les pieds posés sur la table, ses longues jambes fines allongées devant lui. Il jouait distraitement avec une mèche de ses cheveux. Si je ne l'avais pas autant détesté j'aurais pu le trouver attirant. Aurais pu. Lorsque je fus dans la pièce, il leva les yeux et fronça les sourcils. Pourquoi avait-il l'air si interrogatif ? La cape idiote, il ne peut pas te voir !

J'ôtai la cape et il grimaça en me voyant. « Tu étais mieux la dessous. » Je ne répondis pas à son attaque, après tout, la meilleure chose à faire était de l'ignorer, et j'avais l'habitude désormais avec lui.

« Pourquoi voulais-tu me parler? » demandai-je, impatiente mais aussi inquiète de savoir ce qu'il avait à me dire.

« Tu es en retard. » fut sa seule réponse. Ce qu'il pouvait m'agacer ! Je n'avais que deux minutes de retard et c'était la faute de Rusard. « Enfin bref… » reprit-il « Il fallait que je te parle. »

« Merci, j'avais compris. De quoi veux-tu me parler et dépêche-toi j'aimerais pouvoir aller me coucher. » m'énervai-je. S'il continuait ainsi j'allais finir par vraiment perdre patiente.

« Sur un autre ton veux-tu. » Il se leva et s'étira. « J'ai décidé d'arrêter de te demander de faire mon travail à ma place. » Quoi ? Je n'en croyais pas mes oreilles ! Venait-il vraiment de dire cela ? Non j'avais dû rêver. « Ne me regarde pas comme ça. » lança-t-il lascivement « Je ne fais pas ça par pitié pour toi, c'est juste que certains professeurs commencent à se douter de quelque chose et je ne veux pas avoir d'ennuis. » Evidemment, cela aurait été étonnant qu'il fasse cela uniquement par pitié.

« C'est bon ? Je peux y aller ? » demandai-je.

« Non, je n'ai pas encore fini. » je soufflai d'exaspération attendant la suite de son petit discourt. « Tu ne penses quand même pas que je vais te laisser t'en tirer comme ça ? » Il sourit. Mais son sourire n'avait rien d'amical, il respirait la haine, la ruse.

« Pourquoi pas, après tout je ne t'ai rien fait. »

« Oui, mais c'est tellement agréable de te faire du chantage. A moins que tu ne veuilles que j'aille prévenir Rogue que je t'ai surprise en pleine préparation de Veritaserum dans les toilettes de Mimi Geignarde ? »

Je bouillonnais de colère. Il était la méchanceté incarnée. Il tirait un malin plaisir à me faire chanter, c'était devenu en l'espace de deux mois, son passe-temps favoris. « Non merci. » répondis-je sèchement « Tu vas me dire ce que tu veux oui ou non ? »

« Tu vas commencer par te calmer, je n'aime pas la façon dont tu me parles là. Ensuite, je te dirais ce que j'attends de toi. » Je serrai les poings, folle de rage. De quel droit me parlait-il ainsi ? Nous nous toisâmes pendant un petit moment, c'était au premier qui baisserait les yeux. Malheureusement, ce fut moi.

« Bien » reprit-il « Maintenant que tu es calmée je peux te dire ce pourquoi tu es là. J'aimerais te proposer un marché. Bon, ce n'est pas vraiment un marché puisque tu n'as pas le choix. Enfin bref, je te propose, en échange de mon silence sur ce que j'ai vu dans les toilettes, de, lorsque je te le demanderai, passer…du temps avec moi. »

Pardon ? Je devais avoir mal entendu ! Il ne me proposait quand même pas de coucher avec lui là ? Non mais pour qui me prenait-il ? Je n'étais pas une prostituée ! Pour rien au monde je n'accepterai son « marché ». Tant pis, qu'on me renvoie de Poudlard pour avoir fabriqué du Veritaserum en cachette, mais jamais je ne coucherai avec lui. Il ne pensait quand même pas que j'allais accepter ? Si c'était le cas, il était plus idiot que je ne le pensais.

« Non mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? » hurlai-je « Jamais je ne coucherai avec toi ! Jamais tu m'entends ?! »

A ces mots, il éclata de rire. Pourquoi riait-il ? Ce n'était pas le moment. Décidemment il avait complétement perdu la tête. « Pourquoi ris-tu ? Ce n'est pas drôle ! »

« Tu es tellement crédule » articula-t-il une fois sa crise passée « Comment peux-tu croire que je veux coucher avec…quelqu'un comme toi ? Je ne suis pas si désespéré, et quand bien même je le serai je préférerai me tourner vers Mcgonagall plutôt que vers toi. Je veux juste que tu me tiennes compagnie. »

Lui tenir compagnie ? C'était presque pire. Pourquoi diable voulait-il passer du temps avec moi ? Il n'avait pas d'amis pour cela ? Non, il ne devait pas avoir de vrais amis. Mais pourquoi moi alors ? Sûrement pour pouvoir se moquer de toi, tu es sa distraction préférée au cas où tu ne l'aurais pas encore remarqué. Tu vas en souffrir Hermione, tôt ou tard il va te pousser à bout et tu craqueras complétement. Est-ce vraiment nécessaire ? Je fis taire cette petite voix dans ma tête. Bien sûr que c'était nécessaire ! Je n'allais quand même pas prendre le risque d'être renvoyée ou punie très –très- sévèrement. Pour rester à l'école je pouvais bien endurer cela, en plus il se lasserait bien plus vite que moi, j'en étais certaine. Cependant, me renseigner sur ce qu'il entendait vraiment par « tenir compagnie » ne ferait pas de mal.

« Qu'est-ce que tu entends par 'tenir compagnie' ? »

Il passa sa main droite dans ses cheveux et bailla bruyamment. Ce garçon avait définitivement beaucoup de classe. « Tu es idiote ou quoi ? D'abord tu penses que je veux te sauter » je me crispai à ce mot « et maintenant que j'emplois des mots simples, à ton niveau en quelle que sorte, tu ne comprends pas. Je te pensais pourtant plus intelligente.

« Ça va, c'est bon ! » m'emportai-je, je n'aimais pas que l'on remette mon intelligence en question, intelligence qu'il avait d'ailleurs été content de trouver pour faire son travail à sa place. « C'est juste que je trouve ça étrange que tu veuilles passer du temps avec moi. »

Il se tourna, me montrant son dos et s'étira une nouvelle fois. « Ne crois pas que ce sera du bon temps, enfin, surtout pour toi. »

Tu vois, je te l'avais dit. Je chassai à nouveau cette voix agaçante. « C'est bon, j'accepte. » dis-je sérieusement « Seulement, tu dois tenir ta part de la promesse. Tu ne dois dire à personne ce que tu as vu dans les toilettes sinon j'avouerai que tu m'as fait chanter pendant plusieurs mois et je ne serai plus la seule à avoir de sérieux problèmes. Tu dois me le promettre. » En guise de réponse il grogna, puis toujours en me tournant le dos, il déclara « Pars maintenant, j'ai respiré le même air que toi pendant trop longtemps. »

Je ne me fis pas prier. Je me couvris à nouveau de la cape de Harry et quittai la pièce sans un mot ni un regard en arrière vers mon maître-chanteur. Je repartis par le même chemin qui m'avait mené à la salle de classe vide et une fois dans mon dortoir me glissai toute habillée sous les draps. Seulement, lorsque je posais la tête sur mon oreiller, je sentis quelque chose d'étrange. Il y avait un bout de papier dessus. Je m'en saisis et le lu à la lumière de ma baguette. Dessus, d'une fine écriture soignée, était inscrit :

« Demain, seize heure, à la salle sur demande. Ne sois pas en retard cette fois. »

Comment avait-il fait pour me faire parvenir ce message ? Celui-ci était tellement sec, froid, effrayant. Je fus parcourue d'un frisson de peur lorsque je me recouchai. Cette nuit-là, je rêvai de lui. Pour la première fois je rêvai de Drago Malefoy.