Posté le 7 décembre, journée où les japonais ont joyeusement bombardé Pearl Harbor.
Disclaimer : L'univers d'Harry Potter appartient à notre très chère J.K. Rowling, nous ne faisons que faire joujou avec les personnages !
Merci à Nina pour la correction !
En ce qui concerne l'image de couverture, elle a été réalisée par Kage. L'illustration représente les déboires de l'adolescence et de nombreux détails concernant la fiction que vous pourrez découvrir tout le long de de votre lecture !
Note des scribouillards :
Valislucky : C'était pendant ces vacances que Kage, durant un de nos échanges de mail, m'a proposé l'histoire de Feel Like A Teenager. Alors, à environ 5000 kilomètres de distance l'une de l'autre, on a commencé à échafauder une histoire de voyage et de quasi-rédemption. Pour vous situer, K. est le cerveau de l'opération, et je ne suis que la traductrice du langage Kagéien. J'écris aussi plusieurs parties. En vous souhaitant que cette histoire constitue pour vous la même échappatoire que pour moi,
Enjoy !
Kage : Feel like A Teenager est une histoire écrite à deux (V. la réalisatrice, et moi la scénariste –formule pour se la jouer) dont le scénario a été pondu sur un coup de tête et qui a fini par m'absorber (j'espère que cela vous fera le même effet !). Cela m'a tellement emporté que j'ai fini par en faire un projet de voyage mais m'a aussi permis de me reconcentrer sur certaines choses notamment à l'ivresse que l'art peut apporter à l'esprit.
Bref, bonne lecture !
Feel like a teenager
Partie 1 : ¿Dónde está el sol?
Chapitre 1 : Smells like teen spirit
Face A de l'album grunge Nervermind, mai 91, par Kurt Cobain/Dave Grohl/KristNovoselic, formant le groupe Nirvana. Morceau de cinq minutes et une seconde exactement.
Le petit Cobain dit un jour : « Les jeunes sont vraiment trop mous et n'ont plus aucun esprit de révolte : leur ambition est d'avoir leur petit confort personnel et d'acquérir une belle situation sociale, une belle baraque, une belle bagnole et une super nana ! Malheureusement, ce n'est pas le rock qui pourra leur faire prendre conscience de leur connerie. »
Les pavés gris et droits s'alignaient devant lui, sales et ternes ; un peu comme lui. Sa vie n'avait plus aucune saveur. Il regrettait tellement de ne pas avoir dit de ce qu'il pensait de cette assemblée d'assassins. De salauds. De meurtriers. Les personnes qui avaient condamné ses parents et qui venaient de le laisser sauf, lui. Si seulement il s'était passé une ceinture d'explosifs autour de la taille pour faire sauter toutes ces pourritures et crever avec... Il aurait voulu se la jouer kamikaze, rien que le temps de ce procès. Il avait un goût amer dans la bouche. Relevant les yeux, il regarda ces personnes qui l'observaient de ce même regard noir et empreint de dégoût que le sien. Il vit le ministre de la magie, Kingsley Shaklebolt, s'avancer vers lui. Ce dernier n'était qu'à quelques centimètres de son visage, et il détacha les menottes qui retenaient ses mains d'une extrême froideur. A cet instant, Drago ne put contenir sa rancœur plus longtemps, et lui cracha à la figure. Pendant que plusieurs sorciers se précipitaient sur lui pour l'empêcher de partir, il s'enfuit en direction du côté moldu de la rue. Une fois s'être assuré d'avoir semé ses poursuivants, il jeta un regard morne à la chevalière en argent de son père, qu'il portait à la main gauche. Il leva la tête en massant machinalement ses poignets endoloris, et dévisagea la foule, toutes ces personnes moldues qu'il s'était juré, sur l'honneur de sa famille, de détester, de mépriser. Il n'avait plus de baguette, c'était le Balafré qui l'avait. Il se sentait semblable à eux, maintenant, privé de magie. Il écarta cette pensée déshonorante de son esprit à l'instant même où elle était apparue. Mais il ne put s'empêcher de les étudier, immobile parmi les passants. Il ne connaissait rien de leurs vies, de leurs coutumes, de leurs habits… Tout cela lui était étranger. Cela le frappait désormais, et pourtant, il se sentait plus proche d'eux que jamais. Il se retourna et se trouva face à un magasin tout à fait insolite à son goût. Se sentant tout à coup attiré par cet endroit nouveau, il en poussa la porte, ses jambes le portant sans qu'il ne s'en rende compte.
C'était un magasin d'informatique.
Deux mois plus tard.
Le Saint Sauveur, un de ses nombreux nouveaux patronymes depuis qu'il avait sauvé le monde magique du Seigneur des Ténèbres, marchait nonchalamment dans une ruelle moldue, ravi de ne plus être suivi par ces horribles et forcenés fanatiques. Cela faisait longtemps, se disait-il, qu'il n'avait plus parcouru ces rues. Mais il n'avait pas souvenir qu'elles fussent aussi longues. Il se demanda s'il lui restait de l'argent moldu, histoire de s'asseoir un peu à l'ombre en buvant quelque chose. C'était son jour de congé, il fallait bien en profiter.
Fouillant ses poches, il constata pour sa plus grande joie qu'il lui restait quelques livres. Cherchant autour de lui le café le plus proche, il se renfrogna lorsqu'il ne vit qu'un pub à l'aspect miteux dont les vitres étaient si sales qu'il était difficile de dire si elles étaient encore transparentes. Il s'en détourna, se résignant à l'idée de ne pas se rafraîchir. C'est alors qu'il vit une pancarte sur laquelle était écrit : « Cyber-café, boisson gratuite à partir de trente minutes d'utilisation d'un ordinateur – à 50 mètres, à droite. ». Heureux comme personne, Celui-Qui-L'avait-Tué se dirigea d'un pas plein de fougue vers le lieu désigné, qui avait, constata-t-il avec satisfaction, l'air beaucoup plus propre que ce à quoi il avait échappé, même si il ne paraissait pas au summum de la technologie actuelle. Il déposa donc son peu de monnaie sur le comptoir en attendant que la gérante, une femme aux cheveux blonds sales, un bandana sur la tête et une cafetière rouge à la main, mette en marche la machine qu'il n'avait utilisée que quelques fois par le passé.
- C'est pourquoi ? demanda-t-elle d'une voix enrouée.
Harry se fit violence pour ne pas lever les yeux au ciel. Il n'y avait une multitude d'activités possibles dans ce genre d'endroit.
Utiliser un ordinateur. Et prendre un café, rajouta-t-il pour lui spécifier qu'il attendait avec impatience la boisson gratuite.
La femme compta l'argent et marmonna un faible « bien », avant de lui désigner un poste à côté de celui d'une jeune étudiante qui fronçait les sourcils en notant des informations d'un article sur un bloc-notes. Harry s'assit donc à côté d'elle, en lui lançant « bonjour », d'un ton qu'il voulait le plus courtois possible. Celle-ci leva la tête vers lui et le gratifia d'un demi-sourire, avant de retourner à sa besogne. La gérante arriva alors, apportant le café d'Harry. Elle tourna les talons sans attendre son reste, et son client put alors goûter à son étrange mixture marron.
Il grimaça en sentant le goût amer et poussiéreux et le reposa rapidement à côté de lui. Il appuya sur le bouton de marche de l'appareil devant ses yeux, et regarda sa lente mise en fonction. La femme au bandana avait allumé la radio derrière lui, et il entendit les premières notes d'une chanson. Il tapota de ses doigts sur la table au rythme de la musique.
I'm worse at what I do best
And for that gift I feel blessed
Our little group has always been
And always will until the end. *
Il connaissait cette musique. Par nostalgie de l'époque révolue à laquelle il l'écoutait, il écrivit le mot « Teenager » dans la barre de recherche, bien résolu à passer le temps d'une manière ou d'une autre.
C'est à ce moment-là qu'il le vit, proposé en tête de liste. Feel like a teenager. Un nom énigmatique. Les quelques bribes de mots sous le titre présentaient ce site comme une chronique. Il cliqua.
Histoire d'en parler :
Après les dernières aventures de la Saint-Valentin, où nous apprenions que derrière cette fête accusée à tort d'être mercantile se trouvait en fait un formidable patrimoine historique lié à un moine love-coach depuis longtemps trépassé - mais enfin, cette fête est bien heureusement terminée, je me trémousse aujourd'hui avec de jolies et plantureuses jeunes brésiliennes qui secouent leurs opulentes poitrines sous mon nez. Ah ! Rio et son carnaval ! Voici votre nouvel article du 22 février :
Outre les fameuses brésiliennes et ma bouteille de rhum - que j'affectionne tout particulièrement - je me pavane dans les ruelles sombres et lugubres à la recherche de vielle sorcière vaudou qui me ferait apparaître un logement gratuit pour la nuit, et débouche finalement sur une gigantesque avenue peuplée de personnes parées des plus chatoyants costumes qu'il m'ait été donné de voir – même l'arc-en-ciel sortant d'un célèbre chat-biscotte paraît à côté tristement décoloré. Me mêlant à la foule compacte se trémoussant sur des rythmes latino, mon attention est attirée par des défilés de chars multicolores au milieu de la rue, et je dois me contorsionner (spectacle par ailleurs très intéressant) entre les corps déchaînés et enlacés pour arriver jusqu'au rang des premiers spectateurs. A peine ai-je formulé les pensées selon lesquelles la vue et surtout l'ambiance serait une bonne centaine de fois meilleures sur ces immenses montures, qu'un éclair roux grimpe sur un char reconverti en île tropicale et tend la main à une tignasse noire bleutée. Je lève la tête et tombe sur une impressionnante paire d'yeux noirs, des yeux qui m'ordonnent de monter à mon tour. Je saisi la main qui s'est tendue vers moi et me hisse tant bien que mal sur l'originale plateforme. Le duo -par« duo », j'entends R. et V., que je désigneraient par des initiales (pour ne pas porter préjudice à des personnes innocentes -c'est à dire moi-).Donc R., incube démon de la perversion (en plus d'être rousse), me corrompt dès le premier contact, qui soit dit en passant, était une poignée de main, ce qui a pour effet de faire mystérieusement disparaître mes vêtements et me faire danser la Traviata à l'avant du char. En gros, il ne manque plus que la plume de phénix enfoncée dans un endroit intime et les paillettes sur mon torse pour passer pour un vrai local. Heureusement, Merlin est grand, V. contrôle la situation. Enfin, il essaye tout du moins. Plus tard, après une sortie de scène précipitée suite à une descente de police brésilienne, il s'avéra que la vieille sorcière vaudou que je cherchai tant se trouva être R., qui me propose désormais gentiment –ou diaboliquement, je ne le saurais jamais- de partager leur Van.
On grimpe dans le minibus Volkswagen rouge et blanc dont la peinture s'effrite sous mes doigts. Cette carcasse rouillée doit être classée voiture de collection ; il est typé, le collier rasta accroché au rétroviseur, des babioles et des pochons de weed trainant sur le tableau de bord. Une odeur emplit mes narines : celle de la réglisse et de la menthe. Un brouillard de fumée m'empêche de voir à plus de cinquante centimètres. On trébuche sur des canettes de bière vide. C'est un véritable sanctuaire, du moins pour la brigade des stup'.
Une grande toile au motif indien est utilisée comme paravent afin de protéger une terrasse de fortune, avec des chaises en plastique blanc et une table ou trônait fièrement un narguilé qui avait une forme de champignon géant. R. et V. s'assoient sur des chaises, et moi sur un pouf (question de hiérarchie, jeune Padawan, dixit R.) V. me fait la B.O de sa "splendide Fender Stratocaster" et joue un air étrange aux sons familiers. Il pince les cordes et R. sourit jusqu'à en être franchement inquiétante, elle roule un joint en chantonnant des parole en français :
« Il était une fois
L'histoire d'un ado
A qui on proposa
Un simple bédo
Il refusa pas
C'était sympa
Juste une seule fois
Ça n'mènerait pas au trépas. »*²
Je ne comprends pas les paroles, mais ça sent le roussi. Je ne vais pas finir la soirée sobre -si on oublie le rhum. Elle me tend son joint entre ses doigts pâles et glacés, puis évidemment, je le fume.
Mon corps tangue. Ma tête tourne. Mes cheveux sont pleins de plumes blanches. Je lève la main pour les enlever. Elles sont douces. Je veux être une plume. Je lève la tête vers les étoiles. Le ciel est d'un noir d'encre. Je tourne sur moi-même. Je m'écroule. Un épais nuage de poussière rouge vole. Il salit ma peau et mes cheveux. Ça me pique les yeux. Ils me regardent de loin, je pense qu'ils se moquent de moi. Rien à battre, moi aussi je suis mort de rire. Mais pour d'autres raisons. Allongé sur le sol, ma peau frissonne.
Je me sens si joyeux et si laid, si engourdi, j'ai perdu pied. Je ne cauchemarde plus de la guerre, ma magie ne me manque même pas. Je me rends compte que j'ai eu l'air stupide. Aujourd'hui je suis heureux, un pétard en bouche et autre chose en tête, je me sens comme un adolescent. Le truc, c'est que je ne peux plus rentrer chez moi, parce que je suis tatoué, fou et drogué. Mais au fond, je ne pense pas vouloir rentrer.
Mais bon là je suis mort, je vais me coucher. Boa noite !
Harry souriait : ce type était certainement un sorcier, il avait tout envoyé paître et étais parti visiter le monde. Ce n'était certainement pas lui qui aurait eu le courage de faire ça !
Ca fait déjà polémique que je ne sois pas encore fiancé à Ginny, alors tout claquer et s'enfuir, ce n'est même pas envisageable, grommela-t-il plus pour lui-même, mais sa voisine s'était déjà retournée et lui jetait un regard étrange.
Il observa les articles précédents et l'enviait de plus en plus, c'était génial ! Son regard se promena sur la toile et le plan du site : il y avait une rubrique intitulée « Contacter l'auteur ».
« Si vous désirez me contacter par MP pour quelque raison que ce soit, envoyez-moi un mail à l'adresse ci-contre et je me ferai une joie de vous répondre. »
Potter grogna et remit un épi qui lui tombait devant les yeux à sa juste place. Il n'avait pas d'adresse mail. Les Dursley ne l'avaient pas laissé approcher de l'ordinateur familial à moins de cinq mètres.
Il passa encore quelques minutes à bidouiller laborieusement pour ce créer cette fichue adresse en sirotant le café infect qui lui avait été servi. Une fois réussi, il commença à écrire.
De : héricendre
Pour : dracaufeu
Le 22/02 à 15h27.
Objet : Comme un adolescent
Je suis arrivé ici par hasard et j'ai voyagé. C'est votre but, d'ailleurs, non ? Je me promenais et le destin –ou plutôt, la musique- m'a conduit sur votre blog. Alors, oui, je vous le dis tout de suite : j'ai adoré.
Et mieux, nous avons un point commun : moi aussi, je me sens comme un adolescent. Je veux qu'on me laisse seul, car je suis bien dans le noir. Bref, en gros, je fais ma crise d'adolescence avec cinq ans de retard. Je pense savoir ce que vous me diriez : Hé, mec, t'as qu'à te bouger si tu veux que les choses changent. Mais je n'ai pas la trempe, et puis je pense toujours attendre l'élément déclencheur. Cependant, grâce à vous, j'ai autre chose en tête.
Une seule chose : merci.
H.
Harry soupira. Les mots qu'il avait formés dans son esprit n'avaient été qu'un enchevêtrement de pensées, et il avait été dur d'en tirer quelque chose de simple et qui exprimait clairement ce qu'il ressentait. Il sortit du cybercafé avec une idée bien précise en tête : s'acheter un ordinateur.
Quelque part au milieu d'une mer bleue profonde, Drago était assis en tailleur contre le mât d'un grand voilier, son ordinateur portable sur ses genoux. Il lisait le mail d'Harry, sans se douter un moindre instant de son identité. Un léger sourire aux lèvres, il tapota une réponse.
- Pourquoi tu souris comme ça, Drago ? lui demanda Vincent qui lui avait jeté un coup d'œil.
- Moi ? demanda Malefoy en relevant la tête.
Vincent rit un peu avant de reprendre.
- Je ne connais pas d'autre Drago sur un voilier naviguant dans l'Atlantique, lui dit-il.
- Oh… Oui. Rien, pour rien.
Vincent s'éloigna, ne cherchant pas à en savoir plus. Rebecca s'activait sur le pont d'une main experte, criant parfois des ordres à Vincent. Ce dernier, en signe d'insoumission, se révoltait de temps à autre contre son amie, plus pour la forme que pour autre chose. Elle s'approchait alors de lui et lui donnait une pichenette sur le nez. L'autre se calmait pendant quelque temps, avant de recommencer le même scénario. Drago regardait toujours la scène d'un œil amusé, bien qu'elle reste inchangée depuis l'avant-veille. Il considérait maintenant ces deux personnages comme des plus merveilleux de sa vie.
Il avait découvert qu'ils étaient des sorciers de sang pur dès le premier soir de leur rencontre. Il s'était fait prendre par les deux autres en train de saisir une brindille pour jeter des expelliarmus à tout-va avant de l'enfourcher pour s'envoler avec. Après une crise de fou-rire de ces hôtes, ils s'expliquèrent tous les trois longuement.
Rebecca Waltz et Vincent Adjani venaient de lignées de sorciers respectables d'Autriche. Leurs vies avaient toujours été tracées à l'avance par les convenances de leur monde. Ils allaient faire de brillantes études, devenir de puissants mages, se marier avec une personne de bonne famille. Elevés à Vienne et se connaissant depuis leur plus tendre enfance, ils s'aimaient comme des frères et sœurs. Mais ils avaient été promis l'un à l'autre avant leur naissance, et l'accord avait même était couché sur du papier. Ils avaient tous les deux conscience de leur avenir inéluctable qui s'approchait, mais ils voulaient à tout prix s'échapper pendant deux ans pour vivre leur vie, leur « année sabbatique », comme ils l'appelaient.
Le regard concentré sur l'infinie eau marine autour de lui, Drago ne perçut tout d'abord pas le tintement qui provint de son ordinateur portable posé sur ses genoux. Il tourna alors inconsciemment la tête vers l'écran, ses yeux imprégnés du délicieux soleil ayant du mal à faire le point sur le petit appareil. Il vit après quelques instants un petit point rouge clignotant. Il avait eu un message.
* bribes de parole de Smells like teen spirit.
** bribes de parole de L'histoire d'un ado.
Chers, chers, chers petits lecteurs. Tout d'abord merci de nous avoir lues (ou plus exactement, merci à la Providence de vous avoir guidé ici). Nous ne voulons pas vraiment quémander de reviews, mais nous avons besoin d'avis, et surtout de critique pour nous améliorer, après tout nous ne sommes que des novices !
Rendez-vous à vendredi prochain !
Kage et Valislucky.
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