Les nuages noires plongés les lieux dans une pénombre des plus sombres. Bien qu'il soit encore tôt en ce début d'après midi, ont aurait cru que la nuit venait de tomber tant il faisait noir. La vie semblait morte. Le vent de soufflait pas. Les arbres ne dansaient pas. Les oiseaux ne chantaient pas. Pas un chat à l'horizon. Pas âme qui vive en ce lieu isolé où, seul, trônait une petit cabane miteuse et branlante, manquant à tout moment de rendre l'âme. Le silence était lourd, pesant, angoissant. A vous tétaniser sur place pendant que votre urine coule le long de vos jambes, un hurlement s'éleva dans les airs, brisant le silence qui régnait dans l'air.
En provenance de la cabane, celle-ci cachait aux yeux de tous, un jeune homme, nu comme au premier jour, recouvert de sang séché, de coupures profondes et s'affectant car non soignées, d'équimoses énormes et violettes. Ses cheveux noirs étaient gras, emmêlés et abimés, eux aussi recouvert de sang, sa peau translucide dévoilait parfaitement ses os tant le jeune garçon était maigre. Il avait depuis longtemps dépassé le stade de l'anorexie. Une odeur nauséabonde de vomi, de sang, de corps en décomposition et de sperme mélangé régnait en suspension dans la pièce. Un nouveau cris incontrôlé, nerveux, sortie de sa gorge alors que ses yeux ternes, vitreux, vides, sans expression ne laissaient, depuis longtemps, plus voir son âme comme ils en avaient l'habitude. Ce n'était qu'un pantin aux yeux de l'homme - si l'on pouvait encore l'appeler ainsi - aux yeux rouge qui, riant comme un dément, ne cessait de rentrer et de sortir comme un forcené de l'entre du jeune sorcier d'où s'écoulait des litres de sang.
Et alors qu'il se retirait une nouvelle fois dans le but de rentrer de nouveau, des coups à la porte se firent entendre, stoppant le monstre dans son mouvement, et le faisant rager. Celui-ci, regardant de ses yeux rouges sa victimes, grogna avant de se rhabiller et d'ouvrir la porte pour sortir, faisant face à un homme tout en noir avec un masque. Celui-ci s'agenouilla respectueusement avant de prendre la parole.
-Tout est prêt, maître.
-Bien, bien. Fait venir les autres. Nous y allons.
