Bonjour tout le monde! D'abord, merci de venir lire cette fic, j'espère vraiment qu'elle vous plaira. C'est ma première fic, elle a été faite par moi bien sur, mais aussi avec l'aide de ma s?ur jumelle, j'ai nommé, Hitsu-kun! Elle a patiemment corrigé les fautes d'orthographes et contenu mes délires légèrement dégeantés pour vous offrir une fic aussi clair que possible !

(en espérant que ça n'a pas tout aggravé...)

Je précise que seul Aylan m'appartient bien sur! Les autres ainsi que ce monde déjanté a été inventé par un autre que moi... Eiichiro Oda!

( Mon héroooo !)

Bonne lecture !

Qui es-tu ?

Cachée dans l'arbre, j'observai de loin la fête qui se préparait activement dans le petit village non loin de là. Ce même village se trouvait sur une petite île aux abords de Grand Line, où de temps en temps nous recevions des visiteurs. Souvent indésirables pour la plupart, les pirates faisaient partie de la majorité des clients de cette terre.

Ils avaient déjà eu beaucoup de problèmes à cause d'un équipage mené par une brute rousse aux yeux dorés et au pouvoir étrange, celui d'attirer le métal à lui.

Il faut dire que le propriétaire de ce fruit du démon était encore plus étrange, avec ses cheveux rouges-orangées dressés sur sa tête et ce lourd manteau de fourrure sur son dos comme seul vêtement, cachant son torse puissamment bâti. Eustass « Captain » Kidd, un nom que chacun des habitants avait appris à craindre.

Tu parles d'un capitaine. Grognai-je intérieurement.

Il avait abattu un de ses hommes sans hésiter, l'homme en question ayant eu la maladresse de se trouver devant lui alors qu'il chargeait un détachement de soldats de la marine.

Un détachement de cinq hommes, ayant pour seule défense des sabres, n'avait aucune chance face à ce rookie fou furieux. Un cinglé, qui n'avait aucun remords à tuer.

Non pas que j'en ai, mais si c'était inutile, je tachais d'éviter d'avoir des morts sur la conscience.

Je ne m'en étais de toute façon pas mêlée. Je tentais de vivre le plus loin possible des hommes depuis cet accident, qui m'avait fait quitter mon île natale à l'âge de huit ans. Après tout, les villageois m'avaient banni après que, à mon arrivée au village, un phénomène étrange se soit produit.

Phénomène qui avait été causé par mon...je plissai le museau, sentant une faible pointe de colère monter en moi à ce souvenir...

Bref, me dis-je en tachant de chasser ces souvenirs de ma tête, il y avait eu des morts et des blessés. Et cela, je ne le regrettais absolument pas : ils m'avaient chassé à coup de pierres et de bâtons, et sans l'interversion du maire, ils m'auraient tué sur place.

Ne croyez pas qu'il l'ait fait pour me sauver la vie, non, il a simplement suggérer qu'on laisse la jungle me tuer à petit feu. Ah oui, sympa m'sieur, m'en souviendrais tiens, d'votre aide. J'aurais préféré qu'ils me tuent ce jour-là, cela m'aurait évité des ennuis plus gros que moi.

Mais c'est vrai que je ne me suis toujours pas présentée. Alors, tout d'abord je m'appelle...

- AYLAAAAANN !

...Aylan. Encore cet idiot de perroquet bleu criard qui hurle sur sa branche à deux mètres de moi. J'ai eu le malheur de lui apprendre mon nom en arrivant sur cette île en tant que passagère clandestine sur un bateau de passage. Après m'être fait chassée, ou plutôt, boutée hors de la partit habitée de l'île, j'étais partie dans la forêt.

J'avais mal partout, blessée par les pierres et les bâtons des villageois, et surtout, j'avais besoin de trouver une raison de ne pas me jeter du haut de la falaise. Et je l'ai trouvé petit oisillon à mon entrée dans la forêt entourant le côté ouest de l'île.

- AYLAAAAANN !

Mais c'est pas vrai... Elle ne va pas se taire la perruche ? Un de ces jours il finira en volaille plumée, on ne pourra pas dire qu'il n'était pas prévenu. Je secouai la tête, faisant voler mes longs cheveux bruns emmêlés autour de mes yeux.

De larges et hauts arbres m'entouraient, recouverts d'une végétation dense à l'odeur suave. Une large flaque en contrebas scintillait faiblement en rencontrant les minces rayons de soleil perçant la canopée et me renvoyait mon image floutée.

Accroupie sur ma branche, je portais mon pantalon - anciennement beige foncé aujourd'hui boueux-, que j'avais volé au village, couvrant des jambes musclées par des années à vivre dans la forêt.

J'avais comme haut un t-shirt noir, volé également, immonde il faut l'admettre, et troué. Mes mèches noires encombrées de brindilles et de terre séchée encadraient un visage fin au nez tordu par diverses cassures, une peau mat, et des yeux turquoise clair en amande.

Cette vision ramena des souvenirs de l'époque où je ne vivais pas à la sauvage, crade et farouche, et je m'empressai de les chasser, refusant d'y plonger encore une fois.

Je me décidai enfin à descendre, sautant agilement au bas de l'arbre, et repris la direction de ma grotte.

J'avais à présent 17 ans, sauf erreur, et cela faisait donc plus de onze ans que je vivais par moi-même, survivant avec de plus en plus de facilité avec le temps, et cherchant désespérément une solution à mon problème.

Problème qui était la raison pour laquelle les villageois m'avaient chassé. A cause duquel j'avais dû quitter mon île natale.

Plus de vieux souvenirs à mourir d'ennuis, me répétai-je hargneusement.

Je traversai d'un pas rapide et sec la forêt que je connaissais à présent par cœur, évitant le territoire de chasse des tigres du coin, tout comme eux avaient appris à éviter le mien.

Machinalement, j'effleurai le léger renflement de ma cicatrice violet sombre qui me barrait obliquement le ventre, passant juste sous mon nombril et s'arrêtant à ma hanche gauche. J'avais reçu cette cicatrice lors d'une nouvelle altercation, et bien que cette fois fut la dernière, j'avais faillis y passer. Mais le tigre, quant à lui, m'avait finalement servi de couverture pendant les froides nuits d'hiver.

Après une bonne heure de marche - j'avais choisis cette grotte pour sa proximité d'un cours d'eau et son éloignement du village - parmi les grands résineux et les buissons en fleurs répandant une odeur entêtante, je pénétrai enfin dans ma maison de pierre grise.

Je l'avais aménagé au fur et à mesure que j'apprenais à survivre seule et au fil des objets que je volais lors de mes courtes et très rares escapades la nuit, dans les rues de cette maudite ville.

Il y avait un lit à même le sol composé de mousse et de feuilles sèches, un petit rond de pierres rempli de charbon pour le feu, et quelques petits outils pour la cuisine, ainsi que divers couteaux, en silex ou en dents d'animaux, la plupart étant des trophées arrachés à mes conquêtes meurtrières.

J'avais aussi deux lances, la troisième gisant, cassée à côté de ses compagnes. Je l'avais brisée en chassant un bœuf sauvage particulièrement audacieux, qui s'était retourné contre moi, et auquel j'avais échappé de justesse en escaladant un arbre à la dernière seconde.

Ce jour-là, je failli perdre la capacité de m'asseoir pendant des lunes. Je m'étirai, souriant jaune à ce souvenir, avant de me concentrer sur mon problème. J'y songeais plus sérieusement depuis une lune déjà, sans trouver une réponse plus plaisante que celle qui s'était imposée d'elle-même : l'isolement.

J'avais découvert en m'introduisant dans la bibliothèque privée du médecin de l'île que je pourrais peut être trouver une solution à mon secret sur Grand Line. Cependant, les seules façons d'y aller était : sois de me faire passagère clandestine, ce qui était hors de question maintenant que j'avais grandi et ne mesurais plus trois pommes de haut, sois de m'engager dans un équipage.

Rejoindre la vie des humains m'effrayait plus que je ne voulais l'admettre, la solitude était devenue ma compagne de prédilection. Je lâchai un faible soupir…

- AYLAAAAANN!

Je sursautai violemment et manquai de me cogner contre la paroi. Non mais il n'est pas vivable cet oiseau !

- Tu vas la fermer espèce de dindon sur pattes ! Hurlai-je à mon tour.

Le perroquet, qui m'avait suivi et qui avait hérité du surnom de Kidd, se percha sur une pierre, et me regarda de ses grands yeux noirs, en penchant la tête, style : Kestuveuxtoi ?

Je vis rouge.

- TU TE FOUS DE MOI?!

Je me jetai sur l'oiseau, qui glapit un « KIIIIDD !» retentissant. S'ensuivit une course poursuite à travers la grotte, dont la profondeur permettait ce jeu que j'appréciais particulièrement : la chasse au Kidd'dindon. Malgré mes pensées de le transformer en Kidd'repas, ce perroquet était mon unique compagnon d'infortune ; et il ne connaissait que moi, ne pouvant plus retourner auprès des siens maintenant qu'il portait mon odeur.

Ce jeu était l'un des rares moments de détentes que je m'autorisai pendant mes journées peu chargées, et lui autant que moi attendait ces séances de poursuite avec impatience. Le petit futé était une proie redoutable à attraper, et rares étaient les fois où je parvenais à le piéger.

Mon estomac finit pourtant par se rappeler à moi par un gargouillement sonore. Il était presque huit heure du soir, et je n'avais rien mangé à midi, à part quelques noisettes et une pomme, ne pouvant chasser sous la chaleur intense de l'après-midi.

Je cessai de poursuivre ce canard boiteux de Kidd, qui s'en alla se poser sur une corniche. J'attrapais une de mes lances, prenant au passage un deuxième couteau, que je glissai à côté du premier, dans mon pantalon.

- Bon, qu'est-ce que je vais bien pouvoir me dégoter maintenant qu'il fait plus frais ? Me dis-je à voix haute en me frottant le museau pour en chasser la terre restée collée à ma peau.

- Kiddoudoudindon !

- Ferme là un peu toi !

Je décidai d'ignorer l'oiseau, ce qui ne l'empêcha pas de se poser sur mon épaule et de me mordiller affectueusement l'oreille. En souriant, je cédai et le caressai quelques instants, avant de le chasser de mon épaule et de reprendre mon début de traque interrompue.

Je sortis, et me mis à l'affût après quelques minutes de marche dans la verdure de la jungle. Je repérai un troupeau de gros bœufs paissant dans une petite clairière entourée de buissons d'épines et de houx.

Je me glissais sous l'un d'eux, prenant bien soin de ne pas trop secouer les épines acérées qui se prenaient dans mon haut, pour ne pas éveiller l'attention de ces placides herbivores.

L'une d'elles me passa en travers du dos, me laissant une méchante griffure. Je fronçai les sourcils. L'odeur risquait d'alarmer le troupeau dès que le vent changerait de direction.

La mienne ne les inquiétai que trop tard en général, je portais l'odeur fraîche des sous-bois depuis trop longtemps pour pouvoir inquiéter de si gros mammifères. Mais l'air marin était traître ici, et jamais je ne pourrais me placer en face du vent à temps.

Avant que je ne puisse corriger ma bêtise, l'effluve du sang, très forte, les prit à la gorge et ils s'affolèrent, des meuglements rauques emplissant rapidement la clairière. Des martèlements de sabots secouèrent la terre et le bruit prit la direction de l'ouest. Droit vers les buissons où je m'étais dissimulée.

Mon sang ne faisant qu'un tour, je bondis aussi vite que possible dans la jungle, à la recherche d'un arbre solide. Le troupeau fonçait dans ma direction, faisant trembler le sol sous leur poids. Un coup d'œil à la va-vite derrière mon épaule suffit pour évaluer ma situation. Pas le temps de choisir, j'attrapai une branche au hasard et me hissai sur l'arbre, lâchant ma lance du même coup, qui roula au sol loin de moi.

La première bête passa en dessous de moi sans me toucher, et je me détournais vivement du sol pour chercher une nouvelle prise. Mon pied dérapa sur la sève engluant l'écorce et je me rattrapais à la force des bras. Soulevant avec précipitation les jambes contre mon ventre pour éviter de me blesser, je restais un instant comme ça, prenant quelques secondes pour examiner l'arbre.

Mmmmm... Non, décidément, il ne pourrait pas supporter mon poids bien longtemps. Je regardais vers le bas et, avisant un jeune au pelage beige s'élancer sous mon perchoir, je ne réfléchis pas davantage.

Je lâchai la branche au bon moment.

J'atterris lourdement sur son dos, lui flanquant probablement la frousse de sa vie. Il se mit à ruer et se cabrer, je m'agrippai fermement à ses jeunes cornes. Soudain il changea de direction et mon bassin bascula sur le côté gauche de ses flancs. L'animal avait pris la fuite sur la droite et avait quitté la horde, ce qui me laissa le champ libre pour abattre le jeunot inconscient.

Dans une position trèèès inconfortable, m'accrochant à pleines mains aux cornes, le bras droit tordu car mon corps avait glissé du côté gauche de la bête, seulement retenu par mon genoux passé par-dessus l'échine du bœuf, je le laissai s'épuiser. La course se prolongea plusieurs minutes, jusqu'à ce que mes bras ne puissent plus supporter les chocs provoqués par les épaules du veau.

Je lâchais prise en apercevant un buisson de baie. J'atterris en plein dedans, le réduisant en miettes et roulant un peu plus loin, couverte de jus noir à l'odeur âcre.

Le bœuf, sentant le poids sur ses cornes disparaître, ralentit l'allure et se remit au pas, les flancs écumants. Il se plaça devant moi, près à charger, et je me redressai au plus vite, m'en tirant avec quelques égratignures. Rétablissant tant bien que mal mon équilibre, je le vit hésiter sur la marche à suivre et me mis à courir sur la droite en hurlant:

- Aller viens par-là sac à puces! Viens danser un peu!

Énervé par mes cris, il me poursuivit, hors de lui, bavant de rage, les yeux fous. Je feintai rapidement sur la droite, sortant mon couteau de son étui d'un même mouvement, et le pris à contre-pied, le faisait déraper pour finalement s'arrêter de profil, déséquilibré. J'avais désormais sa gorge offerte à ma lame, et je l'y plongeai sans perdre une seconde.

Le poignard s'enfonça avec une redoutable efficacité entre les chairs en tranchant muscles et tendons sur son passage, jusqu'à rencontrer la trachée de l'animal. Le jeune bœuf meugla de douleur tandis qu'une gerbe de sang chaud m'éclaboussait.

Il se débattit, m'éclaboussant encore plus de son fluide vitale, et sans me laisser déconcentrer, j'appuyais encore plus sur la lame, qui traversa sa gorge de part en part avant de la faire revenir vers moi et de l'abattre sur sa tête, la plantant dans sa boîte crânienne où elle se figea dans un bruit mat.

S'en fut trop pour l'animal, qui s'écroula à mes pieds.

Couverte de sang, de sueur et du jus noir des baies, je contemplais mon futur dîner avec satisfaction quand une voix vint rompre mon instant de fierté.

- Hé bien, tu n'y vas pas de main morte! Lança une voie grave et moqueuse derrière moi.

Je me retournai d'un bloque, ma lame en avant, cherchant le propriétaire de la voix.

- Montre-toi !grognai-je.

A suivre ! J'espère que vous avez aimé ! C'est ma première fic, comme je le disais plus haut, ne soyez pas indulgent, au contraire ! Encore merci d'avoir lu.