Traduction de "An Extraordinarily Ordinary Life" de Raidermae
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Jane Katherine Rowling et à Mark Gatiss, et l'histoire à Raidermae.
Chapitre 1 : Un garçon extraordinaire
Au 4 Privet Drive, dans une petite maison, vivait une famille tout à fait ordinaire. Du moins qui semblait ordinaire, car dans cette maison vivait un petit garçon répondant au nom d'Harry Potter. Et ce petit garçon était extraordinaire.
Couché sur son trop petit lit dans le placard sous l'escalier, Harry ne pouvait même pas se douter à quel point il pouvait être extraordinaire. Il pensait simplement être un orphelin recueilli par sa tante et son oncle, et persécuté par son cousin. Pour l'instant, il tenait ces pensées éloignées de son esprit et écoutait la conversation qui se déroulait devant sa porte.
Vernon Dursley venait de rentrer du travail. Il avait l'air beaucoup plus heureux que d'habitude le lundi soir, allant même jusqu'à siffler un air désinvolte. A travers la porte, Harry l'entendit accrocher son manteau au crochet et s'exclamer :
« Pétunia ! Bonne nouvelle ! Mon patron a accepté notre invitation à dîner et ils viendront lui et sa femme jeudi ! »
Se tournant vers sa femme qui se tenait dans l'embrasure de la cuisine, il ne put s'empêcher de remarquer l'expression plutôt pincée sur son visage. (Bien qu'en vérité son visage semble toujours pincé).
« Nous avons reçu une lettre aujourd'hui, Vernon, délivré par un hibou, concernant le garçon. »
« Qu'est-ce qu'il fait ? On pourrait penser qu'il serait heureux que nous prenions soin de lui après l'accident de ses bons à rien de parents, mais tout ce qu'il fait, c'est continuer à causer des ennuis ! Ne comprendra-t-il jamais la leçon ? »
Tandis qu'il parlait le visage de Vernon plus vermeil qu'il ne l'était déjà, et il se dirigea vers la porte de l'armoire verrouillée. Ouvrant la porte, il regarda le petit garçon recroquevillé sur le lit. D'un geste brutal, il le tira hors de son habitacle.
« Qu'est-ce que tu as fait ? » Hurla-t-il en secouant le petit qu'il tenait par le bras. Il continua en détachant bien ses mots :
« Je croyais avoir été clair : Je. Ne. Veux. Pas. D'. Anormalités. Chez. Moi. »
Habitué à ce genre de traitement et sachant qu'il n'avait rien fait de mal, Harry se contenta de regarder son oncle à travers ses lunettes rafistolées. Même lorsque son oncle leva sa main et le gifla violemment, il serra les dents et ne broncha pas. S'il avait ouvert la bouche, la correction n'aurait été que plus sévère.
« Vernon, la lettre était de ces gens. Ils ont dit qu'ils allaient venir le récupérer, que nous le traitions mal et qu'il serait mis en sécurité autre part ! »
L'homme, rouge de colère, se tourna vers sa femme.
« Comment osent-ils impliquer qu'il n'est pas en sécurité ici ! Il a été abandonné à notre porte, et nous n'avons voulu que son bien en essayant de faire de lui quelqu'un de normal ! Est-ce notre faute s'il est trop stupide pour l'assimiler ? Ingrats ! Laissons-les le récupérer, de toute façon nous n'avons jamais voulu de lui ici ! »
Et, revenant à son neveu, il le poussa dans son placard.
« Et toi, je ne veux pas te revoir avant ton départ ! »
La porte claqua et Harry entendit le verrou se mettre en place. Il soupira.
« Quand partira-t-il ? » Demanda soudain Vernon à sa femme.
« Ils ont dit qu'ils viendraient le chercher vendredi. » L'informa-t-elle d'une voix crissante.
« Hmpf. Bon débarras. Au moins il ne pourra plus être une mauvaise influence pour notre Duddy ! »
Rampant dans un coin de son placard, Harry se roula en une petite boule. Sa joue le brûlait encore, mais la douleur du coup finirait par se dissiper. Alors qu'il regardait les petites araignées partageant son logement avec lui se balancer, il se demanda ce qui allait se passer pour lui. Il savait que les Dursley ne l'avaient pas traité comme ils traitaient Dudley, ni même comme un enfant habituel, et honnêtement il détestait cet endroit, mais il ne souvenait pas d'avoir jamais été ailleurs.
Passant la main dans ses cheveux, il atteignit la cicatrice en forme d'éclair et la caressa. Le visage souriant d'une femme aux longs cheveux roux lui vint immédiatement à l'esprit. Il avait déjà rêvé d'elle et était presque sûr qu'il s'agissait de sa mère, mais il n'avait jamais vu de photo d'aucun de ses parents à Privet Drive.
C'était l'un des seuls bons souvenirs qu'il possédait de sa vie avant les Dursley, et aucun de ceux qu'il avait de chez son oncle et sa tante ne pouvait vraiment être considéré comme « bons ».
Roulant sur le dos, Harry laissa son esprit vagabonder sur ce qui allait lui arriver et où il irait, jusqu'à ce qu'il finisse par sombrer dans un sommeil agité.
J'espère que la traduction est bonne, vu que c'est une première pour moi !
N'hésitez pas à laisser des reviews !
