Titre : un parti intéressé.
Auteur : mangafana.
Bonjour, donc voilà, une autre fic sur Sherlock, c'est dingue comme cette série m'inspire, ça ne m'était plus arrivé depuis torchwood. Pour info, cette fic est déjà finie, je publierai les chapitres à hauteur d'un tous les 2 jours. Elle comporte en tout 6 chapitres.
Comme toujours, j'écris sans bêta donc j'espère avoir évité de trop grosses fautes. Si vous laissez une review, ça sera toujours avec plaisir mais s'il vous plait, si elles sont négatives, mettez au moins un élément constructif dedans, si c'est juste pour me dire que j'écris de la merde, passez votre chemin et arrêtez de me lire, merci.
Bonne lecture !
John souri, il profita pleinement de l'instant présent, faisant un bilan de sa vie actuelle.
Revenu blessé du front d'Afghanistan, il avait cherché une collocation et s'était retrouvé avec le type le plus étrange et le plus extraordinaire qui existait. Sherlock Holmes.
Il suffisait que cet homme regarde une personne, n'importe laquelle, pour tout savoir d'elle.
Il avait fait ça avec lui dès leur première rencontre mais lui, il s'en fichait, ça ne l'avait pas affecté, mais ça énervait les autres, et ça, c'était très drôle.
Il partait sur les lieux de crimes avec lui et ils résolvaient des meurtres, des vols, ce genre de choses.
C'était tellement exaltant. Ça boostait toute son existence, grâce à Sherlock, il faisait refonctionner ses méninges à plein régime, résolvant des crimes, voyant des preuves, essayant de recouper les éléments, il refaisait de l'exercice, aussi, il s'était remis à courir, derrière les criminels principalement.
Il aimait vraiment son existence actuelle.
De plus, pendant les périodes de calmes, comme maintenant, il travaillait dans une clinique en tant que médecin généraliste.
Contrairement à son colocataire qui végétait sur son canapé, passant le temps en défonçant les murs ou en se murant dans le silence.
Ces périodes étaient vraiment néfastes pour Sherlock mais John les affectionnaient presque autant que ses périodes d'enquêtes, lui permettant de ses reposer … enfin, à la condition que l'accalmie ne dure pas trop, quand même, il ne fallait pas qu'il commence à s'ennuyer.
Et il avait la joie de travailler dans ce cabinet médical, avec une femme merveilleuse, Sarah Bright, la femme qu'il fréquentait.
Elle était très belle, drôle, intelligente, spirituelle. Il avait même du mal à croire qu'elle acceptait de le fréquenter.
Et il avait oublié de préciser qu'elle était aussi très patiente.
Il ne comptait plus le nombre de fois où il l'avait laissé en plan pour le travail ou pour un rendez-vous, parce que Sherlock lui avait demandé de le rejoindre pour une enquête … et quelque fois même juste pour qu'il lui donne son téléphone ou une feuille et un stylo.
John essaya d'ignorer le pincement au cœur qu'il ressentait en pensant à Sarah.
Ils continuaient à se fréquenter et malheureusement, John s'était bien rendu compte que son intérêt pour elle avait beaucoup diminué … pourtant, elle était merveilleuse, qu'est-ce qui clochait chez lui ?
Mais c'était bien la seule ombre au tableau, son peu d'intérêt pour Sarah.
Actuellement, une de ses patiente venait de le quitter et il souriait en terminant de remplir son dossier.
Quel bonheur.
Son existence n'avait jamais été aussi … agréable et satisfaisante !
John se leva pour aller chercher un autre patient quand il entendit un remue ménage et un cri bref et aigue dans la salle d'attente. Il fronça les sourcils puis, s'inquiétant que quelqu'un ait pu faire un malaise, il s'avança vers la salle d'attente.
Il ouvrit la porte puis vit un homme, de dos, portant une arme.
John referma à moitié la porte et regarda par l'entrebâillement.
L'homme semblait jeune, il portait des bottes noires, un jean noir élimé et une veste en cuir.
L'arme qu'il portait en bandoulière était un AK47. Il semblait surexcité, sans doute très nerveux. Il pointait son arme vers la secrétaire et cria :
-Donnez-moi la caisse ! Et les médicaments en réserves, vite !
Oh bravo, un toxico qui braquait une clinique pour avoir des médicaments et du liquide. Il ne manquait plus que ça.
John inspira profondément puis il plia les genoux et rouvrit la porte doucement.
Discrètement, il se glissa derrière l'homme puis il lui sauta sur le dos, refermant le creux de son coude sur la gorge du toxico, l'étouffant à moitié avec son bras gauche.
Du poing droit, il frappa les côtes de l'homme, le faisant sursauter de douleur puis il empoigna l'arme de la main gauche, passa la bandoulière au dessus de sa tête pour finalement retourner l'homme et l'assommer d'un coup de crosse dans le nez.
-Ne vous inquiétez pas messieurs-dames, il est évanoui, je m'occupe de lui. Non, Kithy, n'appelez pas la police, j'appelle mon contact, il va venir plus rapidement qu'une simple patrouille.
John traîna l'individu dans son cabinet, et l'installa confortablement sur sa table d'auscultation. Il referma la porte puis vérifia ses constantes.
Bon, il était bien évanoui, sans blessure grave.
Il sorti son portable et sélectionna un contact dans son répertoire.
-Allo, Gregson ? C'est John.
-John, inutile d'insister, je ne peux rien pour vous.
-Je vous demande pardon ?
-Je n'arrive pas à croire que Sherlock vous ai appelé pour vous demander de me faire vous céder une enquête. Vous savez, je sais que ça doit vous étonner mais nous sommes capables de résoudre des enquêtes par nous même sans l'aide du détective consultant !
-Quoi, mais Sherlock ne m'a rien demandé enfin.
-Vraiment ? Il est devant moi et fait une drôle de tête.
-Il doit être étonné de cette coïncidence, mais je ne vous appelais pas pour avoir une enquête, même si Sherlock est insupportable pendant ses temps de pauses.
-Alors pourquoi est-ce que vous m'appeliez ?
-Est-ce que vous pourriez m'envoyer quelqu'un ? Un fou à braqué la clinique pour avoir la caisse et des médicaments. Je l'ai désarmé et assommé et il vous attend, tranquillement endormi.
-Comment ?
-Un homme a pénétré dans ma clinique et a menacé tout le monde avec une arme. Je l'ai neutralisé mais j'aimerai bien que vous veniez le chercher, maintenant.
-Oh, on arrive, enfermez le quelque part en sûreté et surtout ne vous approchez pas de lui.
-Ne vous inquiétez pas, il va sans doute dormir encore 2 ou 3 heures.
-Ok, ne bougez pas, on arrive.
John parti fouiller dans les tiroirs de son bureau et en sorti des liens de contention. Il attacha les mains du braqueur au lit d'auscultation, pris ses dossiers sous le bras puis quitta la salle.
John vit Greg, Sally, Sherlock et, étonnement, Mycroft, rentrer en courant dans sa clinique. Ils se dirigèrent automatiquement vers lui mais John leva son index vers eux, leur demandant par ce geste de patienter une minute.
Il se tourna ensuite vers sa patiente, une vieille femme courbée, aux cheveux blancs et se déplaçant avec une canne.
-Voilà Madame Wilkinson, j'ai rempli votre pilulier pour ce mois-ci. J'ai coupé en deux tous les médicaments trop gros. N'oubliez pas de prendre tout vos médicaments en une fois au repas du soir. Je sais que ça en fait beaucoup mais il faut les prendre si vous voulez aller mieux.
-Oui docteur, entendu, je vous remercie, vous êtes si aimable.
-Je vous en prie. On se revoit dans un mois pour voir comment vous réagissez aux médicaments, d'accord ? Et surtout n'hésitez pas à appeler si vous avez besoin de quoi que ce soit.
-Oui, docteur, merci encore.
-Je vous en pris. Oh, Steeven, est-ce que vous pouvez vous assurez que madame Wilkinson trouve un taxi s'il vous plait ?
John avait interpellé un jeune homme aux cheveux noirs, au teint pâle, avec un anneau dans le nez et qui portait une blouse blanche mais courte, signe qu'il s'agissait d'un apprenti.
Le jeune homme hocha la tête envers John puis, faisant un sourire aimable à la vieille femme, il lui présenta le bras afin de la guider vers la sortie.
John se tourna enfin vers ses amis qui patientaient et leur fit un sourire.
-C'est drôle, je savais que vous étiez médecin, pourtant, je ne vous avais jamais vu autrement que comme l'assistant du taré, ça me fait bizarre de vous voir dans cet élément.
-Oh, vous savez, Sherlock peut peut-être se permettre de rester oisif mais il faut bien que je gagne ma vie. De plus, la médecine a toujours été ma passion, alors entre deux enquêtes, autant faire ce que j'aime.
-Vous avez raison, et je suis ravi de voir que tout va bien pour vous, mais où est-il ?
-Oh, pardon, il est dans mon cabinet, c'est la porte derrière vous.
Puis, pendant que Gregson et Sally allaient chercher le braqueur, John se tourna vers Mycroft, les sourcils froncés, pour demander :
-Mais que faîtes vous là ?
-Je vous l'ai dit, je suis un parti intéressé.
-Certes, mais … Sherlock n'était pas concerné, il vient d'arriver.
-C'est exact, et je l'ai d'ailleurs constaté en arrivant ici juste après lui, mais je voulais toutefois m'assurer que vous alliez bien.
-Pourquoi ?
-Et bien … parce que je tiens à Sherlock et que Sherlock tient à vous, donc je tiens à vous !
-Je vois … vous faîtes des syllogismes, maintenant ! Et vous …
Mais John ne fini jamais sa phrase car un bras fin et blanc se posant sur son cou le fit se retourner vers Sarah qui venait d'arriver, manquant ainsi la grimace de Mycroft.
Sherlock, en revanche, ne la manqua pas et regarda son frère d'un air interrogateur.
Mycroft haussa les épaules puis, prenant congé du bout des lèvres, il se retourna, refusant de regarder plus longtemps le couple à présent enlacé.
Sherlock regarda, lui, ce spectacle d'un air étonné.
Jamais il n'avait vu cette expression sur le visage de son frère … pourtant il était incapable de savoir ce qu'elle voulait dire, ne reconnaissant pas l'expression … il manquait de donnée sur le sujet.
Il se retourna alors vers son ami et écouta la conversation qu'il avait avec Sarah.
-Je t'assure que je vais bien et qu'il n'y a pas eu de blessés.
-C'est tout de même incroyable qu'il soit venu ici pour ça. Et il faut que ça arrive le jour de mon congé en plus.
-Quoi, tu aurais préféré être présente ? Moi pas, je ne sais pas si j'aurai agis de la même manière. (Sherlock secoua la tête, John devrait vraiment arrêter d'essayer d'être romantique, c'était affligeant !).
-Non, pas présente, j'aurai simplement préféré que ça n'arrive pas, et je …
-Excusez-moi, docteur Watson, est-ce qu'il y a une astuce pour enlever les entraves, on n'arrive pas à les défaire.
-Oui, pardon Sally, j'arrive.
Et John s'absenta, laissant Sherlock et Sarah seuls.
Sarah arborait un immense sourire, avait joint ses mains sous son menton tout en regardant John s'éloigner d'elle.
Sherlock regarda la femme puis lui dit :
-Vous êtes heureuse parce que vous fréquentez un héro, en fait, c'est ça qui vous excite en lui. C'était un héro de la guerre, et maintenant, c'est un héro à Londres aussi … Vous aimez ça.
-Fermez là, Sherlock, vous ne savez rien de moi ni de notre relation.
-Je sais que vous fréquentez un autre homme, et donc que vous êtes infidèle à John. Est-ce que je dois lui dire ?
-NON ! Taisez-vous !
-Je ferai ce que je veux, et si je pense que vous le faîte souffrir, je n'hésiterais pas.
-De toute façon, il ne vous croira pas.
-Bien sur que si, et vous le savez très bien. Je suis plus proche de lui que vous ne le serez jamais, même si vous réussissez à vous faire épouser par lui. Ce qui n'arrivera pas parce que j'interviendrais avant.
Sarah poussa un grognement et fit une grimace qui déforma tout son visage.
Sherlock regarda Sarah et s'exclama :
-Cette expression ! Qu'est-ce que c'est ?
-La jalousie. Déclara calmement Kithy, spectatrice muette de toute cette scène, et un sourire cruel aux lèvres.
-La jalousie, la jalousie ! S'étonna Sherlock, faisant le parallèle entre cette expression et celle que Mycroft avait eu il y avait de ça peu de temps, en regardant John et Sarah ensemble.
Abasourdi par cette constatation, Sherlock ne remarqua même pas le retour de John.
A suivre.
