Sortilège Bleu - Chapitre 1

Bonjour à tous! Après une grosse absence, voici la suite des aventures des Mugiwaras! Bon ce premier chapitre fut dur à écrire, je ne pouvais pas mettre d'actions de suite! Mais je réserve une action du feu de dieu pour bientôt!

J'espère que mes histoires vont encore vous plaire! Bonne lecture et à la semaine prochaine normalement!


...

GrandLine se réveille enfin. Les premières lueurs du soleil apparaissent enfin. Un vent léger portait le magnifique Thousand Sunny à l'horizon, comme un géant pacifique.

Des rayons lumineux traversèrent la vitre de la chambre du bretteur, noyant la salle d'une belle lueur matinale.

La clarté environnante poussa Zoro a ouvrir un petit peu son œil droit. Voyant que le jour pointait déjà bien le bout de son nez, il inspira profondément, se disant qu'il allait devoir se lever.

Il prit tout de même le temps de se retourner pour prendre Tïa dans se bras. Mais ses bras se refermèrent dans le vide. Il ouvrit alors grand ses yeux, et voyant que la jeune fille n'était pas à ses côtés, il se redressa brusquement, tournant la tête dans tous les sens.

« Non mais c'est pas vrai elle est où encore ? »

Il sauta du lit, enfila en vitesse un pantalon, et sortit de sa cabine.

Il se dirigea vers l'extérieur, où très tranquillement, ses nakamas commençaient à se lever. Seule Nami et Robin, semblaient être debout depuis plus longtemps et bien mieux réveillées.

Le bretteur, torse nu, marcha d'un pas rapide sur la pelouse du navire, cherchant la petite blonde du regard.

Il se dirigea assez vite vers Robin :

- Dis, t'as pas vu Tïa ?

- Oui, elle se cache à l'arrière du navire.

- Elle se cache ? fit Zoro interloqué en courant vers la direction indiquée sans même attendre la réponse.

Il grimpa rapidement les marches et se trouva sur la grande plateforme arrière. Il vit tout au fond, assise par terre, appuyer tout contre la rambarde, la petite blonde qui semblait regarder l'océan.

En se rapprochant d'elle, il vit son joli ventre rond, qu'elle cachait sous ses bras.

Cela faisait neuf mois que Tïa portait son enfant, elle arrivait bientôt à termes. En neuf mois, les mugiwaras avaient accomplis pas mal de péripéties sur GrandLine, mais elle avait dû se mettre le plus à l'écart possible.

Personne ne savait si l'enfant était une fille ou un garçon. Le jour ou Chopper avait voulu faire une échographie, la machine était tombé en panne et depuis, elle ne remarchait pas. Alors, tous les jours, le petit renne écoutait les battements de cœur du bébé, pour savoir s'il allait bien.

Zoro s'assit derrière Tïa et essaya de la prendre dans ses bras.

- Qu'est-ce qu'il y a ? pourquoi tu es là de bon matin ? Tu vas attraper froid ! Pourquoi tu ne m'as pas réveillé ?

La jeune fille pouffa :

- Autant de questions de bon matin ?

- A qui la faute…

- Excuse-moi, je voulais voir le levé de soleil.

- Tu le regardes un peu trop souvent à mon goût…

Zoro pencha la tête et déposa ses lèvres sur le ventre très rebondi de la jeune fille. Il releva ensuite la tête, plongeant ses yeux dans ceux de la jeune fille.

- Allez viens, tu dois avaler quelque chose.

Sans avoir le temps de répliquer, il la souleva aussi simplement qu'on soulève un oreiller, et fit demi tour.

- C'est fou, avec cet énorme ventre, tu me portes aussi facilement qu'avant !

- Tu n'es pas très épaisse pour une femme enceinte je trouve…

- A d'autre ! Entre ce bébé qui grandit et mon petit sanji qui me gave comme une oie, je dois faire une tonne !

- Ne t'inquiète pas, je peux soulever une tonne !

Le bretteur ricana alors que Tïa lui tapait sur la tête. Nero vint à leur rencontre. Le regard de la jeune fille se posa sur le bandana noir autour du cou du chien aux yeux vairons. Puis elle regarda le bandana un peu plus vert qu'arboré le bretteur sur son bras gauche. Elle se souvint, à son arrivé dans l'équipage, que le bretteur avait remplacé le bandana déchiré du chien par le sien, pour montrer son intérêt envers la jeune fille, et avait récupéré celui de l'animal. Et depuis, ils n'avaient pas ré-échangé les bandanas. Ce souvenir la fit sourire. Ce n'était pourtant pas si lointain.

Les Mugiwaras se rassemblèrent autour de la table, dans la salle à manger

L'ambiance était toujours aussi festive. Luffy parlait fort, lancé dans une grande discussion entrecoupé de quelques « SANJI C'EST PRET ? ». Usopp et Brook tentaient de suivre la conversation sans queue ni tête de leur capitaine tandis que Chopper attendait sagement, préparant un petit mélange dans son broyeur, surveillé de très prés par Robin, curieuse. Nami était pour une fois aux côtés de Sanji dans la cuisine. Enfin, Franky, en manque de Cola, était assis à l'autre bout, silencieux, la tête posé sur la table.

Zoro s'assit avec ses nakamas, Nero à ses pieds, et Tïa alla voir le cyborg.

- Ça ne va pas franky ?

- …je ne me sens pas « SUUPEeeer…. »

- Oui je vois ça. Tu n'as plus de cola ?

- Non, et il va falloir attendre deux semaines, d'après Nami, avant de voir une île. Et ce n'est même pas sûr qu'on en trouve !

Tïa se mit à rire :

- Ne t'inquiète pas ! Je suis sûre du contraire !

Elle se dirigea ensuite vers Sanji et Nami, avec sa démarche élégante, quoiqu'un petit peu gênée par son énorme ventre rond.

Une fois prés des fourneaux, elle huma le parfum qui s'en dégagea, contente de voir qu'elle pouvait de nouveau sentir n'importe qu'elle odeur sans avoir envie de vomir. La rouquine l'attrapa par les épaules :

- Alors ma grande, comment tu vas avec tes 20 kg en trop ?

- Nami chérie ! Enfin ! Ne t'inquiète pas ma petite reine, tu es plus radieuse que jamais !

- Merci Sanji. Ne t'inquiète pas Nami, je les perdrais vite ces 20 kg !

- Ok on pari ?

A l'annonce du mot « pari », les mugiwaras se turent et se retournèrent vers la rouquine.

- Aucun pari avec cette sorcière ! grogna Zoro.

- Toi tu me dois des sous ! Les dettes s'accumulent !

- Vipère…

- Marimo ferme la ou soit poli !

- Je te…

En croisant le regard de la petite blonde, il se tut.

- Tïa, dis moi, tu peux nous pondre un garçon ?

- Luffy ! soupira Usopp, déjà on ne dit pas « pondre » ! Et ensuite elle ne peut pas choisir !

- Mais c'est parce que j'aimerais lui apprendre pleins de trucs !

- Je pourrais lui apprendre le violon ! lança Brook

- Et moi je passerais des heures à lui raconter tous mes exploits ! rengaina le sniper.

- Et moi je lui enseignerais ma SUUpperr Attitude….quand j'aurais du cola…

- Très bien ! pouffa Tïa, je n'aurais même pas besoin de m'en occuper de mon gamin !

Elle s'assit à côté de Zoro qui s'empressa de lui glisser à l'oreille :

- On n'a pas fait d'enfant pour divertir la galerie.

- Qu'est-ce que tu racontes ? Ce n'est pas comme si on l'avait programmé ! dit-elle presque un peu trop fort.

Le petit renne au nez bleu se dirigea vers la jeune fille et grimpa à son tour sur le banc près d'elle.

- Tu ne te sens pas nauséeuse ? Mal au ventre ?

- Ne t'en fais pas je vais très bien !

- Chopper, fit Zoro, elle ne dure pas trop longtemps sa grossesse ?

- Elle devrait se terminer très vite. Cette semaine.

Le bretteur tourna la tête vers la jeune fille. Ses jolis yeux verts le fixèrent un moment avant de se détourner vers les autres. Son visage était aussi beau que depuis le premier jour. Il ne s'était jamais attaché à quelqu'un comme ça, et il ne se rendait pas encore compte qu'il allait vivre une expérience sérieusement chamboulante. Il se demandait seulement ce qui changerait quand leur enfant viendra au monde.

Sanji déposa le petit déjeuner sur la table et tout le monde s'y jeta dessus, Luffy le premier. Nami prit la parole :

- Bon, on devrait atteindre Isla Sorna dans moins de deux semaines, le vent est avec nous !

- On psais qufois psur pcette ichle ? demanda le jeune garçon au chapeau de paille, la bouche pleine.

- C'est une île sans grandes histoires, répondit la navigatrice, juste des histoires de Sorcières.

- DE SORCIERES ?

Un énorme blanc s'en suivit, la plupart des bouches étaient grandes ouvertes.

- Tu sais quelque chose Robin ? fit Usopp.

- Je suis archéologue, pas conteuse d'histoires, j'en suis désolée.

- Des banales histoires d'habitants superstitieux, grinça l'escrimeur. On en entend partout.

- Le même genre d'habitants qui brûlent les rousses sous prétexte qu'elles font peut-être de la « magie noire », ajouta le jeune coq en regardant avec intérêt la navigatrice. Nami d'amour, je ne te quitterais pas d'une semelle !

- Pour changer…, couina la rouquine.

- J'adore les histoires de sorcières ! s'agita le petit renne au nez bleu, mais j'aurais peur d'en croiser une !

- YOOOHOHO ! chanta Brook, personnellement j'en mourrais de peur !

- Brook tu es déjà…

- MORT OUI JE SAIS ! YOHOHO !

Zoro soupira. Mais comment il faisait pour claironner tout le temps ?

Il sentit des griffes dans son dos. Il se retourna et vit Nero lui quémander avec son air le plus adorable qui soit le moindre petit bout qui trainait sur la table. Il attrapa un morceau de pain et le lui donna. Nero savait s'y prendre pour avoir a manger. Zoro tourna la tête vers le deuxième être vivant sur ce navire qui savait également quémander à manger. Il vit Luffy tentait de chiper dans l'assiette d'Usopp, Brook et Chopper en même temps, en prenant de temps en temps un petit air malheureux, en espérant que ça marche. Mais il devait se rendre à l'évidence, le grand chien beige était nettement plus doué.

- Combien de temps on devra attendre sur cette île ? demanda Zoro.

- 6 jours

- Ça va faire super court ! lança Luffy, si l'île est super grande on n'aura pas le temps de faire les courses, de visiter les restaurants, d'aller casser la gueule à quelques bandits, de trouver des sorcières, de…

- Tu perds vite le fil toi quand t'a faim ! persifla le cuistot.

L'ensemble des pirates se mirent à rire tandis que Luffy tentait de rétorquer.

Une journée énormément chaude et ensoleillé s'en suivit.

Nami se plongea dans ses cartes maritimes. Assise devant une petite table, en maillot de bain vert, un chapeau sur la tête. A côté, Robin feuilleté un bouquin en tenu légère également, à l'ombre d'un parasol. Le jeune coq passa évidement son temps à faire des allers retours entre les filles et la cuisine, pour préparer cocktails et amuse-gueules.

Franky passa la journée allongé dans le gazon, sentant que ses forces ne revenaient pas. Plus de Cola, plus de SUPER FRANKY. Chopper veilla sur lui un bon bout de temps, inquiet comme à son habitude.

Dragon, le grand cheval bai de Tïa, s'amusa par ailleurs à brouter l'herbe tout autour du cyborg.

Malgré l'absence de chair et de nerf sur son corps squelettique, Brook se « mourrait » de la chaleur. Il suivit l'ombre du mât toute la journée, observant de loin, Luffy et Usopp dans leur habituel partie de pêche. Comme à son habitude, Nero était assis sur la rambarde avec eux. Il ne guettait pas les poissons, mais plutôt le moment où Luffy allait encore tomber à l'eau. Au fil des mois, il était devenu le préposer à la « sauvette » de leur capitaine, qui coulait comme une pierre dans l'eau salée.

Enfin, Zoro était dans la salle de vigie, pour son interminable entrainement. Il avait toujours envie de devenir plus fort, de dépasser encore et encore ses limites.

Et Tïa ne manquait aucun de ses entrainements. Mais aujourd'hui, au bout de 5 minutes de contemplations d'un corps bien trop musclé et soulevant des charges bien trop lourdes, elle décida de la laisser tranquille et de descendre avec les autres. Et descendre fut une tache difficile avec son ventre encombrant. Voyant la jeune femme en difficulté, Sanji accourut.

- Attends ! mais tu es imprudente ! Ne bouge pas !

- Sanji je suis enceinte, pas handicapée !

- Mais y a quoi la dedans, un éléphant ? en posant ses mains sur son ventre rond.

- Il ou elle est un gros mangeur !

- Un futur Luffy….oh non ! blêmit le cuistot. Je prie pour que se soit une petite princesse !

- Surprise mon cher, surprise…tu es occupé ? demanda la petite blonde.

- Non pourquoi ?

- On peut aller discuter ?

En guise de réponse, le jeune coq porta Tïa dans ses bras et ils allèrent à l'avant du navire. De sa tour de guet, Zoro continuait de soulever quelques altères tout en les observant. Il avait appris, bien obligé, à faire confiance à Sanji. Bien que ce dernier soit toujours collé à la jeune fille quand il n'était pas la, elle avait réussi à lui faire comprendre que ce n'était que fraternel. Et même si le bretteur avait encore du mal à l'accepter, si il y avait une personne en qui il avait une confiance absolu en ce qui concernait la sécurité de la jeune fille, c'était bien Sanji ! (Bon, après lui-même !).

Le jeune coq déposa la jolie blonde sur un transat et pris place sur celui d'à côté.

- Tu voulais me dire quoi ? commença t-il.

- Euh rien de particulier….vous parlez souvent Zoro et toi ?

- …Tu sais bien que non ! Toi tu veux savoir ce qu'il a dans la tête !

- ..eh bien…, rougit-elle, oui un peu, il y a des sujets sur lesquels il me paraît flou.

- Ta grossesse je suppose ? Je suis sûr que de son côté, il se demande comment tu le vis. Il doit croire que tu te montres forte mais qu'en fait tu le vis peut être mal.

- Mais pourquoi il penserait ça ! c'est ridicule !

Sanji se mit à rire :

- C'est vous qui êtes ridicules ! Vous vous connaissez aussi bien l'un l'autre, mais vous cherchez les problèmes partout parce que vous trouvez que pour l'instant tout est trop beau, sans doute.

La jeune fille médita sur les paroles du grand blond. « Il n'a pas tord après tout… »

Les deux jeunes gens restèrent à parler ainsi tout le reste de la journée. A cause des rires, Sanji ne s'aperçut pas que la douleur gagnait peu à peu le corps de Tïa.

A l'heure du repas, elle prétexta un e grosse fatigue et retourna se coucher. Elle se démena comme un beau diable pour que l'épéiste ne la suive pas et qu'il retourne à table avec eux. Mais il était extrêmement borné et elle s'irrita rapidement.

- Zoro, ça fait neuf mois que tu me colles comme une sangsue alors lâche moi le temps d'un repas ! Je te répète que je ne suis pas une poupée fragile alors laisse moi tranquille deux minutes !

Elle voulu claquer la porte de sa chambre, mais le bretteur la retint sèchement et la regarda dans les yeux avec un air très peu rassurant.

- Je vais y aller, mais attends toi à une petite discussion quand je reviendrais, dit-il avec une voix qui ferait trembler les morts.

Il ferma la porte lui-même et repartit. Tïa alla s'assoir sur son lit en tremblant. Non, elle ne tremblait pas à cause de lui, même si il venait de lui faire regretter d'avoir lever la voix pour rien.

Les douleurs étaient de plus en plus intenses et rapprochées. Elle ne savait pas que c'était des contractions, et associant ça à un gros mal de ventre, elle préférait le nier pour ne pas paraitre trop faible.

La douleur devenait insupportable et elle décida de retourner dehors pour prendre l'air. Elle dévala difficilement les marches. A peine ses pieds eurent effleurés le gazon, qu'elle se laissa tomber en grognant de douleur. Dragon, à deux pas de là, s'avança vers elle, alerté par ses gémissements.

Elle ne tint plus et tenta d'appeler quelqu'un. Mais elle ne criait pas assez fort. Par chance, la porte de la cuisine s'ouvrit. Elle ne fut pas déçut de voir que Nero avait décidé de faire un tour lui aussi.

L'animal aux yeux vairons s'approcha d'elle très inquiet.

- Nero, va cherch…

Elle finit par crier de douleur, les bras sur son ventre, si recroquevillée sur elle-même qu'elle pouvait toucher le sol avec sa tête.

Et dans cet élan de douleur, elle n'entendit pas les pas précipités du bretteur qui courait vers elle en appelant Chopper à l'aide.

...