Bonjour, bonjour !
Alors, il m'est venu une envie irrépressible d'écrire sur l'univers d'Harry Potter, le week-end dernier, et j'avais justement une idée qui me trottait dans la tête depuis un moment, alors du coup, je m'y suis mise.
Ça fait longtemps que je n'ai rien écrit, donc je me remet dans le bain peu à peu. J'espère que ça vous plaira, cela dit.
Je compte publier un chapitre par mois, ayant une IRL assez chargée, mais il se peut que ce soit finalement toutes les deux semaines si je prends assez d'avance entre temps. Pour le moment, il n'y a que le prologue et le premier chapitre d'écrit. Je vous laisse donc avec le prologue.
Bonne lecture !
Titre : The witch and the ancient spell.
Type : Potterfiction.
Note : Probablement du M en cours de route.
Longueur : Pas encore définie, mais assurément plus qu'un OS.
Epoque : Les Maraudeurs (années 70-80 à peu près), Univers Alternatif.
Personnages : Ceux du livres et quelques OC's. Pas encore de pairing décidé.
Résumé : Catalina Taylor a toujours vécu à New Providence, un petit village sorcier n'ayant rien à voir avec le village moldu homonyme. Du moins, jusqu'à ce que ses parents ne soient assassinés et qu'elle ne soit confiée à son oncle et sa tante, en Angleterre, alors qu'elle n'avait pas dix ans. Commence alors une nouvelle vie pour elle, ainsi que pour son frère aîné.
Prologue
Le sang gouttait, partout autour d'elle. Contre les murs, ses prunelles accrochaient des substances sur lesquelles elle ne préférait pas s'attarder. Du haut de ses dix ans, Catalina Taylor ne savait pas ce qu'elle devait faire. Les larmes perlaient le long de ses cils sombres, faisant briller ses iris d'émeraude. La lèvre inférieure tremblante, elle tournait sur elle-même à la recherche de quelque chose de réconfortant. En vain, cependant, puisqu'il ne régnait que le chaos et l'horreur dans le manoir de la famille Taylor.
Un bruissement d'air la fit se retourner vers le hall d'arrivée -un endroit permettant de transplaner, d'arriver en portoloin ou par poudre de cheminette. Les larmes coulant à présent franchement, mais silencieusement, sur ses petites joues rebondies, la gamine se précipita sur la silhouette qui venait de se glisser dans l'encadrement de la porte.
« Johnny, sanglota-t-elle en se blottissant dans les bras de son aîné. Johnny, j'ai peur…
— Catie, qu'est-ce que tu… »
John Taylor, tout juste âgé de treize ans, jeta un regard confus autour de lui tandis que ses bras enlaçaient le petit corps tremblant de sa cadette. A mesure que ses prunelles de bronze découvraient le carnage, ses doigts se crispaient et resserraient leur emprise sur les épaules de sa sœur secouée de sanglots silencieux.
« Catie, écoutes-moi, reprend John d'une voix mal assurée. Tu vas aller près de la cheminée, et tu vas contacter oncle Apollon, d'accord ?
— On-Oncle Apollon pourra nous aider ?
— Oui. Maintenant, va… »
Alors que Catalina trottinait vers la cheminée du hall d'arrivée, John s'aventura dans le manoir. Sous ses yeux de jeune adolescent, il n'y avait que sang, chaos et désolation. L'angoisse lui serrait le cœur tandis qu'il avançait parmi des décombres parfois fumants, et il retenait cet instinct qui lui hurlait de prendre ses jambes à son cou. Une idée fixe le hantait alors qu'il constatait les dégâts qu'avait subi le manoir. Un combat féroce et acharné avait dû s'y dérouler. Ses parents avaient farouchement défendu les lieux. Mais où étaient-ils, à présent ?
Constater un pareil désastre en rentrant d'une semaine de vacances chez son oncle et sa tante n'était déjà pas facile à accepter pour son jeune esprit, mais constater la disparition de ses parents était pire, beaucoup plus dévastateur pour son petit cœur sensible.
Il montait les escaliers avec appréhension quand la voix de sa sœur résonna en bas. Une autre voix, plus masculine, lui répondit. Elle avait réussi à joindre leur oncle, et ce dernier n'avait pas tardé pour venir à leur secours. La sensation d'oppression qui lui tordait le ventre s'apaisa un peu, et John continua de progresser dans les lieux dévastés, retenant ses larmes en constatant les pans de murs fendus et noircis partout où il passait.
John répugnait à pousser la porte de sa chambre en voyant qu'elle ne tenait déjà plus beaucoup sur ses gonds quand un gémissement de douleur lui parvint de l'autre bout du couloir. Retirant sa main de la poignée tordue de la porte, il se précipita vers la source du bruit. C'était le bureau de son père, un endroit où les enfants n'avaient pas le droit de mettre les pieds en temps normal. Mais il n'eut qu'un bref instant d'hésitation avant de franchir le seuil de la pièce.
A l'instar du reste de la maison, le cabinet de son père avait été saccagé. Le grand bureau sombre de son père avait été renversé sur le côté, et des parchemins noircis jonchaient le sol. Çà et là, du sang maculait les murs, le sol ou bien les meubles. Des livres aux pages déchirées et brûlées cherchaient en vain à regagner leur place dans les bibliothèques ravagées.
John avisait un bras pâle étendu sous le bureau quand le gémissement retentit encore dans la pièce, plus faiblement cependant. Sans plus réfléchir, il s'y précipita, ignorant le craquement douloureux de ses genoux alors qu'il se laissait tomber près de la silhouette -bloquée sous le bureau- de sa mère.
« Maman ! S'exclama-t-il avec un soulagement certain, attirant l'attention de son oncle et de sa sœur qui étaient toujours en bas.
— Fuyez, gémit Séléné, papillonnant des yeux pour chasser les gouttes de sang qui coulaient sur ses paupières.
— Merlin, Séléné ! »
Apollon Carrow venait d'apercevoir sa sœur, malgré la silhouette longiligne de son neveu près d'elle.
« Mais qu'est-ce qui s'est passé ici ? Qu'est-ce qui t'es arrivé ?
— Apollon… Emmène les enfants, commença la sorcière avant d'être interrompue par une quinte de toux. Emmène-les en sécurité, s'il te plaît…
— Non, je ne peux pas te laisser comme ça, il faut que-
— PARTEZ ! »
Ce n'est pas tant le cri de Séléné qui le poussa à relever l'adolescent en larme, qui serrait la main de sa mère de façon désespérée, que l'expression terrifiée qu'il lisait au fond de ses prunelles chocolat.
« Je les emmène en sécurité, mais je reviens juste après avec les autorités, lâcha-t-il à contrecœur en entraînant Catalina et John vers la sortie. Je ne t'abandonnerais pas, Séléné, je te le promets. »
Après un dernier regard vers la sorcière agonisante, Apollon resserra ses grandes mains autour de celles -beaucoup plus petites- de son neveu et de sa nièce. Il les entraîna avec lui, devant presque arracher John de la pièce tandis que Catalina se contentait de s'agripper à lui avec toute la force de son désespoir, et dévala les escaliers pour les emmener dans le hall d'arrivée et transplaner directement chez lui, dans la campagne anglaise.
« Apollon, qu'est-ce qu'il se passe ? Merlin, les enfants… Amycus, Alecto, venez m'aider pour nettoyer vos cousins et les mettre au lit. Dust, prépare des sandwiches et des chocolats chauds ! »
Pendant que Cassandre, sa femme, s'occupait des petits, Apollon avait envoyé un patronus à Charlus Potter, le directeur du bureau des Aurors. Etant donné que le manoir de son beau-frère se trouvait à New Providence, dans l'état du Missouri aux Etats-Unis, il savait que l'Auror n'aurait aucune autorité là-bas, mais il saurait sûrement comment prévenir les sorciers compétents. Quelques minutes après, Charlus arrivait et frappait à la porte.
« Ah, Potter, tu as fait vite. Entre. »
Sans donner plus d'explications, Apollon referma la porte et rattrapa l'Auror alors que ce dernier arrivait dans le salon. Saisissant le pot de poudre de cheminette, il fit signe au sorcier de le suivre et piocha une pincée avant de lui passer le pot pour qu'il en fasse de même. Il jeta la poudre dans la cheminée sans attendre.
« Taylor Grand Hall, déclama-t-il en marchant dans les flammes vertes qui jaillissaient de l'âtre. »
Le Carrow disparut et l'Auror lui emboîta le pas après avoir esquissé un sourire d'excuse à l'intention de Cassandre qui observait la scène avec incrédulité.
A peine Charlus eut-il débarqué dans un nuage de suie que son compagnon le tira par le bras pour l'entraîner dans son sillage vers l'escalier. Apollon grimaça en revoyant le décor apocalyptique de la demeure.
« Ma sœur est en haut, elle est mal en point. J'ignore ce qu'il s'est produit ici. Je n'ai pas eu le temps de le découvrir, j'ai d'abord mis les enfants en sécurité.
— Nous ne sommes plus en Angleterre, n'est-ce pas ?
— Non, effectivement, admit Apollon. Nous sommes à New Providence, dans le Missouri. Mais je ne connaissais aucune autre personne ici, et tu es le premier à qui j'ai songé. Tu es sans doute plus apte que moi…
— Je vais envoyer un patronus à mon contact de Washington, acquiesça Charlus avant de pénétrer dans le bureau saccagé. Merlin, que s'est-il produit ici ?
— Que… ? »
Apollon restait sans voix. Quand il avait quitté sa sœur, plusieurs minutes auparavant, le cabinet était -certes- un vrai désastre, mais pas au point où il en était à présent. Des lambeaux de chair étaient coincés sous le lourd bureau d'ébène, et du sang éclaboussait les murs, recouvrant partiellement les brûlures qui noircissaient la pierre.
« Séléné, non… gémit Apollon en tombant à genoux dans la mare de chair sanguinolente. »
Charlus détourna les yeux, gêné par l'état du sorcier qu'il connaissait habituellement comme étant toujours stoïque et impassible. Il préféra sortir de la pièce pour aller envoyer un patronus à son contact et laisser le Carrow à son chagrin.
Tous deux avaient le même âge. Ils avaient fréquenté Poudlard ensemble, Apollon honorant la maison Serpentard de sa présence tandis que Charlus avait eu la préférence de Gryffondor. S'ils n'étaient pas ennemis, ils n'étaient cependant pas amis. Ils se croisaient, sans animosité, mais ils n'avaient pas plus de lien que cela. Néanmoins, le Potter avait aussi connu Séléné Carrow. Dans le plus grand secret, il l'avait fréquentée quelques temps avant de se séparer en bons termes. Il comprenait le chagrin de l'aîné des Carrow, il éprouvait également de la peine en songeant à ce qu'il restait de la jeune femme. Il avait su qu'elle s'était mariée à un américain, mais il n'avait pas eu de nouvelles d'elle après le mariage auquel il avait été convié. C'était un sacré choc, que de la « retrouver » dans ces circonstances.
Après un dernier coup d'œil à la pièce derrière lui, l'Auror entreprit de faire le tour du propriétaire, sur le qui-vive, avant que ses homologues américains ne débarquent. Il se jura de tout faire pour réussir à résoudre cette affaire, même si elle ne relevait pas de sa juridiction.
Voilà, voilà.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, je ne mord pas (sauf si on me le demande ^^).
Bisous, et à dans un mois !
