Le prologue raconte l'histoire d'Edward et Violet. Comme ce n'est pas l'histoire principale, mais tout de même un élément important de ma fic j'ai décidé d'en faire un prologue asser long je dois le dire. En même temps écrire une histoire d'amour complète en seulement 500mots c'est impossible, enfin pour moi. Ceux qui y arrivent je leur lève mon chapeau.
Aussi, je compte intégrer l'univers de la série Teen Wolf, en particulier les personnages, mais pas avant plusieurs chapitres.
J'espère que cette nouvelle fic vous plaira.
Sur ce bonne lecture
Prologue
1917, Chicago.
En cette chaude journée d'été, la ville de Chicago était en émoi et ce pour une raison bien précise. C'était le 4 Juillet, fête national et en ce jour de fête des soldats revenaient au pays quelques jours avant de repartir à la guerre. Des centaines de personnes attendaient en masse afin d'accueillir maris, pères, frères et amis. La populace acclamaient l'arrivé des bateaux tout en agitant des drapeaux miniatures. Parmi cette foule sans cesse grandissante attendait Edward Masen Jr ainsi que sa mère Elisabeth.
- Mère ?
- Oui Edward ?
- Qui accueillerons-nous durant ces quelques jours ?
- La famille du meilleur ami de ton père, Jack Miller, tu te souviens de lui ? Sa femme et sa fille resteront le temps que leur maison soit prête.
- Elles viennent vivres ici ?
- Oui, Jack les rejoindra une fois la guerre terminer, lui répondit sa mère. Tu sais, leur fille a ton age, peut-être un an plus jeune.
- Mère vous êtes incorrigible, sourit l'adolescent.
- Tôt ou tard, il faudra te marier mon fils.
Le plus jeune des deux eut un grondement amusé à cette réponse qu'il entendait plus que de raison depuis quelques mois.
- Voilà père, déclara Edward en apercevant celui-ci.
Un homme à la carrure athlétique traversait habilement la foule, suivit de près par deux femmes. Lorsqu'on regardait le père et le fils, on ne pouvait que remarquer la ressemblance quasi identique entre eux deux. De sa mère Edward n'avait que les cheveux cuivrés et les yeux d'un vert saisissant, semblables à de l'émeraude.
- Ah ! Vous voilà, s'exclama Edward Senior. Elisabeth, Edward, je vous présente Helen, la femme de Jack, et sa fille Violet.
- Madame, mademoiselle, salua poliment Edward.
D'abord, il regarda la mère, Helen, une femme blonde aux yeux bleus qui ne faisait pas du tout son âge. Cependant, peut importe l'âge qu'il avait, 6 ou 16ans, Edward avait toujours trouvé que sa mère était la plus belle femme du monde. Malgré que la femme de Jack soit très belle, celle-ci n'y faisait pas exception. On était un fils à sa mère où on ne l'était pas. Ensuite, il posa les yeux sur Violet.
La première chose qu'il vit fut ses yeux d'une incroyable couleur améthyste. À la seconde où il les rencontra, il eut l'impression qu'une décharge électrique traversait son corps en entier. Tendis que son cœur lui se mit à battre la chamade et que sa gorge s'asséchait.
- Bonjours, dit alors la jeune femme d'une voix aussi douce que mélodieuse.
- Edward, dit-il en lui tendant la main, oubliant que son père venait de le présenter.
- Violet, lui répondit-elle en prenant sa main.
Dès que celles-ci entrèrent en contacte, ils eurent l'impression que le monde entier s'arrêtait de tourner pour mieux repartir avec un nouveau centre de gravité. Les joues roses, Violet retira doucement sa main. Les deux adolescents ne virent jamais le sourire satisfait que se lancèrent leurs mères respectives. Déjà, les deux femmes avaient des idées de mariages pleins la tête. Senior lui se contenta de serrer l'épaule de son fils en signe d'encouragements, comprenant ce qui venait d'arriver à son fils pour l'avoir vécu lui-même.
- Voilà les bateaux ! S'écria Helen avec hâte de ravoir son époux près d'elle. Violet ! Ton père arrive après tout ce temps.
Les retrouvailles de la petite famille furent émouvantes et Edward eut tout le loisir de regarder Violet des pieds à la tête. Il put ainsi constater que Violet ressemblait elle aussi d'avantage à son père qu'à sa mère. De cette dernière elle avait la longue chevelure blonde, presque blanche, les pommettes ainsi qu'une bouche rose et pulpeuse qui ne demandait qu'à être embrassée. De son père elle avait les cheveux indomptables, il l'avait remarqué malgré toute la bonne volonté évidente qu'avait mit la jeune femme à essayer de la rendre aussi présentable que possible. En plus de la plupart des traits de son visage, l'homme avait légué à sa fille ses incroyables yeux violets, d'où son nom pensa avec amusement Edward. Yeux qui furent mit en valeur par la somptueuse robe lilas qu'elle portait. Aussi Edward se rendit compte que les dits yeux le dévisageaient eux aussi, il ne put s'empêcher d'être flatté de l'intérêt discret que la jeune femme avait à son encontre.
Il fut rapidement décidé par les chefs de famille qu'ils iraient tous manger dans un petit restaurant dans le centre de la ville. Le repas se déroula dans une ambiance bonnes enfants. Les deux mères vantaient les qualités de leurs enfants sous l'œil tendre et amusé de leurs époux qui avaient tôt fait de comprendre leur stratagème. Les deux adolescents eux se lançaient des œillades discrètes durant tout le souper (dîner pour les français).
- Voyons ma chère Helen, es-tu à ce point pressée de voir notre fille mariée ?
« - Je ne cache pas mon envie de pouvoir profiter longtemps de mes petits enfants…
Comme Elisabeth et Edward Sr, le couple n'avaient put avoir d'autres enfants après la naissance de Violet. Toutes deux avaient eues un accouchement difficile les laissant sans possibilité d'enfanter à nouveau, alors il n'était pas étonnant qu'elles veuillent à ce point des petits enfants pour combler ce besoin d'avoir une ribambelle d'enfants autours d'elles.
- … Seulement Violet refuse tous les garçons de bonnes familles que je lui présente. »
- Si ces garçons sont ceux auxquels je pense, alors Violet ma chérie tu fais bien. Je n'aurai pas à les chassés de notre maison avec un fusil de chasse.
- Oh, avoue que tu veux garder notre fille avec nous pour le reste de sa vie, le taquina sa femme.
Jack fit semblant d'avoir l'air outré avant de déclarer le plus posément du monde.
- Ma fille est trop bien pour ces messieurs de peu d'honneur. Comment pourrais-je m'attendre à ce qu'ils protègent convenablement notre Violet s'ils ont peur de leur ombre ?
Toute la table éclata de rire sous la description du soldat, visiblement il n'avait pas ces jeunes hommes dans son cœur.
- Helen, ma chère, dit Elisabeth. Moi je compatis à votre tourment, j'ai le même problème avec mon Edward. Parmi toutes celles qui lui font les yeux doux, aucunes d'elles n'ont su retenir son attention.
- Elisabeth, il est jeune, le défendit son père.
« - À son âge tu me faisais déjà la cours Edward John Masen. Répliqua t-elle avant d'enchaîner.
- Trop jeune pour se marier, mais asser vieux pour faire la guerre. Bougonna t-elle doucement à son fils, il était clair que sur ce point ils avaient une divergence d'opinions. »
- Mère, je veux apporter mon aide à notre pays.
Jack intervient avant qu'une dispute n'éclate devant des dizaines de personnes. Edward était bien le digne fils de sa mère, nota le soldat avec amusement. À une autre époque Elisabeth avait été aussi obstinée, notamment lorsque ses parents s'étaient opposés à son mariage avec Edward Sr.
« - Voilà un jeune homme qui sait ce qu'il veut, lui dit-il. Edward si je puis me permettre, ne va pas à la guerre. Tout ce qui t'y attent, c'est la mort. Là-bas j'ai vu trop d'horreurs et trop de jeunes hommes mourir pour leur patri, alliés comme ennemis. Des enfants se font tués et nous ne pouvons rien faire qui risquerait de nuire à notre unité. Nombreux, furent mes amis à être tués sous mes yeux, j'ai tenu la main d'hommes mourants qui appelaient désespéramment leurs mères. Je ne te parle même pas de se que font les bombes lorsqu'elles ne tues pas tout de suite. Le chaos et la misère hantent par centaines ces villes autrefois prospères. Beaucoup d'hommes meurent croyant que c'est un honneur de mourir sous la bannière de notre drapeau, encore plus sont convaincu qu'ils sont des héros, certains le sont, Admet le soldat. Mais les véritables héros sont tous morts pour gagner ce titre.
Chaque jour, je regarde de nouveaux visages arrivés, confiants ou morts de peur, mais au finale presque tous meurent. S'ils survivent à la première journée sans perdre la vie, ils perdent une partie d'eux même en devant tuer leurs semblables. Ils comprennent tous trop tard qu'ils ne sont que de la chair à canon tentant de traverser les lignes ennemies. Ils comprennent vite que ceux qui aideront réellement leur pays sont restés sur le continent, ils feront des enfants, des futurs présidents peut-être. Et finalement, ils comprennent que le pays aura besoin d'hommes pour se reconstruire après la guerre et que ce sont ces hommes qui sont les plus importants, qui aiderons réellement à crée une nation plus forte. Eux ne seront que de vagues souvenirs d'une guerre qui au final n'aura servit qu'à tuer encore plus de monde.
Si eux tous avaient sut que la plus grande des guerres ne se situait pas sur un champ de bataille, mais dans le cœur de l'homme, alors ils seraient tous vivants et heureux. »
- Qu'elle est cette guerre ? Demanda Violet.
Jack la regarda dans les yeux tout en prenant la main de sa femme dans la sienne.
- L'amour est la plus grande guerre de l'humanité ma chérie et sans conteste la plus grande bataille d'un homme et de loin la plus noble et gratifiante si tu veux mon avis.
L'homme regardait l'adolescent avec un sérieux mortel et Edward comprit alors que Jack lui donnait l'autorisation de partir en guerre pour le cœur de sa fille. Seulement, il ne pourrait participer activement qu'à une seule de ces guerres et Edward choisit d'écouter le soldat.
- Peut-être en ce cas, pourrais-je être avocat comme mon père. Hasarda t-il tout en regardant Violet dans les yeux.
- C'est un travail tout à fait respectable. Approuva Jack.
Elisabeth regarda son fils, fière qu'il ait choisi un autre métier. Elle n'avait rien contre les soldats, c'était un bon métier, mais pas pour les enfants qui se trouvaient à être son fils voila tout.
- Edward pourquoi n'irais-tu pas montrer un peu de Chicago à Violet ? Proposa Senior.
- Voulez-vous ? Demanda Edward à la principale concernée.
- Volontiers.
L'adolescent lui présenta son bras et tout deux sortir sous le regard de leurs parents.
- Merci Jack, dit alors Elisabeth. Je ne sais plus depuis combien de disputes nous avons eus lorsqu'il m'a fais par de sa décision de s'engager.
-C'est normal, tous les jeunes hommes veulent prouver leur valeur et Edward n'y fais pas exception.
- Au moins je ne servirais plus du mur entre ces deux têtes de mules, ria Edward Sr.
- Edward. Rougit Elisabeth embarrassée.
- Vous aviez raison Elisabeth, Déclara Helen étrangement satisfaite tout en fixant la porte par laquelle Edward et Violet étaient sortit. Ils se sont plut au premier regard. J'ai hâte au mariage.
- Depuis quand conspiriez-vous ? Osèrent demander les deux hommes.
- Plus de deux mois, dit nonchalamment Elisabeth.
- Vous êtes intenables toutes les deux, s'exclama Jack.
Les deux hommes se sourirent pas plus désolés que cela pour leurs enfants victimes de l'un des nombreux plans de leurs mères.
Durant les jours qui suivirent Edward et Violet apprirent à se connaître. Puis un soir alors qu'ils marchaient au clair de la lune, ils s'embrassèrent sous le couvert des arbres. Trop vite cependant, Jack du retourner sur la bateau en direction d'Europe, mais avant qu'il ne monte à bord Edward le prit à pars.
- Que veux-tu Edward ?
- J'aimerais avec votre permissions demander votre fille en mariage, Demanda le plus jeune nerveusement.
Le soldat le jugea un instant du regard avant de sourire.
- Je te l'accorde.
Aussitôt qu'il eut donné sa réponse, Edward sembla se relaxer comme si le poids du monde avait été sur ses épaules.
- Quand prévois-tu faire ta demande ? Demanda Jack heureux pour sa fille.
- Maintenant si vous le voulez, ainsi vous serez présent.
- As-tu une bague ?
- Oui, mère m'a donné la bague de fiançailles de sa mère. Elle aurait du revenir à sa fille, mais comme elle n'a eut que moi…
- Puis-je la voir ?
- Absolument.
Edward sortit une petite boite de la poche de sa veste, il l'ouvrit révélant la bague qui se trouvait à l'intérieur. La bague était en argent et le diamant rond était sculpté pour ressembler à la lune.
- Ma grand-mère était fascinée par la lune parait-il et grand-père voulait la lui donner.
- Ma fille est, elle aussi fascinée par la lune et ce depuis qu'elle est bébé.
- Je sais, je l'ai dis à mère, c'est pourquoi elle m'a donné la bague.
- Aller, dépêche toi de faire ta demande, les bateaux partent dans 30 minutes.
Edward lui fit un sourire éblouissant avant de se précipiter vers Violet, vite suivit de Jack. L'adolescent dit un mot à ses parents puis fit face à Violet.
- Violet, lorsque je t'ai rencontré, j'ai eu l'impression que mon monde s'arrêtait de tourner pour mieux repartir et tourner autour de toi. Nous avons appris à nous connaître et à chaque jour qui passait je tombai un peu plus amoureux de toi. Il y a trois jours, sous ce magnifique clair de lune j'ai su que jamais je ne pourrai me passer de toi et de ton sourire. Alors c'est pourquoi aujourd'hui…
Il se mit à genoux.
- Violet Katherine Miller, me ferais-tu l'honneur d'accepter de m'épouser ?
- Oui. Souffla Violet, des larmes de joies roulant sur ses joues. Oui, je veux t'épouser.
Edward lui mit la bague au doigt puis se releva et lui donna un doux baisé. Une nuée d'applaudissements les surpris, ils relevèrent la tête pour voir que tout le monde les regardait. Elisabeth et Helen elles pleuraient à chaudes larmes tendis que leurs pères eux ne pouvaient s'empêcher de cacher leur fierté. Ne pouvant se retenir d'avantage, les deux mères prirent chacune un enfant dans leurs bras.
- Quand voulez-vous que je mariage est lieu ? Demanda Helen aux anges.
L'heureux couple se consulta du regard avant qu'Edward ne prenne la parole.
- Lorsque Jack pourra assister à notre mariage. Quand pourrez-vous revenir ?
- À la même date que cette année.
- Alors, le mariage sera pour le 10, ainsi vous aurez le temps de vous retrouvez.
Une sirène retentit et les soldats autours d'eux firent leurs adieux aux membres de leur famille.
- C'est l'heure, déclara sombrement Senior.
Après plusieurs accolades, Jack s'approcha d'Edward.
- Prend soins de ma fille Edward.
- Je le ferai.
- Soyez heureux.
C'était à peine perceptible, mais Edward perçut une note de résignation dans sa voix, n'aimant pas du tout ce ton, il dit au soldat.
- Vous aussi, puisque vous profiterez de vos nombreux petits enfants que nous ferons.
L'homme sourit, une nouvelle lueur d'espoir dans le regard. Avant de partir, il prit une dernière fois sa femme et sa fille dans ses bras et il dut remonter dans un des bateaux. Edward et ses parents ainsi que Violet et sa mère restèrent sur le quai jusqu'à ce que le bateau ou Jack était, ait complètement disparut de leur vue.
Ce fut la dernière fois qu'ils virent Jack. Le 15 Octobre 1917, son unité fut attaqué par des troupes ennemies. Il n'y eut qu'un seul survivant. Un jeune garçon d'environs quatre ans que Jack avait protégé de son corps. La nouvelle avait détruit Helen, sans sa fille, elle se serait laissé mourir tant la perte de son époux l'affectait. Violet, elle, avait passé des jours à pleurer la perte de son père, mais s'était ressaisi pour aider sa mère dans son deuil. Edward quant à lui, avait surprit son père dans les bras de sa mère à pleurer cet ami perdu et il se dit qu'il avait bien fais d'écouter Jack et de ne pas aller à la guerre. L'idée que ses parents soient tristes par sa faute le rendait malade.
Le 31 Décembre à dix minutes de la nouvelle année, Edward et Violet se promirent un amour éternel aussi fort et brillant qu'une flamme. Ils scellèrent cette promesse d'un baisé sous les coups de minuit.
En mai, les premières fleurs firent leurs apparitions. Pour l'anniversaire de Violet le 5, ils firent une balade à cheval et s'arrêtèrent pour un pique nique sous le couvert d'un saule pleureur. Le temps passa à une vitesse hallucinante et la nuit tomba rapidement. Prient sous le feu de la passion aucun d'eux ne s'en aperçus. Le lendemain matin les surprit, ainsi que les appels répétés de leurs parents. Avec hâte, ils remirent leurs vêtements, pestant contre le surplus de tissus inutile qui composait la robe de Violet. Ils allèrent à la rencontre de leurs parents, essayant de paraître aussi innocent que possible, mais aucun des trois adultes ne furent dupe. Les heures suivantes se déroulèrent sous une montagne de sermons à l'encontre des plus jeunes.
Trois semaines après cette fameuse nuit, Violet s'échina à éviter Edward le plus possible. Jusqu'au jour ou celui-ci la coinça dans une ruelle alors qu'elle revenait du marché.
- Edward, mais que fais-tu ? S'exclama Violet sous la surprise. Serais-tu devenu fou ?
- Non, je désire juste savoir pourquoi tu me fuis.
- Laisse moi partir, Siffla la jeune femme en colère tout en évitant le plus possible de le regarder dans les yeux.
Voyant cela, Edward lui prit le menton et l'obligea à le regarder dans les yeux.
- Ma douce, Souffla-t-il.
Aussitôt toute la volonté de la jeune femme fondit comme neige au soleil, et elle se mit à pleurer. Edward lui paniqua croyant être la source de son mal.
- Ai-je fais quelque chose de mal ?
- Non, non, tu es parfait, dit-elle avant de se remettre à pleurer. Seulement, tu ne voudras plus de moi.
- Ceci est impossible, assura Edward.
- Je vais apporter le déshonneur sur ta famille ! Dit-elle en dernier recours.
- À moins d'avoir tué quelqu'un, je doute sérieusement que tu puisse apporter le déshonneur sur notre famille.
- Edward, cria Violet, n'ayant visiblement pas envie de rire. Tu te souviens de la nuit de mon anniversaire.
- Oui, allons, dit moi ce qui ne va pas, ainsi je pourrais t'aider.
- J'attent un enfant.
Edward était bouche bée, ce n'était que ça ? L'éviter des jours durant pour ça ?
- Tu vois, c'est exactement ce que je disais, se fâcha Violet, elle se dégagea brusquement d'Edward avant de prendre sa robe et de partir en courant.
- Violet ! S'exclame-t-il tout en la poursuivant, il l'a rattrapa rapidement et la tient contre lui. Violet, Violet calme toi, je t'en pris.
- Tu n'as rien dis, souffla-t-elle.
- Évidemment que je n'ai rien dis ! S'exclame-t-il. J'étais surprit. Surpris que tu m'ais évité tout ce temps pour cette raison.
- Vraiment ?
- Je t'aime Violet Miller, presque Masen. Tu portes notre enfant, rien n'est plus merveilleux à mes yeux.
- Mais nous ne sommes pas marié. Les gens vont médire sur ta famille.
- Sur notre famille, lui rappela Edward. Je me fiche complètement de ce que les gens vont dire. Je crains seulement ce qu'ils diront sur toi. Surtout cette vieille madame Jones.
- Tu le veux vraiment ce bébé.
- Oui, ce petit être doit sûrement vouloir que ses parents se marient le plus vite possible, ria-t-il. Nous avons que trop tardé. Nous pourrions avancer le mariage à la fin juin, ainsi lorsque tu accoucheras, les gens penseront que le bébé est avance et ils ne médiront pas à ton encontre.
- Nos parents ?
- Nous leur dirons, ça nous vaudra quelques sermons, mais au final ils nous aiderons. D'ailleurs nos mères doivent déjà le savoir, intuitive comme elles sont.
- Edward ?
- Oui ?
- Je t'aime.
L'adolescent s'arrêta et regarda la jeune femme à coté de lui, l'émotion clairement visible dans ses yeux verts.
- Je t'aime aussi.
- Tu sais, dit Violet en changeant de sujet. Nous pourrions faire la cérémonie le jour de ton anniversaire, quand dis-tu ?
- Pourquoi pas, je ne risque pas de l'oublier ainsi, dit-il faisant rire sa compagne.
Malheureusement, ils n'eurent jamais le temps d'annoncer la nouvelle à leur famille. Lorsqu'ils arrivèrent au manoir Masen, Elisabeth leur apprit qu'Helen était à l'hôpital. On interdit à Violet d'aller voir sa mère puisqu'il fut découvert que cette dernière avait la grippe espagnole, une grippe hautement contagieuse. Helen fut la première à mourir des suites de la grippe, elle fut rapidement suivit par une dizaine de personnes en moins d'une semaine. En quelques semaines une épidémie fut déclarée et de dizaine, ils furent des centaines à mourir.
Comme un malheur ne vient jamais seul, Edward Sr attrapa la maladie à son tour. Une semaine plus tard il était mort, ensuite se fut au tour d'Elisabeth.
- Je veux venir avec toi !
- Non Violet !
Cette dispute avait commencé lorsque Edward avait émit le souhait d'être auprès de sa mère durant cette épreuve. Evidemment Violet voulait l'accompagner, mais Edward le refusait catégoriquement, ce qui donna lieu à une querelle.
- Je n'étais pas la pour ma mère. Alors je veux être la pour Elisabeth !
- Non, c'est trop dangereux, tu pourrais être contaminée.
- Toi aussi !
- Je ferais attention.
- Moi aussi.
- Tu es enceinte ! S'écria Edward exaspéré. Je refuse l'idée même que vous soyez en danger, mais comprend moi, je ne peux pas laisser ma mère seule là-bas.
Ne voulant pas montrer ses larmes Edward se retourna et s'appuya contre la cheminé. La gorge nouée, Violet s'approcha de lui et lui caressa gentiment le dos.
- Je sais, murmure-t-elle.
- Savoir quoi ?
- La douleur que tu ressens, je sais ce qu'elle fait.
Edward la regarda, dans son regard Violet put voir à quel point il était perdu et triste. Alors, elle le prit contre elle, et sous le poids du chagrin ils tombèrent au sol. Edward posa sa tête dans le coup de sa compagne et pleura comme jamais auparavant. La jeune femme se contenta de lui parler avec tendresse et de le serrer contre elle.
- Tu ne t'ais pas effondrée quand ta mère est morte, constata alors Edward.
- Contrairement à toi je m'attendais à la douleur, lui confia-t-elle. Seulement, j'ai eu de la chance, enfin si on peut appeler cela de la chance, je n'ais pas perdu mes parents en même temps. Plusieurs mois se sont écroulé avant que mère ne meurt, j'avais fais le deuil de mon père depuis longtemps. Toi, ton père vient à peine de mourir et déjà ta mère est mourante. Je ne peux qu'imaginer la douleur que tu ressens.
- Je ne veux pas que tu attrapes la grippe, je ne veux pas que tu meures, lui dit-il presque désespérément. Si tu meures alors je meurs aussi, je ne pourrais pas vivre dans un monde sans toi.
- Moi non plus, alors fais bien attention, céda-t-elle.
- Je te le promets.
- Quand tu iras la voir, dit lui pour le bébé. Elle sera contente d'être grand-mère.
- Je lui dirais, cette nouvelle l'égaillera dans la maladie.
- Je t'aime Edward.
- Je t'aime Violet. Toi aussi petit être, dit-il tout en caressant tendrement le ventre rebondit da sa fiancée. Je serais plus rassuré si tu restais au manoir avec Nora et Alfred, tu ne serais pas seule.
- D'accord, je dormirais dans ta chambre.
- Ne me dis pas ce genre de choses, lui dit Edward la voix rauque avant de l'embrasser. Je reviens dans deux jours.
- À ton retour nous parlerons du prénom, avertit la jeune femme en se relevant.
- D'accord pour les prénoms masculins, mais ma fille s'appellera Luna.
- Pourquoi ?
- Notre premier baisé était sous la lune et ça conception également, sourit-il taquin. Je crois que ce prénom s'impose, ne trouves tu pas ?
- Et si c'est un garçon ?
- C'est une fille, assura Edward. Elle me l'a dit.
- À bon ?
- Oui, nous avons de longues conversations elle et moi. Et elle sera aussi belle que sa maman.
- Tu devrais partir avant que je ne t'attache ici pour au moins les 10 prochaines années.
- Ah les promesses, dit-il tragiquement, avant de prendre le bouquet de fleurs qui attendait sagement à l'entrer.
- Dévergondé, lui dit elle avant de l'embrasser.
- Avec toi, toujours, murmura t-il contre ses lèvres.
Après un dernier baisé Edward passa la porte et les larmes que Violet retenait depuis un moment coulèrent sur ses joues. Elle s'accrocha avec espoir au fait qu'Edward reviendrait dans deux jours et qu'il lui avait promit de faire attention. Elle pria Dieu pour que son compagnon soit plus fort que la maladie. Durant ces deux jours, pour s'occuper elle décida de tricoter une couverture pour le bébé. Nora la servante noire et Alfred l'homme à tout faire, vinrent s'acquérir de sa santé bien plus de fois que de raison, clairement inquiet pour la jeune femme. Le deuxième jour passa et Edward ne revient pas à la maison, un troisième puis un cinquième passa avant qu'un messager ne lui apporte une lettre d'Edward. Ce dernier lui expliquait que sa mère continuait de se battre et qu'elle était ravie de devenir grand-mère, mais que son état se détériorait de jours en jours. Puis, il lui annonça qu'il avait lui aussi attrapé la grippe espagnole et lui ordonnait de ne pas venir le voir, car sa santé et celle du bébé devait être sa principale inquiétude. À fin de la lettre il lui annonça qu'il se battrait pour guérir et revenir vers elle, qu'un bon médecin, le docteur Cullen, s'occupait de lui et il lui dit combien il l'aimait et que peu importe l'endroit ou ils étaient, ils avaient la même lune et que tant que ce serait le cas ils seraient ensembles. Que chaque soir il l'a regarderait en pensant à elle et leur bébé à naître. Derrière ces mots, ces promesses mensongères qui disaient qu'il allait sans sortir. Violet elle lut les adieux qu'il lui faisait, mais qu'il se répugnait à écrire sachant que si il les écrivaient, alors cela voudrais dire qu'elle serait désormais seule au monde.
De rage elle hurlait sa peine et sa colère, elle maudit Dieu pour tout ceux qu'elle aimait qu'il avait osé lui prendre. Elle pleura la mort prochaine de son amant, elle pleura pour cet enfant qui jamais ne connaîtrait son père ou ses grands-parents. Dans la douleur qui l'habitait, elle pria la lune d'épargner son bébé, de le protéger chaque jours de sa vie et supplia Dieu de sa miséricorde. Nora la trouva au beau milieu de la nuit dans le salon, regardant la lune, une photo d'Edward contre son cœur.
- Il ne reviendra pas, c'est cela ? Demanda doucement la servante avec son fort accent créole.
- Non, il l'a attrapé. Il dit vouloir se battre, comme sa mère, mais au final nous savons tout les deux comment tout ceci terminera.
- Il vous faudra être forte madame, pour votre enfant. Le petit aura besoin de sa mère.
- Je sais, il est tout ce qu'il me reste, dit la future mère avant de se remettre à pleurer et Nora s'empressa de la prendre dans ses bras.
- Pleurez tout ce que vous avez à pleurer, cela ne peut que vous faire du bien.
- Je suis désolée. Je vous embête avec mes histoires alors que nous sommes dans le même bateau. Vous devez avoir une famille vous aussi, allez les voir tant que vous le pouvez encore. C'est le plus important maintenant.
- C'était les Masen ma famille, maintenant c'est vous. Vous êtes la femme d'Edward depuis un an maintenant, vous aller avoir son bébé. Avec Alfred vous êtes ma famille.
- Vous n'avez pas de parents, des frères, des sœurs ou même des enfants ?
- Non. Depuis la naissance du petit Edward, je considère cette famille comme la mienne. Monsieur Masen, m'a sauvé la vie. Mon père m'a vendu lorsque j'avais 11ans à un homme vil et cruel. Alors que j'étais destiné à mourir sous les coups de son fouet, monsieur Masen m'a vu et m'a racheter. Comme je suis noir, il n'a eut d'autres choix que de faire de moi sa servante, sinon je n'ose imaginer ce que les villageois lui auraient fais. Nous avons déménagé à Chicago, puis madame Masen est arrivée, plus douce et aimante que ma propre mère qui était, disons le pas un model de douceur. J'ai toujours considéré cette famille comme la mienne et vous êtes une Masen donc ma famille.
- Merci Nora, vous êtes la mienne aussi. Vous avez toujours été si bonne avec moi, lui sourit Violet. Pourquoi dite vous que je suis la femme d'Edward, nous devions nous marier, seulement cela n'arrivera pas.
- Je vous ai marié moi ! S'exclama fortement la servante. C'est une tradition la d'où je viens, ce sont les femmes qui marie les couples. Il n'y a pas de cérémonie, juste une phrase approuvant l'union, pas besoin d'une grande fête pour célébrer l'amour.
- Vraiment ?
- Vraiment, je suis surprise qu'Edward ne vous l'ai pas dis, je lui ai déjà expliqué quand il était enfant.
- Il le savait ? Je croyais qu'il voulait un grand mariage.
- Non, quand il a su pour le bébé, il m'a demandé de vous marier à votre insu car il croyait que vous, vous vouliez un grand mariage. Il avait un mauvais pressentiment et il voulait être marié à vous.
- Le cachottier, je vais de ce pas lui écrire une lettre. Il est peut être malade, mais il sait encore lire…Nora, merci de m'avoir aider à accepter un peu mieux la situation.
- De rien madame.
Des jours durant, malgré la maladie d'Edward, ils s'écrirent des lettres, envoyant à l'être aimé des encouragements, des mots d'amour et des nouvelles accablantes telle que la mort d'Elisabeth. Ils arrivèrent même à trouver, sous l'insistance de Violet, un nom de garçon pour le bébé, seulement Edward clamait sans cesse que le bébé serait une fille et non un garçon. Puis un jour, il ne répondit plus à ses lettres, et Violet sut alors que s'en était fini d'Edward Masen. Elle reçut un courrier de l'hôpital qui lui confirmait la mort d'Edward, et des semaines durant elle pleura la perte de son aimé. Il était né un 21 Juin 1901 et était mort le 4 Juillet 1918 à l'age de 17ans, la journée même ou ils s'étaient rencontrés la première fois un an plus tôt. Elle ne sut jamais qu'Edward fut enlever des bras de la mort d'une simple morsure, une morsure qui le rendit éternel à jamais.
Elle du faire face seule à une grossesse difficile, causé par le stresse ressentit durant les premiers mois. Si elle faisait le moindre mouvement brusque elle risquait de perdre le bébé. Malheureusement, malgré toute sa bonne volonté et son acharnement à garder le plus longtemps possible son enfant en elle, Violet perdit les eaux. Son accouchement fut long et difficile, mais sous les coups de minuit le cri d'un nourrisson emplit la chambre. Nora se dépêche de lui donner le nouveau né.
- C'est une fille, souffla la servante.
- Il avait raison, pleura Violet, en embrassant sa fille. Tu es toute petite ma chérie, ma Luna. Tu lui ressembles tellement.
- Je vais l'habiller maintenant madame, cette toute petite fille ne peux encore garder sa chaleur.
- D'accord.
- Vous avez bien travaillez. Ta maman a bien travaillé petite Luna.
- Nora, je suis tellement fatiguer.
- Madame ? La servante, posa délicatement le bébé dans son berceau et courut vers Violet. Ne vous endormez pas Violet ! Vous perdez trop de sang ! Si vous dormez jamais vous ne vous réveillerez !
- Veillez sur ma Luna, dite lui bien que je l'aime plus que tout au monde.
- Madame, cria Nora. Réveillez-vous !
Hélas Violet perdait trop de sang.
- Alfred ! Cria la servante incapable de faire autre chose.
En cette nuit à 00h02 le 11 novembre 1918 était née Luna Masen et à 00h15 s'éteignait sa mère Violet Miller. Le 15 novembre on arracha la petite Luna à Nora jugeant cette dernière inapte à élever la dernière des Masen. La petite fille fut envoyer à l'orphelinat, avec tout les petits orphelins qu'avait fais la guerre et la grippe.
J'espère que vous avez aimé
Sur ce je vous dis à bientôt :)
