Moi et personne d'autre
Disclamers : Bien évidemment, les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas à l'exception des nombreuses conquêtes qui passeront dans les bras de notre cher colonel.
Rating M : Si la définition du nom Roy-Mustang-coureur-de-jupons ne vous suffit pas…
Couple(s) : Principalement basé sur Roy et Riza mais implique aussi Havoc (avec Riza bien sur ^^)
Résumé : Riza ne peut tout simplement plus les compter, elle ne va pas le faire, toutes ces femmes, dont elle fera partie, à passer dans les bras du Colonel Mustang…Elle est bien décidé à être la dernière.
Note de l'auteur : Pour celles qui affirment que l'on ne se refait pas, je me surprend moi-même. Yaoiste finie voilà que j'écris sur tout ce qu'il y a de plus hétéro (C'est le monde à l'envers ou quoi?) En espérant que vous apprécierez et ne vous gênerez pas pour me donner vos impressions. Bonne Lecture!
Rien de moins que la routine
12 :01
Je me lève de ma chaise, repoussant doucement les dossiers à moitié remplis devant moi et ferme un instant les yeux; mon ventre émet un son qui me fait sourire et regarder à nouveau l'heure; j'ai faim. Je quitte donc mon bureau, traverse la pièce sans un mot sous les regards de mes coéquipiers restés à Central City et me dirige vers la porte.
Je croise un homme dans le couloir : grand, blond, une cigarette au bout des lèvres et un air blasé qui semble soudain se changer lorsque nos regards se croisent. Il ralentit le pas, un mince sourire étirant ces lèvres alors qu'il me salue d'un signe de tête auquel je répond sans m'attarder davantage; j'ai vraiment très faim.
J'imagine sans peine ce que nous a préparé le cuistot de la cantine et m'apprête à presser le pas lorsque je passe devant le bureau de mon colonel ou plutôt, du Colonel Mustang. Je m'arrête un instant et fronce les sourcils en m'approchant; la porte est fermée, je cogne.
'' Colonel?
Pas de réponse mais des bruits étouffés parviennent à franchirent le bois de la porte ce qui me fait automatiquement dégainer mon arme, on est jamais trop prudent. Je frappe à nouveau, insiste.
Colonel?''
Je pose lentement ma main sur la poignée, le ventre étrangement noué, la tourne doucement pour ouvrir la porte…avant de brusquement la refermé. J'entend que l'on sursaute de l'autre côté et me maudit intérieurement de ne pas avoir pensé à ça plus tôt. Je soupire en rengainant mon neuf millimètre et tente de calmer les battement affolés de mon cœur. Je me surprends d'ailleurs qu'il se soit emballé si facilement, ne suis-je pas la lieutenant Hawkeye? Celle à qui rien ne résiste…ou du moins, c'est ce que tout le monde dit.
La porte n'est restée ouverte qu'une fraction de seconde et pourtant, j'ai tout retenu de la scène, à mon grand déplaisir. Les rideaux tirés, la paperasse sur le sol, le bureau au fond de la pièce, Yumi, la nouvelle secrétaire, allongée dessus, sa jupe remontée comme pas possible, la chemise légèrement ouverte et bien sur, mon colonel ou plutôt, le colonel Mustang.
Oui j'ai tout retenu de la scène mais que voulez-vous, je ne suis pas militaire pour rien, aucun détail ne m'échappe sauf peut-être la présence d'Havoc devant moi dans qui je fonce littéralement. Je le percute donc, enfin l'accrochage n'a pas été si violent mais tout de même, j'ai momentanément perdu mes notions d'orientation pour me retrouver directement dans ces bras.
'' Pas de mal Hawkeye, me demande-t-il visiblement trop heureux de me tenir si près de lui.
- Non…je…, commençais-je en tentant de me donner une certaine contenance; peine perdue, je bafouille une excuse incompréhensible et me remet sur pieds sans qu'il me lâche pour autant. Je vais bien Lieutenant Havoc, vous pouvez me lâche, insistais-je alors qu'il constatait d'un air innocent qu'il me tenait toujours dans ces bras.
- Ouais bon…on sait jamais, déclara-t-il, haussant les épaules en reprenant sa place dans la file de la cafétéria.''
C'est une fois mon plateau à la main, devant les assiettes déjà préparés pour le lunch, que je réalise soudain que je n'ai plus tellement faim… Pourtant, pas moins de cinq minutes avant j'ai bien cru que j'allais m'auto-digérer. Un soupir m'échappe alors que je prends tout de même de quoi me sustenter : un sandwich à la dinde, une salade verte et un jus de pomme le tout que je mangerai sans doute dans une heure ou deux histoire de faire passer cette boule qui ne semble pas vouloir quitter mon estomac. Je ne m'attarde pas plus qu'il ne le faut et retourne à mon bureau, plateau à la main, dans l'espoir que l'appétit me revienne.
Je passe très vite dans le couloir, croisant au passage Yumi qui tente discrètement de remettre de l'ordre dans sa chevelure rousse en sortant du bureau de mon…du colonel Mustang. Elle me sourit timidement, marmonnant quelques mots auxquels je ne porte pas attention alors que je la salue d'un mouvement de tête sans conviction.
Je la plains, la pauvre, si elle savait le nombre de femmes qui passent dans ce bureau, elle ne s'exciterait pas autant à l'idée que l'on découvre sa petite aventure car après tout, qui ne connaît pas la véritable nature du fameux Roy Mustang? Coureur de jupons ou plutôt de jupe pour la plupart bien plus courte que ce que la décence le permettait, il était réputé dans tous les QG pour ne laisser aucune femme indifférente. Ce qui, à mon plus humble avis, n'était pas particulièrement faux quoi qu'il y ait eut des exceptions…de très rares exceptions mais tout de même.
Je vais devoir attendre plus d'une heure et demi avant d'enfin pouvoir avaler un morceau sans que celui-ci ne me roule dans la bouche. J'ai déjà terminé la correction et la mise au propre des rapports de la semaine et compte bien profiter de la fin de ce Vendredi pour me détendre un peu lorsque je vois dans l'embrasure de la porte l'homme a qui je suis très étroitement liée…par profession j'entends.
'' Colonel Mustang, dis-je d'un air surpris en repoussant le reste de mon sandwich que, de toute évidence, je ne parviendrai pas à terminer.
- Hawkeye j'aimerais bien vous parlez dans mon bureau, me dit-il d'un ton détaché et visiblement ennuyé.''
Je tique sans le vouloir et il doit le remarquer parce qu'il me demande si quelque chose ne va pas. Question à laquelle je réponds que j'ai deux ou trois choses à terminer avant de le rejoindre dans le dit bureau. Bien sur, j'ai mentit, je n'ai plus rien à faire depuis près d'une demi-heure seulement, je ne suis pas encore prête à me retrouver face à cet homme que j'ai surpris ce matin encore à faire des galipettes dans son bureau. J'attends un instant qu'il quitte, faisant mine de m'intéresser à un dossier quelconque avant de doucement le reposer avec les autres en soupirant.
Que peut-il bien me vouloir? Remettre en question, encore une fois, le fais qu'il soit mon supérieur et que je ne devrais pas m'acharner ainsi sur lui pour qu'il rende ces comptes au Généralissime? Me donner une mission? Alors pourquoi ne pas avoir convoqué le reste de l'équipe? Et s'il voulais me parler de ce matin… Je me sens soudainement mal et décide de faire une pause toilette avant de me rendre à son bureau. Je m'asperge discrètement le visage avec de l'eau fraîche, tentant d'enrayer cette rougeur que je vois apparaître sur mes joues et regarde franchement mon reflet.
Qu'est-ce qui a bien pu changer depuis quelques jours? Pourquoi est-ce que je me sens si…désemparée tout d'un coup? Il ne s'est pourtant rien passé d'exceptionnel au cours de cette semaine, bien sur, lundi matin le colonel a encore ramené une femme et, comme d'habitude, c'est moi qui l'ai découvert mais…ce pourrait-il que ce soit simplement ça?
Je secoue doucement la tête de gauche à droite faisant s'échapper quelques mèches de cheveux de mon habituel chignon. Pourquoi est-ce que cela semble m'affecter plus que d'habitude? Ce n'est rien de moins que la routine, le bureau, les papiers, Mustang et les femmes…
Je sors enfin des toilettes et me dirige d'un pas lent vers le bureau de mon supérieur, la boule de ce matin revient en force au creux de mon ventre alors que je vois la porte à nouveau fermée. Je frappe trois coups et doit attendre un certain temps avant que l'on vienne m'ouvrir et l'attente me paraît interminable. Aurait-il déjà remis ça? Je me déçois de mettre tant d'importance à tous ces détails qui, de toute façon, ne me regardent aucunement.
La porte s'ouvre enfin et je ne peux pas retenir le mouvement de recul qui me prends en distinguant la pénombre qui règne dans la pièce, m'attendant à voir quelqu'un d'autre dans la pièce mais il n'y a définitivement que lui. Le colonel me regarde d'un drôle d'air en plissant les yeux comme s'il attendait que je lui explique la raison de ma venue et je reconnais facilement à ses traits légèrement crispés et l'éclat hagard de ses yeux qu'il vient sans doute de se réveiller. Un soupir m'échappe; voilà comment l'illustre FlameAlchimiste réduit ces journées de moitié, une partie de jambe en l'air le matin et à peine dix minutes sans surveillance qu'il s'endort.
'' Vous vouliez me parler, Colonel, lui rappelais-je alors en tentant de contrôler l'irritation dans ma voix, je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi je m'énerve ainsi.
- Hein…euh…ah oui, se souvient-il avant d'ouvrir plus grande la porte et me permettre d'entrer; ce que je fais en allumant les lumières, c'est le jour quand même.
- Donc, reppris-je le plus calmement possible en m'asseyant dans un des fauteuils face à son bureau et attendant la réponse qui prendra de longues minutes à arriver.
- Je voulais savoir ou en étaient les recherches d'Edward Elric.
Je mets un moment à comprendre qu'il pose sérieusement la question. Edward? Mais comment le saurais-je, nous ne nous croisons pour ainsi dire jamais et puis, n'est-il pas sous la tutelle du Colonel justement? Il devrait être plus au courant que moi. Je m'exprime à voix haute, cachant de mon mieux la surprise face à une telle question.
- Colonel je…ne crois pas être en mesure de vous renseigner. Il se trouve que le jeune Elric n'est pas sous ma responsabilité, lui dis-je en faisant de mon mieux pour que mes paroles ne soient pas interprétées comme un reproche à son égards.
- Je le sais très bien, me répond-il, c'est justement pour cette raison que vous l'accompagnerez lors de son prochain voyage.
- Pardon?
J'ai du mal entendre, je ne comprends pas ce soudain intérêt pour le FullMetal et de toute façon, pourquoi moi?
- Puisque je ne peux être à deux endroits à la fois, vous accompagnerez Edward lors de son prochain voyage à Resembool, ça ne prendra que deux jours, et reviendrai me faire votre rapport avant la fin de la semaine, explique-t-il d'une voix qui ne me laisse aucune possibilité de répliquer.
- Oui mon Colonel, répondis-je simplement, après tout, il était mon supérieur donc obligatoirement je me devais de lui obéir même si je trouvais injuste qu'il me désigne spécialement pour cette tâche qui, il le sait fort bien, ne requerrait qu'une surveillance légère à l'endroit du blondinet.''
Je n'ajoute rien de plus, de toute façon, je n'ai pas le droit car c'est un ordre. Je me lève du fauteuil, salue l'homme assis devant moi avant de tourner les talons et de doucement refermer la porte derrière moi. Mon ventre se serre étrangement à la pensée que j'aurais pu, tout comme Yumi ce matin, sortir tout décoiffé du bureau mais je me reprends rapidement. Roy Mustang est un homme à femme, un coureur donc, pas un homme pour moi et même si c'était le cas…
'' On ne mélange pas travail et privé, dis-je tout haut sans même m'en rendre compte comme si le fait de penser à voix haute me convaincrait d'y croire davantage.
- Dommage, moi qui voulais vous inviter à prendre un verre, déclare une voix dans mon dos.
Je me retourne brusquement pour dévisager Havoc qui est nonchalamment appuyé contre le mur du couloir, son éternelle cigarette à la bouche. Je dois avoir un air affreux car il pouffe de rire en me disant qu'il réussira bien un jour à me faire accepter avant de lentement s'éloigner dans le couloir. La porte du colonel s'ouvre soudain et une force invisible me pousse alors à faire quelque chose d'inattendu.
- Havoc, le rappelais-je en faisant quelques pas vers lui, coupant outrageusement le chemin que semblait vouloir prendre le Colonel et me lance. Je veux bien…prendre un verre ce soir.''
C'est sortit tout seul. Je serais bien revenu sur ma décision, expliquer gentiment à Havoc que je n'étais pas très bien et que j'aurais préféré reporter ça à un autre soir, jamais sans doute, mais la surprise qui passa momentanément sur le visage du Colonel me fit revenir sur ma décision.
Je lui souris timidement avant de le planter là pour rejoindre le lieutenant qui trépignait d'impatience comme un gamin à l'idée d'aller voir le père Noël. Et ce devait sans doute vraiment être le cas puisque Havoc venait de recevoir un merveilleux cadeau de ma part; un rendez-vous.
