L'étoile du recommencement: L'année du blaireau
Note auteur: Ceci est la suite de 'l'étoile du recommencement: l'année du rat'.
J'espère que vous l'aimerez autant.
Merci à 3lle pour avoir lu et corrigé ce que je n'avais pas vu. Et par cet effort avoir rendu l'histoire plus 'lisible' et donc plus belle.
P.S: bien que j'espérais mettre en ligne l'histoire finie, les circonstances de la vie font que je voulais mettre les premiers chapitres en hommage d'une amie qui a choisie de ne plus vivre. Donc pour elle et tous ceux qui n'ont plus la force de rester... leurs mémoires elles ne sont pas oubliées.
En conséquence je crains que mon énergie pour écrire me fasse défaut ces deux dernières semaines alors je serais en retard pour toutes mes histoires.
o
o
o
S/H
o
o
o
chapitre 1
Alexandre se réveilla d'un cauchemar comme il lui arrivait souvent. Quand il faisait ce rêve il appellait toujours l'elfe Egal et se laissait border par la créature qui lui chantait une berceuse elfe faite de murmures. Egal était son ami, son protecteur, son veilleur. L'elfe avait, après tout, fait disparaître l'homme qui l'avait agressé. S'il n'avait pas eu Egal, s'il n'avait pas eu Severus, Alexandre se serait laissé emporter par sa magie lorsqu'elle s'était retournée contre lui après le viol. Il aurait accepté la destruction de ce corps qu'il haïssait pour sa faiblesse... sale, si sale. Partir loin, finis les attentes écrasantes et l'absence d'amour, finies les blessures et les larmes.
Mais avec ce dernier mot qu'il s'était laissé prononcer dans son désespoir, il avait sans s'attendre à être entendu appelé l'elfe Dobby. Et l'elfe qui avait souvent provoqué des catastrophes en essayant de le sauver dans sa seconde année, était venu et l'avait porté auprès de la seule personne que Harry Potter aurait jamais accepté de laisser approcher dans cet état. L'infirmière de l'école avait les compétences nécessaires pour le soigner en général, mais il ne lui avait jamais fait part de son vrai visage, de son véritable vécu chez les moldus. Elle réparait le corps. Mais l'âme de Harry elle ne pouvait l'atteindre. Comment Dobby avait-il senti que Severus Rogue, maître de potion haïssant l'enfant de James Potter, était le seul dont Harry supporterais l'attention en ce moment?
Il est dit que la magie réagit aux émotions. De ces réactions naissent les accidents magiques des enfants, ou les grandes explosions magiques quand les adultes sont désespérés ou enragés. A cette seconde, seul et nu dans une ruelle, le corps et l'âme déchirés, Harry avait inconsciemment deux êtres en pensées: l'elfe Dobby qui avait si souvent et étrangement voulu le protéger, et le seul adulte ayant assuré cette protection efficacement. Pas Dumbledore qui l'avait placé chez les Dursley, Pas Minerva qui n'agissait envers lui que comme un professeur avec son élève, pas Poppy qui ne le voyait que pour des blessures déjà infligées... Personne d'autres que Severus Rogue qui sa première année avait tenté d'arrêter les agissements louches du professeur Quirrel, qui avait d'un sort empêché le balais ensorcelé de Harry de se cabrer plus et de le mener vers une chute certaine... Severus Rogue était le seul. Et parce que l'homme le détestait tant, Harry était sûr de ne pas voir de pitié dans ses yeux, de ne pas voir plus de haine ou de dégout que l'homme avait déjà envers l'enfant. Et en tant que maître de potion il avait sûrement des potions pour le guérir. Même si dans cette seconde de réflexion inconsciente il ne voulait que s'endormir et ne jamais se réveiller, il voulait aussi que la douleur cesse par tous les moyens possibles. Peut-être Rogue pouvait-il arrêter la souffrance. Harry n'avait pas prévu de recevoir en plus des potions, une famille instantanée. Il ne savait pas à ce moment là, veillé par Severus, que sa magie était en train de le tuer. Il ne l'avait appris que plus tard. Il savait seulement qu'il détestait Harry Potter parce que ce jeune sorcier était délaissé, détesté, utilisé, regardé et jugé, chaque seconde de sa vie. Il était blessé et usé. Il appartenait au monde sorcier, littéralement: il n'avait aucune liberté. N'avait eu aucune joie jusqu'à ce qu'il se trouve des amis sa première année à Poudlard, son seul bonheur avant d'être jeté au milieu des loups et des épreuves.
Harry avait bu la dernière potion sans savoir ce qu'elle pouvait faire exactement, pour lui elle n'était qu'un remède de plus contre sa peine. Entendre Rogue parler d'adoption, de changement d'ADN... devenir quelqu'un d'autre par magie. Ne plus être Harry Potter. Voilà tout ce qu'avait pensé l'enfant. S'il n'était plus Harry Potter il cesserait d'avoir aussi mal. Il avait eu raison. La souffrance était encore présente dans ce corps modifié pour lui donner le sang de son nouveau père. Sa magie hors de contrôle avait interagi avec la potion. Et même si la potion pouvait faire de lui un être nouveau, elle ne pouvait lui donner la santé qu'il avait perdu après cet évènement atroce. Son corps serait handicapé et limité. Mais il serait vivant et lié à quelqu'un qui avait pris cette décision, qui avait voulu de lui pour famille malgré son impureté, malgré son identité, malgré les risques. Quelqu'un qui avait guérit une grande part de sa douleur. A ce jour l'ancien Harry n'aurait pu dire ce qui était passé par la tête de Rogue. L'ancien Harry n'aurait vu que le professeur sévère et partial, celui qu'il devait éviter coûte que coûte.
Mais Alexandre lui, le fils de Severus, ayant vécu avec lui toute une année, ayant survécu pour ce lien qu'il avait voulu comprendre, pour cet homme qu'il ne pouvait abandonner après qu'il l'ai tant aidé, après qu'il ai fait ce choix qui le mettait en danger si le secret était jamais découvert. Alexandre avait voulu comprendre la décision de l'homme. Mais surtout, il avait voulu savoir ce que c'était que d'avoir un père, une famille. Il voulait connaître cette liberté que les autres enfants possédaient. Il voulait savoir ce qu'était la vie quand on n'était pas Harry Potter. L'existence hors du moule du sauveur. Autant dire qu'il avait survécu par curiosité et par peur. Peur de se retrouver seul à nouveau après avoir été tenu par un autre humain, après avoir confié sa vie à un autre. Seul et froid loin d'ici. Le sommeil n'avait pas autant de charme après avoir eu quelqu'un pour vous tenir la main et vous réchauffer de quelques mots, de quelques gestes. Severus Rogue pouvait être un refuge. Il avait donné son autorisation de devenir ce refuge l'instant où il avait adopté Harry Potter et fait naître son fils Alexandre. Alors Alexandre s'était accroché, et avait survécu.
Egal avait été un cadeau. Et un acte de la part de Severus qui lui avait gagné toute la confiance de l'enfant. Egal avait été l'elfe Dobby, et avait était adopté sous la même potion changeant l'ADN par un vieil elfe qui les avait aidé. Un elfe qui avait libéré Harry de sa cicatrice en forme d'éclair et de la magie noire derrière elle. Personne n'aurait pu par la suite deviner l'identité passée d'Alexandre sans la marque disparue sur son front.
Alexandre pensait souvent à cette journée un an auparavant. Surtout quand il sortait d'un rêve mémoire plein de toutes les douleurs de son ancienne vie. Alors, la présence d'Egal, gardien de tout son être, venait le veiller et le son de sa voix, la sensation de sa petite main sur son front, le poussaient dans un sommeil reposant et sans peur. Comme ce soir. Et le cauchemar disparaissait entre les bras du petit elfe de maison. Et Alexandre fermant les yeux s'endormait enfin.
Et au matin, repoussant l'ombre pour ce qu'elle était justement: une ombre du passé. Alexandre se levait et vivait sa journée comme si elle ne se reproduirait plus jamais. Profitant de chaque seconde et de chaque découverte, de la chaleur d'un père et de l'amour d'une famille. L'enfant apprenait à vivre une existence libre. Il nourrissait cette curiosité qui l'avait fait survivre. Et en aimait chaque instant. Car entre douleurs physiques et mémoires noires, il lui était offert la preuve que l'amour existait et qu'il était digne de le recevoir comme tout être vivant. Et chaque journée était une preuve de plus que la vie méritait d'être vécue pour obtenir ce bonheur tant recherché. Alexandre savait que la peine ne disparaîtrait jamais entièrement. Comme il savait qu'avec la force et l'espoir que son entourage lui donnait, il pouvait vivre un jour de plus jusqu'à la fin des jours de sa vie.
Et pour cela, il acceptait les joies et les larmes à égalité.
Note auteur: pour 3lle: j'espère ne pas rater les erreurs que tu as souligné en corrigeant mais on ne sait jamais. Merci encore. P.S: certaines fautes restes comme quand je mets 'avoir apparus' au lieu 'd'être apparus'. C'est un débat avec l'utilisation de l'apparition comme moyen de transport et non comme arrivée soudaine dans un lieu...
