Disclamer : Stargate appartient à la MGM

Il avait d'abord cru à un simple fantasme, un de ceux qu'une nuit suffit à satisfaire. Il y avait de quoi après tout : elle était belle, maligne et avait du caractère. Il avait cependant rapidement déchanté. Elle faisait plus que l'attirer physiquement, il la désirait infiniment plus que ces femmes qu'on ramenait chez soi et dont le prénom vous échappait le lendemain matin.

C'était devenu une évidence lorsqu'elle lui avait fait la cour à la manière d'une femme des cavernes : une nuit de débauche avec Sam Carter ne lui suffirait pas, elle méritait bien plus. Pourtant il avait laissé traîner les choses, préférant s'abriter derrière le règlement que d'affronter ses sentiments. Et il les avait tellement laisser traîner qu'il avait presque réussi à l'oublier, à croire qu'elle n'était qu'une amie.

Mais ça lui était revenu comme un boomerang.

Bien sur il se doutait qu'un jour elle rencontrerait un homme, un qui soit digne de l'aimer, et qu'elle envisagerait de fonder une famille. Mais il ne pensait pas que cela lui ferait si mal. A chaque fois qu'il la voyait sourire ou rêvasser il ne pouvait s'empêcher de penser à l'autre, celui qui la rendait heureuse. Alors son cœur cessait de battre, sa vue se brouillait et ses poumons s'enflammaient.

Fort heureusement, son visage restait impassible. Il n'y avait pas à dire, il était doué pour paraître.

Il avait même réussi à rester de marbre lorsqu'elle lui avait annoncée ses fiançailles. Pas autant qu'il l'aurait souhaité puisque, l'espace d'une demie seconde, son regard avait été celui d'un homme blessé qui prie pour qu'on l'achève, celui d'un homme qui voit son monde s'écrouler à ses pieds. Mais ce regard avait rapidement laissé la place à celui du militaire, froid et impassible ne laissant pas transparaître ses émotions.

Depuis lors il contrôlait le moindre de ses gestes. Essayant de ne rien changer à ses habitudes : ne pas l'éloigner de lui dans l'espoir illusoire de moins souffrir le jour fatidique et ne surtout pas tenter de profiter un maximum de leurs derniers instants car la séparation n'en serait que plus dure et il n'était pas masochiste.

C'est ainsi que le temps passé à la base avait finit par lui peser : la savoir si proche de lui, mais si inaccessible le rendait dingue. Et pourtant, il n'avait jamais été aussi présent à la base. A croire qu'il avait bien un p'tit côté masochiste finalement.

Mais cette situation n'était pas tolérable; pas pour Jack O'Neill.

D'une manière ou d'une autre il devait mettre fin à tout cela. Et comme sa volonté semblait lui jouer des tours lorsqu'il était question de Samantha Carter, il allait revenir à la bonne vieille méthode.

Après tout avant de rencontrer Sarah il avait été un coureur et, aller savoir pourquoi, il avait eu pas mal de succès. A croire que les femmes, malgré ce qu'elles en disent, aimaient à s'encanailler avec des vauriens.

Il lui suffisait de redevenir ce séducteur insolent et sur de lui pour tourner la page Samantha. S'enivrer avec d'autres femmes n'était peu être pas une idée brillante mais peu importe, personne ne le saurait. Il n'était pas du genre à se vanter de ses conquetes.

Ce soir il traînerait et ne rentrerait pas seul.

Et cette opération se répétera autant de fois que nécessaire. Toujours avec une femme différente, toujours une aventure sans lendemain.

Jusqu'à ce qu'il soit près pour autre chose.

Fin