L'envol des démons.

Explication du titre : Les démons dont je parle ne sont pas forcement visé que sur les démons Ichibi et Kyûbi. Il y a d'autres sortes de démons qui nous hantent. Ceux du passé.

Résumé : Les démons du passé peuvent disparaitre un jour ? Un récit d'aventure et d'amour, portant sur une certaine recherche du bonheur, du moins un minimum. Un Gaara tourmenté qui sera le personnage principal de cette histoire et une Hinata trop discrète et renfermée pour ne pas cacher un lourd secret dont elle n'avait elle-même pas conscience.

C'est donc une fiction sur Gaara x Hinata

Les personnages appartiennent évidemment à Masashi Kishimoto.

Je ne sais pas encore si je vais créer de nouveaux personnages.

Chapitre 1 : Souffrance.

Elle le rongeait petit à petit, cette solitude ingrate qui lui était affligée. Il ne la mérite pas, il ne lui avait jamais demandé de venir s'installer en lui. Elle était venue d'elle-même sans même prévenir, comme si c'était une évidence. Comme s'il était destiné à être seul errant dans les rues de Suna sous une lune flamboyante contrastant violemment avec le ciel couleur d'encre.

Cette nuit n'était pas une exception. Il était près de deux heures du matin et tout semblait désert, vide. Pas un souffle de vie, de joie ou même de tristesse. Seul le bruissement du sable mélangé au vent s'engouffrait avec habilité dans toutes les rues.

Le son de ses pas était presque imperceptible, il faisait en sorte de veillait sur le village endormi sans pour autant éveiller un soupçon quelconque. Paradoxalement, il l'aimait ce village. Seulement, c'était le village qui ne l'aimait pas. Il avait eu le grand malheur de porter en lui ce démon du sable qui faisait de ses nuits, des nuits sans sommeil possible… Sans rêve. Juste des mots durs résonnant encore dans son cerveau avec l'effet d'une bombe nucléaire.

« Monstre ! »

« Disparait ! »

« Allons nous en, il est probablement dangereux… »

Enfance décadente qu'il aimerait oublier. L'effacer de sa mémoire. Écrire son passé sur un papier, le chiffonner, l'arracher, le brûler, pour enfin en ramasser les cendres et les faire disparaitre dans le ciel, parmi les étoiles. Mais il savait que cela était impossible et qu'il fallait qu'il vive avec, il avait beaucoup grandit depuis. Seulement du haut de ses quinze ans, il ne savait toujours pas comment se sortir de cette profonde solitude dans laquelle il s'était plongé…

Elle le rendait malade, au point qu'il partait parfois dans des délires disproportionnés lorsque que la colère contenue en lui était trop forte. Colère qui venait de nulle part à proprement parler. Comme si il en avait comme le monde entier. Il était fort probable que cette colère soit celle D'Ichibi, cet affreux démon, mais il savait pertinemment qu'il y avait une réel parti de lui qui était en colère. Solitude rongeuse, dévoreuse. Elle était vorace et dévorait son cœur qui aux yeux des autres était inexistant. Les autres voyaient en lui juste le démon. Rien d'autre. C'est ce qui l'avait plongé dans ce mutisme. Il était devenu, froid, inabordable et complètement passif à ce qui pouvait se passer autour de lui.

Il l'était même envers Temari et Kakuro, sa sœur et son frère. Pourtant il les portait dans son cœur. Seulement, son attitude ne pouvait pas changer comme ça, il avait compris beaucoup de chose depuis son combat contre Naruto – qui restera probablement à jamais dans sa mémoire. Il pouvait affirmer que c'est le seul ami qu'il avait réellement. Pourtant il l'avait quitté comme s'ils étaient ennemi, et depuis ils ne s'étaient jamais revu. Sa vision des choses avait changé. Il savait à présent qu'il fallait se battre pour protéger les personnes que l'on aimait et que c'était la seule chose qui nous rendrait bien plus puissant que tous les autres. Contrairement à avant, il ne vivait plus pour sa propre existence, ce n'est pas ce qui le rendrait puissant et il en était conscient.

Mais, ce n'était pas pour autant que tous les gens s'étaient retournés vers lui. Après tout c'était eux qui l'avaient rejeté et rendu comme il était maintenant. Il avait mal. Au plus profond de lui, il avait mal comme il n'était pas permis d'avoir mal. C'était une douleur enfouie, et lui-même n'arrivait pas à la discerner. Qui était-elle ? D'où venait-elle ? Et pourquoi n'apparaissait-elle qu'à certain moment ? Car oui, il ne la ressentait pas tout le temps, c'était même plutôt rare. Seulement quand elle était présente c'était tel un feu brulant qui décimait sa poitrine et embrasait ses poumons. C'était une douleur à en avoir des convulsions, à se tordre sur le sol tellement la douleur lui ébouillantait le thorax. Mais il ne bougeait pas d'un cil. Il restait impassible. Tout restait à l'intérieur. C'était la bataille qu'il menait contre lui-même sans connaitre les raisons de cette guerre. Tout se déchirait.

« Tortueuse douleur disparait de mon corps meurtris par tes épines venimeuse.

De mon âme tu ne tireras rien que des larmes invisibles pour l'univers.

Contente-toi de cette vie que tu me fais vivre, tellement monstrueuse. »

Derniers vers écrient sur un cahier, inconnu de tous où il enfouissait ses plus profondes souffrances. Personne ne saura. Personne n'avait à savoir. Cela leur ferait trop plaisir.

Il soupira, oubliant tout ce qu'il avait pu penser depuis le début de la soirée et se dirigea vers un arbre dénué de son habit vert et s'y allongea. Il avait un toit sous lequel vivre, seulement il se sentait mieux dormir entre les bras de dame nature que dans cette maison dans laquelle il se sentait particulièrement oppressé surtout en la présence de son père.

Il ferma les yeux et ce n'est que quelques minutes plus tard que la nuit l'emmena dans ses entrailles. Ils revoyaient toutes ses scènes dont il était lui même l'acteur principal. Son enfance et tout le mal qu'il avait pu faire et qu'il faisait encore parfois contre son grès. Ces images lui torturaient l'esprit et le rendait complètement dingue. Sa respiration haletait, ses yeux s'ouvrirent brusquement... Il l'avait presque oublié : Il ne pouvait pas dormir.

Pendant ce temps, bien plus loin de là, une ombre franchissait la porte de Konaha, dans l'espoir de dire Adieu à ce village qui ne lui manquerait probablement pas. Une fois de plus trop de souffrance était encré dans ce corps. Elle regarda l'horizon, noire illuminée des milliers de petites étoiles. C'était un temps parfait pour partir et définitivement. Du haut des remparts de Konaha personne ne vit cette ombre courir plus vite que le vent, de toute façon personne ne la voyait jamais.

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A suivre...