Cette fic n'est pas spécialement une fic sérieuse et/ou avec du suspense. Ah mais pas du tout, enfin quasiment pas quoi. C'est juste de la merde comme ça parce que les body swaps c'est vachement drôle quand même. Vwala. Sinon, comme d'hab, j'emmerde les genres donc j'ai mit n'importe quoi.
De base ce chapitre faisait cinq mille mots et quelques. Bon j'ai coupé en deux, donc voilà la première partie ! :D Effectivement, il y a l'introduction de beaucoup de personnages qui n'était encore jamais apparu ou très rapidement, donc bon voilà. Ça peut paraître brouillon sur qui est qui, mais c'est voulu. C'est du body swap, tout le monde s'embrouille et puis voilà. (Best explication ever)
Hashtagtitredel'inspiration
Il se redressa, la tête dans le pâté. Il se passa une main sur la figure. Il avait dû encore perdre ses lunettes de soleil pendant la nuit. Pff, il faudrait vraiment qu'il pense à les enlever avant d'aller se coucher…
Cancùn se leva, jetant un rapide coup d'oeil à la masse qui dormait dans le lit. Wichita ronflait encore comme un gros bébé. Il soupira avec un sourire, rejoignant la salle de bain en traînant des pieds. Tiens il ne se souvenait pas que la poignée était de ce côté là… Oh putain, il devait être encore endormi.
Il entra dans la salle de bain et chercha, comme d'habitude, le gel sur le bord du lavabo. Pour une fois, il n'avait pas sa tignasse blonde qui lui tombait devant les yeux. D'habitude sa frange finissait toujours par revenir voiler son regard à chaque fois qu'il n'y avait plus assez de gel pour la retenir en arrière.
Bah.
Il ouvrit la bouche pour regarder ses canines en entendant Wichita arriver derrière lui et coller ses hanches contre les siennes, embrassant sa nuque. Il ne se souvenait pas qu'il était aussi grand… Et qu'il ne portait pas de sous-vêtements pour dormir. Ni que ses canines à lui n'étaient plus des prothèses en or.
Cancùn hurla en ouvrant grands les yeux.
Cette… Cette personne en face dans le miroir, ce n'était pas lui. C'était un jeune homme aux cheveux bruns et aux yeux olive, la peau pâle comparée à la sienne habituellement.
Il fit volte-face, façant le titan blond qui le fixait avec des sourcils froncés. Première règle, ne pas baisser le regard. Parce qu'il passerait pour une tapette et, surtout, parce qu'il était totalement nu. Il ne voulait surtout pas voir ça maintenant.
D'un coup, le mexicain se retrouva projeté contre le mur, tenu par la gorge à plusieurs centimètres du sol. Il poussa un gémissement de surprise et de terreur étranglé, lisant avec facilité la haine folle dans les yeux mordorés de son interlocuteur.
« Écoute moi fils de pute, je sais pas ce que tu fais dans le corps de mon copain, mais tu as intérêt à remettre les choses en place maintenant sinon je vais buter tous ceux que tu aimes. Tous, et je te laisserais le plaisir de les voir être tuer à petits feux sous tes yeux. »
Il le relâcha et attrapa une serviette pour se la nouer autour des hanches. Ses yeux brûlaient d'une lueur effrayante qui donnait des frissons à Cancùn.
« Ton nom.
— Cancùn.
— Dijon. »
Ils retournèrent dans la chambre et le français lui colla des vêtements dans les bras avant de le mettre à porte. Le mexicain était totalement perdu et, pars totalement, c'était peu dire. Il s'habilla en répétant les événements de la veille dans sa tête, ne trouvant pas ce qui différenciait de son quotidien et avait pu l'entraîner jusque là.
Il enfila son tee-shirt et aperçu la tâche rouge pâle, brune, sur le bas.
Oh putain, ça c'était pas du ketchup... Il était tombé chez des tarés et il allait mourir.
Le grand blond entra dans la salle de bain sans toquer, habillé et peut-être un peu moins furieux. Un tout petit peu.
« Ton numéro ?
— Quoi ?
— Ton numéro de téléphone. J'espère que Bayonne est dans ton corps. »
Ça ne sonnait, étrangement, pas comme une menace mais plutôt comme une prière formulé à haute voix, en supposant que Bayonne était le nom de son petit ami. Ce qui indiqua au mexicain que l'autre ne lui ferait directement aucun mal tant qu'il serait dans ce corps... C'était mieux que rien, non ?
C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent tous les deux dans le salon, Dijon le téléphone contre l'oreille et Cancùn priant pour qu'on réponde vite. Ce gars lui filait une frousse terrible.
« Wichita, Kansas.
— Dijon. Où est Cancùn ?
— Uuh, je ne parle pas français.
— Où est Cancùn ?
— Mon petit-copain ? Je sais pas, il est sûrement encore entrain de dormir. En tout cas, la dernière fois que je l'ai vu, c'était le cas. »
La bourguignon raccrocha subitement, le regard sombre. Merde.
L'autre pencha la tête sur le côté, le regardant en attendant de savoir de quoi il en retournait. Fils de pute d'usurpateur. Si il pouvait, il le torturait, le ferait souffrir comme il était impossible de l'imaginer, et jamais il ne mourrai. Jamais.
Personne ne touche Bayonne. Et surtout pas un mec comme lui.
« Alors ?
— Si il avait été dans ton corps, il serait déjà réveillé. »
Long silence. Mais qu'est-ce qui se passait ?
« Comment ça se fait que tu parles couramment français alors que ton petit ami pas ? »
Il haussa les épaules.
« Facilité scénaristique. »
Il repoussa la jeune femme, lui faisant une prise qui pouvait s'apparenter à du catch si il y avait eu une certaine forme de théâtre ici. Il se redressa, la regardant chercher son souffle en le fixant avec des yeux presque effrayés.
Il ricana, remerciant mentalement son mini-lui de lui avoir appris le catch. Et Dieu que ce gosse était bon à jouer la comédie… Il était loin d'être aussi fort que Stamford en lutte, mais il n'était vraiment pas mauvais.
Bon. Présentement il y avait plus important que ça. Par exemple, pourquoi il n'était ni chez lui, ni dans son corps et pourquoi cette salope avait pratiquement essayé de le violer. Il posa son pied sur sa cage thoracique.
Il n'avait strictement aucune idée de la force de ce nouveau corps. Si il était plus grand, il était très mince. Habituellement, malgré son mètre cinquante quatre, il était plutôt musclé et aurait put lui détruire la cage thoracique sans difficulté. Ne jamais sous-estimer un basque, jamais.
« Alpes ! T'es taré ou quoi !?
— Oh non ma salope, Bayonne.
— Quoi ?
— J'en sais autant que toi sur ce que je branle là, et crois moi, plus vite je me serais cassé loin de toi, mieux ce sera. »
Il s'éloigna en ouvrant la penderie. Putain, il était tombé sur un pédé qui dormait en pyjama… Non mais c'était quoi ce bordel ? Il enfila sans pudeur des vêtements devant la jeune femme et quitta la chambre à la recherche d'un téléphone. Il devait appeler Dijon. Elle le suivit.
« Je suis Maine-et-Loire.
— Je m'en branle. Où est le téléphone ?
— Dans le salon. Je suis la fille d'Anjou. »
Le basque se tourna vers elle et soupira avec agacement. Il n'aimait vraiment, vraiment pas ce corps et elle l'exaspérait.
« Fout moi la paix si tu veux pas que je te disloque la colonne vertébrale. »
Elle ne cessa pas de le suivre mais au moins se tut.
Bayonne se précipita dans le salon, saisissant le fixe avant de s'asseoir sur la canapé en composant son propre numéro. On répondu immédiatement, comme il l'avait prévu.
« Dijon ! C'est moi ! »
Il entendit un soupir de soulagement suivi d'un claquement de porte et d'un bruit de draps froissés.
« Je t'aime.
— Moi aussi.
— Tu es où ? »
Maine-et-Loire lui donna sa localisation qu'il répéta à son amant avec un sourire amoureux. Elle fut presque surpris de le voir aussi tendre vu la façon dont il avait agis avec elle.
« Je rentre à la maison tout de suite. On gérera tout ça dès que je serais là.
— Dépêche toi, tu me manques.
— Toi aussi. Je t'aime. »
Il raccrocha et se leva d'un bond en jetant le téléphone sur le canapé.
« Alpes-de-Hautes-Provences, il a des chaussures et une voiture ? »
Il se leva et tituba jusque dans la cuisine, se heurtant à quasiment tous les murs en se dandinant. Mais pourquoi est-ce qu'il avait mal à cette endroit là ? Ça n'avait strictement aucun sen- Ou alors si, Maine avait dû faire des choses bizarres sur lui pendant son sommeil. Il frissonna en trouvant finalement la cuisine en évitant de peu de se prendre encore un mur.
Il y avait quelqu'un dans la cuisine. Quelqu'un qui lui disait vaguement quelque chose même… Zut mais qu'est-ce que Maine avait encore fait ?
L'étranger se leva et le bloqua contre le mur.
« J'ai annulé tous tes rendez-vous, aujourd'hui tu restes là et on baise. »
Il finit par le reconnaître. Ronchamp. Enfin, Ronchamp n'était pas agressif comme ça et n'avait pas une voix aussi grave… Là on aurait dit Maine en manque. Peut-être pire, Maine ne lui aurait jamais prit toute la journée pour l'amour. Ils n'avaient pas énormément besoin de faire ça, surtout lui, mais elle se contentait normalement de seulement une à deux fois par semaine pendant quinze, vingt minutes.
« Heu, Ronchamp, qu'est-ce que tu fais là ?
— Je sais pas à quoi tu joues sale merde, mais ton cul de salope n'échappera pas. »
Le ronchampois lui mordit violemment la lèvre inférieure jusqu'à sentir son sang dans sa bouche. Mais il comprit que quelque chose n'allait pas en entendait un cri de douleur mêlé de peur à la place d'un gémissement excité de plaisir mal contenu. Il se recula, les yeux pleins de surprise et, surtout, de peur. Bordel de merde.
« Je-Je… »
Oh putain. Oh putain. Quelqu'un d'autre que ce sale con de Chaux-de-Fonds l'avait vu hors de son personnage. Oh putain de bordel de merde.
Il lui mit un coup de boule. Et il tomba, inconscient.
Ronchamp le regarda longuement, la peur au ventre. Son rôle il y tenait, il ne fallait qu'on découvre qui il était vraiment, sinon… Oh mon Dieu, non, il ne voulait même pas imaginer.
Soudainement il se mit à respirer très fort. Putain, non, il allait pas faire une crise d'asthme maintenant alors qu'il en avait plus eu depuis qu'il n'y avait plus de mines en fonctionnement dans sa ville. Il avait un mal de chien à respirer et son coeur battait très vite dans sa poitrine. Il tomba à genoux, les larmes lui montant aux yeux. Oh que si, il était totalement entrain de faire une crise.
Il se remit debout, les jambes flageolantes, essayant de respirer du mieux qu'il pouvait. À l'époque des mines, il avait prit l'habitude de faire des crises et, des fois, de carrément s'étrangler à ne plus pouvoir respirer du tout quand il y avait un coup de grisou. Mais à l'époque il ne vivait pas encore ici. Il ne savait même pas si il y avait de la ventoline dans cette putain de baraque. Peut-être, tout là haut, dans la salle de bain.
Il se mit à penser à Saint-Étienne qui était gravement asthmatique et qui avait gardé de très nombreuses séquelles après l'abandon des mines. Ou la fois où Courrières s'était mise à cracher du sang en toussant, putain, ce jour là mille cent personnes étaient mortes. Et lui qui se croyait débarrassé depuis qu'il n'y avait plus de mines en fonctionnement.
Putain, il allait mourir.
Il regarda l'homme en face de lui. Tous les deux avaient la vague impression de se connaître, mais ils n'en savaient encore rien vu qu'aucun des deux n'avait décliné son identité à l'autre. Tout ce qu'ils savaient pour l'instant c'était que c'était le bordel.
« Qui êtes vous à la fin ?
— Toi d'abord. Je te rappelle que tu es dans le corps de mon copain, pas l'inverse. »
Il soupira et lui tendu dignement la main.
« La Chaux-de-Fonds, ville suisse du canton de Neuchâtel. Je suis surtout connu pour être la ville d'origine du Corbusier et pour mon horlogerie. »
L'autre sourit et lui serra la main avec entrain.
« Latium, plus meilleure des régions d'Italie. »
Ah, mais tout s'expliquait. Ils étaient tous les deux connus..! Ah, les grands esprits se rencontrent... Même si le suisse avait la nette impression d'être supérieur en tout point à son interlocuteur. Rien que sa nationalité faisait de lui une sous merde.
« Et donc vous dites que je me trouve dans le corps de..?
— Bourges. Mon copain.
— Hmm. En parlant de copain, serait-il possible que j'appelle le mien ?
— Ah, euh, oui. »
Latium se leva et partit chercher le fixe qui devait traîner sur le meuble d'entrée, à plusieurs mètres de son socle. Il n'était pas franchement très doué en rangement, mais habituellement son berruyer l'aidait à ranger en l'engueulant pendant qu'il ramassait ses slips dans la salon "faute de meilleur endroit où les mettre".
Il finit par trouver le téléphone derrière le vase et retourna dans la cuisine, le tendant à l'invité dans le corps de son petit ami. Il le remercia et composa son propre numéro en s'éloignant de l'italien. Il n'avait pas vraiment envie que ce petit con entende leur discussion. Heureusement, celui-ci eu la présence d'esprit de ne pas le suivre.
Il entendit la tonalité une courte minute avant qu'on ne décroche.
« Ronchamp, c'est moi, je-
— Heu, excusez-moi mais ce n'est pas Ronchamp.
— Bourges ?
— Alpes-de-Haute-Provence. »
Chaux-de-Fonds soupira en grinçant des dents. Pourquoi Ronchamp avait-il laissé ce gamin répondre à sa place ?
« Je suis la Chaux-de-Fonds, son colocataire.
— Et son petit ami, non ? »
Merde.
Quelque chose était arrivé. Quelque chose de mauvais.
Sa voix durcit presque sans qu'il s'en rende compte.
« Il t'a confondu avec moi ?
— Oui. Quand il s'en est rendu compte il m'a assommé, et je crois qu'il a fait une crise d'asthme avec le stress. Il est encore inconscient mais je crois qu'il va bientôt revenir. »
Il devait y aller et s'occuper de lui. Il savait son français capable de se débrouiller seul, mais il aurait aimé être là pour son réveil. Peut-être que si il prenait le train maintenant… Quoique ses grévistes de français devaient bien ralentir leurs trains. Rien à voir avec ceux de la Suisse.
« Un conseil, va t'enfermer dans la salle de bain le temps que j'arrive.
— Qu-Quoi !?
— Fait le. Et prend la pioche dans le grand coffre dans le salon. Il est capable de défoncer la porte avec. »
Il raccrocha en soupirant.
Ronchamp aurait put lui faire n'importe quoi à son réveil. Même si il était plus petit que lui d'une quinzaine de centimètre, il était capable de le violer ou de le tuer.
Total headcanon que les représentants de villes/régions/etc miniers sont asthmatiques. Voilà, je pose ça sur la table. Vous en faites ce que vous voulez !
