Histoire d'Icarus Aurora

Shen x Akali

« Ninjas, nous en avons fini pour aujourd'hui. Vous pouvez revenir à vos chambres ou finir vos cornées. Ceux qui souhaitent sortir ce soir sont priés de me le dire immédiatement, mais souvenez-vous que si vous rentrez après une heure du matin, vous serez arrêtés et devrez méditer sur les fondements de notre ordre avant que nous ne vous laissions revenir parmi nous » interpella Shen.

Sa voix résonna à travers les bâtiments tandis que les derniers sons de l'entraînement s'éteignaient. Coups bloqués, parades des lames, bruissements et craquements des engrenages en bois des outils mortels servant pour la course d'obstacles... Ils étaient plus efficaces depuis que l'Ordre était arrivé. Maintenant, ils étaient...et bien...

Shen baissa les yeux sur ses doigts joints et ferma doucement les paupières. La méditation pouvait commencer, la réalité et ses sensations extérieures s'estompèrent tandis que son esprit oubliait la matière afin d'explorer ses recoins les plus profonds. Il errait dans un sujet qui le troublait depuis quelques semaines. Une période qu'il ne pourrait jamais oublier. Il était de retour dans le dojo. Mentalement et physiquement. Exactement lorsque Zed l'avait laissé lui et leurs étudiants pour rejoindre l'Ordre des Ombres.

Cependant ils n'avaient pas longtemps été appelés ainsi. Maintenant, ils étaient juste « l'Ordre ». Il était convenu que le Kinkou meure avec le père de Shen, et les Ombres avaient été tuées avec les meurtres de Jhin. Jhin vagabondait librement, bien sûr, mais la mort des étudiants de Zed avait fait que les Ombres l'ont emporté petit à petit. Zed n'était plus le même depuis qu'il avait appris la fuite de Jhin. Un souvenir flottait devant les yeux de Shen. La première nuit dans le dojo après la mort de son père, Zed et lui s'étaient assis ensemble pour boire un verre. Shen pensait que c'était une manière indirecte pour Zed de l'appeler encore son frère alors qu'il le tuerait probablement dans cette pièce. Mais une fois que Zed avait ôté son masque... Shen n'avait plus eu d'autre choix que de faire pareil.

Les relations étaient...pour le moins tendues. Les groupes d'étudiants s'entraînaient séparément, ne se mélangeant jamais. Le respect était présent, mais Shen voyait bien que ce n'était pas dû aux capacités des élèves, mais à celles de leurs maîtres. Les disputes entre les étudiants étaient réglées efficacement et de manière appropriée. Zed avait un jour donné un coup de pied à l'un de ses propres élèves, ce qui l'avait fait tomber par la fenêtre du cinquième étage, durant les premiers jours, car celui-ci avait initié un combat avec les élèves de Shen. Shen était d'accord, la rigueur était la clé de leur enseignement. Il avait lui-même suspendu à l'envers l'un de ses étudiants avec une attache spirituelle après que celui-ci ait agi orgueilleusement devant les élèves de Zed, pensant certainement que Shen le protégerait.

Seules les deux lumières brillantes de ses enseignements essayaient d'améliorer les relations entre les élèves. Enfin...un des deux essayait réellement. Kennen, lui, s'en fichait. Cet enfant était si plein d'énergie. Il parlait et faisait la course avec tout le monde, ne leur laissant pas le choix. Souvent, il s'immisçait dans les compétitions, peu importe le maître des étudiants, et se jetait dans le tas. Il aidait, d'une façon quelque peu destructrice.

Akali améliorait la relation entre les élèves. Son talent était inégalé parmi les jeunes et beaucoup se battait contre elle pour essayer de gagner son respect. Elle défiait tout le monde dès qu'elle entrait sur le terrain d'entraînement. Le camp ou les allégeances lui importaient peu, elle combattait qui voulait, sans ordre particulier. Peu importe qui était contre elle, personne ne le surpassait. Même Kennen avait essayé, car son invisibilité ne le gênait pas, mais la force d'Akali était de beaucoup trop grande pour lui. Elle avait émerveillé tous les élèves en défiant un jour Zed qui passait par là, mais n'avait pas obtenu de match. Elle comptait trop sur son habileté à disparaître alors qu'il lui manquait clairement de pratique. Shen avait remarqué ses lames briller. Zed aussi, et elle avait perdu une Discipline.

C'était une sensation amère d'être revenu dans le dojo, mais le problème n'était pas les relations. Bien qu'il sache qu'il ne pouvait pas faire confiance à Zed, ce n'était pas lui le problème. C'était ses deux étoiles brillantes. Elles ressemblaient trop à la lumière. Et Zed était maintenant les ténèbres. Et lui se tenait au milieu, en équilibre, moitié lumière et moitié ténèbres. L'équilibre devait être atteint, les branches taillées, le feu éteint. Mais y avait-il un moyen pour eux de vivre en harmonie ? Devait-il les forcer à être comme lui, un équilibre parfait, ou devait-il devenir la balance et eux les plateaux ? La colère qu'il ressentait envers Jhin était absente de ses pensées. Tout se calmait ~

« Maître », un chuchotement soyeux l'interpella.

Shen ouvrit les yeux et Akali fit la moue. Il méditait depuis environ une heure, sur la terrasse surplombant l'entrée du dojo. Akali avait enlevé son masque et détaché ses cheveux dans l'intention de se coucher. Elle s'était approchée de lui sans qu'il le remarque et avait essayé de le surprendre en usant de sa voix la plus séductrice. Même si elle ne s'y connaissait pas.

Du peu qu'elle savait, Shen avait dû utiliser toute sa force pour ne pas sortir ses armes et la clouer au sol.

« Oui Akali ? » demanda Shen, ses yeux voilés regardant dans le dojo. Akali soupira, croisa les bras sous sa poitrine et s'assit sur le bord de la terrasse à coté de lui, ses jambes dans le vide.

« Ca fait une heure que tu médites. Tout le monde a fini ses corvées, mais toi tu n'es même pas préparé pour aller te coucher. »

Shen tourna son regard vers elle et la vit dans un débardeur vert pâle avec une culotte assortie. Il nota qu'elle ne portait pas de soutien-gorge. Les étés Ionniens étaient souvent très chauds, donc dormir vêtu légèrement faisait partie des règles du dojo. Shen avait déjà frappé plusieurs des élèves masculins derrière la tête car ils comparaient la taille de leurs muscles.

« Il y a des choses qui nécessitent toute notre attention, jeune fille. »

« Et tu continues de m'appeler « jeune fille », et tu m'as empêché de continuer la poursuite de Jhin. J'ai 17 ans maintenant Shen, je ne suis plus une enfant. »

« Toujours est-il que je ne veux pas qu'un seul de mes élèves voit ce que nous avons vu quand nous avions 17 ans. »

« C'est à propos de Zed, c'est ça ? »

« Dans un sens oui. Dans un autre non. »

« Il te met toujours en colère ? »

« Oui. Pourtant je comprend qu'il avait raison, même si je ne l'accepte pas. »

« Le vois-tu comme un homme ? Ou comme un frère ? » Elle se tourna vers lui et le regarda dans les yeux. Elle savait qu'il était toujours là-bas, luttant avec la mort de son père, Zed, Jhin, ses propres émotions. Il était censé être sans émotions, elle le savait, mais elle ne le voyait pas ainsi. Il disait souvent qu'il n'était plus un homme. Akali pensait que si il était réellement devenu un être sans émotions, alors c'est qu'il était moins qu'un homme.

Shen enleva son masque et son casque, laissant tomber les tissus à coté de lui, et se voûta. Si Zed était un homme, qu'était-il lui ? Pouvait-il réellement l'accepter en tant que frère ? Si il le faisait, cela le rendait humain. Sinon, cela voulait dire que son existence était pour le néant, comme l'avait été celle de son père. Une douleur vive apparut dans sa tête tandis qu'il essayait de comprendre un paradoxe émotionnel. Pour échapper à la confusion des sentiments...

Akali le regardait alors qu'il réfléchissait. Il ne s'était pas rasé ces derniers temps, et une fine barbe couvrait ses joues. Son regard suivit la ligne de sa mâchoire pour atteindre ses yeux fatigués. Des yeux fatigués depuis des millénaires, comme s'il avait vécu des milliers de vies. Akali se mit sur les genoux et rampa vers lui, plaçant sa main sur la joue de Shen et lui faisant tourner la tête vers elle pour qu'il la regarde dans les yeux. Le bout de ses doigts ressentaient la rugosité de sa barbe. Elle sourit intérieurement.

« C'est normal d'être en colère et triste Shen. Suivre ses émotions est beaucoup moins déroutant que de les ignorer » murmura-t-elle, penchant sa tête légèrement en avant.

« Mais je suis le Crépuscule » répondit Shen, sans souffle, ses yeux essayant de rester vides d'émotions, mais échouant. Leurs contours bougèrent, ses paupières clignèrent, la lumière du lien entre la réalité et le monde spirituel vacilla avant qu'Akali ne puisse voir le bleu sombre de ses yeux trahir sa confusion. Son cœur battit follement tandis qu'elle regardait ce que peu avait vu, les vrais yeux de Shen.

« Donc... » Elle s'arma de courage, essayant de contrôler le poids dans son estomac, poids qui essayait de lui faire abandonner la suite pour tout un tas de raisons.

« Comment me vois-tu ? Comme ton élève la plus douée ? Ou comme une femme ? » finit-elle par murmurer alors qu'elle le regardait dans les yeux. Leurs nez et leurs fronts se touchèrent tandis qu'ils se regardaient depuis ce qui semblait être une éternité.

Les yeux de Shen s'abaissèrent, son entraînement et sa discipline suivant lorsqu'ils découvrirent un sujet captivant. Son regard se fixa sur le décolleté massif d'Akali alors que la gravité faisait son travail. Les deux sphères de chair étaient compressées par le débardeur, qui ne cachait rien de leur taille. Shen l'avait vu grandir. De 9 ans à aujourd'hui. Il se rappelait le moment où il l'avait amené au dojo, où Zed s'en était occupé au début. Elle s'était entraînée et n'avait plus jamais arrêté depuis cet incident. La position d'Akali, sur ses mains et ses genoux, donnait à Shen une vision parfaite de tous les changements opérés depuis cette époque. Ses yeux s'égarèrent sur son petit fessier, la peau et les muscles si fermes avec toutes ces années de pratique. Son corps était souple et harmonieux, ses muscles jouant sous sa peau tandis que Shen regardait ses cuisses galbées et ses mollets couleur crème. Il ~

Akali s'éloigna de son visage, s'asseyant sur ses genoux. Elle le regardait très sérieusement même s'il pouvait voir ses joues rougir, devenant rapidement si cramoisies que des tomates pouvait en être jalouses. Elle se leva, respirant profondément, et d'un coup partit en courant vers sa chambre d'une façon quelle pensait probablement gracieuse. Elle ouvrit la porte, se cognant la tête contre le battant et rentra précipitamment dans la pièce.

Shen calma sa respiration et essaya des regagner ce que l'on nomme le « self-control ». Son cœur battait à tout rompre et son esprit flottait avec encore plus de confusion, mais quelque part il était plus clair qu'habituellement. Comme si un peu de bienheureuse confusion ne posait pas de problème. Il prit une grande inspiration, se leva et s'étira. Il s'arrêta alors net, afin de se concentrer vainement pour faire descendre le sang de son entrejambes et ainsi faire diminuer son embarrassante érection. Heureusement tous les élèves étaient dans leurs chambres.

Il ne remarqua pas que la porte de la chambre d'Akali n'était pas fermée et que des yeux luisaient dans la pénombre.

Les ténèbres entouraient les bâtiments. Le dojo était construit de façon à ce que personne ne puisse le trouver la nuit, alors qu'il était visible par tous le jour. La nuit, il n'y avait aucune lumière. L'obscurité était absolue. Aucun bruit ne se faisait entendre. Les ombres étaient utiles aux ninjas elles absorbaient leurs sons, alors qu'elles rendaient ceux des étrangers plus audibles. De pauvres rats en avaient fait les frais quand une vingtaine d'étudiants en colère les avaient trouvé.

Akali marchait sur la pointe des pieds. Elle avait aussi activé son invisibilité au cas où un étudiant serait debout. Sa vision nocturne n'était pas la meilleure, elle savait que d'autres voyaient très bien dans le noir, mais la plupart ne la remarquerait pas. Mais au cas où, pour cette minorité, elle s'était donc rendue invisible. Elle avançait sans bruit, restant le plus possible derrière toute structure pouvant la cacher. Sa chambre était au même étage que celles des maîtres, tout en haut. Plus votre rang était élevé, plus votre chambre l'était aussi. Excepté pour Kennen, qui avait besoin d'être aussi près du sol que possible, car ses décharges électriques pouvaient surgir et il avait déjà mis le feu à ses deux chambres précédentes.

Elle regarda dans le vide. Le saut depuis le huitième étagé dans l'arène était réalisé tous les matins par les maîtres. Elle avait dépassé le corridor menant à la porte de Shen, et l'ouvrit avec précaution. Pas entièrement, juste assez pour pouvoir passer son bras et se glisser à l'intérieur... Elle retint son souffle tandis que sa poitrine lui faisait mal alors qu'elle se glissait entre les parois. Une fois entrée, elle ferma la porte derrière elle et s'y adossa. Elle suivit le mur, faisant attention à de potentielles ombres plus sombres tandis qu'elle regardait au centre de la pièce. Un petit trou dans le plafond laisser entrer exactement un rayon de lune au milieu de la chambre. Elle regarda devant elle et se faufila jusqu'au lit, toujours collée contre le mur.

« Zed a raison, tu as vraiment besoin de travailler ton invisibilité. »

Akali s'arrêta au contact d'une lame se pressant contre son cou, et qui fit s'écouler une petite quantité de sang. Sa respiration devint irrégulière avec l'excitation de se faire prendre, tout le courage qu'il lui avait fallu pour rentrer dans la pièce. La bonde était lâchée. Son cœur tambourinait dans sa cage thoracique et la mince coupure dans son cou envoyait des ondes de douleur dans tout son corps son sang circulait si vite qu'elle aurait juré pouvoir l'entendre, ses doigts tremblaient, ses pieds si crispés que ça en été douloureux.

« Je vais te donner un conseil jeune femme, se cacher en pleine lumière est beaucoup beaucoup plus efficace. »

Tandis qu'elle digérait l'information, ses yeux s'ajustèrent à la lumière, pour y découvrir Shen. L'endroit qu'elle avait ignoré, celui à la limite de sa vision, là il se tenait. Entièrement nu. Ses yeux scannèrent son corps. Il était complètement dénudé, pas seulement d'habits mais aussi de pilosité, pas de poils sur son torse ciselé tandis qu'elle remarquait non pas six, mais huit abdos, pas de poils sur les jambes alors que ses cuisses se paraient de muscles fermes, un peu de duvet, à ce qu'il semblait pour les aisselles, les veines gonflées sur ses biceps et ses triceps, et aucun...poils...pubiens...

Ses yeux atterrirent sur la chose et se fixèrent dessus. Pour quelqu'un qui avait fait vœu de manque d'émotion, il n'était pas encore arrivé à la perfection. C'était, et bien, consistant. Très consistant. Akali commença à remarquer les différences de taille entre elle et Shen, combien mince et petite elle était. C'était bien plus large que tout ce qu'elle avait testé. Sa respiration devint erratique alors qu'elle essayait de regarder ailleurs, mais le système de guidage de ses yeux fonctionnait mal face à quelque chose qui lui faisait tacher sa culotte vert pâle.

Il marcha jusqu'à elle, lui faisant penser à ce qu'elle trouvait attirant chez lui. Il mesurait 1,90m, sa tête et ses épaules toisant la femme ninja, dont la tête atteignait à peine les épaules de Shen. La lame s'éloigna lentement de son cou alors qu'elle s'aplatissait davantage contre le mur, la peur et le désir réduisant ses mouvements. Elle agrippa le mur derrière elle et le serra.

« Shen » glapit-elle, cherchant à attraper les mots qui s'échappaient. « Pourquoi es-tu nu ? »

Shen s'abaissa afin de la regarder dans les yeux dans l'obscurité. « Je dors nu »

« Alors ~ » Elle haleta lorsque Shen pencha la tête, l'amenant sous son menton.

« Donc dis-moi Akali. Comment me vois-tu ? » Shen murmura contre son cou. Akali haleta plus quand elle sentit sa langue humide lécher la mince coupure, et une myriade de frissons de plaisir vinrent de la zone érogène, renforcés par les pointes de douleur.

« Je te vois comme un homme » haleta-t-elle, gémissant doucement quand Shen retira sa langue, à moitié consciente de sa main caressant l'intérieur de sa cuisse gauche.

« Mauvaise réponse... »

« Je te vois comme... » gémit-elle, tandis que son esprit embrouillé essayait de trouver le mot qu'il voulait, un mot qu'elle connaissait. Un mot juste pour lui.

« Mon...Maître » lui dit-elle à l'oreille, miaulant doucement alors qu'elle était récompensée par ses lèvres rêches embrassant son cou, sa fine coupure, et la suçant. La douleur mêlée au plaisir alla plus loin dans son corps, telles des rivières de félicités qui déborderaient. Elle passa sa main dans les cheveux de Shen et pencha la tête an arrière pour qu'il ait un meilleur accès à son cou.

Shen sourit quand elle dit le mot magique, utilisant sa langue pour lécher le sang qui s'échappait de sa blessure, pour le boire. Rage, brutalité, plaisir primaire l'envahirent. Il voulait la dominer, la commander. La bête du Crépuscule rugissait en lui tandis qu'il apposait sa marque sur le corps d'Akali. D'une main il arracha habilement son débardeur et le jeta vers le rayon de lune. Ses seins libres, Shen commença à faire descendre ses baisers. Il s'émerveilla de leur taille et lécha la vallée entre eux. Ils se soulevaient à un rythme régulier car elle respirait profondément, et il regarda ses tétons durcirent lentement. Il lui en lécha un, puis y apposa sa bouche, obtenant un cri de plaisir d'Akali. Son autre sein ballottait car elle se tortillait de plaisir, et de sa main libre Shen l'attrapa promptement. Il le pressa un peu, s'étonna de la sensation de douceur que cela lui procura. Pour un corps si ferme et musclé, ses seins étaient différents. Doux et moelleux au point où il pouvait y enfoncer ses doigts. Elle était définitivement devenue une femme.

Son autre main s'était occupée d'enlever sa culotte, qui rejoignit son débardeur. Akali sentait ses fesses recevoir la même plaisante torture que ses seins, Shen pétrissant, pinçant, frôlant, ravissant d'autres gémissements à la ninja, son souffle devenant incontrôlable, ses yeux se fermant. L'une des mains de Shen quitta ses fesses pour venir à la place caresser l'intérieur de ses cuisses, une zone érogène encore intouchée. Le feu se propagea en elle quand Shen y mit les doigts, frôlant doucement son entrejambe. Ses doigts suivirent mystérieusement une rivière de plaisir jusqu'à atteindre ses lèvres, et avec précaution, deux de ses doigts les écartèrent.

L'odeur emplit la pièce et Shen inspira fort ces senteurs. Puis il prit position. Il la remerciait intérieurement d'avoir été aussi loin pour lui. Il ne savait pas où cela les emmènerait ni ce qu'il se passerait, mais quoi que ce soit ce serait un répit. Elle voulait rompre le code, alors il le serait. Il aurait voulu comprendre. Mais pour le moment, Akali était sienne. Shen amena son sexe entre ses cuisses, juste contre ses lèvres et la regarda, juste en dessous de lui. L'une de ses mains était restée sur son torse tandis que l'autre suivait inconsciemment les lignes de ses abdominaux. Elle gémit en sentant son pénis, Shen le poussant sans forcer entre ses cuisses, s'arrêtant juste à l'entrée.

« Maître... » gémit-elle tandis que son dos était appuyé contre le mur et sa poitrine contre Shen.

Elle glapit de surprise lorsqu'elle se sentit soulevée par Shen, comme si elle n'était qu'une plume. Cela intensifia son désir pour lui, pour son énorme sexe. Elle déglutit et le regarda. Son sexe dégoulinait d'envie tandis que le gland pointait vers son antre chaud et humide. Elle arrêta de respirer lorsque le bout du gland commença à pénétrer son vagin. Ses lèvres s'ouvrirent et entourèrent son pénis, agrandissant sa fente. Elle fixait l'énorme sexe rentrer en elle, disparaissant petit à petit. Elle ronronna lorsqu'elle sentit sa largeur, mais il y avait encore beaucoup de matière à venir. Au lieu de la combler, Shen se retira et revint calmement en elle, la laissant s'habituer à sa taille. Après un court instant, Shen perdit patience et commença à la prendre furieusement. Il attrapa ses cuisses et les écarta, la souplesse d'Akali l'aidant à la labourer. Il remonta ses jambes contre les mur, les genoux d'Akali touchant le bois, son sexe la pourfendant, son gland tapant contre le col de son utérus.

Le plaisir se répandait en Akali de la sueur coulant sur son visage. Cette sueur venait de Shen, qui luttait pour tenir ses cuisses écartées alors qu'il la pénétrait en même temps. Les bruits de claquements ne se calmaient pas, le mur grinçant sous les assauts furieux de Shen. On n'entendait que leurs sons, la voix hachée d'Akali implorant pitié. Shen continua pourtant encore et encore de la pillonner, sa bouche autour d'un de ses seins. Se servant de la gravité, il la lâchait sur son sexe et la ramonait jusqu'au néant, son corps tendu pour la garder contre lui alors qu'elle perdait pied.

Le corps d'Akali trembla sous l'orgasme tandis qu'elle émettait un cri silencieux. Elle frissonna de nouveau lorsqu'elle sentit Shen exploser en elle, la remplissant de sperme. Shen sortit vite et gicla contre le mur, touchant Akali sur la joue tandis qu'elle se laissait glisser à terre. Shen recouvrit une bonne partie du mur sombre.

Akali sourit doucement une fois revenue à elle. Shen était essoufflé et s'assit à ses cotés, une main sur sa tête. Akali le regarda et sut qu'elle avait fait le bon choix cet homme en valait la peine. Elle se colla à lui et ferma les yeux. Après quelques minutes de silence, elle parla.

« Tu as pu fixer certaines choses ? »

« Tu as juste rendu encore tout plus compliqué. »

« L'équilibre...encore... »

Shen soupira. « Il apparaît que je ne dois pas être l'équilibre, je dois être la balance. Je dois admettre que je suis un homme. »

Akali plissa les yeux. « Quoi ? »

Shen sourit, fatigué, et caressa les cheveux d'Akali sur son épaule. « Ne t'inquiètes pas Akali, je suis humain. »

« Vraiment ? »

« Vraiment. »

Un silence se fit.

« Et à propos des esprits Shen ? »

« Je n'ai jamais dit que j'arrêterai non ? »

« Oh. »

Encore un silence.

« Akali. »

« Oui ? »

« Tu n'es aucun des deux. »

« Alors que suis-je ? »

« C'est quelque chose qu'il te faudra trouver toute seule. »

« Nous voyageons donc sur le même chemin. »

« Cela doit être. »

Akali laissa traîner ses doigts sur ses pectoraux.

« Et je suis toujours un professeur strict. »

« Comme si tu pouvais arrêter de l'être. »

Zed grogna et put enfin s'endormir. Il avait mis tous ses oreillers contre ses oreilles tandis que son frère s'occupait de son élève la plus douée.