NI LES PERSONNAGES NI L'UNIVERS D'HARRY POTTER NE SONT A MOI
Un jeune homme de 23 ans entra dans une église assez ancienne mais très bien conservée. Personne ne fit attention à lui. Ainsi, il n'eut aucun mal à se faufiler jusqu'à une petite porte dérobée dissimulée au yeux de tous, et plus particulièrement des moldus, dans un coin d'ombre. Il vérifia que personne ne le regardait, poussa doucement le panneau de bois et entra.
C'était une toute petite pièce de quatre mètres carré, sombre et humide.
- Lumos, murmura t-il
A première vue, rien de particulier. C'était vide.
Pas de table, pas de message, pas de gravure, rien.
…Sauf peut-être des toiles d'araignées…
Mais il ne se démonta pas pour autant.
Il inspecta la petite pièce dans tous les recoins et trouva une petite trappe dissimulée au plafond.
L'expérience lui avait appris qu'il valait mieux trop en faire que pas assez. Aussi, par soucis de prudence, il insonorisa la pièce, fit apparaître un puissant bouclier puis un petit bâton.
Il se souvint, à Paris, dans un situation similaire, en 1538, il avait failli mourir brûlé vif, il n'avait dû sa survie qu'à d'excellents réflexes…
C'est donc rempli de bons souvenirs qu'il lança le bâtonnet contre la trappe...
Et… Oh ! Quelle surprise ! Une explosion…
Heureusement pour lui, les murs étaient enchantés et avait contenus l'explosion dans la seule pièce. Ainsi, personne ne pouvait se douter de ce qu'il s'y passait…
En revanche, l'explosion étant contenue, elle était d'une violence exceptionnelle. Un sorcier moins puissant n'y aurait pas survécu, même avec un bon bouclier.
Sachant que l'on était jamais assez prudent, Harry fit apparaître un second bâtonnet et le lança également contre la trappe.
Même résultat…
Il recommença une fois encore…
Rien.
Il ouvrit alors la trappe.
A l'intérieur, il y avait une sorte de petite boite noire et blanche, de la forme d'un octogone.
Il allait la prendre, mais un visage s'imposa dans sa mémoire, il ne lui inspirait qu'une seule chose, « Vigilance constante !! »
Il fit donc apparaître un quatrième bâton et le lança sur la boîte. A peine fut-il en contact avec elle que le bâton fut purement et simplement désintégré dans un flash de couleur verte.
Ouchhh !!!
Mais Harry se repris rapidement, il connaissait ce sort, c'était une malédiction oubliée depuis plusieurs centaines d'années… il fouilla dans ses souvenirs.
Ah ! Voilà, suprum usyus, une malédiction vraiment trèès vicieuse, à son humble avis.
Environ trois heures, des brûlures et quelques douleurs plus tard, il renversa enfin la malédiction, elle n'avait pas été bannie pour rien… Il réutilisa un bâtonnet au cas où…
Rien.
Il pu enfin prendre la boîte tant convoitée. Il l'ouvrit, c'était un compas.
Mais attention, pas n'importe quel compas, le compas de la muerta. Il n'indiquait pas le Nord mais ce que l'on voulait le plus. C'était un véritable trésor, a tel point qu'il était devenu un mythe, avant d'être oublié par les Hommes il y a très longtemps…
Personne n'avait jamais su comment il avait été créé, il avait été convoité par beaucoup et plus encore, puis il avait été dissimulé par Merlin en personne dans cet endroit.
Seul celui qui prouvait sa valeur pouvait le retrouver.
En effet, depuis quatre ans, Harry n'avait pas arrêté de courir d'un lieu à un autre, d'une époque à une autre, pour résoudre les énigmes de Merlin. Elles testait l'intelligence, le courage, les valeurs morales, la puissance… A chaque fois qu'une épreuve avait été accomplie, Harry se retrouvait transporté par un tourbillon dans d'autres lieu, d'autres temps…
Souriant comme un enfant, il sortit de l'Eglise et transplana dans la forêt de Merlin, plus communément appelée Brocéliande.
oO0°0Oo
Harry retourna en 1982.
Oui, j'ai bien dit retourna, et oui, j'ai bien dit 1982 !
Quelques explications s'imposent. Pour être bref, Suite à un sort raté, Harry se retrouva en plein cœur de la forêt de Brocéliande. Là, il appris plusieurs choses, la principale étant l'existence du Grimoire de Merlin.
Il avait trouvé ce livre par hasard,et oui, des milliers de sorciers l'avaient cherché, mais le grimoire avait été ensorcelé, « Ne pourrait le trouver, que celui qui ne le voulait. ». En quelques jours, il avait appris plus de choses qu'en plusieurs années d'études. Par un sortilège du Grimoire, il enregistra chaque mots, chaque illustrations dans sa mémoire qui était devenue plus protégée qu'une forteresse. Il savait qu'au moment où il reposerait le grimoire, il ne pourrait plus jamais le retrouver.
C'est ainsi qu'il avait découvert les énigmes qui le mènerait au compas, et la possibilité des voyages dans le temps.
Il avait ainsi décidé de remonter le temps. Non pas pour tuer Voldemort le plus tôt possible mais pour réunir les horcruxes, au fur et à mesure qu'il les créerait.
Car il fallait que Voldemort crée les horcruxes.
Jusqu'au dernier…
Ou en tout cas, jusqu'à l'avant dernier, en espérant qu'ils trouvent une solution, pour résoudre un léger inconvénient…
Oh, pas grand-chose…
Juste que Harry était plus ou moins un septième horcruxe…
Plus ou moins…
Personne avant lui n'avait survécu à un avada, c'est pourquoi, personne n'avait su prévoir la situation que cela entraînerai… Le sort de mort n'avait pas rebondi en Harry, il était entré en lui, et seule une partie était ressortie.
L'énergie qui était restée en lui pouvait être considérée comme un variante de l'horcruxe.
Il s'agissait d'un lien très puissant entre ces deux sorciers, jumelés, égaux... Chaque fois que ce lien se manifestait ou qu'ils étaient dans la même pièce, l'énergie s'activait, ce qui équivalait pour Harry à une migraine atroce…
Il étaient connectés par la magie, ils ne pouvaient pas l'ignorer…
Ils ne pouvaient pas se libérer…
Il ne pouvaient pas vivre…
… pas tant que l'autre survivrait.
La mort était la seule façon de couper le lien qui les enchaînait l'un à l'autre.
oO0°0Oo
Quartier Général de l'Ordre du Phoenix, Glastonburry, 10 juillet 1982
Severus Snape entra dans le salon, là où était réuni la majorité des membres de l'Ordre, dont, à sa plus grande joie, Potter & Cie… Lesquels Potter et Black lui lancèrent un regard haineux.
Son regard se posa une fraction de seconde sur Lupin, puis sur… Ah non, c'est vrai, il avait accidentellement tué le Rat et inclus ce meurtre sur la longue liste des méfaits de Bellatrix.
…
Oups ?
Nannnn…
Retenant un sourire, il s'assit sur l'un des sièges de la grande table et raconta brièvement ce qu'il avait apprit, c'est-à-dire pas grand-chose, ce que Potter trouva utile de lui faire remarquer, en soulignant son attitude étrange des derniers mois…
Regards suspicieux de certains membres.
Alors qu'il allait aimablement lui dire sa façon de penser, un Grand Duc au pelage noir, frappa du bec à une fenêtre…
Severus fut le seul à réagir, face à cet oiseau inconnu, et ouvrit la fenêtre d'un coup de baguette. L'oiseau pu entrer, et alla se poser devant lui.
Sans ciller, il prit le petit bout de parchemin qu'il tenait dans son bec et l'ouvrit, sous les regards perçant des membres mais aussi d'Albus Dumbledore, songeur.
Je l'ai rdv où tu sais dis moi quand H.
Un sourire vint inconsciemment sur ses lèvres, il le rectifia rapidement, mais comme tout le monde avait les yeux fixés sur lui, il n'était passé aperçu aux yeux de personne… Vu la hauteur de leur sourcils, et les yeux écarquillés de Black et Potter, il n'était effectivement pas passé inaperçu. Il les fusilla tous du regard, faisant baisser la tête à certain et sourire Albus.
Il fit apparaître une plume d'un geste négligent de la main et écrivit en dessous.
MaintenantS.
Il replia soigneusement le petit bout de parchemin et le tendit au Grand Duc qui ne semblait attendre que ça, puisqu'il s'envola aussitôt.
- Si personne n'a rien de plus intéressant à dire, je vais y aller…, dit-il en se levant.
Cela sembla réveillé tout le monde, Black fut le premier à réagir :
- C'était quoi ce message ? ordonna t-il, suspicieux.
Il n'obtint qu'un rictus narquois et méprisant pour toute réponse.
- Des nouvelles importantes pour nous, Severus ? demanda poliment Albus.
- Bientôt… Peut être… , répondit-il, intérieurement ravi de pouvoir enfin être Celui-qui-répondait-par-énigme…
Semblant suivre son raisonnement, les yeux d'Albus se mirent à pétiller fortement, surprenant les autres.
- Bonsoir alors, sourit-il, sourd aux protestations qui s'élevaient dans la salle.
Comme à son habitude, Severus sorti avec dignité, dans un tourbillons de capes, et transplana.
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Oui
Oui, Harry n'avait pas remonté le temps seul, et pour trois raisons :
1) C'était trop dangereux de laisser le destin entre les mains d'un seul homme. Aussi brillant ou sage qu'il puisse être, l'erreur est humaine…
2) Il n'avait pas envie de se retrouver tout seul
3) Il était la seule personne qu'il pouvait réellement penser emmener
Remus et Ron étaient morts, tués par les mangemorts, quant à Hermione, elle n'avait eu besoin de personne pour se détruire… Son besoin obsessionnel de tout savoir sur tout l'avait inconsciemment transformée, elle avait fini par se retourner contre lui, elle avait perdu la raison. Les surplus de magie qu'elle avaient voulu s'approprier n'étaient pas stables, pas naturels, ils avaient été trop brutaux et ça, son esprit ne l'avait pas supporté…
Lui, il l'admirait. C'était un homme qui avait joué avec sa vie pendant des années, malgré le peu de considération que ça lui avait valu. Un homme qui pouvait comprendre ce par quoi il passait. Un homme qui ne se laissait pas facilement impressionner et qui ne perdait pas de temps à le ménager. Un homme qui n'hésitait pas à lui dire ce qu'il pensait. Un homme qui avait prouvé sa loyauté et sa détermination.
Un homme sur qui il pouvait compter en toute situation… sauf peut être pour les état d'âmes sentimentaux.
Severus Snape, serpentard, espion, maître de potions, mentor.
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