Me revoilà, avec une nouvelle splendide fiction. Il faut dire que j'y pense depuis le mois de Juin et que je peux enfin commencer cette traduction.

Cette fiction appartient entièrement à l'auteure : "withfireandblood" qui a accepté que je la traduise :) (et qui a gentiment patienté pendant plusieurs mois (Juin-Février quand même), attendant que je termine l'écriture de ma précédente traduction qui touchait à sa fin -Time And Time Again.)

TRES IMPORTANT :

Dans cet univers, les personnages sont humains, mais, avant de cliquer immédiatement sur une autre page si cette idée vous décourage à lire la suite, je tiens à préciser que l'on retrouvera dans de nombreux chapitres des passages des épisodes du Klaroline, il y aura de nombreux sous-entendus, de clins d'oeil et la relation amour/haine reste la même (après tout, c'est ce qui définie le Klaro!) et Klaus n'est vraiment pas un bonhomme très très gentil x3. Certains événements seront vraiment très proches de l'univers de TVD, (le Conseil des Fondateurs est présent).


/!\ Je conseille cette fiction aux bons anglicistes, qui ont un niveau de langue assez élevé pour comprendre certains mots plutôt complexes. Les dialogues avec Caroline sont compréhensibles mais tout ce qui est affaire policière et tout ce qui se passe avec Klaus est très compliqué. Bref, la fiction a un niveau de langue beaucoup trop élevé je trouve pour les in-habitués de l'anglais et je leur conseille fortement de ne pas débuter avec cette fiction. /!\

Sinon, pour ceux qui arriveraient à comprendre ce genre d'écriture, je vous suggère d'aller tout de suite lire la fiction dans sa langue d'origine si ce n'est pas déjà fait. :)


« It never troubles the wolf how many the sheep may be » - Virgil.

« Le loup n'est jamais troublé par le nombre de brebis qu'il peut y avoir. »


CHAPITRE 1 :

Caroline était au téléphone tandis qu'elle marchait activement dans l'aéroport. Elle devait se dépêcher d'attraper le vol. Elle avait passé des heures à s'agiter sur quoi porter, coiffant ses cheveux à plusieurs reprises, se maquillant pour finalement tout enlever en se rinçant le visage et recommencer à zéro. Tout devait être parfait.

« Bonnie, tu viens de me sauver la vie, déclara Caroline au téléphone niché contre son épaule. C'est vraiment incroyable.

- Un des rares avantages de travailler pour une compagnie aérienne, répondit Bonnie. Il m'a fallu un certain temps, mais j'ai finalement réussi à trouver deux vols dans ta gamme de prix pour une semaine, et avec mon rabais d'employé, ce n'est pas mal du tout.

- Sérieusement, tu n'as pas idée à quel point je te suis redevable pour cela. Cela fait huit mois que je n'ai pas vu Tyler, et je n'aurais jamais pu faire ce voyage sans toi.

- Pas de problème, ça me fait plaisir de t'aider. Je n'arrive pas à croire que ça fait si longtemps que tu ne l'as pas vu !

- Je sais, pas vrai ? Et il lui reste encore une autre année dans son programme en Afrique du Sud avant qu'il ne puisse revenir. J'ai hâte de voir sa tête lorsque je me présenterai devant lui. Il va être complètement ahuri !

- Il ne sait pas que tu viens ?

- Je voulais lui faire une surprise. Déclara Caroline. Je connais son emploi du temps et j'ai l'adresse de son appartement, alors j'ai pensé que je pourrais me présenter là-bas, histoire de lui donner le choc de sa vie.

- Et de lui donner quelque chose d'autre qui choquera sa vie.

- Oh, mon Dieu, oui. Caroline eût un petit rire. Ça fait tellement trooooop longtemps. »

L'embarquement pour le vol 1856, toutes rangées, à Johannesburg.

« Oups, il est temps d'y aller, dit Caroline.

- Appelles moi lorsque tu auras atterri. Et amuse-toi bien ! Répondit Bonnie. »


La barre de métal qui entourait la salle au centre de la station semblait émettre une sorte de répulsion, car des officiers ordinairement détendues de cette station restaient aussi éloignés que possible, changeants leurs itinéraires à travers la pièce pour éviter d'être n'importe où mais proche de lui. La cellule renfermait un homme, qu'ils avaient seulement entendus parler par divers murmures et que même l'officier le plus expérimenté n'avait jamais connu auparavant. Ils étaient tous à bord.

Il avait l'air d'avoir dans la trentaine, mais sa façon de faire face à l'autorité lui donnait beaucoup plus. Même maintenant, meurtri et alors que ses mains ruisselaient de sang, il avait un air majestueux. Il était assis au milieu de la cage, la tête haute, regardant les officiers qui couraient partout comme s'ils étaient dans une cour.

Il avait été assommé par la chute d'une poutre dans l'entrepôt où il torturait ses victimes. Telle avait été sa malchance lorsque son propre homme l'avait trahi en échange d'argent lucratif, de faibles offres promises par la protection de l'état, et de l'hélicoptère de Kol qui arrivait, mais étant en retard, la poutre avait eût le temps de tomber et la police de grouiller… Rien de tout ça n'aurait dû se passer. Si le plan A, B ou C s'étaient passés comme prévu, il ne serait pas ici. Son plan était artistique, magnifique. L'équipe de choc policière se précipitait alors qu'il s'enfuyait, en haut du bâtiment vers l'hélicoptère. Les bombes auraient dû tous les tuer, ainsi que l'homme qui l'avait trahi. Et il aurait regardé tout cela se dérouler du ciel.

S'il n'y avait pas eu la poutre qui lui tombait dessus, tout aurait été parfait. S'il n'y avait pas eu le retard de Kol, il n'aurait pas été debout sous cette poutre à ce même moment. Au moins, il avait réussi à tuer la plupart d'entre eux en déclenchant des bombes alors qu'ils se traînaient tous derrière lui hors dans le bâtiment, après l'avoir attrapé. C'était vraiment leur erreur de ne pas avoir vérifié ses poches, où avait été installé un détonateur, avant de le traîner dans la voiture de police. S'il n'avait pas été victime de cette commotion cérébrale, il aurait probablement réussi à en tuer un peu plus.

Les officiers s'agitaient nerveusement, conscients qu'il pouvait entendre chacun de leur mot. Cela n'avait pas d'importance, leur assurait leur chef, Niklaus Mikaelson ne verra plus jamais la lumière du jour.

« Appelez le commissaire, nous devons l'extrader aux Etats-Unis.

- Il s'agit d'un déporté britannique, cela n'affectera-t-il pas l'extradition ?

- Il est peut-être britannique, mais les différents crimes que nous avons épinglé sont principalement américains. Les Canadiens pourraient vouloir l'avoir aussi, mais il y a beaucoup plus de charges aux States.

- Ils ont plusieurs gars que nous voulons, pour qu'ils subissent un procès ici. Nous avons besoin de ce commerce avec les Etats-Unis.

- Les Britanniques ne voudront-ils pas s'occuper de lui ? Devrions-nous passer un appel à leur consulat ?

- Ils ne voudront pas le réclamer, ce n'est pas un citoyen ordinaire. Ils ne vont pas se précipiter pour défendre ce gars.

- Contente-toi d'appeler le commissaire. L'attraper a été ma plus grande fierté et rajoute une plume à mon chapeau [1]… Je ne veux pas le garder ici. Faisons l'échange, il y a encore des gars qui sont libres dehors et je veux tous les voir derrière les barreaux. »


Le commissaire se secouait dans son lit lorsque son téléphone sonna dans le milieu de la nuit.

« Monsieur. Il s'agit d'une situation. Nous avons besoin de vous à la station immédiatement.

- Quoi ? Grogna-t-il.

- Nous l'avons, Monsieur. Je n'arrive pas à y croire. Nous avons capturé Mikaelson.

- Lequel ? Siffla le commissaire, ne voulant pas encore célébrer la nouvelle jusqu'à ce que ce soit confirmé. »

Il était sûr que la nouvelle se référait à Kol Mikaelson. Il avait couru dans la nature depuis des années, s'échappant toujours de peu à sa capture. Rebekah était la plus jeune, mais Kol était plus téméraire. Si l'un d'entre eux serait pris, ce serait certainement Kol. Les bruits qui courraient disaient qu'Elijah et Niklaus avaient quelque chose à voir avec la chance de Kol, plongeant toujours à son secours et faisant distraction lorsque la police s'apprêtait à l'encercler, lui donnant une chance de s'échapper à chaque fois. Ses frères aînés n'avaient jamais été pris, mais ils étaient recherchés dans plusieurs pays.

« Niklaus. Nous avons capturé Niklaus Mikaelson. »

Le commissaire était sûr d'avoir mal entendu. Ce n'était pas possible. L'un des criminels les plus infâmes et insaisissables du monde ne pouvait pas être assis dans son poste. La rumeur disait que Niklaus était le pire parmi tous les Mikaelson. Finn purgeait cinq peines de prison à vie consécutives et était un saint par rapport à son frère, le fils bâtard de « La Veuve Noire », Esther. On l'appelait Le Loup. On disait que certaines de ses victimes avaient des plaies animales, comme si elles avaient été attaquées par une bête féroce. On les retrouvait souvent les gorges égorgées avec trois longs traits, comme les griffes d'un loup.

La Veuve Noire avait la distinction d'être la seule femme, dans toute l'histoire récente, à la tête d'une grande famille de criminalité organisée. Elle avait repris le flambeau lorsque son mari, Mikael, est mort dans des circonstances mystérieuses. Certaines personnes étaient convaincues qu'elle l'avait tué elle-même, tandis que d'autres chuchotaient qu'elle avait chargé Le Loup de le faire. Son fils bâtard, son bien le plus précieux, l'enfant qu'elle affichait pour succéder son mari. Elle avait bien formé tous ses enfants, l'arrestation de Finn et son échec devant son incapacité à briser la sécurité maximale de la prison avaient été une pure déception qui la rendait honteuse, et elle jura de ne plus jamais laisser la police capturer l'un de ses enfants.

La tête du commissaire nageait dans ces pensées, où il la revoyait. Elle était dangereusement belle, même dans les années 50, et sa meute d'enfants avaient maintenant tous grandi et étaient devenus plus meurtriers que jamais. Ils avaient été évincés par toutes les polices qui puissent exister, avocat, juge et jury qui n'avaient rien à voir avec l'arrestation de Finn. Cependant les agents de sécurité qui travaillaient dans cette aile de prison disparaissaient et s'échouaient sur les plages une semaine plus tard. C'était un avertissement, afin de leur rappeler qu'ils n'avaient pas oublié, et qu'ils s'étaient engagés à le libérer. Pas même le programme de protection des témoins internationale pourrait aider les pauvres âmes qui avaient un jour osé traverser la Veuve Noire et ses enfants.

« Dis ça encore ? Siffla-t-il dans le téléphone.

- Niklaus Mikaelson. Il est sous notre contrôle.

- Tu dis… Commença-t-il, convaincu que ce n'était qu'un rêve.

- Monsieur, nous avons Le Loup dans l'une de nos cages.

- J'arrive tout de suite. Dit le commissaire, se précipitant hors du lit dans la chambre pour prendre son fusil et son badge. »


Caroline prit une profonde inspiration et vérifia deux fois l'adresse. Elle était au deuxième étage d'un immeuble occupé, à seulement quelques pas du campus où était son programme. Elle regarda le numéro sur le papier, confirmant que c'était la bonne porte. C'était donc ici, l'endroit où elle avait envoyé toutes ses lettres et paquets. Il avait probablement dû accrocher toutes ces photos, celles qu'elle lui avait envoyées peu après son départ. Elle l'imaginait les regarder d'un air nostalgique, pensant à elle alors qu'elle lui manquait, tout comme elle le faisait lorsqu'elle pensait à lui. Elle retint son souffle, excitée de voir le futur regard sur son visage lorsqu'il ouvrira la porte. C'était le moment. Elle frappa.

Elle entendit le clic du verrou que quelqu'un retirait près de la porte, et elle se redressa, lissant ses cheveux et affichant son plus beau sourire. Tyler sera terrassé de surprise.

Telle fut sa confusion lorsqu'une jolie brune ouvrit la porte. Elle portait une chemise d'homme et pas grand-chose d'autre. Elle avait probablement dû se tromper d'appartement… ?

« Vous n'êtes pas ma nourriture chinoise, dit la jeune fille, regardant Caroline de haut en bas.

- Je suis désolée, j'ai dû me tromper d'endroit, je suis à la recherche de-, commença-t-elle, mais un cri de l'autre côté de la pièce la coupa.

- Hayley, reviens dans le lit ! »

Caroline reconnut immédiatement la voix. Une sensation de malaise la frappa dans le creux de son estomac. Elle voulait s'enfuir mais elle se chargea de passer devant la jeune fille et de rentrer dans l'appartement. Elle se trouvait face à face à un Tyler tout nu, qui la regardait comme si c'était un fantôme.

« Surprise, dit doucement Caroline, les larmes dans ses yeux commençant à se former.

- Care', je peux tout expliquer, commença-t-il.

- Sérieusement ? Ne t'en prends même pas la peine.

- Non, attends. Caroline ! Cria-t-il.

- Quoi ? Que pourrais-tu éventuellement avoir à me dire, Tyler ?

- Ce n'est pas…

- Vas-tu vraiment essayer de le nier ? Donne-moi au moins un peu de crédit. Je ne suis pas assez stupide pour croire à n'importe quel mensonge que tu pourrais me sortir. »

Il regarda simplement vers le bas.

« Depuis quand tout cela dure-t-il ? Demanda-t-elle. »

Il secoua la tête.

« Care', ne fais pas ça. Je ne peux pas.

- Depuis quand ? »

Il regardait la jeune fille qui se déplaçait d'un air mal à l'aise dans la chambre, essayant de se couvrir un peu. Caroline s'attendait à ce qu'elle vole dans une rage folle, le réprimandant de lui avoir menti autant qu'à elle. Mais elle avait l'air plus coupable que bouleversée. Elle avait dû savoir qu'il avait une petite amie pendant tout ce temps.

« Depuis quand, Tyler ?

- Hayley et moi nous connaissions, elle était dans la même classe que moi il y a quelques années. Nous nous sommes revus lors de ma première semaine ici, c'était sympa d'avoir quelqu'un de familier autour de moi.

- Tu ne l'as jamais mentionnée, tu ne m'as jamais dit que tu avais retrouvé une ancienne connaissance ici.

- Ça a commencé peu de temps après. »

Elle secoua la tête, dégoûtée.

« Je suis désolé, Care'. Hayley et moi avons tous les deux des personnes chez nous. Nous avons pensé que ça ne ferait pas de mal si elles ne savaient pas. Nous allions arrêter une fois que nous serions rentrés.

- Entends-tu ce que tu me dis, Tyler ? Comment peux-tu même essayer de justifier cela ?

- Je suis désolé, je n'ai jamais voulu te blesser. Cela ne devait pas se passer de cette façon. »

Elle le regarda.

« Juste pour que tu le saches, je ne t'ai jamais trompé. J'allais t'attendre pendant ces deux années entières que tu passerais ici. Au moins maintenant, je n'ai pas besoin de passer l'année entière à attendre. »

Elle commença à s'éloigner.

« Care', attends ! Nous pouvons résoudre ce problème !

- Au revoir, Tyler. »

Elle se dirigea tout de suite vers la porte, ne voulant pas qu'il la voit se briser. Elle ne voulait pas lui laisser cette satisfaction. Il ne méritait pas de voir à quel point il pouvait lui faire mal. Elle attrapa sa valise et marcha aussi loin que ses jambes pouvaient la porter. Quand elle se fatigua finalement, elle trouva un banc où s'asseoir et appela Bonnie.


Le commissaire glissa le téléphone sans fil à travers les barreaux. L'homme dans la cellule se dirigea lentement vers celui-ci, avant de s'accroupir pour le ramasser. Niklaus Mikaelson semblait étonnement jeune pour quelqu'un qui possédait un si long casier judiciaire. Il pouvait être à plusieurs jours de la trentaine et pourtant, il avait tué beaucoup plus que trente personnes. Ce n'était pas non-plus seulement un meurtrier, c'était un homme de la renaissance d'un criminel, expert en tout.

Le commissaire essaya de ne pas trembler, de laisser sa peur remonter à la surface et regardait ce spectacle avec répulsion. Trente-cinq ans de métier et il n'avait jamais été en face du mal en personne. Les criminels comme Niklaus Mikaelson n'étaient venus que quelques fois au cours des siècles. Toute sa famille était une légende, se glissant à travers les ombres, évitant tous d'être capturés, ou prévoyant une gestion pour se libérer des tentatives pour les mettre en prison. Enfin, tous les Mikaelson mis à part le frère aîné, Finn. Finn avait passé la majeure partie de sa vie dans l'isolement, puis avait finalement vécu dans le monde extérieur. Mais même Finn Mikaelson, peut-être le plus célèbre criminel en garde vue, n'était rien comparé à Niklaus.

Pas même La Veuve Noire, la femme la plus puissante et aux crimes organisés, ne comparait son fils. Elle avait fait en sorte que tous ses enfants soient impitoyables, mais elle prenait soin particulièrement de faire en sorte que son bâtard soit le plus sauvage et le plus impitoyable de tous. C'était un secret ouvert, que lorsque Mikael était vivant, et accédait encore à l'entreprise familial d'exécution, il avait abusé de sa femme par tous les moyens possibles, sans cesser de la punir pour son affaire et cet enfant illégitime qu'elle avait créé. Au lieu de se laisser détruire, cela avait provoqué un feu chez Esther. Elle avait enduré chaque coup, chaque mot cruel, chaque fois que Mikael la rabaissait, faisant son chemin vers elle tandis qu'elle le suppliait de ne pas le faire… Elle avait absorbé toute sa colère et s'était glissée dans l'ombre avec le fils qu'elle n'avait pas partagé avec lui. Elle l'avait transformé en Loup. Puis elle avait pris sa revanche.

Le commissaire savait tout sur la famille Mikaelson. Il remua nerveusement en voyant celui que l'on nommait Loup, devant lui, juste de l'autre côté des barreaux, tenant le téléphone.

« C'est pour quoi ? Demanda le prisonnier en montrant le téléphone.

- Tu as le droit à un appel. Un. »

Niklaus tourna le téléphone dans ses mains. Il savait comment cet objet fonctionnait. Il sourit tandis qu'il composait le numéro du téléphone brûleur (N-T : Jetable) qu'utilisait Elijah.

« Ils tracent cet appel donc nous devons faire ça vite. Je suis à Johannesburg, ils veulent me déplacer aux Etats-Unis. Tu sais quoi faire, dit Niklaus aussi rapidement que possible. »

Il raccrocha le téléphone et mit les mains entre les barreaux afin de le remettre au commissaire.

L'homme regarda son prisonnier et ressentit un nouveau sentiment de rage. Bien sûr, Mikaelson aurait su voir s'il y aurait pu avoir des tentatives pour retracer l'appel, afin de repérer où ses alliés étaient. Il avait renversé le commutateur et l'avait utilisé à son avantage. Maintenant ses personnes savaient où il était. Ils auraient désormais besoin de faire appel à son équipe pour entourer la station. Une attaque était plus que probable. Le Veuve Noire ne permettrait pas qu'un autre de ses enfants se fasse prendre. Non sans un combat.

Le commissaire se déménagea à la salle de technologie, à la recherche d'une lueur d'espoir, mais il connaissait déjà la réponse. Mikaelson avait joué avec eux. Ils n'auraient rien.

« Qu'est-ce que nous avons ?

- Il a appelé un numéro brûlé. La voix sur l'autre ligne était masculine, éventuellement Kol ou Elijah. Ils ne se sont échangés que quelques mots, donc c'est difficile à dire. Tout ce que nous pouvons affirmer, c'est que son emplacement est quelque part dans le Moyen-Orient, à moins qu'ils n'utilisent un système GPS à distance pour brouiller nos trackers. Si c'est le cas, il pourrait être n'importe où. Le téléphone a été détruit, et il a été payé en espèce. C'est une impasse.

- Merde ! Cria le commissaire, provoquant des résonnements contre le mur. Merde ! Je ne veux pas de lui un seul jour de plus ici. Nous n'allons pas perdre d'autres hommes à cause de lui. Appelle les Américains ! »


Caroline venait de dire à Bonnie toute l'histoire. Elle ne pouvait pas s'arrêter de pleurer. C'en était trop. Tous ces mois d'attentes pour lui, pour lui rester fidèle, tout cela n'était qu'une blague cruelle.

« Ok, il y a un hôtel à quelques mètres de là, ce n'est vraiment pas cher, offrit Bonnie, devant son ordinateur de travail et essayant de trouver les meilleures options pour le budget limité de Caroline.

- Je veux juste rentrer chez moi. N'y a-t-il pas un vol ?

- Si mais ils coûtent tous plus de deux milles. Même avec ma remise.

- Je ne peux pas rester ici, Bonnie !

- Je sais, je suis en train de chercher, donne-moi une minute… Oh ! Wow, pas cher celui-ci et il part ce soir. Un red-eye [2].

- Quel est le prix ? Demanda Caroline.

- Comme, encore moins cher que celui que tu viens de prendre. Il vient juste de surgir. Mon boss a dû avoir ajouté des bases de données.

- Mets-moi dessus ! Pria Caroline.

- Bien sûr, laisse-moi juste… Oh non. Attends. Tu ne veux pas être sur ce vol.

- Pourquoi pas ?

- Juste, non. Ce ne sont pas des vols publics. Ce sont juste des personnes pré dépistées qui sont autorisées à bord. Je peux t'autoriser, mais tu ne vas pas vouloir. Ce n'est pas cher parce que personne ne veut être dessus.

- Je ne m'inquiète pas ! Juste, inscris-moi.

- Non, Caroline, tu ne comprends pas. C'est un vol d'extradition.

- Un quoi ?

- Beaucoup de pays utilisent notre compagnie aérienne lorsqu'ils ont besoin de déplacer de graves prisonniers d'un pays à un autre. C'est en fait beaucoup moins cher pour eux et attire moins l'attention que d'utiliser des avions militaires. Habituellement, ils doivent être vraiment mauvais pour traverser un pays afin qu'ils s'en occupent. Ce sont presque toujours des meurtriers, des violeurs et des ravisseurs. Pas comme un seul meurtre, je parle là de tueurs en série qui torturent leurs victimes pendant des semaines.

- Bonnie. Je ne m'inquiète pas. J'ai juste besoin de rentrer à la maison.

- Ecoute-moi, d'accord ? Ils font en sorte que les gens qui ne savent pas ce qui se passe, ne remarquent pas qu'il y a un prisonnier vagabondant dans l'aéroport ou dans l'avion. Il ne va pas être menotté. Il va ressembler à une personne ordinaire dans ton avion.

- Bonnie, c'est bon. Je peux le supporter.

- Dix heures à bord avec une personne qui a certainement assassiné plusieurs innocents ? Tu serais surprise du nombre de gars qui ciblent les jeunes femmes. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Care'.

- Ce n'est pas comme si je vais être assise à côté de lui ou quoi que ce soit. Est-ce qu'il sera facile à repérer ? Il suffit de trouver le gars qui est entouré de gardes, non ?

- Si seulement tu savais où regarder, soupira Bonnie. Très bien, je vais tout t'expliquer. Il portera des vêtements normaux, mais si tu fais bien attention, c'est comme s'ils essaient de l'habiller comme ces gars aussi indéfinissables que possible, et c'est toujours la même chose à chaque fois. T-shirt blanc, Jeans, Sneakers, ne portant aucun sac ou bagage. Il aura un bandage sur un de ses bras, près du poignet.

- A quoi sert le bandage ?

- Il sera bien caché, pour qu'il n'attire pas trop l'attention. Au lieu de cela, les déportés sont encadrés étroitement par plusieurs gardes habillés en civil et on leur injecte ce que l'on appelle 'contrainte chimique'. C'est un sédatif injecté qui les garde éveillés et leur permette de marcher, mais plus docile. Ils leur injectent une nouvelle dose avant de monter à bord, de fait qu'ils sont réveillés mais le nombre trop nombreux de sédatifs ne leur permettent pas de se tenir debout ou quelque chose comme ça.

- Donc, ne pas s'approcher des gars avec des bandages. Compris.

- Il va être dans le siège du milieu entre deux gardes. Les gardes rempliront probablement les rangées de devant et derrière aussi. Mais ils seront tous habillés en civil, ils ne vont pas être évident à repérer.

- Bonnie, mets-moi sur ce vol. Je ne veux pas rester ici une journée de plus.

- Tu es sûre ? Je peux te prêter de l'argent pour un autre. Tu n'as pas à faire ça.

- Hors de question. Inscris-moi. »

Bonnie soupira.

« Très bien, bien sûr. Laisse-moi remplir la paperasse. »


Caroline s'assit sur son siège et poussa un soupir de soulagement lorsque l'avion se prépara à décoller. Le siège du milieu à côté d'elle était vide et le siège près du hublot était pris par une femme d'âge moyen en train de lire un livre. Juste pour être rassurée, Caroline regarda le bras de la femme. Pas de bandage.

Elle avait regardé partout dans l'avion et avait constaté que Bonnie avait eu raison. Il était impossible de repérer quelque chose d'inhabituel. Pas étonnant que la plupart des gens à bord ne savaient jamais rien à ce sujet. Le criminel était invisible à toute personne qui ne souhaitait pas le chercher.

C'était effrayant. Elle regarda autour d'elle, se demandant s'il était dans la rangée en face d'elle, peut-être même derrière. Elle n'arrêtait pas de regarder autour d'elle, et même si elle ne pouvait pas l'apercevoir, elle ne pouvait pas totalement exclure les gens qui l'environnaient non plus. C'était probablement un « il », mais cela pouvait tout aussi bien être une « elle » par ce qu'elle savait. Il y avait des psychos femmes dehors aussi. Bonnie avait raison de ne pas la vouloir sur ce vol. Il était troublant.

Seulement dix heures. C'est tout, après ce sera fini, et elle pourra rentrer à la maison. Après tout, dix heures à flipper comme pas possible valaient bien les milliers qu'elle sauvait en prenant ce vol. Une fois qu'elle serait sortie de l'avion, elle avait l'intention de passer le reste de sa semaine en congé, à se morfondre, pensant à Tyler nostalgiquement, en ayant des raids d'ivresses. Peut-être que Bonnie et Elena voudront aller quelque part. Elle pourrait rencontrer un étrange gars dans un bar et rentrer chez elle avec lui. N'était-ce pas le meilleur remède lorsqu'on se sentait misérable en pleine rupture ? Peut-être qu'elle pourrait appeler Matt, les choses ayant finies plutôt bien avec lui, ça ne lui poserait sans doute pas de problèmes d'être un 'ami avec avantages.'[3] Il y avait aussi Damon pour cela, mais elle doutait que cela fonctionnerait bien. Il était en train d'essayer de tourner la page 'Elena'.

Caroline ferma le livre qu'elle lisait et vérifia son Ipod. Il restait cinq heures. Elle avait besoin de se dégourdir les jambes.

Elle se dirigea vers l'avant de l'avion pour utiliser les minuscules toilettes. Tout était tranquille jusqu'à ce qu'elle ait déjà marché dans l'allée où, elle réalisa d'un seul coup, le prisonnier pourrait-être. Cela brassa ses entrailles à cette simple pensée d'être si proche de quelqu'un comme ça, même si ce n'était que pour une seconde.

Une fois qu'elle fut dans la petite salle, elle éclaboussa de l'eau sur son visage. Puis regarda dans le petit-miroir au-dessus de l'évier.

« Tourne la poignée, Caroline. C'est bon. Ne sois pas un tel bébé. »

Elle prit quelques respirations profondes alors qu'elle retournait à sa place. Ses yeux scannèrent chaque ligne de siège tandis qu'elle passait devant, à la recherche des signes que Bonnie lui avait décrits. Elle fut distraite dans sa recherche lorsqu'elle repéra un gars incroyablement sexy assis dans l'un des sièges du milieu, parmi les quelques rangées devant elle. Il était sérieusement attrayant, et elle sentit ses joues devenir rouges lorsqu'il la regarda en retour. Il la lorgna de haut en bas, lui donnant un sourire mauvais, et elle tourna rapidement la tête, afin d'essayer de ne pas lui montrer qu'elle rougissait.

L'avion frappa une zone de turbulences et elle trébucha, tombant à genoux sur ses mains dans l'allée étroite.

Oh, seigneur. Ce sexy mec vient juste de me voir tomber. Quelle honte. Elle recula, pensant à la façon dont elle avait brièvement envisagé, courir 'accidentellement' dans le gars sexy lorsqu'elle aurait débarqué à l'aéroport, pour essayer d'obtenir son numéro. Cela ne servait plus à rien maintenant. Elle venait de s'embarrasser elle-même devant lui.

Un homme d'âge moyen se leva et offrit son aide, la tirant doucement par le bras.

« Vous allez bien, Mademoiselle ?

- Je vais bien. Je suis juste embarrassée. »

Elle lui sourit timidement.

« Ne le soyez pas. Ça arrive tout le temps, riait-il, une fois, j'ai glissé sur une plaque de glace au travail à pied, et ai fini à l'hôpital. »

Elle lui sourit, reconnaissante de faire baisser l'humiliation qu'elle ressentait.

Elle se dépoussiéra et s'apprêtait à revenir à son siège lorsqu'elle remarqua que le gars sexy l'observait intensément à quelques rangées. Elle essaya de ne pas regarder, mais elle ne pouvait s'empêcher de laisser quelques regards se dérober, et chaque fois qu'elle le regardait, il la regardait en retour.

Lorsqu'elle se rapprocha, elle put voir beaucoup plus que son visage et ses yeux se rendirent sur son T-shirt blanc, ses bras musclés de forces qu'elle voulait atteindre et toucher, un coffre probablement bien défini juste en-dessous de ce tissu mince. Elle marchait lentement maintenant, juste pour avoir quelques secondes de plus pour le dévisager avant de retourner à son siège.

Ses grandes mains étaient croisées sur ses genoux. C'était bizarre qu'il soit simplement assis là, sans lire ou s'occuper avec un ordinateur. Puis elle remarqua quelque chose au sommet de l'un de ses poignets, alors qu'il bougeait ses mains. Un bandage.

Elle fut inondée de peur. T-shirt blanc. Jeans. Sneakers. Aucun bagage, de livre, de sac, rien sur lui. Le bandage.

Ses yeux la rencontrèrent à nouveau et elle recula, se précipitant dans l'allée.


Il restait aussi immobile que possible, essayant de leur laisser l'illusion que leur sédatif travaillait. Ils lui avaient injectés des doses supplémentaires, alors qu'il serait resté de marbre en gardant une immunité contre une ou deux doses, quatre ou cinq auraient certainement eût un effet sur lui. Or ils n'en avaient injecté que deux. Heureusement d'ailleurs, car tout cela n'aurait servi à rien s'ils en avaient mis plus.

Il s'ennuyait d'attendre. Cinq heures étaient passées dans ce vol. Ils arrivaient bientôt là où tout était censé se produire, quelques mètres restants. Cela ne sera pas long.

Une jeune femme marchait dans l'allée vers les toilettes. Il regarda ses boucles blondes rebondir autour d'elle alors qu'elle marchait, baissant les yeux pour admirer ses formes. Il se demandait à quoi elle ressemblait, il ne l'avait pas vu monter dans l'avion. Elle entra dans la pièce et il se mit à imaginer à quoi pouvait bien ressembler son visage. Elle n'avait probablement rien de spécial. Après tout, elle avait de longues jambes, des cheveux étonnants. Il était peu probable que quelqu'un avec un corps pareil puisse avoir un visage avenant. Pas qu'il s'en souciait. Tout le monde dans l'avion sauf lui serait mort dans quelques minutes de toute manière.

Elle revint en arrière et il fut stupéfait par sa beauté. Elle était vraiment une jolie petite chose. Elle regardait autour des rangées de gens, comme si elle cherchait quelque chose. Elle le repéra et rougit lorsqu'il la regarda.

Excellent. Il y avait peu de choses, comparables à l'assassinat, qui étaient tout aussi agréable, mais faire rougir les magnifiques femmes en était une. Il pouvait dire par la façon captivé de son regard rivé sur lui, qu'elle appréciait ce qu'elle voyait. Il la regarda, ses yeux se balayant paresseusement le long de son corps, et il ne put s'empêcher de remarquer son teint prendre une couleur encore plus rouge lorsqu'elle remarqua ce qu'il faisait.

Il s'imaginait, chuchotant à son oreille, lui donnant une liste détaillée de toutes les choses sales qu'il souhaitait lui faire, lui disant toutes ses façons de la prendre, les plans qu'il avait pour ce petit corps. Il se demandait comment pouvait sonner sa voix, comment ressortirait son nom si elle le laissait s'échapper de ses lèvres.

Il était distrait, lorsque l'avion heurta les turbulences et qu'elle s'envola en l'air en avant, atterrissant sur ses mains et ses genoux dans l'allée. Il voulait sortir de son siège, aller vers elle, soit pour l'aider, ou pour la prendre ici et là, il n'avait pas vraiment décidé. Il essaya d'imaginer le goût de ses lèvres, l'odeur de sa peau, ce qu'elle portait sous cette jolie petite tenue. Bien sûr, ce n'était qu'une pensée fugace. Il devait rester immobile, faisant semblant d'être sous sédatifs, pendant au moins encore quelques minutes.

Un dégoûtant, homme d'âge moyen, d'une forte calvitie, la toucha. Cela le fit bouillonner de colère de voir quelqu'un d'autre toucher la jeune femme qui était la vedette dans sa propre imagination privée en ce moment-même. Il voulait déchirer les bras de l'homme pour avoir eu le culot de la toucher. Il la voulait pour lui tout seul. C'était vraiment dommage. Seulement quelques minutes. Elle était bien trop belle pour y mettre fin ainsi.

Elle se leva, se mit à marcher et il sentit sa satisfaction pure tandis qu'elle le dévorait des yeux. Il lui sourit de nouveau, appréciant la vue. Elle ne cessait de regarder son chemin, ses yeux vers le bas pour éviter de garder le contact avec les siens. Elle lui rappelait un cerf dans la forêt, sa façon d'agir capricieusement et nerveusement sous son regard. Il aurait apprécié la chasse si seulement elle avait eu une chance. Si seulement il l'avait rencontrée quelques jours plus tôt. S'il n'avait pas été assommé par cette poutre qui était tombée, la police ne l'aurait jamais capturé. S'il s'était occupé à chasser une belle femme à travers la ville, il n'aurait jamais trouvé le temps de torturer les traîtres dégoûtants, et il n'aurait jamais été dans cet entrepôt pourri.

Malgré son éducation non conventionnelle, il avait une fascination pour les arts et les belles choses. Les belles femmes étaient les plus rares trésors, et tandis qu'il aimait jouer avec elles, la chasse, les amener dans son lit, il n'avait jamais rien ressenti pour elles et ne les avait jamais aimées. Elles étaient tout simplement des belles choses, destinées à le divertir, rien de plus. C'était le dicton de sa famille après tout : « L'amour au sein de cette famille, est la plus grande faiblesse. Nous ne ressentons rien, et nous ne nous soucions pas. » Bien sûr, il n'avait aucun intérêt à aimer la superbe blonde qui se promenait dans l'allée, ce n'était que de la simple luxure. Il voulait la ramener dans les toilettes de l'avion et l'enculer intensément, puis continuer avec sa journée. Elle n'était rien pour lui. Et en même temps, c'était une vraie honte qu'une telle beauté soit détruite dans de courtes minutes.

Il attrapa l'analyse de son corps avec ses yeux, la regardant pour lui faire comprendre qu'il était conscient de ce qu'elle faisait et qu'il l'avait attrapée. Son regard se bloqua soudainement sur ses mains, et il sourit, se demandant si elle imaginait ce que ses mains pourraient faire. Si seulement il y avait eu une chance pour qu'il puisse lui montrer ce qu'il savait faire. Il fronça légèrement les sourcils lorsqu'il vit son expression changer brusquement et elle le regarda avec crainte. Il se rendit vite compte qu'elle savait ce qu'il était. Elle avait disparu lorsqu'elle avait vu le bandage. Quelqu'un l'avait prévenue.

Il pencha un peu de la tête, enlevant lentement son bandage du côté de l'œil. Une fois qu'il entendit le clic de sa ceinture de sécurité qui s'enlevait, il se tourna vers l'avant à nouveau et attendit. Elijah savait quoi faire. Ils avaient un plan. Il allait arriver dans un moment maintenant.


Caroline était secouée alors qu'elle retournait à sa place. Elle essayait de garder ses mains stables tandis qu'elle tirait sa ceinture de sécurité, mais elle était bien trop nerveuse et ses mains se serrèrent alors qu'elle faisait cliquer sa ceinture.

« Vous allez bien ? Lui demanda la femme au siège près du hublot.

- Oh, je vais bien, juste un peu- »

Il y eût une explosion et la cabine fut remplie de fumée. Le corps de Caroline tira en avant par l'impact et sa tête heurta le siège juste en face d'elle. Elle sentit une douleur brûlante reprendre et sa vision se tacher alors qu'elle sentait l'avion piquer vers le sol, les sacs sauter hors des compartiments des rangements en hauteurs, et un panier s'écraser dans l'allée. Les couleurs autour d'elle s'estompèrent même alors qu'elle tentait désespérément de rester éveillée. Elle ne pouvait pas tenir plus longtemps. Tout devint noir.


Caroline ouvrit les yeux et vit des feuilles obstruer sa vue. Un frisson parcourut son corps et elle frappa les feuilles en s'asseyant. Sa tête battait. Elle était blessée partout.

Ses vêtements étaient mouillés, emmêlés avec du sable et de la saleté. Elle avait de la suie partout. Cela n'avait aucun sens. Où était-elle ? Comment était-elle arrivée ici ?

Tout commença à lui revenir. L'explosion. Le feu. Le plongeon que prenait l'avion. La dernière chose dont elle se souvenait était la douleur de sa tête frappant contre le siège en face d'elle.

Elle hésita à se relever et regarda autour d'elle. Elle n'avait aucun souvenir d'avoir été déposée ici. Etait-il possible qu'elle ait nagé jusqu'à la terre ferme et qu'elle ne s'en souvienne pas ? Si elle avait réussi à survivre à l'accident, il y avait certainement d'autres personnes pas loin. Elle regarda autour d'elle et remarqua qu'elle était seule. La forêt, elle était épaisse et il lui fallut quelques minutes pour atteindre le bord et être capable de repérer la plage. Elle descendit dessus et regarda une seconde fois autour d'elle. Il y avait toujours personne. Rien. Il y avait seulement un ensemble d'empreintes de fuites à partir du bord de l'eau et dans la forêt. Elle mit son pied dans le sable juste à côté de celles-ci. Ce n'était pas les siennes. C'était beaucoup trop grand. Quelqu'un d'autre était là. Quelqu'un qui avait dû la porter sur la plage, parce que c'était évident qu'elle n'avait pas pu marcher toute seule.

Caroline se dirigea avec prudence à travers la forêt, à l'endroit où elle s'était réveillée. Elle passa devant le lieu et entendit un bruit doux. Le son de l'eau.

Cela ressemblait à une sorte de lagune. Il y avait de gros rochers le long des bords et l'eau bouillonnait en bas d'un ruisseau qui traversait un côté de la roche déchiquetée. Elle espérait que ce n'était pas de l'eau salée, parce qu'elle se sentait étourdie et avait désespérément besoin d'un verre d'eau. Elle s'avança un peu plus près, mais s'arrêta lorsqu'elle remarqua quelque chose au bord des rochers de la lagune.

Un T-shirt blanc. Un jeans. Des Sneakers. Une paire de boxer noir moulant. Tous rincés et propres qui séchaient sur les rochers. Elle repéra la silhouette qui nageait dans le lagon et espéra que quelqu'un d'autre dans ce vol portait les mêmes vêtements. S'il vous plaît, faites que ce ne soit pas lui, s'il vous plaît, faîtes que ce ne soit pas lui.

Il se retourna, elle sentit son cœur dans son estomac. Bien sûr, c'était lui.


Lexique :

[1] « feather in my hat. », est une expression idiomatique anglaise dérivée de la coutume générale dans certaines cultures, lorsqu'un guerrier ajoutait une nouvelle plume à son chapeau pour des morts ennemies (ici la capture d'un Mikaelson). Normalement, on dit plutôt « feather in your cap ». (Oui j'ai fait mes petites recherches ^-^)

[2] « red-eye » est une expression utilisée pour les trains ou les avions qui partent tard le soir (d'où le nom « l'œil rouge » car on ne dort pas la nuit). On peut aussi dire « to catch the red-eye flight », ce qui signifie « prendre le dernier avion ».

[3] « friends with benefits », expression utilisée par les américains qui implique généralement une relation sexuelle dans l'amitié, sans que cela se tourne à une relation sentimentale. (Je sais que certaines sont probablement déjà au courant, car c'est une expression souvent employée, mais on ne sait jamais.)


C'est le moment véridique : à vous de jouer! ^o^ ( Je ferai toujours un lexique, car comme je le disais plus tôt, cette fiction a plein d'expressions qui ne veulent rien dire en français et que je pense nécessaire de vous expliquer.) Et franchement, ça ne fait pas de mal d'avoir un peu de culture générale. :)

S'il vous plaît, laissez une review si vous avez apprécié (ou pas, après tout j'accepte toute critique), la traduction n'est pas un travail facile et requiert d'un temps fou pour traduire des chapitres aussi longs.

Bisous tout le monde :3