Bonjour, voici le second chapitre de Survivre ou périr ?


Chère EveApplefield,

Je tiens tout d'abord à te remercier, d'avoir pris le temps de me donner ton avis concernant ma petite histoire, du moins le début. Lire ton commentaire, le tout premier sur cette histoire m'a emplie de joie.

Je suis vraiment très heureuse que ce premier chapitre t'est plu, et j'espère que cette suite va te plaire aussi…

J'ai voulu un personnage très caractéristique, un peu comme Bane au final pour qu'elle puisse sortir du lot et se démarquer un peu. Je suis d'accord avec toi, elle sera un peu Lara Croft mais dans une ambiance de Saw en espérant qu'elle survive…

Je trouve que Batman a énormément de potentiel pour écrire des fictions sur cette univers et surtout un univers aussi sombre permet de se lâcher un peu plus !

Alors, voilà, je te dédie ce nouveau chapitre pour toi.

Merci encore, et bonne lecture.

BlueDragibus.


Chapitre 2 : La fanfare du réveil

Ce n'est pas l'odeur acide qui la réveilla mais l'humidité ambiant et la faible lumière d'un spot qui la sortit définitivement de son sommeil. Elle avait été habituée à bien pire comme mauvaise odeur.

Ces yeux papillonnèrent quelques secondes avant que son regard ne se stabilise au-dessus d'elle, s'accrochant à l'une des fissures de la voûte humide.

Relevant la tête difficilement, sentant tous ces muscles se tordent de douleur à son premier geste, elle se recoucha aussitôt. Reprenant une nouvelle inspiration, se forçant à se lever une seconde fois essayant d'oublier la douleur résonnant dans sa tête. Ces doigts trouvèrent le bandage enroulé autour de son crâne. Inspectant son bras gauche, découvrant un nouveau pansement propre autour de son moignon.

Elle portait de nouveau vêtement et on l'avait grossièrement nettoyé, il restait de la crasse et du sang coaguler sous ces ongles.

Elle n'était pas à l'hôpital ni dans une clinique. Alors qui l'avait soigné ? Regardant son nouvel environnement, elle découvrit le manque de matériel médical. Elle était allongée sur un simple lit de camp recouvert d'une couverture kaki. Il y avait une petite table contre le mur en pierre où été disposés quelques bandages, médicaments en tout genre et autres outillages médicales.

Aucune fenêtre ne lui permettait de savoir où elle se trouvait, ni quelle heure il était. Le spot était la seule source de lumière. A sa gauche, une porte en métal rouillée aux extrémités lui montrait sa seule issue possible.

Prenant une grande inspiration elle se releva dans une position assise, balançant ces jambes hors du lit elle essaye de se relever tant bien que mal. Ces premiers pas furent maladroits et incertain comme un nouveau-né essayant pour la première fois de marcher. Elle s'appuya sur le mur pour s'aider à se déplacer, le dos voûté comme si elle portait sur elle toute la misère du monde elle s'avança vers la porte. Ces pieds nus frissonnèrent au contact de la pierre froide, portant un grand t-shirt marron lui arrivant mi-cuisse, elle prit la couverture avant de s'enrouler dedans.

Elle était si fatiguée.

Arrivée au niveau de la porte, elle entendit des pas approchés avant de se stopper derrière la porte. Il eut un bruit métallique comme un trousseau de clé. Cette révélation la cloua sur place, il n'y avait aucun doute. On l'avait enfermé dans cette pièce. Son corps réagissant aussitôt elle se remit dans le lit le plus silencieusement possible et feint de dormir encore.

Régulant sa respiration, diminuant le stresse qui menaçait de la faire paniquer, la porte s'ouvrit au même moment dans un bruit sec.

Elle compta trois pas avant que l'individu ne se stoppe à sa gauche. Elle sentit son ombre planant au-dessus, il y eut un déplacement d'air vers son visage, le contact d'une main moite sur son front l'a fit légèrement tressaillir, se forçant à rester immobile quoi qu'il se passe, elle attendit le bon moment.

La main s'éloigna finalement, l'individu se releva, repliant la couverture jusqu'au niveau de son bras endommagé, il se retourna vers la sortie.

Un pas, deux pas et avant le troisième pas, la femme s'était relevée du lit soudainement, prenant un des outils posés sur la table à sa droite elle se précipita sur l'homme au crâne rasé. Elle glissa le scalpel sous sa gorge avec sa main droite.

- Qui êtes-vous ? Où suis-je ? Questionna-t-elle froidement tout en raffermissant la prise sur son arme.

- S'il-vous plait calmez-vous mademoiselle murmura l'homme encore abasourdis par cette attaque éclair. Je suis médecin, je vous ai soigné, tout va bien dit-il pour la rassurer et la convaincre de le laisser partir.

- Je ne reconnais pas les murs de l'hôpital, désolé répliqua-t-elle ironiquement.

- En effet nous sommes ailleurs, si vous lâcher ce scalpel je vais tout vous expliquer d'accord ?

- Non ! Fut la réponse cinglante de la femme. Vous m'avez enfermé ici alors il hors de question que je vous laisse partir. Où sommes-nous ? Répéta-t-elle la colère s'insinuant de plus en plus dans sa voix.

- Je... Je ne peux pas répondre à cette question répondit-il hésitant.

Elle appuya une première fois sur la jugulaire de l'homme. Il tressaillit quand il sentit une légère coupure et une goutte de sang coulé dans le creux dans sa gorge.

- Je ne vous laisse pas vraiment le choix contraignit-t-elle. Avancez ! Ouvrez la porte et ne faîtes pas de connerie ou je vous jure que je n'hésiterais pas une seule seconde à vous trancher la gorge.

Il hocha la tête la gorge nouée.

Elle se glissa derrière lui comme son ombre, sa main droite tenant toujours fermement le scalpel. S'obligeant à marcher sur la pointe des pieds pour rester à la hauteur de la gorge de l'homme. Ils avancèrent doucement dans un premier couloir où se trouvait plusieurs portes en métal.

- L'homme qui était avec moi où est-il maintenant ?

- Il ... Il est dans une autre pièce un peu plus loin renseigna-t-il mais il n'est vraiment pas bien. Sa jambe est infectée, c'est pas bon… Pas bon du tout..

- Je veux le voir de mes propres yeux, conduisez-moi à lui maintenant ! Murmura-t-elle furieusement tout en appuyant une seconde fois sur la gorge de l'homme.

- Très bien très bien, je vais vous conduire à lui. Mais écoutez-moi bien, vous ne pourrez jamais sortir d'ici de votre propre chef. Il ne vous le permettra pas.

- C'est qui il ?

Avant qu'il ne puisse répondre, ils tombèrent nez à nez avec un homme sortant d'une des pièces. Il se regardèrent pendant plusieurs secondes, assimilant la situation de la jeune femme prenant en otage le médecin.

- Qu'est-ce que ... ? Bordel ! Il attrapa son arme dans son étui accroché à sa hanche avant de la braquer sur le couple.

- Oh ! oh ! On se calme ! Paniqua le médecin, pose cette arme merde !

- Range ton flingue ou je te jure que je lui tranche la gorge ! Ajouta la jeune femme tout en commençant à glisser la lame sur la jugulaire. Le médecin poussa un petit bruit plaintif tout en se penchant davantage vers la femme.

L'homme armé hésita avant de baisser légèrement l'arme comprenant que la situation était plus que tendu.

- Tu ne sortiras jamais vivante d'ici menaça l'homme armé.

- C'est ce qu'on verra répondit-elle plus déterminée que jamais. Recule maintenant ! Et ferme la porte à clé dit-elle au médecin.

Celui-ci s'exécuta maladroitement tout en cherchant les clés dans l'une de ces poches. A peine la porte fut fermée qu'ils entendirent un bruit sourd contre celle-ci.

- Il y a un intrus ! Les gars ! Un intrus ! Hurla l'homme enfermé dans la pièce

- Putain ! Allez ! On se dépêche ! s'écria la femme avant de s'éloigner avec le médecin au bout du tunnel.

Au loin ils entendirent des pas se précipiter vers eux résonnant dans le couloir humide.

- C'est encore loin !?

- Non ! Non ! C'est à gauche au bout du couloir, il y a une porte c'est là où se trouve votre ami répondit-il vivement.

Ils ouvrirent la porte avant de se précipiter à l'intérieur. Elle referma aussitôt la porte avant de se tourner vers le médecin. Il n'était pas seul.

Il y avait des dizaines d'hommes tout autour d'une grande bouche d'égout où s'écoulait une grande chute d'eau. Tous les regards s'étaient tournés vers eux quand ils avaient pénétré la grande pièce. Elle agrippa l'homme pas le col de sa veste avant de glisser de nouveau la lame sous sa gorge. Ils furent accueillis par une dizaine de canon.

- Désolé murmura l'homme sincèrement, c'était le seul moyen pour nous garder en vie.

- La ferme répondit-elle aussitôt. Rapidement elle donna un coup de scalpel derrière la cuisse droite de l'homme le forçant à tomber à genou tout en se palpant la cuisse et en gémissant.

Les hommes armés s'avancèrent davantage réajustant leurs armes sur elle plus menaçant que jamais.

A suivre… Chapitre 3 : Donner le cerf aux chiens