Chapitre 3 : Le démon et le renard, la brute et le truand

Après un bref coup d'œil autour d'eux, nos héros reconnurent l'endroit où ils étaient. Ils étaient dans une clairière non loin du château de Liones. Mais quelque chose était différent. Une atmosphère pesante et oppressante se dégageait de l'endroit. Les arbres morts sur leur chemin étaient de mauvais augure. En arrivant au château ils eurent un choc. Il n'en restait plus que des ruines et un incendie faisait encore rage à l'intérieur. Le château de Liones venait d'être attaqué. Plus aucun souffle de vie là où ils étaient. La scène suivante fut un électrochoc pour Méliodas. Il se voyait avancer avec un sourire triomphant, tenant la tête du roi Bartra dans ses mains. Encore pire, il voyait le cadavre des princesses de Liones gisant sur le sol. Mais Elizabeth n'était pas avec elles. Le capitaine des seven deadly sins avait le regard dans le vide il ne parvenait pas à bouger. Pale, livide il ne pouvait pas prononcer un seul mot devant la scène qui se déroulait devant lui. Comment était-il arrivé ici et surtout pourquoi est-ce qu'il se voyait !

Lancelot était lui aussi bouche bée par ce qu'il voyait. En plus de ça, il y avait cette odeur caractéristique du sang que le dragon de la colère ne connaissait que trop bien.

Ban quant à lui connaissait le passé de son capitaine, mais il ne l'imaginait pas aussi violent.

Lancelot prit alors la parole et s'excusa vivement

« j'ai paniqué devant l'attaque de ce démon aux cheveux argentés. Du coup, j'ai ouvert un portail pour nous téléporter ailleurs mais sans le vouloir j'ai certainement aussi changé de timeline…reste à comprendre ce qui est différent » dit-il

Méliodas était rassuré par ce que disait Lancelot, ici, c'était une sorte d'univers alternatif. Mais qu'est ce qui avait changé pour qu'il devienne aussi violent et fou. Puis il se rendit compte qu'il ne voyait Elizabeth nulle part. A ce moment précis, il avait compris quelque chose de très important et cela le fit sourire.

« Capitaine ça va ? » lui demanda Ban avec une expression ou pouvait se lire l'inquiétude.

« Oui ça va, ne t'inquiète pas ban » répondit méliodas avec un sourire « Je sais ce qu'il me reste a faire » sur ces mots mystérieux le quatuor se remit en marche. Lancelot décida de recréer un portail afin de retourner sur leur timeline.

Ils se retrouvèrent a Liones et cette fois ci c'était bien la Liones qu'ils connaissaient.

Du coté de Elizabeth, celle-ci avait peur car elle venait de se faire enlever par les démons. Une fois arrivé, Estarossa la déposa sur le sol et lui indiqua qu'ils étaient au château de Camelot, qui était tombé sous leur joug. Elizabeth était définitivement terrifiée en voyant Zeldrys s'approcher d'elle. Elle pensait qu'il allait la tuer mais il n'en fit rien.

« Je vais te montrer ta chambre » Dit-il. « Après tout vous êtes une invitée de marque !» ajouta-t-il en ricanant cette fois. Cela fit rire la princesse

Estarossa lui expliqua qu'ils ne lui feraient aucun mal et qu'elle était là pour servir d'appât pour que Méliodas vienne les défiés directement. Le visage de la jeune femme s'assombrit. Elle ne voulait pas qu'il se mette en danger pour elle.

Son regard s'arrêta sur le démon a la chevelure argentée. Ses mots sur le champ de bataille la perturbaient. Comment la connaissait-il ?

En même temps, notre équipe de choc entra dans le château de Liones il fallait avertir le roi et les princesses que Elizabeth avait disparu, et qu'il fallait la retrouver au plus vite. Tout le monde était à fond dans les recherches. Mais aucune trace de la jeune déesse. Méliodas commençait à perdre son sang-froid, les autres essayaient de le raisonner et de le rassurer comme ils pouvaient.

A Camelot, Les deux frères démons faisaient en sorte que la princesse de Liones ne manque de rien. Cela faisait trois jours qu'elle était avec eux et elle commençait réellement à apprécier leur compagnie malgré elle. Elle était surveillée donc elle ne pouvait pas s'enfuir. Mais elle commençait à prendre ses marques. Zeldrys était devenue presque comme un petit frère pour elle. On ne dirait pas aux premiers abords mais il était très drôle et arrivait à la faire rire souvent. Il était très cultivé, il lisait beaucoup et son passetemps favori consistait en l'entrainement aux arts martiaux avec son frère. Elle les regardait s'affronter parfois. Quant à Estarossa, elle ne savait pas trop comment le décrire mais il avait cette même aura protectrice que Meliodas, et quand elle était avec lui, elle se sentait en sécurité. Et puis plus elle le regardait, plus elle trouvait qu'il avait quelque chose d'attirant, mais elle ne saurait dire quoi. Elle se souvint que le lendemain de son arrivée alors qu'elle n'arrivait pas à dormir, il toqua a la porte de sa chambre pour savoir ce qui n'allait pas. Après qu'elle lui ait dit ce qu'elle avait sur le cœur, il l'avait emmené faire une balade nocturne pour la calmée. C'était un moment très agréable et puis elle se sentait en sécurité avec lui.

Elle ne savait plus trop où elle en était. Ce démon sanguinaire qu'elle croyait impitoyable était en réalité une personne attentionnée et de bon conseil.

Ça faisait maintenant dix jours qu'elle était avec les deux démons. Zeldrys lui avait appris a dessiner et elle était très doué pour ça. Elle avait une sorte de don naturel ce qui surprit le petit brun. Depuis, elle avait une sorte de rituel a chaque fois qu'elle ne trouvait pas le sommeil elle allait voir Estarossa. Il avait le don pour la rassurée sur la situation présente et puis ses mots au moment de son combat contre Meliodas résonnaient dans sa tête. Elle devait lui poser la question.

« Pendant que tu te battais contre Méliodas, tu as dit que tu te souvenais de moi. Je n'ai aucun souvenir de toi alors comment est-ce que tu sais qui je suis ? »

Le démon aux cheveux argentés prit un moment avant de répondre :

« Tu as donc réellement perdu tous tes souvenirs de cette époque la…Je ne peux pas te répondre. Tu le sauras bien assez tôt. »

Il eut a peine le temps de finir sa phrase qu'il avait vu que Elizabeth s'était endormie avec un sourire. Il fut attendri par cette vision. Il la porta comme une princesse pour la raccompagnée dans sa chambre, le plus délicatement possible pour ne pas la réveillée.

Fin du chapitre 3