Mon Univers :

Avec douceur mes doigts courent sur les touches

Alors que la petite fille dort sur ma couche ;

Je laisse ma conscience guider mes gestes

Supprimant ainsi ce silence indigeste.

Une alarme retentit, brisant ma mélodie,

Ainsi tout se finit, complétant la tragédie.

Enchaîné au sol, je pleure sans une larme,

La petite fille revient, apportant une lame.

Un flot de sang jaillit de ma chaire,

Alors que je vacille lentement, quelle misère !

Blanc et noir deviennent vermillon

Jamais mes yeux n'ont eu pareille vision.

Adieu, petite fille, adieu mon univers,

Je n'existerais désormais plus

Que par ces quelques vers.