Mon cœur arrêta de battre et mon cerveau cessa de fonctionner. Le temps sembla s'arrêter pendant que les mots faisaient lentement leur chemin jusqu'à ma conscience. Puis, leur sens m'écrasèrent et me déchiquetèrent en entier. Je devais être figer depuis un moment car mon frère m'enlaça en approchant ma tête de son torse et en me caressant les cheveux.

-Misaki... tu as le droit de pleurer...

Je le repoussais violemment, ayant enfin compris le sens de ses paroles.

-Tu mens! Usagi-San ne peu pas être mort, c'est impossible!

Sur ce, je parti en le bousculant. J'ouvris la porte et sortis dehors, sur la rue bondé. Il faisait frais ce matin-là, et le soleil venait à peine de se lever. Sans réfléchir, je me mis à courir vers la résidence de Usagi-San. Non... il ne pouvais pas être mort... pas Usagi-San, il n'avait pas le droit... son visage apparut brièvement dans mon esprit, souriant. Je secouais ma tête pour chasser ce souvenir et de l'eau salé tomba à fléau de mes yeux. Je courut comme je n'avais jamais courut, ne pensant à rien à part à lui, et aux excuses que j'allais lui faire.

Désolé d'avoir été égoïste, désolé de t'avoir quitté, désolé d'avoir été un imbécile, désolé, désolé, désolé...

Derrière moi j'entendais mon frère m'appeler et courir pour me rattraper. Mais je fini par le semer, et c'est à bout de souffle que je stoppais quelque temps après. Je mis mes mains sur mes genoux, essayant d'absorber un peu d'air. Mais mes jambes ne purent me supporter une minute de plus et je tombais durement à genoux sur le sol. Soudainement, les dernières paroles de notre conversation me revinrent en mémoire.

« Je... je te déteste! »

« Usagi s'est suicider »

« suicider »

« suicider »

C'est ma faute... je l'ai tuer... c'est ma faute, il est mort, plus jamais il n'allait mettre sa main sur ma tête, sa grande main froide mais remplis de tendresse, plus jamais je n'allais le voir sourire ou devoir lui faire à manger... plus jamais je n'allais pouvoir lui dire...

Un déclic se fit dans ma tête. Toutes les fois où je l'avais repousser, où je ne voulais pas de lui, où j'essayais de m'échapper de lui, où je me chicanais avec lui, où je ne lui disais pas...

« je t'aime »

Et maintenant il n'est plus là et la dernière chose que je lui ai dit fut...

« Je te déteste! »

Je ne pus retenir l'horrible sanglot qui sortit de ma bouche, là, en public, devant une dizaine de passants qui me regardèrent tous avec interrogation. Je ne pus retenir les larmes qui se mirent à couler sans s'arrêter, envahissant me yeux et trempant mon visage. Je criai jusqu'à ce que je n'eus plus de voix, juste qu'à ce que les larmes se mirent à devenir partie de moi. Je pleurai toute ma peine qui me déchirais en deux, toute la souffrance qui me paralysais, toute la douleur qui me brûlait de l'intérieur, tout les souvenirs qui ne voulaient quitter mon esprit. Tout les bons souvenirs qui vinrent me déchirer le cœur parce que plus jamais ils n'allaient se reproduire et tout les mauvais m'écrasèrent la poitrine de regrets. Je pleurai jusqu'à ce que mon frère me retrouve, coucher en boule au milieu de passants qui me demandaient s'ils pouvaient m'aider. Je pleurai jusqu'à ce qu'il me pris dans ses bras pour me ramener à la maison. Là, mes pleurs perdirent de leurs fréquence parce que je m'étais fatiguer à force de crier. Mes yeux étaient gonflés et ma gorge brûlait, mes mains tremblantes s'accrochaient désespérément au chandail de Takahiro. Finalement, il ne resta plus que des larmes silencieuses qui vinrent s'écraser délicatement contre mes joues et je m'endormit de fatigue dans ses bras d'un sommeil sans rêve.

Peu après, je sentis une couverture se poser sur mon corps étendu. Mon frère m'avait ramener et m'avais coucher dans mon lit. Je l'entendit alors parler avec Nanami.

-Je savais que sa mort allait le rendre triste mais je ne m'attendait pas à ce qu'il réagisse comme ça... je ne les savaient pas autant proche...

Ah, si seulement tu savais grand frère, oh combien je l'aimais et oh combien j'aurais voulut être avec lui pour toujours...

Je sentie sa main passé sur mon front tendrement.

-Je ne sais pas Takahiro mais... tu sais que la police à retrouvé une lettre de suicide? Elle disait... « je ne peu vivre sans toi, je suis désolé ».

-mais de qui Usagi pouvait-il parler?

Mon cœur arrêta de battre. Il s'était suicider à cause de moi... à cause de moi... il m'aimait trop pour être capable de vivre sans moi... je lui avait fait tellement de mal... quel égoïste je faisait, j'étais horrible...

Je sentis des larmes silencieuse couler sous mes paupières closes. Mon cœur faisait tellement mal...

-Misaki?

J'ouvris les yeux sur mon frère qui me regardait avec tristesse et inquiétude. Plus jamais je n'allais être capable de sourire ça, c'était certain...

-Misaki...

Takahiro s'assit à coter de moi pour me regarder.

-Je sais que sa mort est douloureuse, mais ce n'est pas normal que tu en soit autant affecté... qui a t'il tu sais que tu peu tout me dire...

-Tu devrais le laisser se reposer, Takahiro..

-Non!

Je le repoussais et me tournai sur le coter pour cacher mes larmes qui coulaient de plus en plus.

-Usagi-san... je... je l'aimais... je l'aimais plus que tout... et la dernière chose que je lui ai dite... fut je te déteste!

Les sanglots recommencèrent malgré moi, et très vite l'oreiller fut autant trempé que mon cœur. Je sentis la main de mon frère quitter ma tête et je l'entendis se lever.

-je suis désolé Misaki...

Puis il quitta ma chambre, me laissant seul. Nanami le suivit peu après et je me laissa aller à ma tristesse et aux regrets. Les souvenirs me revinrent encore en mémoire et chaque minute mon cœur se brisait de nouveau en milles morceaux. Comment avais-je pus penser que je pouvais vivre sans lui? Comment avais-je pus penser que je pouvais le quitter? Pourquoi étais-je parti... réveillez-moi quelqu'un... c'est un cauchemar... à chaque fois que mes paupière se fermaient je le voyait. À chaque fois que j'essayais de penser à autre chose, son image venait occuper toutes mes pensées. Et à chaque fois que je pensais à lui et à l'avenir que l'ont aurait pus avoir ensemble, de nouvelles larmes venaient souiller ma conscience.

-Misaki...

Sa voix me paraissait si douce mais si douloureuse à la fois...

-Misaki...

Elle me perçait le cœur.

-Misaki... ouvre les yeux...

J'ouvris brutalement les paupières en m'asseyant pas le fait même dans mon lit, les mains tendu vers l'avant, en criant son nom.

-USAGI-SAN!

Une main se posa sur mon épaule et je sentie un restant de larmes sur mes joues et de sueur sur mon front. Je me tournais vers la main et à qui elle appartenait. Finalement peut-être était-ce finalement qu'un rêve?

Mes espoirs moururent lorsque je reconnut mon frère, le visage inquiet, les cernent sous les yeux et le le regard fatigué. Je remarquai que dehors il faisait sombre et que donc c'était la nuit. Les larmes m'emplirent les yeux et je me blottis dans les bras de mon grand frère pour pleurer.

-Misaki, as-tu fait un cauchemar? Qui a t-il, pourquoi pleurs-tu?

Sa main me caressa le dos en sueur.

-Usagi... san... il est...

-tu criais et pleurais en dormant, j'ai crut bon de te réveiller.. tu criais des choses comme « Usagi-san, reviens », qui a t-il? Tu veux retourner habiter chez-lui?

Je relevai la tête, ne comprenant pas bien le sens de ses paroles.

-Mais je ne peux pas... Usagi-san est mort... à cause de moi...

De nouveau sanglot me pris puis, mon frère me repoussa légèrement pour pouvoir me regarder dans les yeux.

-Mais de quoi parles-tu? Usagi n'est pas mort aux dernières nouvelles.

-quoi? Il n'est pas...

Je passais ma main dans mon visage en sentant les dernières trace de mes larmes sécher sur mes joues en comprenant.

-Tu dois avoir fait un horrible cauchemar... rendors-toi, tout est fini et personne n'est mort.

Une angoisse me pris soudainement, comme si mon cauchemars allait devenir réalité si je m'endormais de nouveau. Je repoussais mon frère et me levais du lit, enfilais mes chaussures rapidement et maladroitement, attrapai mon porte feuille et me mis à courir vers la sortie.

-où vas tu? Misaki!

-Je vais retrouver Usagi-san!

-Mais il est une heure du matin!

Je ne l'écoutais pas plus longtemps, un espoir grandissant montant en moi au rythme de mes pas.