salut tout le monde ! me revoila avec la suite de mon histoire ! merci pour vos reviews qui me donnent l'envie de continuer :) pour répondre à une question de -Kiirii- : je situe mon histoire dans une periode un peu obsucre alors que la guerre entre cow boys et indiens fait rage (aller quoi tout le monde ici connait lucky luck ;) )
et pour répondre à une autre question de : les indiens sont bien dans des terres sauvages encores officielement inexplorée mais nous sommes au début de la colonisation imposée par les hommes blancs dans ces contrées donc ils organisent plusieurs expeditions de toutes sortes
voila en espérant vous avoir éclairé merci à yuri-fan ma beta qui m'a beaucoup aidée et à psycheforeros
qui me soutient malgré mon manque de ponctualité latent
La jeune fille aux cheveux bleus nuit posa ses mains sur la pierre moite et humide, puis elle grimaça :
« génial et moi qui rêvait de faire de l'escalade » se dit-elle.
Pierre après pierre, mètres après mètres, minutes après minutes, elle gravit l'imposant obstacle. Une fois en haut elle s'autorisa quelques minutes de pause, afin de laisser reprendre son souffle, reprendre son cour normale mais aussi afin d'observer les lieux plus en détail.
L'ensemble des bâtiments formaient un U. Natsuki repéra celui qui semblait être l'écurie, selon le schéma de construction de ce genre d'édifice, la prison devait se trouver non loin de celle-ci. Elle mémorisa les obstacles potentiels sur sa trajectoire puis entama sa descente dans un calme olympien. La jeune apache commença à se mouvoir en silence entre les bâtiments, se fondant dans le paysage au moindre bruit suspect, quand elle remarque qu'une des fenêtres sur sa trajectoire laissait passer de la lumière venant de l'intérieur.
-Mince ! Pensa-t-elle.
Comment n'avait-elle pas put la voire avant ? Tant pis : il fallait de toute façon qu'elle passe par là. Elle s'approcha lentement espérant que malgré la luminosité de la pièce celle-ci soit vide, mais ce ne fut pas le cas et Natsuki entendit deux voies d'hommes parvenir distinctement à ses oreilles. Aussi décida-t-elle d'écouter, elle parviendrait peut-être à trouver quelques chose : Nao est-elle toujours ici ? En vie ? Les blancs viendront-ils attaquer son village bientôt ?
Et pour la sauvage que comptez-vous faire général ?
Elle doit servir d'exemple, nous l'exécuterons demain à l'aube.
N'est-ce pas un tantinet excessif général ?
Ah ! Lieutenant, vous êtes nouveau ici, sachez que ces sauvages ne reculent devant rien, cette vermine n'est bonne qu'à mourir lâchement, enfin vous comprendrez quand vous aurez mis les pieds dehors ! Croyez-moi ! Ajouta-t-il avec un léger rictus de contentement, dans une semaine ou deux cela vous semblera le plus naturel du monde.
Natsuki sera les poings : ce genre de discourt la mettait hors d'elle, comment ce pourceau blanc osait-il se moquer de sa famille, de ses amis et de sa tribut ? L'apache saisit le couteau qu'elle portait à la taille et s'apprêta à bondir égorger l'impudent mais quelque chose la tira en arrière, elle poussa un cri sous la surprise.
Vous n'auriez pas entendu un bruit ?
Le lieutenant posa ses mains sur le rebord de la fenêtre et se pencha en avant... la rue était déserte, un chat passa, comme pour le narguer.
Rien : ce n'était rien qu'un stupide chat.
Nous n'en avions pas avant, soupira le vieux générale.
Exacte c'est « elle » qui en a ramené un.
A ce propos que comptez vous faire d'elle ? Elle ne semblait pas prête à coopérer avec nous.
Ne vous en faites pas, générale, elle changera, c'est une femme après tout.
Emmenée plus loin Natsuki ne bougeait pas mais ce n'était pas à cause des deux mains fines qui l'enserraient fermement, ce n'était pas non plus à cause du chat, animal qui lui était inconnu jusqu'alors, non, c'était plutôt à cause de la poitrine de l'inconnue pressée contre son dos. C'était sans doute à cause de ce corps si parfait, qu'elle sentait si près du sienj ou bien à cause de son souffle haletant au creux de sa nuque, le gémissement que laissa échapper Natsuki ne venait pas du relâchement de la prise de son assaillante sur elle mais plutôt de la sensation d'une langue passant du bas de son cou à son oreille pour lui susurrer avec tendresse :
Pas de guerre.
Puis... plus rien, le temps reprit son cour normal mais les mots de cette femme ne cessaient de tournoyer dans le tête de la guerrière. Qui était-ce … ? Là à l'instant, qui avait posée ses mains sur son corps endurci pas la vie dehors, qui les avaient enlevées ? Ôtant par la même une partie d'elle-même, ne laissant que la coquille vide d'une guerrière, était-ce une déesse ? Non, Natsuki ne connaissait aucune déesse pareille même dans les croyances blanches... Mais elle se dit que si un tel dieu existait elle se convertirait aussitôt dans l'espoir de la croiser à nouveau. Elle reprit ses esprits tant bien que mal et avança dans le paysage devenu monochrome avec l'extinction des dernières lampes à pétrole de la caserne, se faufilant entre les baraquements, Natsuki repensait à cet accent au son si particulier, roulant les mots pour les ressortir avec douceur, et ces mêmes mots jusqu'alors ingrats, ces mêmes mots qu'elle employait si souvent lui semblaient maintenant devenus une fantastique mélodie, dansant avec grasse, volupté et légèreté malgré ce qu'ils représentaient. L'apache continuait sa marche furtive vers les geôles, elle passa devant les écuries, et s'arrêta au bout, comme elle le pensait la prison se trouvait bien ici : deux gardiens protégeaient la porte principale, l'Indienne sortit son couteau, en un éclair elle pouvait fondre sur ses proies et les égorger en silence, elle pouvait les faire disparaître dans la nuit pour clouer le bec du générale de la caserne mais quelque chose en elle l'en empêchait, était-ce les paroles de cette inconnue ? Elle n'en avait aucune idée, et puis après tout on lui avait enseigner de ne pas tuer pour rien aussi rengaina-t-elle son arme avant de fondre sur ses proies pour les assommer. Tout fut terminé très vite, les gardes dormaient d'un sommeil paisible et profond au sol et l'Apache les détroussa, elle pénétra dans un baraquement sombre, deux rats s'échappèrent entre ses jambes et la firent sursauter. Elle posa sa main sur la moisissure du mur et sentit la pierre abimée par le temps se craqueler par endroits, elle s'engouffrait en silence tentant de repérer un bruit, un souffle, quand soudain elle entendit un sanglot venir du fond d'une geôle à sa droite, elle posa ses mains sur les barreaux rouillés et appela :
Nao ?
Natsuki ? Répondit une petite voie fluette.
Oui je suis venue te chercher !
Nao s'approcha des barreaux laissant la lune éclairer son petit visage pâle dénonçant une carence évident de nourriture et de soleil, Natsuki lui caressa la tête et sécha ses larmes en souriant calmement :
Allons, Allons je vais te sortir d'ici. La rassura le plus vielle.
