Hello mes petits scarabées ! Me revoilà, mais pas pour le défi Cap ou Pas Cap ! (sérieusement, ce topic me tue, on y trouve tellement de textes hors-normes..des défis hors-normes..
Bref, c'est la croisade d'Erwin Smith. Et vous savez quoi ? J'ai fini mon pas ! Yeahh ~
Merci à Griseldis pour sa review !
Disclaimer : Le monde et les personnages de SnK ne m'appartiennent pas .
Pairing : Erwin/Hange (ouais ouais ouais !)
Rating : T
Bonne lecture ~
Elle a quitté son foyer pour son petit Paradis. Mais c'est seul qu'il se retrouvera. Quelque part, le père aussi se sent abandonné mais il ne dit rien. Le petit souffre bien plus que lui.
Il regardait désespérément par dessus le haut buisson, pensant que tout cela n'était qu'un mauvais rêve et qu'elle était toujours là. Mais non.
…
- Dis moi, tu en pense quoi de papa ?
Hange leva les yeux de son verre pour croiser ceux d'Eden.
- Bois ton chocolat, il va se réchauffer.
- Hm.
Il exécuta sans rechigner l'ordre de l'adulte. Quand il posait la tasse sur la table, la bouche recouverte de chocolat il continua :
- Il m'a posé beaucoup de questions à ton sujet, hier soir.
- Très intéressant.
- Tu ne m'as pas l'air intéressé toi.
- Peut-être parce qu'il est déjà pris ?
Eden battait des cils à une vitesse folle. Hange qui avait commencé à boire son café..
- Pris ?
..le recracha aussitôt.
- Beeerk..
Parfois, elle oubliait qu'Eden était encore un jeune garçon qui ne pouvait pas spécialement comprendre les adultes. Même s'il était bien plus intelligent que la plupart d'entre eux à son âge.
- Oh..Oh ! Mais-
La femme attrapa la nuque du petit avant de mettre sa main devant sa bouche pour éviter qu'il n'en dise un peu plus. Car oui, il avait comprit.
- Tu gardes ça pour toi, c'est clair ?
Le petit hocha la tête et une petite lueur moqueuse illuminait ses prunelles bleues.
…
Il était la cause de son départ et de son gros chagrin. Elle l'appelait « Mon petit Paradis » mais il ne lui avait fait vivre un enfer. Papa ne lui en voulait pas, Maman était satisfaite et Lily ne manifestait en rien son chagrin.
…
Un autre matin, il s'était accoudé à la barre de son balcon, observant silencieusement la fumeuse qui lui adressa un bref coup d'oeil.
- Comment va Eden ?
La veille, Eden avait eut une grippe et l'avait quémandé et retenu toute la journée auprès de lui. Le père s'était assis sur une chaise, un peu éloigné de son fils, silencieux. Depuis, elle remarquait qu'il avait l'air moins hautain que le matin de leur première discussion.
- Mieux. Il a encore besoin de repos. Attraper une grippe en été, il faut le fai-
- Erwin !
Hange baissa le regard et jeta son mégot. Madame Smith est de retour.. En bonne personne, Hange la salua d'un geste de la main sans oublier le « bonjour » qui allait avec. Tara se contenta de lui offrir un regard noir en retour. Elle tourna toute son attention vers son mari qui soupira longuement.
- Qu'est ce que je t'ai dis hier ?, rappela la femme en donnant un coup de poing sur le torse nu de son mari. Je suis sûre que tu faisais semblant de m'écouter et que tu m'entendais brailler !
- Si tu veux bien baisser le ton, tu risques de réveiller tout le voisinage.
- J'en ai rien à foutre !, hurla-t-elle en levant les bras en l'air. Que tout le voisinage soit au courant que tu comptes encore te taper une putain te fais le même effet qu'une piqure de moustique !
- Lily est réveillée, c'est pas un langage approprié pour-
- Ne fais pas l'innocent Erwin ! Tu sais très bien que je déteste ça !
- ..J'ai du boulot, bonne journée.
Le regard bleu de la femme se tournait durant un quart de seconde vers Hange -qui avait fermé sa fenêtre- avant de fusiller son mari du regard. Celui-ci était trop occupé à fixer l'intérieur de sa maison.
- Erwin, je te parle bon sang !
- Bonjour Eden, dit-il en soupirant. N'es-tu pas sensé rester au lit ?
Tara arrêta tout mouvement pour croiser les yeux bleus de son fils qui se frottait nonchalamment les yeux.
- On reprendra notre discussion plus tard, finit-elle par dire avant d'aller rejoindre son fils. Et tu ne t'en sortira pas aussi facilement.
…
Elle était comme Papa, Lily. C'est peut-être pour ça qu'elle n'a pas pleuré quand sa folle était venu leur faire ses adieux. Quand Papa ne lui avait même pas adressé un regard, même après ce qu'ils avaient vécus ensemble.
…
- On ne peut pas continuer comme ça.
Les yeux bleus de son vis-à-vis ne la quittait pas.
- Tara, c'est ça.
- Parce qu'il a ta femme et tes enfants, Erwin.
- Il fallait y penser avant.
- Ne me dis pas que tu t'en fiche, je sais que c'est faux. Eden, Lily et David sont trop précieux à tes yeux pour que tu les perdes, surtout si c'est pour finir ta vie avec moi. C'est un sacrifice inutile.
- Tu parles de sacrifice, mais sais-tu quel est le véritable sacrifice ?
- Non et je ne veux pas le savoir.
- Tu le sais, mais tu ne veux pas avouer que j'ai raison, pour une fois.
Les deux adultes se jaugeaient, dans le blanc des yeux.
- Erwin, s'il te plait, écoute moi. Tu auras tout le loisir de me traiter de menteuse si je te disais que je ne t'aime pas. Néanmoins, sache que si je fais ça, c'est surtout pour le bien d'Eden, de Lily, de David et du tiens. Ta femme a le droit au bonheur aussi, c'est justement pour cela qu'elle s'est marié avec toi , tu ne penses pas ?
- Et toi ? Tu n'y a pas le droit tu vas me dire ?
Hange eut un petit sourire qui irrita de le blond. Elle n'avait pas le droit d'arborer une telle expression dans un moment comme celui-ci.
- Tu sais..je l'ai déjà trouvé bien avant que notre..liaison commence. Il ne fait même pas un mètre trente et il a un sourire d'ange. C'est un petit peu de toi, mais en minuscule et en brun. Je ne dis pas que ce qu'il s'est passé entre nous n'a pas été un pur bonheur. Mais..je dois d'abord penser au bien de tes enfants avant tout.
Hange baissa ses yeux et tourna sa tête pour ainsi éviter le regard pesant et perçant d'Erwin.
- Si tu n'es pas capable de le faire, moi, je le ferai.
- Eden serait triste de savoir que tu-
- Je t'ai cerné depuis le temps, Erwin. Tu ne me feras pas culpabiliser, même en sachant qu'Eden avait tout fait pour qu'on se « connaisse un peu mieux ». Regarde David, il a à peine un an. Il ne grandira pas sans son père. Je m'en vais, point à la ligne.
Il n'y avait pas plus tête de mule qu'Hange. A côté, Lily était bien gentille et trop mignonne.
- Donc tu es décidée.
Elle se rapprocha un peu plus de lui et déposa ses lèvres sur son front.
- Merci pour tout.
Elle se leva du canapé et sortit de la demeure Smith sans même se retourner. A ce moment là, elle n'arrivait pas à mettre la main sur ce sentiment qui l'envahissait. Un mélange de tristesse, de peur, et d'appréhension. Elle ne savait pas du tout comment allait réagir les deux enfants de son amant, mais il y a bien une chose dont elle a parfaitement conscience : ces deux dernières années en leur compagnie étaient les plus belles depuis son emménagement à Maria.
…
Eden regardait par sa fenêtre l'autre fenêtre, juste en face de la sienne. Les entrevues qu'avaient son père et Hange se déroulaient là. Il se demandait bien si la maison avait gardé la même odeur. C'était ridicule, mais il se forçait d'y croire. Il ferma ses rideaux et prit son ordinateur portable. Il entra dans sa boite mail et après quelques minutes de délibération intérieure, il se décida de taper son mail.
Ma Folle,
C'es un eptit peu brusque, mais je t'attends, tu sais. J'attends encore ce jour où tu me passeras un coup de fil, que tu m'annonce ton retour parmi nous. Je t'ai cherché, jour et nuit durant maintenant plus de quinze ans. Tu sais bien à quel point je suis têtu et bien plus que Papa. Tu sais, j'ai utilisé tout les moyens possibles pour te retrouver. Que ça soit les annonces papiers, virtuelles..
J'ai fugué quelques semaines après ton départ. Je n'étais qu'un sale petit idiot. Un enfant est naïf mais pas totalement. J'allais voir des inconnus en pleine rue et leur montrait ta photo. Certains me regardaient, peinés tandis que d'autres m'ignoraient totalement. C'est fou comme le monde est cruel envers un si petit être en peine.
Je n'ai pas pu sortir de Maria, étant donnée sa grande superficie. Je n'étais qu'un petit con de dix ans, je n'allais pas survivre très longtemps en dehors de la ville. Je suis donc revenu à la maison.
Mais sache qu'à quinze ans, j'ai encore fugué et cette fois-ci pour m'évader en dehors de Maria.
Ce monde est grand, trop grand pour un garçon de quinze ans.
J'ai pus faire la connaissance de personnes sympathiques. Elles m'ont un peu accompagnées dans mon long pèlerinage pour arriver jusqu'à toi, ma folle. J'ai croisé des trafiquants, qui ont failli me prendre sous leurs ailes. Un homme, de taille assez petite m'avait aidé à ce moment là. D'ailleurs, il dit être un ami à Papa et qu'il te connaissait aussi. Que le monde est petit, aussi petit que lui, Levi Ackermann je crois qu'il s'appelle. D'ailleurs, il me fait dire qu'il a hâte de te « botter le cul ». U chic type.
Ma petite folle adorée, tu es sensée savoir qu'un enfant est très naïf, alors pardonne moi.
J'ai essayé de comprendre pourquoi est-ce que tu étais parti. J'ai d'abord pensé que c'était de la faute de Maman, car elle avait su pour ta relation avec Papa. Je me rends compte maintenant que ce n'était pas Maman le problème, mais moi.
Tu as fait ça pour mon bien, c'est ça ? Comme c'est idiot..En te raccommodant avec Papa, je voulais ton bien. Je vois que ça n'a pas été le cas. Je parle de toi à David. Il souhaiterait te rencontrer.
Dire que tu pensais vouloir mon bien, mais tu m'as fait plus de mal qu'autre chose...
Sache toutefois, ma petite folle que depuis ton départ, Lily s'est renfermée sur elle. Pas même Papa n'arrive à la faire parler et éprouver des émotions quelconques. Elle ne sourit pas, n'a aucun rictus. Non, elle est neutre, figée. Comme si elle t'attendait pour reprendre le cours de sa vie..seules ses paupières semblent encore en vie.
Et je ne te parle pas de Papa. Il n'est plus le même. Je sais que ce n'est pas la longue mission militaire qu'il a eut qui l'a rendu aussi froid, presque sans cœur, fait de glace. Et je connait qu'un seul remède pour faire fondre la glace. Et toi, le connais-tu..?
Hange, ma folle, ma petite cinglée..Je te retrouve enfin, mais la peur m'empêche de t'affronter. J'ai peur de rouvrir une ancienne blessure qui risquerait de nous être fatale..
Mais c'est bête, puisqu'en lisant cette lettre, tes cicatrices se rouvriront et une nouvelle plaie apparaitra : la culpabilité. Cette culpabilité de m'avoir fait vivre un enfer alors que tu ne voulais que mon bien.
Ma folle, puis-je te revoir ? Être dans tes bras, humer ton odeur et enfin te raconter en détail ce que j'ai vécu rien que pour te revoir ? Pourras-tu être capable de me pardonner pour tout le mal que j'ai pu te faire ? Pourras-tu être capable de pardonner l'acte irréfléchi mais pourtant réfléchit de Papa ?
Ma Folle à moi, sache que je t'aime. Je serai devant ta fenêtre et d'ici là, j'attendrai bien sagement ton retour et te racontera en détail ma vie, pour que tu sois fière de l'homme je suis devenu.
Pour toi, je serai prêt à n'importe quoi..
Ton petit Paradis.
Il hésita longuement avant de cliquer sur la touche « Envoyer ». Mais finalement il le fit et cogita juste après. Il venait sûrement de faire une erreur mais il en était fier. Parce que oui, il avait oser défier ce vieux démon qui le hantait depuis son départ. La culpabilité.
Le lendemain de l'envoi du mail, il ouvrit sa boîte mail et aucune réponse. Le soir, il ouvrait sa fenêtre et contemplait avec une once d'espoir la fenêtre d'en face. Il répéta ce geste durant plus d'une semaine, mais rien.
…
Trois mois passèrent. La monotonie avait prit le dessus de la vie d'Eden. Il regardait toujours par la fenêtre dans l'espoir de la revoir. Personne. La maison d'en face ne vivait plus. Elle était abandonnée à son triste sort.
Il restait toujours une heure -voire deux, ou peut-être trois, il ne savait plus- devant cette fenêtre jusqu'à ce qu'il en ait marre et parte dormir. Néanmoins cette soirée n'était pas comme les autres.
Une silhouette était percevable à travers les rideaux. Ceux-ci s'ouvrirent et laissèrent apparaître une sublime jeune fille aux cheveux bruns. Son regard marron noisette lui rappelait ceux de sa petite folle.
La sublime jeune fille se racla la gorge avant d'annoncer :
_ Je n'ai rien à te pardonner, mon petit Paradis.
Il regarda la jeune fille, ahurit . Elle ne devait pas avoir plus de seize ans. Elle lui offrit un sourire bienveillant en échange.
_ Eden, je suppose.. Maman m'a beaucoup parlé de toi.
Maman ?
_ Où est Hange ?, demandait le jeune homme en s'agrippant aux rebord de sa fenêtre.
Le sourire bienveillant de la jeune fille brune devint un sourire triste. Elle secoua seulement la tête en fermant les yeux, comme en récitant une prière silencieuse.
…
Ce fut une dure journée, encore. Elle en avait assez de la mentalité des jeunes filles de son époque et se demandait bien comment sa mère avait fait à son âge. Elle soupira et entra sans toquer -une habitude- dans la chambre de sa génitrice.
_ Dis m'man, il y a un truc dont il faut que je te..hey..
La seule fois où elle avait vu sa mère aussi mal en point, c'est lorsqu'elle était gravement tombé malade et que, croyant qu'elle dormait, lui parlait de son père, de la grande famille qu'elle aurait pu avoir. Elle avait seulement senti les gouttes salées tomber sur ses joues, entendu les presque silencieux sanglots de sa mère et n'avait pas ouvert les yeux.
Mais cette fois-ci, elle en était témoin et ce visuellement. Assister à la défaillance de sa mère ne lui plaisait pas du tout. Elle se rapprocha donc d'elle l'avait prise dans ses bras et lui caressa avec douceur ses cheveux bruns. Elles étaient restées ainsi durant une bonne petite heure, sans que l'une adresse la parole à l'autre. Les gestes suffisaient.
_ Qu'est-ce qui ne va pas ?
_ Les vieux fantômes du passé qui me hantent, si je puis le dire ainsi.
_ Cela a un rapport avec Eden ?
Ah, Eden..Elle ne faisait que parler de lui..Elle connaissait comme si elle l'avait faite...
_ ...
Le visage de la femme se leva et regarda avec détermination celui de sa fille. Durant cette heure pleine de tourment, elle avait réfléchit à une solution. La meilleure pour elle et pour lui.
_ J'ai un service à te demander, Gabriel. Tu iras à cette adresse. Vers dix-neuf heures, un jeune homme s'accoudera à la fenêtre de l'habitation juste à côté. Ce sera lui. Tu lui fera passer ce message et surtout, fait moi passer pour-
_ Es-tu folle ? T'as craqué, je ne ferai pas une chose pareil. Pas à mon-
_ C'est pour son bien. Il faut qu'il passe à autre chose.
Gabriel se leva brusquement. Qu'elle aille voir son grand frère et lui annoncer « sa mort » ?
_ Si tu veux anéantir les fantômes de ton passé et bien, fait le toi-même ! C'est horrible ce que tu veux faire ! Es-tu sans cœur ?..
…
Et finalement, elle était là, face à son grand frère qui pleurait à chaudes larmes. Qui évacuait toute la frustration développée au fil des années. Quelle mauvaise sœur elle faisait. Incapable d'aller le consoler. Elle se mordit la lèvres inférieure quand elle sentit ses yeux lui piquer. Elle se mit dos à lui et laissa couler ses larmes. Voir son frère aussi mal lui laissait un goût amer.
Et le pire c'est qu'elle avait honte en se rappelant de ce qu'elle avait dit à sa mère. Tout ce que voulait Hange, s'était le libérer d'un lourd fardeau, quitte à le faire souffrir un bon coup.
Petit Paradis a grandit.
Mais Petit Paradis garde tout de même un reste de l'enfant qu'il était.
Petit Paradis ne cherchait que le bonheur.
Mais Petit Paradis n'eut droit qu'au malheur.
Bah voilà. J'ai failli pleurer en écrivant la fin, parce que c'est triste et puis voilà. Je me fais pleurer toute seule (ça veut dire va dormir Shiro, c'est pas bien d'être levé à 2h du mat' pour une enfant xD) J'espère que ça vous aura plu :3
Arigatou to Jaa ne o/
