Coucou ! Me revoilà le premier chapitre officiel ! Je vous invite à relire le début si vous aviez vu la première version du début, où Blaine était encore amoureux, vu que ça a changé et que vous risqueriez de pas comprendre du coup. J'accepte toutes les critiques, tant qu'elle sont constructives. Et une petite review fait toujours plaisir ! Merci par ailleurs à klipotitatum et Nina pour leur messages ! En espérant que cela vous plaise.


C'était un matin doré d'automne, et Big Apple fourmillait d'activité. Les gens se rendaient à leur travail, ou au contraire rentraient chez eux, courant après leur métro, s'exclamant, criant, parlant, riant. Blaine Anderson ne faisait pas exception à la règle. Il venait de quitter son appartement pour se rendre à son lieu de travail principal : le café où il travaillait, Le Liberty. Certes, servir des cafés aux gens n'étaient pas sa principale ambition dans la vie, mais il avait besoin d'argent, pour lui et David, et c'était un moyen d'en gagner. Et puis ce n'était pas si désagréable après tout. N'étant qu'à quelques minutes à pied, le jeune homme pouvait se lever plus tard, et marcher en profitant des premières lueurs du matin. Il s'occupait du petit déjeuner en ce moment, c'était donc assez calme.

Il arriva, poussa la porte, et salua son patron. Il était environ sept heures, et quelques clients étaient déjà là, sirotant des cafés, en lisant le journal. Son chef était un homme plutôt costaud nommé Harry, qui était marié et qui avait deux grands enfants. Il avait d'ailleurs un peu assimilé Blaine à eux, et était particulièrement gentil avec le jeune adulte. Blaine passa au vestiaire enfiler sa tenue : un pantalon noir avec une chemise grise sur laquelle était inscrit le nom de café. Il fut rapidement changé, et en retournant prendre son service, il passa devant un miroir et s'arrêta, observant si ses vêtements tombaient bien. C'était le cas, alors il fit un clin d'œil à son reflet, passa la main dans ses cheveux qui n'avait plus subi le gel depuis qu'il avait quitté le lycée, et sortit.

La matinée se passa plutôt rapidement, et midi fut bientôt là. Il allait prendre sa pause déjeuner dans l'arrière-boutique, lorsqu'il entendit une voix. Une voix qu'il n'avait jamais pu oublier. Il se retourna précipitamment et tomba, éberlué sur... Rachel Berry ! Elle discutait avec une personne qui semblait être son amie. On n'oublie pas la voix de quelqu'un qu'on avait entendu chanter durant plus d'un an et qui de toute façon parlait constamment si facilement, je vous prie de me croire. Il se demanda vaguement quelle était la probabilité pour qu'il tombe sur elle, entre toutes, mais il haussa les épaules en se disant que c'était la vie, et avança vers elle pour la saluer, après tant d'années.

" Rachel ?! ", il s'exclama.

" Oui ? ". Elle se mit alors à le regarder, et même s'il vit une seconde d'incompréhension dans ses yeux, il vit bientôt sa bouche s'arrondir en un O parfait. Tiens, pensa-t-il, elle s'est enfin tue. Ça doit être un genre d'exploit. Mais la jeune femme retrouva très vite sa langue et s'écria :

" Blaine ?! Ça doit bien faire..."

" Cinq ans, plus ou moins." finit-il avec un rire.

" Mais qu'est ce que tu fais ici ? J'ignorai totalement que tu travaillais ici, pourtant je suis déjà venue... Bref, cela n'a pas d'importance, qu'est-ce que tu racontes depuis tout ce temps ?" demanda-t-elle

Et il s'assirent tous les deux, discutant du bon vieux temps, se racontant tout ce qui c'était passé depuis ses longues années. Blaine lui parla de ses galères à LA, du fait qu'il n'arrivait jamais à décrocher de vrais rôles à cause de sa taille, ou de son physique, de David qu'il avait rencontré et avec qui il vivait depuis deux ans.

" Et enfin, j'ai décidé de venir tenter ma chance ici, et ça a payé. Je suis la doublure d'un rôle dans une comédie musicale de seconde zone. Enfin, c'est déjà ça ! Je n'ai plus qu'à prier pour qu'il lui arrive quelque chose, même si c'est mesquin ! Et pour arrondir les fins de mois, je travaille ici " conclua-t-il " Et toi ? J'ai lu que tu avais fait une entrée fracassante sur les planches. "

" Fracassante, n'est pas le mot exact. Disons que j'ai eu de la chance et que je commence à être connue. Il faudra que je t'invite à une des représentations, un de ces jours." Rachel regarda alors sa montre, et regarda Blaine d'un air désolé :

" Oh, je suis désolée ! J'ai un rendez-vous bientôt, je vais devoir te laisser. Mais donne moi ton numéro, veux-tu ? On se fera une bouffe un de ces jours en parlant de MacKinley !"

Blaine acquiesça et lui écrit sur un papier son numéro. Il était plutôt content de l'avoir revue, mais il fallait qu'il lui demande quelque chose avant qu'elle parte, quelque chose qu'ils n'avaient pas abordé. Sentant sans doute un tabou sur ce sujet. Mais il devait savoir :

" Attends, une question m'est venue : Tu es toujours en contact avec Kurt ?"

Il eut un petit silence, elle semblait réfléchir, qu'elle rompit ensuite en lui disant qu'elle était désolée mais que ce n'était pas le cas.

" Il est célèbre maintenant, tu sais ! Bon, à un autre jour !" Et elle lui claqua une bise, le laissant pensif. Pourquoi avait-il eu l'impression qu'elle lui mentait ?

Parce que c'était le cas. Elle était toujours aussi proche de Kurt, malgré sa célébrité. Pourquoi avait-elle caché la vérité ? Un pressentiment. Mais ce pressentiment ne l'empêcherait pas d'annoncer ce qu'elle venait de vivre à l'étoile montante de Vogue.

Étoile montante, qui pour l'instant, s'occupait d'un modèle, retouchant et critiquant la position des épingles de la robe dont il s'occupait. Le châtain sentit alors son portable vibrer, et il le sortit. C'était sa secrétaire, qui ne le trouvant pas, l'appelait :

" Mademoiselle Berry vous attend dans votre bureau. Elle dit que c'est important."

Il fronça les sourcils en raccrochant. Ce n'était pas la coutume de Rachel de venir le déranger au travail. Et pour être honnête, cela le contrariait. Kurt avait beaucoup de travail en ce moment. Mais personne ne peut faire attendre Rachel Berry sans s'attirer ses foudres. Il soupira et alla la rejoindre. Elle l'apostropha dès qu'il fut rentré, sans lui laisser le temps de s'assoir.

" Kurt ! Il revenu ! Blaine est à NY, je l'ai vu."

Il la regarda sans parler, puis d'une voix glaciale, il demanda simplement :

" Blaine comment ?"

" Blaine. Et tu sais très bien de qui je parle, alors ne joue pas à l'idiot." s'énerva-t-elle

" Je connais beaucoup de Blaine."

" Mais aucun autre ne vaudrait la peine que je vienne ici en pleine journée,. Et aucun des autres Blaine ne t'a brisé le cœur."

" D'accord. Intéressant. Je te remercie de t'être déplacée pour me faire part de cette passionnante nouvelle" répliqua-t-il froidement

" Quoi ? C'est tout ce que ça te fait ? Tu ne me tromperas pas, je sais très bien que cela représente quelque chose pour toi. Je reviendrai Kurt, sois en sûr !"

Et elle quitta la pièce. Kurt resté seul, prononça inconsciemment ses quelques mots :

" Blaine... Pourquoi rééapparais-tu maintenant ?"