Mission destruction
Devinez qui est de retour? Eh oui! Me and my crazy mind!
Pour ce chapitre 2 de Mission Destruction bah... lisez. Je vais pas vous spoiler non plus!
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Alors, en fait, Allen /censuré/ puis il va /censuré/! Mais en réalité /censuré/ avec Tyki qui /censuré/! C'est pour ça que /censuré/ et que /censuré/! Heureusement... /censuré/ est là! Mais normalement, /censuré/ devrait / censuré/.
Ah la la... J'espère que mon spoil aura été clair.
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Quoi?
Bon... Je sais pas pourquoi vous me regardez comme si j'avais une défaillance intellectuelle mais c'est pas grave. Bonne lecture!
P.S.: Merci encore à ma bêta! C'est uniquement grâce à elle que ce chapitre devient lisible! Merci! Merci! J'en profite d'ailleurs pour vous conseiller de lire ce qu'elle fait. C'est du grand art. Personnellement, j'aimerais un jour pouvoir écrire comme elle. Et en plus, elle a fait son propre site où elle écrit des textes vraiments beau. Je vous donne l'adresse (enlevez les "*" pour avoir la vraie adresse):
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Chapitre 2 :
H-1 :
Le pauvre Allen Walker se sentait mis de côté. Il n'était pas encore parti mais il se sentait déjà seul. N'était-ce pas normal d'avoir ce genre de réaction ? Après tout, il allait se retrouver sans personne, livré à lui-même dans un monde dont il ignorait l'existence i peine trois jours.
« Je dois y aller pour protéger les humains, je dois y aller pour protéger les humains, je dois y aller pour… » Se répétait-il depuis qu'on lui avait annoncé la bonne nouvelle.
« _ Allen ? Demanda Lavi en tapant à sa porte.
_ Je suis pas là ! S'écria Allen dans un ultime et éphémère espoir.
_ Cette technique est inutile contre moi, déclara Lavi. Désolé de te décevoir mais je ne suis pas idiot.
_ Première nouvelle, marmonna Allen dont l'humeur rechuta net.
_ J'ai entendu, dit Lavi, toujours derrière la porte fermée. Allez, ouvre. On m'a envoyé te chercher parce que tu tardes trop. Le portail va s'ouvrir d'une minute à l'autre.
_ Je m'en fous ! Je veux rester dans ma chambre pour toujours !
_ Et comment tu comptes te nourrir ?
_ Jerry sera suffisamment gentil pour me livrer.
_ Arrête de dire n'importe quoi et sors.
_ Non !
_ Ecoute Allen, tu as reçu l'ordre d'aller faire cette mission. Donc, tu n'as pas le choix. Alors, je te conseille vivement d'ouvrir cette porte parce que sinon je la détruis je te rappelle que j'ai un marteau. Et je suis plus grand et plus fort que toi, donc je peux t'amener là-bas sans problème. Ensuite, on pourra toujours te ficeler et te bâillonner pour que tu te tiennes tranquille. Tu comprends Allen ? Que ce soit de gré ou de force, tu iras là-bas. Alors pourquoi ne pas économiser notre énergie et y aller sans faire de grabuge ?
_ Juste pour savoir… Tu es censé me rassurer ?
_ Ah oui ! C'est vrai ! Mais comme j'étais sûr que ça ne marcherait pas… »
Allen soupira sans aucune discrétion, faisant bien comprendre à son ami dans quelle situation il le mettait.
« C'est bon, je viens… » Consentit-il à contrecœur après quelques secondes.
Il ouvrit la porte et empoigna son sac à dos pour suivre Lavi. Le chemin jusqu'à Hevlaska fut très désagréable. Apparemment tout le monde avait entendu parler de sa mission et tous se retournaient à son passage en chuchotant. Allen détestait ça.
« Hey, Moyashi-chan…
_ Allen, rectifia sèchement le jeune garçon.
_ Hahaha! Ok, ok. Allen c'est quoi ce petit porte-clés accroché à ton sac ? »
C'était une petite silhouette humaine qui souriait niaisement, habillé comme un vagabond. Il avait une valise brune comme accessoire et des grosses lunettes qui semblaient rappeler quelque chose à Lavi mais il ne savait plus quoi exactement. Ce porte-clés était cool, selon le rouquin, mais quelque peu inutile.
« Aucune idée. Surement une déco de ce salaud d'enfoiré de Grand Intendant de merde. »
Il est vachement remonté.
Finalement, il arriva dans la salle où était installée Hevlaska, ce qui fut une vraie délivrance pour lui après toutes ces messes basses.
Dans la salle, les gars de la scientifique agitait une pancarte de soutien où il était écrit « bon courage, Allen~ ! » avec des étoiles et des cœurs partout. Il remarqua aussi les quelques confettis et les serpentins qui volaient un peu partout. C'était un peu trop mais seule comptait l'intention.
« _ Enfin, dit Luberrier qui avait décidé de venir jeter un coup d'œil à ce qui allait se passer et qui, du coup, énervait tout le monde et surtout Allen. Ce n'est pas trop tôt. On se demandait si vous alliez nous faire grâce de votre présence.
_ Eh bien, maintenant que je suis là, vous allez pouvoir vous taire. » Répliqua Allen en ignora le regard haineux du chef de l'Administration Centrale.
Il attrapa rapidement sa valise et se posta devant Komui.
« _ Je vous hais.
_ Pour les soins que je t'ai apporté ou pour cette petite mission assez inhabituelle ?
_ Les deux.
_ Allons Allen. Tu es le seul qui puisse remplir à bien cette mission, on te l'a déjà dit. Ne crois pas qu'on se sert de toi comme rat de laboratoire. »
Le petit albinos soupira.
« C'est bon. J'ai compris », admit l'exorciste avec un regard triste.
En vérité, il n'en voulait pas tant que ça à Komui parce qu'il comprenait pourquoi il l'avait choisi. Mais il se sentait tellement seul qu'il avait besoin d'un exécutoire à sa colère. Et c'était tombé sur le scientifique.
« _ Allen, dit Lenalee. Tu vas beaucoup me manquer.
_ Ouais, répondit-il en se forçant à sourire. Toi aussi.
_ Courage, Moyashi-chan, ricana Lavi. On croit en toi. Pas vrai, Yû ?
_ Va chier enfoiré de lapin de merde.
_ Ah ! Il est de plus mauvaise humeur que d'habitude, rigola Lavi. Ça veut dire que tu vas lui manquer.
_ Arrêtes de débiter tes conneries, Baka Usagi ! S'énerva le kendoka. Je me fous du Moyashi.
_ Menteur.
_ Mais va crever, salaud ! »
Et s'en suivit la dispute habituelle qui fit presque sourire le maudit.
« Allen, commença le Grand Intendant avec un regard peiné. Je crois vraiment en toi. Je sais que tu vas t'en sortir. Alors n'oublie pas qu'on te soutient, même si on est loin de toi et qu'on ne pourra pas se parler. Nous t'encourageons tous et on attend que tu reviennes avec impatience. Remplis cette mission à bien et fais-nous honneur Allen. »
Le jeune exorciste se retint de verser quelques larmes à l'entente de ce petit discours.
« Et puis tu ne seras pas complètement seul, ajouta-t-il, puisque Timcampy va t'accompagner. »
Les yeux d'Allen s'illuminèrent d'un coup et une petite boule doré vola jusqu'à lui.
« Tim ! Toi aussi tu viens ? Mais c'est génial ! Faisons de notre mieux, tous les deux, ok ? »
Tim acquiesça en secouant son petit corps doré.
Allen se tenait immobile, sa valise à la main en attendant que le portail apparaisse.
Cela ne tarda pas. Une lumière tantôt blanche et tantôt multicolore éblouit les yeux de toutes les personnes présentes dans la pièce.
« Ca a commencé, soupira Komui. Tu vas nous manquer, Allen. »
Alors que la lumière se faisait plus aveuglante encore, un ballon rose en forme de lapin, apparemment percé, commença à se dégonfler jusqu'à passer dans la fente lumineuse et où il quitta le champ de vision de tous. Lavi trouvait cela comique de voir que la première chose qui subirait ce voyage inter-dimensionnel était un pauvre ballon rose fuchsia en forme de lapin à moitié dégonflé.
Dans un dernier éclair lumineux, l'exorciste disparut.
~*~0~*~
Le reste de la congrégation contempla tristement la disparition de leur camarade. Johnny avait même fondu en larmes dans les bras de Reever, qui lui tapotait amicalement le dos. Pour faire simple, à part Luberrier et Kanda – qui le cachait bien – tout le monde était triste.
Lavi soupira et ne put s'empêcher de s'inquiéter pour son ami qu'il considérait plus comme son frère que comme un camarade – mais il se garda bien de le dire à Bookman, survie oblige – et il reporta son regard sur la délicate attention que les scientifiques avaient fait, c'est-à-dire : inonder la salle de confettis et de serpentins multicolores.
En observant bien ce capharnaüm, il eut une impression bizarre, comme si quelque chose n'était pas à sa place.
« Tu fais quoi, Lavi ? » Demanda Lenalee.
Bookman fut le seul à comprendre ce qu'était cette lueur inquiète et curieuse dans le regard de son élèvre, il en conclut que quelque chose ne tournait pas rond. Il s'avança donc vers son petit-fils pour l'apostropher.
« Explique-moi ce qui te tracasse Junior. » ordonna-t-il.
Lavi réfléchit quelques instants avant de planter son œil vert dans les yeux du Panda.
« Un ballon rose en forme de lapin est passé dans le portail avec Allen. »
Kanda haussa un sourcil, convaincu que le lapin avait perdu la tête – ce qui lui donnerait surement une bonne excuse pour le tuer.
« _ Et donc ? S'impatienta la chinoise. Il y a plein de confettis et de serpentins ici !
_ Elle a raison, admit Komui. Et alors ?
_ Justement elle a raison, poursuivit Lavi. Il n'y aucun autre ballon dans cette pièce. »
~*~0~*~
Gare de King's cross :
Lorsqu'Allen ouvrit les yeux, il réalisa qu'il se trouvait dans les toilettes d'une gare. Prenant le temps de reprendre ses esprits, il ouvrit la porte du cabinet où il avait atterri et sortit, ses affaires sous le bras, pour rejoindre Dumbledore. Passant devant un miroir il remarqua le ballon dégonflé sur sa tête et le jeta nonchalamment.
Après avoir ouvert la porte qui séparait les toilettes de la gare, il tenta de reconnaitre quelques éléments qui pourraient l'aider à se repérer.
« Vraisemblablement, il y a des trains… »
Est-ce que côtoyer Lavi m'a rendu stupide ? Evidemment qu'il y a des trains puisque je suis dans unegare.
Il soupira d'exaspération devant sa bêtise. A croire que le voyage lui avait grillé quelques neurones.
Bon, je dois trouver un vieux bonhomme avec des cheveux blancs et une barbe très longue.
Il observa avec effarement la quantité astronomique de vieillards barbus qui avaient décidé de venir prendre le train aujourd'hui.
Voilà qui allait être dur.
~*~0~*~
Le vieux sorcier avait toutes les peines du monde à trouver l'exorciste.
Cheveux blancs, donc. Voilà qui ne m'aide pas beaucoup. C'était seulement grâce à la présence de sa cicatrice qu'il pourrait le différencier de toutes les personnes qui passaient.
Il errait dans la gare en observant toutes les personnes aux cheveux blancs. Mais elles étaient presque toujours accompagnées, hors l'exorciste devait être seul. Ou sinon, elles avaient tous des yeux bleus, noisettes, verts… alors que cet Allen les avait argentés.
Il commençait à désespérer mais, tandis qu'il se retournait pour chercher ailleurs, il percuta quelqu'un.
« _ Oh ! Veillez m'excuser, dit précipitamment Dumbledore. Je ne regardais pas devant moi.
_ Non, non ! C'est moi », répliqua un jeune adolescent… aux cheveux blancs et aux yeux argentés.
Allen vit l'homme qui l'avait poussé.
Cheveux blancs et longue barbe, se répétait-il.
« _ Monsieur… Vous… vous êtes…, commença-t-il, ne sachant pas quoi dire.
_ Je m'appelle Albus Dumbledore, mon petit. Serais-tu… Allen ? »
L'adolescent se crut aux anges. Il l'avait trouvé ! Enfin il l'avait percuté, mais le résultat était le même !
« C'est bien moi Monsieur ! Je suis Allen Walker. Exorciste travaillant à la Congrégation de l'Ombre. Je suis très honoré de faire votre connaissance. J'espère que nous travaillerons bien ensembles ! »
Il avait tout dit d'une traite et dû donc reprendre son souffle.
« _Vous êtes bien poli, Mr Walker. C'est donc vous qui devez nous aider. Heureusement que nous nous sommes finalement trouvés.
_ Désolé, j'ai toujours eu un sens de l'orientation épouvantable…
_ Ce n'est rien. L'essentiel, c'est que nous nous soyons retrouvés. Je vous prie de me suivre. Je vais vous amener chez des amis pour qu'ils vous hébergent avant que l'école ne commence.
_ L'école ?
_ Oh oui ! En fait, je pensais que vous étiez plus vieux donc j'avais l'intention de vous faire professeur, assistant ou même concierge ! Mais vu votre jeune âge, il serait plus logique de faire de vous un élève. »
C'était logique pour Allen mais il devait bien avouer que l'idée d'aller à l'école l'emballait très peu. Il allait avoir bien moins de liberté que prévu. Mais, après tout, c'était au sorcier de décider et non lui. Ce n'était pas son monde, il allait donc faire bien gentiment ce qu'on lui disait.
« _ Très bien, monsieur. Au fait… vu notre différence d'âge, vous pouvez me tutoyez. Et m'appeler Allen.
_ Justement, j'ai un petit truc à te proposer, Allen.
_ Quoi donc ?
_ Pour que nous puissions parler n'importe quand sans que cela ne paraisse suspect, accepterais-tu de te faire passer pour un de mes neveux éloigné ?
_ Euh… beu… Je… euh… oui…, hésita-t-il.
_ Fort bien. Voilà qui arrange nos affaires. »
Allen se retrouva donc neveu de Dumbledore en à peine quelques minutes.
~*~0~*~
Pendant ce temps-là, Tyki commençait à avoir des courbatures. Il ignorait que c'était aussi fatigant de se transformer en porte-clés, mais il devait tenir le coup. Au moins pour rester avec son exorciste préféré.
Il se souvenait comment Road l'avait transformé en ce petit bidule après avoir ouvert une porte jusqu'à la chambre d'Allen, qui dormait à poing fermés, pour pouvoir le transformer en porte-clés et l'accrocher au sac. Elle lui avait fortement recommandé de ne plus bouger, car sinon il se ferait repérer. Alors il devait rester là à attendre. Pour rompre le charme il devait dire ''Chocolat et sucreries'' à l'inverse, pour se retransformer en porte-clés il devait prononcer ''Sucreries et chocolat''. Tyki se disait que, malgré le fait qu'il aimait la jeune fille, il avait parfois l'irrésistible envie de l'étrangler. Mais avec Sheryl dans les parages, il allait avoir du mal à y arriver. Tant pis pour lui.
Une autre raison pour laquelle Tyki Mikk voulait assassiner Road Kamelot : après s'être fait transformer en porte-clés et que Road lui ait dit qu'il ne devait surtout pas bouger pour ne pas avoir l'air suspect, elle avait eu l'audace d'aller faire un bisou à Allen pendant qu'il dormait. Sur la joue peut-être, mais un bisou quand même ! Voilà qui énervait le portugais. On n'embrassait pas son Allen comme ça devant lui, merde !
Pendant que Tyki Mikk remuait sa rancœur, Allen et Dumbledore arrivèrent à destination. C'est-à-dire devant un hôtel particulier apparu comme par magie. Pour être exacte, ce bâtiment n'était pas là avant que Dumbledore prononce quelques mots étranges. La façade s'était alors séparée pour laisser place à un autre immeuble qu'absolument personne ne semblait remarquer. La magie était drôlement pratique.
Après que cette maison pas naturelle du tout soit apparue, le vieux sorcier invita Allen à entrer. L'intérieur était sombre et le couloir d'entrée étroit mais cela ne le dérangeait pas le moins du monde.
Le sorcier invita Allen à poser sa valise dans le hall et lui dit :
« Nous la monterons dans ta chambre plus tard. Il faut d'abord que nous te présentions aux occupants temporaires de cette maison. »
Albus s'était avancé dans le couloir pour aller à la rencontre de ses compagnons.
« _ Ah ! Retentit la voix d'un homme. Regardez qui est là ! Albus Dumbledore ! Je suppose que ta présence ici signifie que l'exorciste est arrivé.
_ Tout à fait Sirius, approuva le plus vieux avant de remarquer que ledit exorciste n'avait pas osé le suivre par politesse. Entre donc, Allen. »
Le jeune adolescent inspira un bon coup et avança depuis le couloir où il était resté et entra timidement dans la salle. Un silence s'installa tandis qu'il se révélait à leur regard.
« Euh… enchanté, rougit-il. Je me nomme Allen Walker et je suis l'exorciste dépêché par la Congrégation de l'Ombre afin de satisfaire votre requête. Je me chargerai de détruire tous les akuma présents dans ce monde. Ravi de faire votre connaissance, j'espère que nous travaillerons en bons termes. »
Sur ces belles paroles, il s'inclina pour faire une révérence polie.
Les autres n'avaient pas bougé.
« _Plutôt poli, observa un homme dont l'un des yeux était assez… étrange. Enchanté mon garçon, je suis Alastor Maugrey mais on m'appelle Fol Œil. Inutile de te préciser pourquoi.
_ N'est-il pas un peu jeune ? Fit remarquer une jeune femme aux cheveux colorés. En passant, je m'appelle Nymphadora Tonks mais je préfère que tu m'appelles Tonks.
_ Bien madame, accepta Allen.
_ Très poli, en effet, admit un homme roux. Mais très jeune. Tu es vraiment le fameux exorciste ? Je m'attendais à un homme disons plus… dans la force de l'âge.
_ Oui, monsieur. Je sais que mon âge peut vous paraître choquant mais je vous assure que j'ai de l'expérience au sujet des Akuma. Vous pouvez compter sur moi pour mener à bien cette mission.
_ De l'expérience ? Demanda une femme, l'alliance qu'elle portait à son doigt était semblable à celle de l'homme et ses cheveux étaient tout aussi roux que ceux de son mari. Comment un jeune enfant comme toi peu avoir de l'expérience avec ces… monstres ?
_ Akuma, madame. Pas monstres. » Rectifia doucement Allen.
Ils parurent surpris par ce que venait de dire le plus jeune. Tyki, de là où il était - il avait réussi à se décrocher sans reprendre son apparence normale et espionnait depuis la porte - pouvait comprendre les sentiments du jeune garçon. Allen avait si souvent été traité de monstre qu'il ne supportait pas que quelqu'un utilise ce mot à la légère. Pour lui, les Akuma étaient avant tout des âmes humaines, prisonnières dans un corps d'où elles ne pouvaient s'enfuir, pas de vulgaires monstres. Ce n'était pas rassurant de voir Allen parler ainsi. Si quelqu'un à la Congrégation avait entendu parler de sa manie d'accepter les Akuma comme des personnes à sauver et non pas comme des ennemis à abattre, il devait mal se faire voir.
« _ Euh… D'accord, avait accepté l'homme roux. Pardon.
_ Pour ce qui est de l'expérience, poursuivit-t-il, je n'ai tout simplement pas eu le choix. Je suis fait pour détruire les Akuma donc, depuis longtemps, j'y suis habitué. Donc, même si je le voulais, je ne pourrais pas m'arrêter de les détruire. »
Petit silence de compassion.
« _ Au fait, coupa Dumbledore, conscient que l'ambiance n'était pas très bonne. Cet homme est Arthur Weasley et sa femme, ici présente, est Molly Weasley.
_ Je suis ravi de faire votre connaissance Mr et Mme Weasley, salua Allen.
_ Tout le plaisir est pour nous jeune homme.
_ Et si on parlait de ta chambre ! Sourit Molly. Je t'ai préparé une chambre au grenier.
_ Au grenier ? Demanda Tonks. Et quand vos enfants viendront ici ne vont-ils pas trouver ça suspect ?
_ Je vais dire aux enfants que le plancher est fragile, dit Arthur. Comme ce matériau est naturel, il est difficilement réparable pour un sorcier de notre niveau. De plus, je leur préciserais que le grenier est rempli d'insectes et de bestioles qu'on n'a pas pu faire disparaître pour l'instant. On précisera que le grenier sera remis en état durant leur année scolaire et qu'ils pourront en profiter pendant les vacances de Noël.
_ Ça me semble être un bon plan, admit Sirius. Mais sois prudent, Allen. Ces gamins ont une curiosité assez délirante. Tu penses que ça ira ?
_ Bien sûr, répondit l'exorciste. Si j'entends arriver, je peux me cacher. Ou sauter par la fenêtre pour aller dehors et attendre que la voie soit libre.
_ Nous sommes au dernier étage, remarqua Arthur.
_ Ce n'est pas un problème, sourit Allen. J'ai déjà sauté de plus haut que ça, ce n'est pas un souci.
_ Plus haut ? Balbutia Molly. M-mais… ce n'est pas possible. Tu te casserais les os.
_ Oh que si, c'est possible, sourit Allen. Quand un Akuma s'amuse à sauter de toits en toits, je me dois de le poursuivre et de sauter d'immeubles qui font des dizaines et dizaines d'étages, juste pour détruire l'Akuma. C'est très physique comme travail. »
Dumbledore sourit.
« _ Très bien, Arthur, nous te laissons dire ça aux enfants.
_ Mais… tenta Allen. Vous avez dit que seul un puissant magicien pouvait réparer le sol du grenier. Mr Dumbledore, n'êtes-vous pas un puissant sorcier ?
_ Dumbledore n'est pas censé être là, rigola Molly. Il se charge juste de t'amener ici et de t'expliquer deux ou trois choses. Il repartira avant l'arrivée des enfants.
_ Je vois.
_ Mais il va, bien sûr, rester pour le déjeuner, continua Mme Weasley en souriant et en adressant un clin d'œil complice au vieux sorcier.
_ Demandé comme ça, je ne peux refuser.
_ Et c'est l'occasion de poser des questions à Allen sur les Akuma, déclara Tonk. Il pourra peut-être nous donnez des informations utiles. J'avoue que je culpabilise un peu du fait de laisser un adolescent d'à peine quinze ans détruire ces assassins.
_ Rassurez-vous. Je vous ai dit que j'avais l'habitude. Je n'en ai pas l'air comme ça mais j'ai déjà détruit une quantité incroyable d'Akuma dans ma vie. »
Fol Œil semblait très intéressé par l'univers d'Allen. Il commençait à lui poser des questions, imité par Arthur Weasley, cependant Molly intervint.
« Et si nous en discutions autour d'un bon repas ? Le poulet est cuit et le jeune homme doit avoir faim. »
Les yeux d'Allen s'illuminèrent comme une guirlande de Noël en entendant le mot repas et un large sourire étira ses lèvres. Il accompagna donc l'équipe jusqu'à la table où trônaient déjà pleins de plats aux odeurs alléchantes. L'albinos ne put s'empêcher de saliver.
« _ Tu as l'air d'avoir vraiment très faim, remarqua Arthur, son côté papa-poule semblant prendre le dessus. Sers-toi, je t'en prie. Ma femme est un vrai cordon bleu.
_ J'ai la mauvaise réputation d'être un glouton, rougit Allen Je passe ma vie à manger et les gens me trouvent… bizarre.
_ Allons, dit Molly. Tu es un adolescent. C'est normal que tu manges beaucoup.
_ C'est plus grave que ça… » Soupira Allen.
Il est en pleine croissance, pensa Dumbledore. C'est normal qu'il se nourrisse beaucoup.
Ce que le vieux sorcier n'avait pas prévu, c'était qu'Allen mangeait vraiment beaucoup.
Tout avait commencé lorsque la femme rousse lui avait servi un morceau de poulet dont l'odeur aurait fait sortir un mort de sa tombe. Poliment, il avait commencé à manger normalement mais le choc du changement de dimension, le fait d'avoir errer dans une gare pour chercher un sorcier, les choses magiques qu'il avait vu et le stress de la journée lui avait donné encore plus faim que d'habitude. Il avait donc littéralement englouti sont plat en très exactement quatre bouchées. Le sourire infiniment heureux que l'exorciste avait montré après avoir terminé sa première assiette indiquait très clairement à Molly que sa cuisine était délicieuse. Allen n'avait même pas besoin de formuler des compliments pour le lui faire part, c'était évident. Puis elle avait commis l'erreur de lui en reproposer. Chose qu'il accepta bien volontiers. Il avala encore en un temps record ce qu'il y avait dans son assiette. Puis ce manège s'était répété encore et encore. Molly était allé re-cuisiner d'autres plats sous le sourire gêné d'Allen qui se frottait machinalement la tête.
Donc, oui… Allen mangeait beaucoup. Il lui fallut 36 assiettes être enfin repu. C'était énorme mais le sourire enchanté qu'il affichait plut beaucoup à la cuisinière qui savourait la victoire d'avoir fait un repas qui plaisait autant (Jerry avait de la concurrence).
Pendant la fin du repas, ils décidèrent de continuer leur conversation.
« _ Alors comme ça, tu détruis ces créatures depuis longtemps ? Je trouve ça triste qu'un enfant doive détruire ces choses. Comment peux-tu vivre comme ça ? Demanda tristement Molly.
_ Je pars du principe qu'un Akuma est une âme enfermée dans un corps. De ce fait, quand je le détruis, j'envoie son âme au ciel pour qu'il puisse reposer en paix. C'est ça que je garde en tête pendant un combat.
_ Vous êtes aidés par un Dieu ? Demanda Tonk. Il est réel dans votre monde ?
_ Non. Je ne pense pas qu'il existe. »
La réponse avait choqué Arthur au point qu'il en avait recraché son thé. Mais il comprit à peu près ce que voulait dire le jeune homme. Il n'empêche qu'il le trouvait légèrement étrange parce qu'il venait de réaliser qu'Allen était un homme d'église qui ne croyait pas en Dieu, ce qui était assez déconcertant.
« J'aimerais bien te voir à l'œuvre, marmonna Tonks. Ça doit être classe de voir un exorciste détruire un Akuma. »
Allen remua sur sa chaise, ne trouvant pas ce qu'il y avait de classe à planter des griffes entre les deux yeux d'une créature destructrice.
« Juste pour savoir, dit Fol Œil, comment détruits-tu les akuma ? Tu emploies une formule ? Tu lui tires dessus avec un pistolet ? »
Allen, qui sentit que les explications allaient être très longues, bu une gorgée de thé avant d'entamer une explication claire et simple.
« Je dois utiliser l'Innocence. »
Les personnes présentes dans la pièce levèrent chacune un sourcil.
« L'Innocence est un cristal divin qui a été séparé en plein de petits cubes qui sont mortels pour les Akuma. »
Allen se retint de dire « et pour les Noé » mais il ne voulait pas rajouter de l'inquiétude en parlant de ces ennemis mortels et surhumains.
« Dès que quelqu'un est compatible avec un fragment d'Innocence, il l'utilise sous forme d'arme, comme un marteau, un katana ou autre, pour détruire les Akuma. Généralement, un seul coup suffit. Enfin… c'est assez complexe à expliquer. »
Arthur était tellement fasciné que ses yeux brillaient et il commençait à trépigner d'impatience. Ce geste fort peu discret fit ricaner tout le monde. Mais le sourire d'Allen disparut lorsqu'il sentit une douleur à l'œil gauche.
« _ Tonks ?
_ Oui ?
_ Tu voulais voir un exorciste en action, non ?
_ Euh... Certes… mais… Oh ! »
Elle oublia sa phrase quand elle vit l'œil gauche d'Allen qui était couvert par un monocle noir avec un autre qui tournait autour par-dessus l'œil du maudit qui avait viré au noir avec des halos rouges. Ils ressemblaient à des engrenages.
« Et bien tu vas pouvoir en avoir l'occasion, termina Allen avec un petit sourire. »
Et c'est moi qu'on appelle ''Fol Œil'' ? Se demanda Alastor.
~*~0~*~
Allen avait bondit hors de la pièce en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
Qu'est-ce que trois niveaux 2 font dans le monde moldu ? Se demanda Allen.Ils devraient traîner dans les lieux magiques normalement. M'auraient-ils suivi ?
La vérité qu'Allen ne connaissait pas et qu'il ne devait mieux pas savoir, c'était que Tyki y était pour quelque chose. Le portugais s'était ennuyé de toute leur conversation sur l'Innocence, les armes, les méchants Akuma et blablabla… il avait donc décidé d'appeler un Akuma de niveau un par la pensée. Malheureusement, ce n'était pas un Akuma de niveau un qui avait pointé le bout de son nez, comme le voulait Tyki mais plutôt trois niveaux deux, chose qui n'était pas prévue. Tyki arriva donc à la conclusion qu'il ne pouvait pas bien contrôler les Akuma dans ce monde. Du moins, pas comme il le voulait. Tyki émit l'hypothèse qu'il pouvait « attirer » les Akuma mais sans prévoir qui ou combien allaient venir. Ceci était assez ennuyeux, surtout si un jour l'homme appelait malencontreusement dix niveaux 4. Au moins, il avait compris qu'il ne devait mieux pas appeler ces choses sous peine d'avoir une mauvaise surprise. Il allait devoir les trouver par lui-même un par un pour les détruire à la chaîne… comme devrait le faire Allen.
Celui-ci esquivait les coups forts bien maîtrisés de ses trois adversaires qui synchronisaient leurs attaques à la perfection. Depuis quand des Akuma étaient-ils aussi complices ? L'albinos savait que normalement les Akuma combattaient en solitaire. Se seraient-ils entraînés d'une quelconque manière ? C'était impossible. Les Akumas étaient des armes vivantes ne cherchant qu'à détruire le plus d'humains possible. Ils se fichaient de l'entraînement. Tuer les humains et les exorcistes suffisaient à les faire évoluer.
Ces Akuma vont bientôt évoluer en niveau 3, observa une voix venant du plus profond des entrailles d'Allen.
C'est mauvais, répondit Allen. Je dois les détruire immédiatement.
Ce fut en bondissant dans les airs qu'Allen se rendit compte que Dumbledore avait construit une barrière autour du pâté de maison où ils se trouvaient. Le jeune albinos comprit instinctivement que c'était une barrière censée empêcher tout individu de venir voir de plus près cette scène plus qu'étrange. Putain ! Jura Allen. J'avais oublié que je n'étais pas chez moi. Je ne dois surtout pas me faire remarquer ! Mais quel idiot ! Bondir comme ça devant tout le monde…
Allen se serait bien volontiers donner une baffe mais ça n'aurait pas avancé la situation. Il sortit donc ses griffes et asséna un coup puissant qui découpa un Akuma en deux morceaux.
« Et d'un. »
Il courut ensuite à toute vitesse pour prendre appui sur l'un des Akuma, perforant sa tête au passage, pour s'élancer dans les airs vers le dernier ennemi, qui trouvait drôle que de voler à plusieurs mètres d'altitude quand le combat était au sol. Cependant il n'eut aucun mal à le tuer.
« Et voilà. » se félicita Allen.
Il reste un Akuma de niveau 1 caché quelque part dans cette ville, dit la voix.Mais il est très loin de toi. Tu le chercheras une autre fois Allen.
L'exorciste choisit d'écouter ce conseil et se redressa pour dépoussiérer ses vêtements.
Le calme était revenu et le magicien Dumbledore, qui avait beaucoup apprécié la scène et l'efficacité de l'exorciste, annula sa barrière.
Allen rétracta sa griffe pour qu'elle reprenne l'apparence de sa main noire avant de remettre son gant.
Arthur applaudit, suivit de sa femme qui sourit.
« _ Bien joué gamin ! dit Fol Œil. Voilà ce qu'ils méritaient ! Un bon coup dans leur tête et adieu l'ami !
_ Je comprends maintenant ce que tu voulais dire par « c'est un travail très physique », dit Sirius. Puisque je viens de te voir à l'œuvre, je n'ai plus de soucis à me faire et je place la vie des élèves de l'école entre tes mains.
_ Je vous remercie, rougit Allen en s'inclinant. Mais pas la peine d'en faire autant, vous savez…
_ Allons, allons, rigola l'homme. Pas besoin d'être si cérémonieux. Nous sommes désormais collègues. »
Molly leur conseilla de rentrer pour s'asseoir et se mettre à l'aise, leur disant que rester dehors dans leurs tenues attirerait l'attention.
Quand cela fut fait, Albus s'avança vers Allen avec dans ses bras des livres qui venaient d'apparaitre comme par magie… euh non… des livres qui venaient d'apparaitre par magie ! Il était grand temps pour Allen d'oublier l'expression « comme par magie », le « comme » étant devenu de trop…
« _ Tiens ! Dit le vieux bonhomme en lui passant les livres assez lourds qui ne posèrent pas de problèmes de poids à Allen vu l'entraînement auquel il était habitué. Ce sont des ouvrages sur la magie qui t'enseigneront tout ce que tu as à savoir sur ce monde. Tu n'es pas obligé de tous les lire mais je pense que ce serait une bonne chose. Et puis, tu as le temps avant la fin des vacances d'été.
_ Bien Dumbledore, accepta Allen.
_ J'ai une question, demanda Sirius Black. Comment le petit va faire pour utiliser la magie ? »
Allen se raidit, c'était une question pertinente. Effectivement, comment allait-il faire ? Il aurait dû y penser plus tôt ! Heureusement le directeur lui sourit, il avait une solution.
« Bonne question, Sirius. Très bonne question. Voyez-vous, j'ai développé un objet qui permet de stocker de la magie. »
En une seule phrase, Allen fut perdu.
« Je m'explique, reprit le vieillard. J'ai construit un objet qui va servir en quelque sorte de réservoir à magie. Il va, au fil du temps, prendre, économiser et stocker toute forme de magie qu'il trouvera. Et comme il sera collé à Allen, le jeune homme bénéficiera en toute liberté de sa puissance. Bien entendu, nous allons te donner une baguette pour faire croire que tu en as besoin mais tu pourras lancer tes sortilèges à la main, même sans baguette. Néanmoins, fais attention car c'est très peu courant dans ce monde, surtout pour quelqu'un de ton âge. Il vaut que tu utilises ta baguette pour que cela paraisse moins suspect.
L'exorciste hocha la tête pour signifier qu'il avait compris. Cela fait, le vieux mage sortit de sa poche un bracelet d'argent avec de délicats motifs et une lettre suspendue à une petite croche. C'était la lettre A.
« A pour Allen je suppose, » sourit le jeune homme.
Evidemment pas A pour Akuma, pensa Tyki.
Arthur et Sirius insistèrent pour monter les livres dans la chambre d'Allen, malgré les protestations de ce dernier qui estimait que c'était à lui de le faire. Il avait finalement cédé, non sans bouder un peu, et une fois que le dernier livre fut placé sur le sol de la nouvelle chambre d'Allen, tous s'assirent dans la cuisine.
« Je ne vais plus tarder à y aller mes amis, dit Dumbledore. J'ai des problèmes à régler notamment au sujet d'Harry… mais je voudrais éclaircir certains points avec toi Allen. »
Tyki, toujours caché, soupira d'impatience. Dieu que c'était long. Il ne pouvait pas juste lui dire « tue les monstres ! Point ! » ? Il devait vraiment sortir des discours interminables ?
« _ Le règlement intérieur de Poudlard stipule qu'un élève ne doit pas errer dans les couloirs à certaines heures précises et à certains endroits. Cette règle ne s'appliquera pas à toi tant que je serai le directeur de cette école. Néanmoins, évite de te faire repérer par des professeurs ou par des élèves si tu pars en vadrouille. Certains enseignants ne sont pas au courant de ton identité et encore moins les élèves. Mais si tu te fais prendre, je demanderai à ce que tu sois emmené à mon bureau ou celui d'un de mes collègues au courant de l'histoire si je suis en déplacement. Comprends-tu ?
_ Oui Dumbledore.
Voyant qu'il avait compris, le vieux sorcier sourit mais ce fut de courte durée quand il entendit retentir la sonnette de la porte.
« _ Vous ne m'aviez pas dit que vous attendiez quelqu'un, dit Albus en fronçant les sourcils.
_ Oui, confirma Molly. Pour la simple et bonne raison qu'on n'attend personne.
_ Peut-être que ce sont des voisins qui ont vu la scène avec Allen, proposa Tonks. Ils sont venus avec la police, c'est sûr !
_ Ou ce sont des Mangemort, dit Sirius qui se rembrunit.
_ Des Mangemorts qui sonnent à la porte ? répéta Tonks. Tu te fous de moi ?
_ Ou ce sont… commença Molly.
_ Maman !
_ Ou ce sont mes idiots de fils qui ont décidés de nous faire une surprise en passant plus tôt que prévu, termina la rousse. J'arrive ! Attendez deux minutes ! »
Elle se retourna vers Allen et Dumbledore.
« Allons ! Que faites-vous encore ici vous deux ? Allez ! Zou ! Ouste Dumbledore. Et toi Allen, va dans ta chambre. Vite ! »
L'exorciste ne se le fit pas répéter et grimpa les escaliers, non sans récupérer son sac où s'était réfugié Tyki, pour arriver au grenier qui se ferma derrière lui comme par… qui se ferma par magie !
En bas, Albus avait utilisé une de ses fameuses formules de téléportation instantanée dont il avait le secret, juste avant que la porte ne s'ouvre sur deux jumeaux roux, un autre rouquin, une rouquine, une brune et un garçon aux cheveux bruns. (N.A : Je sais que ça ne se passe pas ainsi dans le film… Donc, désolée).
« _ Les enfants ! S'exclama joyeusement Molly ! Comment allez-vous ?
_ Ça va, dirent les jumeaux. Mise à part le fait que tu nous as fait poireauter par cette chaleur !
_ Pardon mes chéris, s'excusa la mère. Pour me faire pardonner, je vais tous vous faire un goûter.
_ Cool, dit Ron Weasley, tu devrais nous faire attendre plus souvent. »
La mère leva les yeux au ciel avant de les laisser entrer à l'intérieur. Là, elle joua son rôle de mère aimante.
« Au fait les enfants, dit-elle comme si elle venait de se souvenir de quelque chose d'important. Le grenier est en très mauvais état et vous ne pouvez donc pas y aller. On le réparera quand vous serez à l'école comme ça il sera comme neuf pour les vacances de Noël. »
Elle leur expliqua d'autres raisons à cette interdiction et, bien que les jumeaux soient curieux, ils ne sentir pas qu'il y avait anguille sous roche pour une fois. Ce fut donc un véritable soulagement pour les personnes dans la confidence.
« C'est bon signe pour Allen », marmonna Sirius.
~*~0~*~
Deux jours plus tard :
Pendant ces deux premières journées, Allen ne s'était pas ennuyé, cloîtré entre quatre murs, se contentant de lire et sortir prendre l'air la nuit lorsqu'il se sentait oppressé. Aussi dangereux fût-il, il ne pouvait rester enfermé dans une pièce pour le reste des vacances.
Un soir aussi, il sortit dehors pour prendre l'air, marchant d'un pas lent, sans savoir que le porte-clés Tyki s'était malencontreusement accroché à sa ceinture. En se baladant dans l'une des nombreuses rues mal éclairée, un Akuma fit son apparition. Allen songea à ce que lui avait dit la voix lors de la précédente attaque. Il ne reste qu'un Akuma de niveau 1 dans cette ville. C'était donc lui, l'ultime survivant ?
C'est le dernier, dit la voix. Le dernier du monde des moldus.
Cette dernière réplique fit soupirer Allen. Evidemment, ça serait trop beau pour être vrai si cette histoire était déjà finie.
L'exorciste sortit ses griffes, vérifiant au passage qu'il n'y avait personne, et détruit en un seul coup le faible Akuma qui n'avait rien vu venir. Une fois la créature réduite à néant et l'âme gracieusement libérée, l'albinos sourit de toutes ses dents en pensant que, jusqu'à son entrée à l'école, il n'y aurait plus de mauvaise surprises, fort heureusement. Il allait pouvoir dormir sur ses deux oreilles sans craindre une attaque surprise ou qu'un innocent soit tué.
« _ Bien joué jeune Allen, félicita une voix que l'exorciste connaissait bien.
_ Dumbledore ?! S'exclama-t-il. M-mais… ? Qu'est-ce que vous… ?
_ Je voulais juste venir te dire que ton inscription s'est bien déroulée. En chemin, j'ai entendu un bruit de combat et je suis venu voir. Ça m'arrange car je n'aurais pas à m'infiltré dans la maison pour te parler. Je suis fier de ton travail, tu sais ? Avec toi à nos côtés, le monde est tranquille.
_ Ne me faites pas rougir, je vous en prie. »
Il se gratta la tête, tout embarrassé.
Le vieux sorcier eut un petit rire à cette vue.
« J'ai hâte de te voir commencer les cours. L'année va être fort amusante. Au plaisir de te revoir Allen. »
Sans attendre de réponse, le sorcier prit une ruelle sombre. Allen, satisfait de sa journée, retourna en direction de la maison, sans se rendre compte que Tyki était descendu de sa ceinture entre temps. Le Noé connaissait bien le chemin, il n'aurait donc aucun problème à rentrer.
Le métamorphosé courut dans la direction où était parti Albus Dumbledore. Il l'aperçut d'ailleurs qui marchait tranquillement. Regrettant d'avance, il dit :
_ Chocolat et sucreries. C'est la honte de dire ça !
Tyki Mikk apparut dans toute sa splendeur, vêtu de la même façon que l'était le porte-clés, c'est-à-dire dans une chemise blanche assez ample, un pantalon classique noir et une paire de chaussures de la même couleur. Un grand sourire s'étalait sur son visage bronzé tandis qu'il faisait face au sorcier qui l'observait.
Le métisse se réjouit de pouvoir à nouveau marcher dans son vrai corps après avoir été sous la forme que lui avait donné sa nièce – ou sœur, c'est à voir selon les préférences.
« _ Je ne crois pas vous avoir déjà vu Monsieur, déclara simplement Dumbledore en plissant les yeux. Même si je savais que vous étiez toujours avec Allen.
_ Ohhh ! Déclara Tyki. Vous aviez remarqué ma présence Mr Dumbledore. Merci de n'avoir rien dit.
_ J'allais le faire mais je n'ai pas senti d'intention néfaste venant de vous et j'en ai déduit que vous n'étiez pas notre ennemi.
_ Excellente conclusion. Je suis venu aider le Shônen à détruire les Akuma. Mais comme nos supérieurs ont… disons… quelques désaccords, Allen n'est pas au courant de ma présence ici… Du moins, pas encore mais ça ne saurait tarder.
_ Vous voulez donc détruire les Akuma ? Demanda le sorcier.
_ Tout à fait. Et j'en ai les moyens.
_ Vous possédez une Innocence ?
_ Pas tout à fait mais j'ai un pouvoir qui permet également de détruire les Akuma.
_ Et pourquoi venez-vous me voir maintenant ?
_ J'ai besoin de vous pour quelque chose, confia sournoisement Tyki. Et vous êtes le seul à pouvoir m'aider. »
Dumbledore fronça les sourcils. Qu'allait-il lui demander ?
Voilà le chapitre 2 revisité. J'espère qu'il vous a tout autant plus que le premier. D'après les reviews (et merci de m'en avoir mis. Ca me fait très plaisir) le chapitre 1 est mieux (tant mieux parce que sinon, engager une bêta ne sert à rien). Mais j'ai pas l'intention de virer Enna-chan! Qu'est-ce que vous êtes en train de penser?! Vous avez pas vu son talent! C'est une putain de déesse de l'écriture cette fille! Et je ne l'a partage pas!
- Enna...
si tu lis ce message, c'est que je suis morte... euh non! c'est que j'ai posté le chapitre et que j'ai consommé préalablement du chocolat noir à 72% et donc que mon cerveau entre dans une sorte d'abysse du désespoir où je me dit "pourquoi j'ai mangé du chocolat noir à 72%? Pourquoi 72%? Pourquoi pas 70? C'est un chiffre rond ça, au moins!" et que ma folie prend peu à peu mon coeur et mon corps. Je vais donc cliquer sur le bouton "posté" parce qu'au moment où j'écris ce message, ce n'est pas encore posté et j'ai donc encore le temps de mourir de mon désespoir chocolaté mais ça, on s'en fout. Je suis désolée que ma crise de chocolat t'ait touchée. Ne prends pas mes dires en comptes. Ils ne valent rien. Adieu... et merci... ... ... ... ... ... ... merde... où est le bouton "posté"?!
