Titre: Et si j'avais rêvé…
Auteur: Maman Bouba
Genre: romance/amitié/aventure.
Couples: je vous en dirais plus dans les prochains chapitres mais ne vous attendez pas aux couples habituels…
Disclaimer: les personnages de Gundam Wing ne m'appartiennent malheureusement pas, même si j'aimerais bien mais bon… Je ne sais pas trop où je les mettrais tous les 5 ! Ils appartiennent à leur réalisateur et la Sunrise…
Italique : pensées des persos.
Le Commencement,
_ 6 septembre 2010, 7h30.
Trois jours, trois jours déjà qu'il dormait. Du moins, c'est ce qu'elle pensait. Depuis qu'elle l'avait récupéré ensanglanté et épuisé, il ne s'était pas réveillé. Elle avait réussi à le monter dans son appartement. Heureusement qu'elle n'était qu'au premier, sinon… Elle l'avait déposé dans sa salle de bain et l'avait déshabillé autant que possible pour soigner ses plaies ainsi que pour enlever les traces de suie et de terre qui le recouvraient. Ses blessures étaient superficielles, elle avait pu le soigner sans aller dévaliser une pharmacie, ce qui aurait paru un peu bizarre.
Toujours est il qu'il n'avait pas rouvert un œil. Elle l'avait déposé sur son lit et dormait sur un matelas pour ne pas le gêner ni le blesser par inadvertance. Et depuis 3 jours, elle le regardait dormir, surveillait sa température et sa respiration, au cas où… Elle se demandait ce qu'elle allait faire si jamais il ne se réveillait jamais ou s'il mourait tout simplement. Rien qu'à cette pensée, son sang se figeait et elle allait vérifier qu'il était toujours vivant.
Elle ne savait ni son âge, ni ses origines, ni son nom. Et pourtant… Pourtant, les traits de son visage lui étaient familiers. Elle ne savait pas pourquoi mais elle était sûre de le connaître. Cela l'obsédait tellement qu'elle avait du mal à dormir et n'arrêtait pas de faire des conneries à son travail.
D'ailleurs si elle ne se dépêchait pas, elle allait encore être en retard. Elle finit de se préparer, vérifia qu'elle avait toutes ses affaires et après un dernier regard au dormeur, elle partit.
Ledit dormeur se réveilla deux heures plus tard. Avant d'ouvrir les yeux, il laissa sa conscience analyser l'environnement qui l'entourait, mais à part des bourdonnements d'électroménagers, il ne sentit rien. Il était pourtant sûr qu'il y avait quelqu'un qui s'occupait de lui pendant ses pertes de conscience mais il ne reconnaissait pas son aura. Elle était bienveillante mais inconnue.
Il se décida à ouvrir les yeux mais le regretta amèrement au vu du mal de tête qui en résulta. Heureusement que la pièce était plongée dans la pénombre sinon il en aurait gémi de douleur. Après cinq essais infructueux, il put ouvrir ses yeux et observer la pièce. Comme il le pensait, il était allongé dans un lit deux places assez moelleux. Le peu qu'il voyait de l'endroit où il était lui laissait penser qu'une jeune femme habitait ici. Il décida de se lever pour inspecter les lieux. Malgré de violents vertiges, il réussit à se lever et à tenir debout. Quand ses vertiges disparurent, il jeta un rapide coup d'œil au environ et avisa un mot sur une table basse ainsi qu'un peu d'argent. Il se saisit du bout de papier et prit connaissance de son contenu :
« Bonjour mystérieux voyageur,
J'espère que tu te sens mieux et que tu n'as plus aucune blessure.
Si tu as faim, il y a à manger dans le frigo ou dans les étagères, sers-toi.
Si tu préfères ne pas attendre mon retour, voilà 30 euros qui te permettront de manger et dormir au moins une nuit.
Bien sûr, si tu préfères rester, tu es le bienvenu. Je rentre vers 16h.
Soazic. »
« Soazic ? Est-ce le nom de celle qui m'a sauvé ? Et où est-elle d'ailleurs ? »
Il se tourna vers le réveil de la chambre et vit qu'il n'était que midi.
« Il me reste 4h avant de la rencontrer autant manger un bout et dormir un peu ? »
- 16h00, fin du travail.
Soazic rentra à son appartement en se demandant si le blondinet allait être réveillé ou non. Et même s'il allait être vivant car trois jours sans manger ni boire…
Perdu dans ses pensées, elle ne s'aperçut pas que les volets de son appartement étaient ouverts et que le jeune homme était assis au milieu de la pièce en train de lire.
C'est au son de sa voix qui disait « bonjour » qu'elle émergea et elle réagit de manière un peu trop excessive. En bref, elle hurla.
- Excuse-moi, j'ai été un peu surprise.
- Effectivement, commenta-t-il en se frottant les oreilles. Je ne pensais pas être aussi terrifiant.
Il se permit d'observer la jeune fille qui se' trouver devant lui. Elle était assez grande, environ 1m65, rousse et d'après ce que ses vêtements laissaient transparaître, elle avait des formes assez féminines. Elle lui souriait d'un air bienveillant et rien dans son air et dans ses yeux ne laissait présager un quelconque ressentiment ou piège.
- Tu as mangé, c'est bien, diagnostiqua-t-elle en l'observant à son tour ainsi que les couverts posés devant lui.
Plus elle l'observait plus elle avait l'impression de le connaître. Ses yeux si bleus où apparaissaient une gentillesse infinie, son corps athlétique, ses cheveux si blonds. Elle n'arrivait pas à se défaire de cette sensation de déjà-vu.
- Je suis contente que tu sois resté. Je dois avouer que j'étais assez curieuse de savoir qui tu étais. Enfin, je le suis toujours. Je suis Soazic Mahaut et nous sommes dans mon appartement à Saint-Malo.
- Enchanté, je suis Quatre Raberba Winner.
- Quatre ?
- Raberba Winner !
Un lourd silence s'ensuivit, bientôt brisé par Soazic.
- Tu te moques de moi ? C'est impossible !
Quatre sentait grâce à son empathie que la jeune fille était très sérieusement secouée. Elle ne lui voulait pas de mal, ça s'était sur, mais elle semblait paniquée. Il la regardait d'un air méfiant.
- Non, pourquoi ?
- Parce que…, dit-elle en hésitant, parce que Quatre Raberba Winner est un personnage d'animé. Il n'existe pas ! C'est, c'est impossible. Ou alors tes parents ont un drôle d'humour, ou…
D'un seul coup, elle s'arrêta au milieu de sa phrase. Dans sa tête, une vraie tempête se levait. Elle essayait de remettre de l'ordre dans ses idées mais tout semblait s'emmêler. Il ne pouvait pas être ce Quatre Raberba Winner, c'était impossible… Pourtant, ses yeux, ses cheveux… Elle replongea son regard dans celui du jeune homme.
Il la regardait d'un air suspicieux. Il sentait qu'elle n'était pas un danger mais il était intrigué par son comportement. Elle ne le croyait pas quand il lui avait dit son nom. Comme si l'idée même de son existence était impossible, il ne comprenait pas.
- Je vais te montrer quelque chose d'important. Enfin, je crois.
En disant cela, elle se leva et se dirigea vers son ordinateur pour l'allumer.
- Si je te parle de Gundam et de colonie, ça te dit quelque chose ?
Quatre se raidit imperceptiblement. Elle lui parlait de Gundam ! Elle ne devait pas les connaître, personne ne pouvait connaître ses machines… C'était impossible ! Ils étaient détruits.
- C'est bien ce que je pensais. Du moins, c'est ce que je craignais… je voudrais que tu regardes ceci !
Et sur ces mots, elle laissa sa place à Quatre devant son ordinateur et lança la vidéo qu'elle avait sélectionnée.
Quatre écarquilla les yeux durant les vingt minutes que dura la vidéo. Quand elle fut finie, Soazic le regarda et lui dit :
- Cette vidéo est le premier épisode de l'animé nommé Gundam Wing. Il a été créé en 1995. A la base c'est juste un animé… De la fiction.
Quatre ne disait toujours rien. Il semblait très perturbé. Soazic le força à la regarder.
- Est-ce toi Quatre, est-ce toi qui pilote le Gundam Sandrock ? Que fais-tu ici ? A cette époque ? Car, tu viens bien du futur n'est-ce pas ?
Suite…
