Kuroro claqua violemment la porte de son appartement et se jeta sur son canapé. Il bouillait intérieurement contre Hisoka. Bon sang, que cet idiot était culoté. Il avait bien compris depuis longtemps que son ancien subalterne s'intéressait fortement à lui il est en effet difficile d'ignorer quand un homme a un orgasme devant vous. Mais l'idée ne l'avait jamais effleuré qu'il irait jusqu'à lui faire des avances on ne peut plus claires et l'embrasser. Il fronça les sourcils au souvenir des lèvres de l'homme joker sur les siennes, et de l'étrange sensation qui l'avait prit au ventre. Il se perdit dans le souvenir de la dite sensation c'était chaud et au final … pas si désagréable qu'il se le laissait croire… Il secoua la tête afin de redescendre sur terre non mais qu'est-ce qui lui prenait, Hisoka était LE plus grand imbécile psychopathe sadique et pervers que cette terre eu jamais connu, et il se débrouillerait bien sans lui. Enfin … Désespéré, il s'assit sur le bord du canapé et prit sa tête entre ses mains.

« Le pire dans l'histoire c'est que cet idiot a raison, maugréa-t'il, je ne vois vraiment pas à qui d'autre je pourrais demander… »

Il repassa pour la énième dans sa tête la panoplie d'utilisateurs du nen qu'il connaissait, mais aucun n'était assez qualifié pour cet acte ou accepterait d'accomplir cette tâche. Il songea vaguement à utiliser les deux gamins, amis et complices de l'utilisateur de chaînes afin de faire du chantage sur ce dernier, mais il écarta rapidement cette idée. Les Zoldyck, non merci, il voyait bien d'ici le regard désapprobateur de Silva, le regard moqueur de Zeno et celui d'Irumi, passif. Irumi ? Irumi ! Voilà à qui il pouvait demander, pourquoi n'y avait t'il pas penser avant ? Il se saisit de son portable et composa son numéro.

« Pourvu qu'il ne soit pas en plein dans un travail, pria Kuroro pendant que la sonnerie retentissait. »

« Oui allo ?

- Irumi ? C'est moi Kuroro. J'aurais un service à te demander.

- Un travail tu veux dire.

- Oui, je sais que tu n'as pas l'habitude de ce genre de tâche, mais je te paierais autant que tu le désireras.

- D'accord, répondit-il un peu surpris, et qui est ta cible ?

- Tu as déjà entendu parler du jeu « Greed Island » ?

- Oui, mon petit frère est dedans.

- Il y a un exorciste là-bas.

- Et tu veux que je te le tue ?

- Non je veux que tu me le ramène, vivant et en état d'exorciser quelqu'un »

Irumi garda le silence un long moment, puis reprit :

« Tu sais, je suis un assassin, pas une agence de rencontre.

- C'est pour ça que je t'ai dit que c'était un travail peu commun pour toi. Je t'offirai … 5 milliards de jénis.

- Tu y tiens vraiment. 8 milliards alors.

- Comme tu veux.

- Par contre j'espère que ce n'est pas urgent.

- Qu'est-ce que tu veux dire.

- Eh bien, vu le nombre de travaux que je dois réaliser en priorité, tu devras attendre, disons … onze mois »

Kuroro ferma les yeux, se pencha en avant et se frappa trois fois le front contre la table basse devant lui.

« Kuroro, tu es encore là ? Tout va bien ? demanda Irumi.

- Non ça ne va pas, je ne peux pas attendre onze mois, se lamenta le chef de la brigade, impatient de retrouver celle-ci.

- Désolé, mais j'ai repris certains boulots que mon père accumulait depuis plusieurs années, je dois les réaliser en priorité.

- Ouais … je comprends, marmonna l'homme aux cheveux noirs, laisse tomber alors.

- Si tu veux je connais quelqu'un qui pourrait t'aider.

- Qui ?

- Hisoka ! »

Même manège, Kuroro ferma les yeux, se pencha une nouvelle fois en avant et se frappa trois fois le front contre la table basse.

« C'est une bonne idée, reprit Irumi, non ?

- Non, repondit finalement le chef de la brigade accablé, pas du tout.

- Pourquoi ?

- Je lui ai déjà demandé …

- Et ? Il a refusé ? Ca m'étonnerait de sa part …

- Non c'est juste que son prix ne me convient pas.

- Ah oui, c'est vrai qu'il voulait un duel avec toi.

- Si seulement ça n'était que ça …

- Il t'a demandé quoi d'autre ?

- Laisse tomber, je n'ai pas envie d'en parler. »

Tous deux gardèrent le silence un long moment.

« Tu veux savoir le font de ma pensée ? demanda finalement l'assassin, brisant ainsi le silence.

- Dis toujours.

- Je ne sais pas ce qu'Hisoka t'a demandé, et le connaissant, en fait je n'ai pas tellement envie de le savoir. Mais il faut que tu gardes à l'esprit que toute chose a un prix…

- Tu parles à un voleur, et pas un amateur.

- Mais là tu es dans un cul de sac, et tu n'as aucun autre moyen que de faire appel à Hisoka pour en sortir, mais si tu veux quelque chose, tu dois donner un tribut en échange. Il faut que tu sois prêt à faire des sacrifices si tu veux retrouver ton nen, et tu ne peux pas tricher cette fois.

- Il semblerait, soupira Kuroro, bon je te remercie quand même, je vais te laisser tranquille.

- Bon courage, et tiens moi au courant si tu es encore en vie après avoir fait appel à Hisoka.

- Très drôle, allez salut. »

Le chef de la brigade raccrocha et regarda un long moment dans le vide, puis soupira de découragement en baissant la tête : ça lui faisait du mal de l'admettre, mais Hisoka avait gagné.