(Hey, salut les gens, vous allez bien ? Je m'incruste avant la (presque) 'patrone' pour vous rappeler que ce qui n'est pas en gras dans le blablatage de Low' n'est PAS d'elle mais bien de moi, votre alienne traductrice. Nan, je dis ça, jdis rien, c'est juste pour pas qu'on croit pour de mauvaises raisons qu'elle est folle... ce qui ne veut pas dire qu'elle ne l'est pas, hein ^^ )
Et voilà le chapitre 1 qui arrive bien (presque) vite, le coquin a dépassé le peloton de tête dans la course des fanfics qui se disputaient dans ma tête. Ce qui fait un peu plus de travail pour ma très chère alienne (2 mois, que ça fait, que je dois me remettre à te 'traduire', Low', et que je ne trouvais pas le temps, allez je m'y remets ENFIN !) qui, elle aussi, est de retour (pardon aux lecteurs, que j'ai fait attendre parce que Low' attendait que j'ai corrigé ses fautes pour poster, je suis impardonnable x.x') pour nous jouer un mauvais tour, plus rapide que la lumière... ok, j'arrête de regarder Pokémon quand je tape au clavier, ça va plus du tout là ^^ (si je ne les regardais pas moi-même en ce moment, je me ficherais de toi, mais bon là je ne suis pas en position de force -') Effectivement !!
Bonne lecture à tous. Bisous. Vui, bonne lecture ;)
PS : Pensez à me mettre des petites reviews please.
« Deux êtres qui s'aiment se rencontrent toujours. » Proverbe danois.
Chapitre 1 :
Depuis quelques jours déjà, Luffy paraissait rayonner de bonheur. Il n'y avait pas de meilleurs mots pour décrire son état. Son large sourire, par un miracle saisissant, semblait s'agrandir de plus en plus; et du rouge colorait ses joues à chaque fois qu'il regardait les messages de son portable. C'est ainsi qu'il commença à attirer visiblement notre attention quant à ses relations amoureuses.
Luffy est mon ami d'enfance. Nous nous sommes connus peu de temps après que j'eus perdu la personne que je considérais comme ma meilleure amie. Kuina était la fille de mon maître de kendo, nous nous sommes donc rencontrés sur le tatamis, dans un face à face tendu.
Ce jour-là, j'avais battu tous les garçons qui jusque-là étaient plus forts que moi. Grisé par mes victoires successives, je sautais partout, clamant haut et fort ce que je prenais comme ma supériorité par rapport aux autres, la vantardise s'emparant insidieusement de moi.
La jeune fille eut tôt fait de calmer mes ardeurs à l'aide d'une vanne bien trouvée. Elle se prétendit plus forte que moi et me mit au défi de l'affronter. Je refusais sur le coup, exposant que je ne pouvais pas me battre contre une fille car ce serait lâche et beaucoup trop facile. Mais elle insistait, piquant au vif ma fierté, énervé par tant d'assurance je fini par céder et accepter son challenge, en lui proposant une seule et unique manche.
Notre maître, en accord avec notre décision, nous plaça face à face et annonça le début du combat. Aussitôt, j'abattis mon arme d'un fendant direct, mais elle para sans la moindre difficulté et d'un mouvement fluide et extrêmement précis, la jeune fille fit sauter mon katana de mes mains. Le pire pour moi fut que je n'avais strictement rien vu de ce geste. Plein de mauvaise foi, une caractéristique souvent représentée chez les enfants, j'assurais qu'il s'agissait-là d'un simple coup de chance et demandais une revanche.
C'est au bout de cinq défaites que je reconnu contre mon grès qu'elle était plus forte que moi. Je sortis alors de suite du dojô, mon égo ayant été sérieusement blessé et des larmes de frustration coulant sur mes joues de gamin. A cet instant, je n'avais pas compris que la défaite pouvait parfois apporter bien plus que la victoire. Cela pouvait amener l'humilité pour commencer, chose dont j'avais grand besoin à l'époque, mais aussi me permettre de m'améliorer dans ce sport. Je ne ressentis que la honte de m'être fait battre par une fille, ces êtres étranges qui pleuraient à la moindre occasion.
Le lendemain, je revis cette jeune arrogante, et comme si j'avais tout oublié de la veille - les enfants ont l'étonnante capacité de vite oublier les choses, capacité que j'aimerais tellement encore posséder - je la mis au défi de redisputer un match. Encore une fois, je perdis contre elle. N'osant m'avouer vaincu, je redéfiais Kuina. Et ainsi de suite. Au fil de nos affrontements, une amitié sincère naquit entre nous, et elle devint rapidement ma meilleure amie, la personne à qui je pouvais me confier sans problème, la personne que j'aimais le plus au monde après mes parents.
Hélas, quelques années plus tard, un malheureux accident survint emportant ma tendre amie loin de moi. Un accident tout bête représentant environ les 3/4 des accidents domestiques. Les adultes m'apprirent qu'elle avait chuté dans les escaliers et s'était ainsi fracassé le crâne. "Elle n'a pas souffert" furent les seuls mots qui suivirent cette déclaration, comme si le fait de me dire ça allait m'alléger le cœur alors qu'à cette époque seul le fait de savoir qu'elle était morte, que je ne pourrais plus jamais la voir ni l'affronter m'occupait l'esprit. Stupides qu'ils étaient, me disais-je, d'oser me parler d'une chose aussi insignifiante, je n'avais pas compris que savoir qu'elle n'avait pas souffert pouvait être réconfortant, même si cela n'allait certainement pas me la ramener.
Depuis, je n'avais plus personne à affronter - si ce n'est le sensei lui-même- , ni avec qui passer mon temps. En vérité, je n'avais personne avec qui je voulais tout simplement passer mon temps. Je restais longtemps en deuil de mon amie, chose que les adultes me reprochèrent beaucoup, me signifiant que je devais essayer de vivre normalement, et donc rire, me faire des amis... Ce qu'ils n'avaient pas compris c'est que je ne savais pas me faire d'amis, et que seule Kuina avait été la personne que je considérais comme telle. Je décidai donc de cacher tout mon accablement dans l'entraînement. C'est ainsi que je passais le plus clair de mon temps à mes exercices de kendo. Seul. Et d'une certaine manière, au milieu de ma tristesse et de ma solitude je ressentais une certaine irritation envers Kuina qui était partie, me laissant seul, mais aussi sans que je n'ai plus jamais la moindre chance de la battre, même pas une seule et unique fois. Je me mis alors en tête que pour avoir un semblant d'idée de paraître plus fort qu'elle, je devais devenir le plus fort de notre monde. Cette idée en tête, je m'entraînais plus dur et plus assidument.
Je fis la rencontre de Luffy plusieurs mois plus tard.
Une fois de plus, j'étais seul dans la minuscule clairière que j'avais découvert, tranquille, à m'exercer au milieu du bois quand j'entendis soudain un grognement qui me fit froid dans le dos. Apeuré à l'idée qu'il y avait peut-être un animal sauvage - je n'avais que dix ans pour ma défense - , je plongeai derrière un buisson et scrutai les alentours. Plusieurs minutes passèrent avant que je vois un bosquet, non loin de moi, remuer. Je retins ma respiration et attendis patiemment de voir ce qui allait en sortir. A mesure que je patientais, mon cœur se mit à accélérer. Si bien que, quand je vis une forme sortir de ce feuillage, je ne pus retenir le petit cri qui me monta à la gorge.
Je me rendis compte de mon ridicule quand j'entendis " Bah quoi ? C'est de moi que tu as peur ?". Stupéfait, je réalisai que face à moi ne se tenait non pas une affreuse bête féroce, mais un simple garçon de mon âge. Il était brun avec des yeux noisettes aussi rieurs que sa remarque et arborant fièrement une cicatrice sous l'œil gauche ainsi qu'un large sourire. Vêtu d'une paire de tong, d'un pantacourt en jean, d'une chemise rouge et d'un chapeau - il semblait d'ailleurs tout droit sorti d'un carnaval, avec ce couvre-tête.
Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit,inventer une quelconque excuse qui expliquerait que je n'avais surtout pas eu peur, il enchaîna abruptement en me demandant :
- T'aurais pas quelque chose à manger ? J'ai super faim.
Je sus ce jour-là que Luffy était un vrai goinfre, dès lors qu'il engouffra en moins d'une minute tous les gâteaux que j'avais sur moi et réclama encore de quoi manger, la bouche couverte de miettes. En voyant sa tête qui se rapprochait alors plus du hamster que de l'être humain, j'explosai de rire, un son qui m'étonna, tellement j'avais l'impression de n'avoir plus ri depuis des siècles. Son rire finit par accompagner le mien. Finalement, par cette douce matinée de décembre, je repris goût à l'amitié. Et depuis ce jour, Luffy m'avait toujours accompagné dans mes joies et mes tristesses.
Luffy qui, à cet époque, venait d'emménager dans notre village, alla dans la même école que moi. Puis nous entrâmes ensemble au collège de la ville la plus proche, où nous fîmes la rencontre des personnes avec qui nous trainons encore aujourd'hui : Usopp, Nami et Chopper.
Le premier était un vrai génie quand il s'agissait de bricoler, mais pour le reste on ne pouvait pas dire qu'il fut très doué. Son succès avec les filles frisait le zéro, ses capacités à réfléchir correctement étaient annihilées par sa peur incessante, et en sport c'était tout simplement ce qu'on appelait une "bille" ou un "pas doué" - sauf pour la course. Ses années à fuir devant le moindre danger, aussi redoutable et effrayant qu'une mouche, lui avaient offert une aptitude remarquable en course. Il était brun, les cheveux légèrement ondulés, mâte de peau avec de sombres yeux noirs, grand et fin sans que cela ne soit démesuré. Sur le papier, cela pouvait lui conférer un aspect attirant, seule particularité étrange, le personnage était doté, comme le célèbre Cyrano de Bergerac, d'un nez pour le moins saisissant et qui paraissait tout bonnement s'allonger à chaque mensonge qu'il proférait.
Nami, elle, était une jeune rouquine que l'on pouvait décrire comme toute en courbes. Elle plaisait beaucoup aux garçons par son opulente poitrine et n'hésitait pas à jouer de ses charmes pour obtenir tout ce qu'elle désirait. C'était tout simplement une jeune fille espiègle et terriblement séduisante mais qui, sous ses airs de dévergondée cherchait tout ce que la plupart des filles voulaient : un amour tendre et sincère; sans pour autant le trouver.
Chopper, quant à lui, était un inconditionnel des animaux. Il aimait tous les animaux, en particulier les rennes, et se destinait à devenir vétérinaire, c'est pourquoi il étudiait beaucoup, se préoccupant peu voire pas du tout des filles, objectant qu'il s'agissait là d'animaux trop complexes pour lui. Il correspondait à l'intello du groupe et dès que nous avions un problème de l'ordre de la réflexion, c'est à lui que nous nous adressions.
Pour ma part, à cette époque, j'avais déjà découvert mon attirance pour les hommes. Mais je n'osais pas encore faire mon come back, ni même m'avouer mon homosexualité, même si mes amis la découvrirent à la fin de nos années de collège. Par contre, je montrais clairement ma différence avec les autres personnes, teignant mes cheveux d'un vert de jade qui, d'après mes amis, allait parfaitement avec mes yeux dorés. Je remarquai que cela semblait être vrai quand je me découvris un succès certain auprès des filles, même si je n'en profitais pas. Quant à Luffy, il semblait tout simplement asexué, se préoccupant uniquement de la nourriture, encore et encore. Il semblait qu'à la place de tout organe, qu'il soit sexuel ou de l'ordre de la réflexion, un estomac gérait le tout à sa façon. Mais il était toujours, d'entre nous, la personne qui pouvait redonner le sourire et le moral par sa simple présence, c'est pourquoi nous l'adorions tous sans exception. C'était un de ces rares êtres qui pouvait tout donner sans jamais rien demander en retour.
C'est pourquoi, une fois arrivé au lycée, le changement d'attitude de Luffy nous étonna tous beaucoup. Non pas qu'il devint égoïste, loin de là. C'était plutôt le fait que sa passion pour la nourriture diminua considérablement qui nous intrigua énormément, ainsi que de voir ses joues se colorer d'un rouge cramoisi quand il regardait son portable. Nous en vînmes donc tout naturellement à suspecter qu'une jeune fille se cachait derrière tout ça. Et nous apprîmes par la même occasion que Luffy pouvait être quelqu'un de très secret, ce qui accrut encore plus notre curiosité. Nous décidâmes donc de commencer par le cuisiner, mais il resta silencieux quant à la personne qu'il fréquentait, argumentant faiblement que nous nous trompions, même si nous savions parfaitement que nous avions raison. Nous essayâmes de le suivre discrètement lorsqu'il disparaissait ou prétextait une excuse pour partir subitement, mais il fallait croire que beugler "Il est là, je le vois !" quand nous le cherchions n'était pas du meilleur niveau de discrétion. Nous n'obtînmes donc rien de cette manière, à notre plus grand dam. Depuis quand Luffy nous faisait de telles cachoteries ? Nous commençâmes à supposer qu'il se passait sûrement quelque chose de plus sombre et nous nous mîmes à observer notre jeune ami avec suspicion.
Au bout d'un certain temps, notre manège exaspéra Luffy, qui finit par me prendre à part un soir que nous rentrions tous les deux, comme à l'accoutumé.
- Ecoute, Zorro, il faut que je te dise quelque chose, commença-t-il doucement.
- Oui, je t'écoute.
- Hum...ben voilà. Zorro, je...je crois que je suis amoureux.
Qu'il me dise ça aussi abruptement me laissa pantois l'espace de quelques secondes, mais je repris rapidement mes esprits et lui demandai :
- C'est bien ça ! De qui s'agit-il ?
- Et bien, il...il s'agit...d'un homme, lâcha-t-il.
Alors comme ça Luffy aussi était gay ? Je dois bien avouer que je ne m'en étais jamais douté. Comme les autres, j'avais imaginé que c'était une fille qui occupait les pensées du brun, comme quoi le fait d'être gay ne voulait certainement pas dire que je pouvais reconnaître qui était gay ou ne l'était pas. Mais pourquoi en avoir fait tant de mystères ?
Je lui posai aussitôt cette question. Ce à quoi il répondit :
- Ben, d'abord j'en étais pas sûr, je veux dire de mes sentiments. Et puis, je n'osais pas l'avouer. J'avais peur de votre réaction.
- Comment ? Comment peux-tu avoir peur alors que, vous tous, vous avez accepté sans problème le fait que moi-même je sois gay ? Tu sais bien que personne n'aurait rien dit ou n'aurait été vexé ou dégoûté de savoir ça. Mais bon je te comprends, moi aussi, c'est une chose que j'ai eu du mal à avouer. Et alors, comment il est ? Comment s'appelle-t-il ? Il faudra quand même que tu nous le montre, lui dis-je avec un grand sourire.
- Il se nomme Sanji, il a le même âge que nous et il fait à peu près ta taille. Il est blond avec d'impressionnants yeux bleu qui attirent énormément le regard comme si, quand on le regardait, on plongeait aussitôt dans l'océan. Il a aussi des sourcils marrants car ils bouclent vers le bout, mais ça lui va super bien. Et puis, il a aussi des allures de dandy avec les costumes qu'il porte quasiment tout le temps pour son école d'hôtellerie, ça lui confère un effet très classe. Mais les habits communs lui vont super bien aussi, ça le rend très sexy. Et puis...
Et c'est ainsi que Luffy commença à me parler de toi. Argumentant longtemps sur ta beauté, même si au début je me suis dit qu'il t'avait sûrement remarqué parce que tu voulais être cuisinier, et que cela avait beaucoup séduit son appétit insatiable. Dès lors, j'appris à te connaître et à t'apprécier grâce aux récits de Luffy. Sans me douter que cela allait poser d'énormes problèmes dans l'avenir. Et sans me douter que nous allions blesser mon meilleur ami.
Voilà la suite que vous attendiez qui se finie. J'espère que cela vous a plu et même si ça ne vous n'avez pas apprécié, laissez moi des reviews please .
