Hello everybody ! Merci pour vos review, je suis contente que ce début d'histoire vous plaise et j'espère qu'il en sera de même pour la suite.

Disclaimer : Rien n'est à moi : les personnages sont a Mrs Rowling et l'histoire à Romantic Fool sous le titre original I need you to love me.


« Arrête ça » se disait Drago pendant qu'il repartait vers les dortoirs de Serpentard.

« Arrête de penser à elle. Si elle dit qu'elle va bien, c'est qu'elle va bien »

« Elle va bien, et même si ce n'était pas le cas tu n'as absolument rien à voir avec ça. Laisse Saint-Potter et la belette s'occuper de ses problèmes »

« Mais Potter et Weasley ne savent même pas qu'elle a un problème, comment pourraient-ils l'aider ? » Lança une autre voix dans sa tête

« Si j'ai pu le découvrir, ils le peuvent aussi », défendit Drago

« Mais si elle se blessait plus sérieusement avant qu'ils le découvrent ? Tu as vu à quel point la coupure était profonde. Et tu n'as absolument rien fait. Tu l'as laissée. Et si elle était en train de se couper en ce moment ? »

« Elle pourrait saigner à mort. Je m'en fous. Le monde se porterait mieux avec une sang-de-bourbe en moins »

Mais en pensant cela Drago s'arrêta. Le fait était que bien qu'il haïssait Potter, Weasley et Hermione, il réalisait qu'il ne voulait pas vraiment qu'elle meure. Peu lui importait qu'elle soit une sang-de-bourbe, ça n'aurait même pas eu d'importance qu'elle soit entièrement moldue. Il la connaissait et d'une certaine manière, il respectait son zèle et son talent. Il ne voulait certainement pas qu'elle saigne à mort !

Drago retourna sur ses pas et se mit presque à courir jusqu'à l'endroit où il avait vu Hermione pour la dernière fois.

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Au moment où Drago Malefoy fut hors de sa vue, Hermione se sentit encore plus seule qu'avant. Pour une quelconque raison, elle s'était sentie mieux en se confiant à Malefoy. Elle se mutilait depuis la troisième année. Au début, c'était seulement de toutes petites coupures, qui pénétraient à peine la peau. Cela la gardait éveillée les jours où elle avait plus de neuf cours. Elle ne pensait pas que c'était sérieux… elles cicatrisaient vite. Elle n'avait jamais eu besoin d'aller voir Mme Pomfresh. Cependant, les coupures étaient devenues plus profondes pendant la quatrième et la cinquième année. Les articles de Rita Skeeter l'avaient affectée plus que les gens le pensaient et, le stress rajouté à ça l'avait amenée à se couper encore plus profondément. Après la mort de Cedric Diggory, Harry avait commencé à s'éloigner de ses amis, et pour des raisons inconnues d'Hermione, Ron semblait mal à l'aise avec elle.

Sans ses amis - et leurs problèmes - pour la distraire Hermione avait été forcée de passer beaucoup de temps toute seule.

Elle trompait la solitude en prenant encore plus d'options et en essayant de se consacrer encore plus à son travail. Cependant, les gens ne remarquaient plus à quel point elle travaillait dur et à quel point son travail était bon. Tout le monde supposait qu'elle voulait travailler dur, avoir les meilleures notes, réussir dans tout ce qu'elle entreprenait. Après quelques temps, il semblait qu'elle était esclave, travaillant pour ne pas briser leurs illusions, pour ne pas qu'ils sachent qu'en réalité, elle n'était pas si bonne que cela. Elle n'avait pas de talent. Elle ne connaissait pas grand-chose au monde sorcier: elle était certaine que la façade serait un jour brisée et que tout le monde verrait que ce qu'elle montrait était faux.(1) Elle se coupait alors plus profondément, savourant la douleur qui s'emparait d'elle. Quand son poignet la brulait, elle ne se souvenait plus que tout était faux. Elle oubliait que personne ne l'aimait, que personne ne l'appréciait, que personne ne voulait être ami avec elle. Elle ne souvenait plus qu'elle était à Poudlard. Des petits riens l'amenaient à se couper : elle avait cassé sa plume, elle n'avait eu que dix-neuf à un contrôle au lieu de vingt.

Maintenant, son poignet était strié de cicatrices qui ne pourraient pas partir.

Quand Malefoy l'avait trouvée, elle avait secrètement espéré qu'il l'aiderait. Elle ne savait pas le pourquoi du comment mais elle savait qu'elle était malade. Malgré cela, elle lui avait dit de s'en aller. Elle lui avait dit qu'elle allait bien. Mais ce n'était pas vrai. Elle était loin d'aller bien. Mais il était la dernière personne dont elle voulait qu'il pense qu'elle avait besoin d'aide.

Hermione eut une nouvelle fois une forte envie. Elle se pencha et ramassa le rasoir sur le sol. Elle le pressa contre sa chair et ferma les yeux, prête à savourer la douleur.

« Expelliarmus »

Hermione sentit le rasoir glisser de sa main.

« Putain Granger, tu ne peux pas rester seule dix minutes sans faire un bain de sang ? »

Les yeux d'Hermione s'ouvrirent brusquement. Seul, Drago Malefoy la fixait, sa baguette dans une main, le rasoir dans l'autre.

« Je croyais t'avoir dit que ce n'était pas tes affaires. »

Drago l'ignora. Il pointa sa baguette sur son poignet et lança :

« Rejoindrius »

Sa dernière blessure se referma mais laissa une cicatrice. Peu importait, son poignet était couvert de cicatrices. Hermione cilla. Pourquoi l'aidait-il ?

Comme si il pouvait lire dans son esprit, Drago répondit :

« Bien que je crois que les sang-de-bourbes ne devraient pas apprendre la magie… je n'ai pas envie d'avoir ta mort sur la conscience. »

« Il n'y aurait pas eu de mort Malefoy. Et même si il y en avait eu, je crois que tu serais capable de laver ta conscience en quelques minutes », cracha Hermione.

Elle détestait se sentir faible, elle détestait particulièrement se sentir faible devant une personne qui était censée être son ennemi.

« Ta dernière déclaration est peut-être vraie Granger, mais je doute que la première le soit. Il est clair que tu ne peux tout simplement pas rester seule sans te faire du mal. »

Drago observa Hermione, les yeux plissés. Elle ressemblait à un lapin prit au piège : prête à courir ou à faire une crise cardiaque à la moindre provocation. Il se décida à la calmer. Ensuite, il essaierait de la convaincre d'aller voir un professeur. N'importe quel professeur.

« Écoutes Granger, je ne veux pas te blesser. En fait je veux l'exact opposé : je veux te protéger. »

Il tressaillit devant l'absurdité de la situation : avant cela, un de ses buts dans la vie était de provoquer Hermione ou ses amis.

« Je n'ai pas BESOIN que tu me protèges Malefoy. Je peux prendre soin de moi », attaqua Hermione

« Putain de merde. Tu es en train de creuser ta propre tombe et tu le sais ! »

Hermione aurait pu faire autre chose. Elle aurait pu le maudire, lui lancer un sort, le gifler ou encore partir. Drago semblait prêt à parer toutes ses réactions, cependant, Hermione éclata en sanglots.

« Mais merde…tu ne pourrais pas…juste… t'en aller…je…soin », commença Hermione. Mais sa phrase semblait de moins en moins cohérente à chacun de ses sanglots. Les larmes coulaient sur son visage et son corps était secoué par des tremblements incontrôlables.

Elle allait tomber mais Drago la prit dans ses bras.

Drago ne savait pas quoi faire. Il avait déjà vu des filles pleurer - souvent par sa faute. Mais les autres fois il ne s'en souciait pas. Il avait toujours pensé que les larmes étaient un moyen de parvenir à leurs fins. Quand sa mère voulait acheter une nouvelle chose, quand elle voulait faire quelque chose que son père n'aimait pas, elle pleurait. Quand Pansy Parkinson avait voulu qu'il la présente à ses parents, elle avait pleuré. Drago se croyait immunisé contre les larmes. Mais cette sang-de-bourbe, son ennemie, les pleurs de cette fille avaient réduit son cerveau en bouillie. Il restait planté là comme une statue, tenant Hermione dans ses bras pendant qu'elle pleurait sur son épaule.


(1)Je ne sais pas si j'ai été bien claire. J'ai un peu lutté pour cette partie. Ce que voulait dire l'auteur c'est que les gens croient qu'elle travaille dur parce qu'elle en a envie, alors qu'Hermione continue de travailler dur parce qu'elle veut montrer cette image d'elle au gens. Elle ne veut pas leur montrer qu'en fait elle n'est pas si bonne que ça (Hermione n'a pas une très haute opinion d'elle-même, elle pense qu'elle est nulle alors que c'est tout le contraire.)

Votre avis ? Surtout n'hésitez pas à me dire si il y a des phrases qui ne sonnent pas bien.

Bisous