Body Control 2

Merci à Ana3031 pour ta review encourageante ! Je ferai plus attention aux fautes de frappe )

Bonne lecture à tous !

Ce qu'il avait tout d'abord remarqué, c'était la finesse de ce corps, les petits poignets, si fragiles à briser. Puis ses yeux, deux puits rêveurs, aux douces volutes. Vite cachées par cette lueur de rébellion qui y dansait.

Le patron du café Biju regardait d'un œil prudent la table 34. Il surveillait que la jolie jeune fille qui s'y était installée un peu plus tôt, n'ait pas de problème avec le…voyou ? Gothique ? Qui venait de la rejoindre. Ses cheveux rouges en pétard, ses yeux glacés soulignés de khôl, ce tatouage sur son front, les chaînes qui pendaient à son pantalon, tout véhiculait une image négative de leur propriétaire.

Très négative.

« Quand es-tu revenue ? » La jeune fille frissonna au son de cette voix, rauque, calme.

« I jours. M'envoyer pendant 4 ans pour que je sois éduquée convenablement dans une institution religieuse pour filles de bonnes familles en France leur a paru une durée suffisante. On va lui dire bonjour ? demanda-t-elle avec circonspection.

Le visage de Gaara se ferma soudain. Impassible, il acquiesça avant de se lever. L'imitant, Aika ne put que constater à quel point il avait grandi. Il la dépassait maintenant d'une bonne tête. Ils avaient réussi à ne pas perdre contact, grâce à un ami commun qui les aidait à communiquer.

De nature dissipée et voyant qu'elle avait des amis « peu fréquentables » entendez par là le groupe de délinquants menés par Gaara, ses parents s'étaient empressés de l'expédier en France, afin de parfaire son éducation... Dans une institution offrant une éducation d'une excellente qualité et autant de liberté qu'une prison.

Sortant du café, elle jeta un coup d'œil sur la splendide moto qui trônait la, à la carrosserie brillante. Gaara lui tendit un casque, dont elle s'empara avec prudence.

« Hum, marmonna-t-elle. Ça se met comment déjà ? » Demanda-t-elle, taquine.

Si elle ne le connaissait pas autant, elle aurait pu jurer voir un micro sourire apparaître sur les lèvres de Gaara, avant qu'il ne lui mette la protection.

Après dix minutes de trajet, ils s'arrêtèrent devant une jolie maison, au jardin richement fleuri. En sortie une jeune femme blonde, qui poussa un cri de surprise en les voyant, avant de courir vers eux et d'étouffer Aika dans une vigoureuse étreinte.

« C'est bien toi ? Tu as tellement changé ! Tu es enfin revenue ! répéta-t-elle.

« - Tu m'écrases Tema ' rit Aika. Tu me laisses entrer ?

Et tout ce petit monde disparut dans la maison.

Konan jeta un regard circulaire à la pièce avant de sourire, enfin satisfaite. La déco était parfaite, les meubles déplacés, les tables chargées de bouteilles d'alcool… sa petite fête s'annonçait réussie. Ses parents étaient partis en province, leur laissant le champ libre.

Elle regarda sa montre, pour constater que ses invités ne devraient pas tarder. Soupirant, elle se dirigea vers les escaliers qu'elle monta à la vitesse de l'éclair, avant d'aller coloniser la salle de bain.

La maison de Konan tenait davantage d'une propriété, de par ses dimensions gigantesques, et la taille du parc qui l'entourait. Près de la maison, distillant une ombre salvatrice, un grand chêne procurait un peu d'ombre.

Et au pied de l'arbre… Aika. Complètement indifférente à la fête qui se préparait. Elle savait qu'il s'agissait pour sa sœur d'un moyen de lui souhaiter la bienvenue, alliant l'utile à l'agréable.

La jeune fille fronça les sourcils. Elle n'aimait pas particulièrement sa sœur, ayant de bonnes raisons de lui vouloir, et cette dernière était trop occupée par ses conquêtes pour vraiment s'en soucier. Car oui, Konan avait du succès auprès de la gente masculine –elle avait conscience de la beauté de son ainée- et en profitait.

Elle entendit de bruyants éclats de rire et des bruits de portières claquer, et en conclut que les invités étaient arrivés. Elle souffla, sans toutefois daigner bouger. L'hypocrisie, jouer les amicales devant des gens dont elle se ne souciait pas, très peu pour elle. Aussi resta-t-elle à lire dans son coin.

A l'intérieur, tout le monde était arrivé. Kiba et Deidara lançaient des blagues, Itachi et Pein s'étaient posés dans un coin et buvaient tranquillement, Naruto et Sasuke se défiaient, Sakura riait en les regardant… La musique se mit en route, et une partie des filles se mit à danser. Le soleil était de plus en plus bas dans le ciel.

Laissant errer ses yeux par la fenêtre, Itachi aperçut une silhouette assise seule non loin de là. Il se leva et sortit par la porte fenêtre, avant de s'assoir à côté de la jeune fille. Il la détailla discrètement du coin de l'œil : elle portait un mini short noir, un débardeur d'un violet sombre et était pied nus. Elle était profondément plongée dans sa lecture et ne daigna lui donner une miette d'attention. Ce qui fit sourire Itachi, peu habitué à être ignoré par une fille.

La gamine avait décidément l'air d'être amusante.

Itachi savait en effet parfaitement quel effet il produisait sur la gente féminine. Incroyable beau, avec une peau blanche et sans imperfection, des traits fins mais durs, des yeux qui pouvaient être tour à tour joueurs ou glacés. Du haut de son 1m80, bien du monde se retournait sur son passage... .

« Tu comptes m'observer encore longtemps ? »

Perdu dans son auto flatterie, il n'avait pas remarqué qu'elle avait levé la tête et braquait sur lui des yeux indéchiffrables.

« Cela te dérange ? » demanda-t-il d'une voix suave.

« - oui. » La réponse avait été catégorique, exempte d'hésitation.

Ouch, pensa-t-il. Elle était plus sauvage qu'elle ne le pensait.

« - Tu lis quoi ? »

Elle poussa un soupir exaspéré, avant de répondre du bout des lèvres :

« Zola. Germinal.

Une lecture bien sérieuse, observa-t-il. Tu aimes ?

Je préfère Balzac, rétorqua-t-elle avec un haussement d'épaules.

Vraiment ? s'intéressa-t-il.

Tous deux se mirent à discuter littérature, et purent ainsi constater l'étendue de la culture de l'autre. Avec surprise, Aika se surprit à apprécier la compagnie de l'Uchiha. Déviant du sujet initial, ils se mirent à parler de leurs gouts personnels. Il apprit qu'elle aimait la moto et les arts martiaux, elle qu'il pensait faire carrière dans la politique. Elle appréciait particulièrement le fait qu'il ne tente pas de la draguer, comportement qu'elle détestait par-dessus tout.

« Navré de vous interrompre, » les interrompit soudain une voix étrangère.

Revenant à la réalité, ils aperçurent Sasori qui leur faisait face, un sourire aux lèvres.

« Je vois qu'on ne perd pas son temps, murmura-t-il en fixant Itachi ».

Ce dernier lui envoya un regard Uchihesque pour toute réponse, c'est-à-dire un regard noir et méprisant. Elégamment, il se leva, tendit une main pour aider la jeune fille à se relever. Main qu'elle accepta, glissant ses doigts fins dans la poigne ferme du jeune homme.

A ce contact, Aika sentit une émotion étrange l'envahir. Fixant quelques instants Itachi, elle récupéra prestement sa main et partit.

Les deux étudiants observèrent en silence la silhouette qui s'éloignait rapidement, ses hanches se balançant en rythme, son livre dans sa main.

Puis elle contourna la maison et disparut.

Une fois certaine d'être hors de vue, Aika s'arrêta. Le délicieux frisson qui l'avait traversé au contact de l'Uchiha ne pouvait avoir qu'une seule signification. Elle sourit un instant avant de se remettre en route.

Elle avait rendez-vous chez Tema ce soir. La conquête du beau brun attendrait.