Hop, deuxième thème posté un peu à l'arrache ! Merci beaucoup pour vos reviews, je suis super contente que ça vous plaise :) (je répondrai à vos reviews ici et sur De l'autre côté de la rue demain, d'ailleurs x))
Happy NaLi week et bonne lecture !
Genre : Un peu de Drama au début, Romance.
Rating : K+
Personnages : Natsu, Lisanna.
Chronologie : Juste après la disparition de Lisanna, lorsque Natsu la retrouve à Edoras :)
Fond sonore conseillé : Arrival of the birds & transformation, de The Cinematic Orchestra, ou le thème de Puella Magi Madoka Magica (Ice, je crois) :)
Disclaimer : Les personnages de Fairy Tail ainsi que son univers appartiennent à Hiro Mashima.
— Sunset —
« Elle aimait regarder le coucher de soleil ici. Au moins, comme ça, elle pourra voir quelque chose qu'elle aime. »
Y'avait eut des promesses — cette promesse. Une tombe qu'il aura faite de ses mains, lui qui ne savait que détruire, lui qui était si maladroit pour construire. Et il s'était appliqué, avait puisé dans sa douleur et ses souvenirs pour tailler la pierre le mieux qu'il le pouvait, avait travaillé avec plus d'acharnement que jamais — pour elle.
« Pour toi. »
Et il taillait, il polissait, il s'appliquait. Les larmes coulaient sur son visage plus nombreuses que les perles de sueur qui y dégoulinaient face à l'effort dont il faisait preuve ; mais il ne s'arrêtait pas, ne faiblissait pas.
« Pour moi. »
Il lui arrivait de sourire, parfois, alors que les souvenirs d'une enfance oubliée revenaient avec force pour mieux le torturer, se reflétant dans la surface de la pierre qu'il continuait de polir, de tailler. Et il repensait à elle, à lui, à eux, à Happy, à leurs moments, leurs jeux, ces instants où seul le coucher de soleil avait le pouvoir de les arrêter, de les stopper pour qu'ils le regardent le temps de se coucher.
« Pour… Nous. »
Les larmes venaient parfois caresser la pierre, roulant silencieusement à sa surface avant de disparaître dans une tâche sombre ; et est-ce que Lisanna n'avait été qu'une larme dans sa vie ? Est-ce qu'elle avait été aussi éphémère, est-ce que sa disparition ne sera qu'une étoile humide dans son cœur, quelque chose qui finira par disparaître.
« Parce que… J'avais promis. »
Non. Assurément non ; ça sera pas comme ça. Parce que Lisanna avait été plus, parce qu'elle le restera ; elle avait été le soleil du matin, avec ses sourires et ses rires, le soleil qui se couchait, comme pour mieux apprécier la journée qu'ils avaient passé à courir, rire, boire, chanter, danser, jouer, à ignorer le monde entier juste pour pouvoir continuer. Elle avait été la lune des nuits trop sombres, celles où elle se parait d'amour pour rapiecer les morceaux de son cœur brisé ; peut-être même continuait-elle à être sa bonne étoile, celle qui le protégeait...
Et puis il y avait eut le coucher de soleil de trop — celui qu'il n'avait pas passé avec elle. Et il avait couru, il avait ri, il avait joué, dansé, chanté, s'était battu en attendant son retour ; et elle n'était pas revenue. Tout ce qu'avaient ramené Mirajane et Elfman, c'était des larmes, la nouvelle qui lui avait broyé le cœur et en avait fait sombrer une partie toute entière, le silence et le vide dans la forêt, la fin des jeux et de l'insouciance qu'ils avaient.
C'était la fin des promesses, de tes sourires et de nos journées...
Et puis il y avait eut d'autres couchers de soleil. D'autres larmes, d'autres combats ; mais, toujours, à chaque fois, les nuances rougeoyantes du ciel enflammé lui rappelaient douloureusement pourquoi est-ce qu'il avait gardé cette habitude d'arrêter ce qu'il faisait pour le regarder. Et ça revenait de façon diffuse puis brusque, ça faisait un peu mal, un peu plus parfois ; mais il finissait par sourire.
Parce que toute chose finissait par mourir, après tout. N'était-ce pas ce qu'elle disait ? N'était-ce pas ce qu'elle leur avait dit, à lui et Happy, comme si elle savait, comme pour mieux les préparer ?
Il savait pas. Il savait pas, mais il pouvait pas s'empêcher de sourire en imaginant le sien, de sourire en repensant à cette faculté qu'elle avait de tout anticiper, de tout arranger. Ça avait été son pilier, sa forteresse, le trésor qu'il savait farouchement gardé ; et, toujours ce sourire aux lèvres, toujours ce regard posé sur le coucher de soleil, elle avait su assumer ce rôle dans toute son entièreté, englober son cœur de l'amour et la chaleur qui lui manquait.
Parce qu'elle avait été ça, Lisanna, aussi ; l'étincelle éphémère qui manquait à son cœur pour qu'il puisse se sentir de nouveau brûler.
Quelques années étaient passées, la douleur s'était tarie, petit à petit. Il s'était presque étonné de constater à quel point la douleur s'était tue, avait finit par oublier à quel point la disparition de son soleil lui avait fait mal au cœur ; mais, toujours, des souvenirs plein les yeux, il prenait un peu de temps pour regarder le soleil se couchait, allait parfois près de la tombe qu'il avait prit soin de polir et de construire, celle qu'il avait soigneusement placée. Alors il parlait, se remémorait quelques souvenirs pour être sûr de ne pas les avoir oubliés, lui racontait ce qui s'était passé, ce qu'il pensait, confiait quelques secrets à la pierre terne et grise censée la rattacher à ce qu'il restait de leur terrain de jeu, baigné dans la lueur de cet éternel soleil couchant. Et ce n'était pas pareil, c'était plus froid et plus morne que sa Lisanna ; mais ça continuait à lui faire du bien.
Comme quand elle était là.
Il ne savait pas si le soleil se couchait ce jour-là, dans cet autre monde vers lequel le destin l'avait mené par hasard. Plongé dans la gravité de la situation, il n'avait pas pensé une seule seconde qu'elle puisse être là où étaient d'autres versions des siens, trop habitué à cette absence dans son cœur, comme un borgne aurait oublié comment était le monde du temps où il n'avait pas un mais deux yeux pour voir ses couleurs.
Et les couchers de soleil avaient brûlé dans son cœur, qui s'était littéralement embrasé. Comme une machine qui aurait autrefois eut du mal à fonctionner, il s'était mis à battre plus vite, plus fort, tandis que devant ses yeux repassaient les images de moments oubliés, que dans son esprit résonnaient les paroles de promesses sacrées.
Papam.
Je me souviens de toi.
Papam.
Je me souviens de nous.
Papam.
Des couchers de soleil que j'ai regardé sans toi.
Papam.
Et, les larmes venant perler à ses yeux n'osant pas croire en ce qui voyaient, son cœur continuant de diffuser une longue et lente brûlure dans son corps décharné, Natsu avait murmuré, du bout des lèvres, comme une promesse, un secret, le contre-sort à la malédiction que le destin leur avait jeté ;
Papam.
« Je t'ai enfin retrouvée... »
Celle pour qui son cœur avait continué de regarder le soleil se coucher.
Bon, y'a bien d'autres manières d'envisager le thème mais j'ai fait ça assez vite. Je sais pas si vous vous rendez compte, mais je poste ça sur iPhone, et kdkfndnxbbx qu'est-ce que c'est fatiguant !
Bref, heure locale, 23:35, je suis encore dans les temps. Happy NaLi week et à demain pour le prochain thème !
