Bonsoir !

Ca y est, je me suis décidée à poster le deuxième OS de ce recueil, beaucoup moins joyeux, sur le coup mais ce thème m'inspirait une sorte de folie dans laquelle Lucius pourrait plonger à la mort de sa femme.

Merci à : Philomoon, Ayanne, Larousse et Zanon pour leur review !

Surtout que je sais que ce couple n'est pas très lu, alors ça m'a fait très plaisir !

Disclaimer : Evidemment, tout est à notre très chère JKR... jme permet de les maltraiter de temps en temps, oh, rien de bien méchant ;)

Titre : Un effluve de toi (en référence à une chanson de Saez, pour ceux qui connaissent)

Thème : #6 : Entre le rêve et la réalité

Rating : K

Bonne lecture !


Quand Lucius Malefoy ferme les yeux très fort et se concentre bien, il arrive encore à sentir son odeur. Un mélange de rose et de cannelle, un effluve qui le hante lorsqu'il va dormir et qu'il recherche chaque matin avant d'aller travailler. Cette odeur, c'est elle. Légère et douce. Seulement elle toute entière.

Il sait qu'à présent, elle n'est plus que le fruit de son imagination mais il n'arrive pas encore à bien réaliser ce qui s'est passé.

Dans la chambre à coucher des Malefoy, rien n'a changé car les elfes de maison ont à présent l'interdiction formelle d'y entrer. Les draps sont défaits, les parfums et les maquillages sont éparpillés un peu partout sur la coiffeuse de lady Malefoy et, étendu sur son lit, Lucius attend chaque soir, immobile. Il attend qu'elle revienne, de toutes ses forces il espère.

Mais elle ne vient plus se glisser à côté de lui comme avant.

Ça fait mal. Alors il ferme les yeux assez fort pour que son odeur revienne. Il ne pleure pas. Jamais parce qu'il paraît qu'un Malefoy ne pleure pas. Et si Lucius sait bien jouer un rôle, c'est celui du parfait petit Malefoy, même si, dans ces moments là, ça lui arrive bien souvent de se haïr. Elle n'aimait pas Malefoy, elle aimait Lucius et seulement lui, qu'elle disait, la demoiselle.

Il se dit qu'elle doit être triste à le voir ainsi. Les autres le craignent, lui souhaitent toutes leurs condoléances de loin mais ce ne sont que des mots qui sonnent creux et auxquels il ne répond que par un sourire froid. « Je suis navré, c'est une véritable tragédie » qu'ils disent. Mais quoi, qui est mort ? Narcissa ? Certainement pas. Ou peut-être que… Non.

Dieu qu'il se hait lorsqu'il est conscient à ce point.

Il est resté tard à travailler aujourd'hui. Mais au bout d'un moment, il a dû se faire une raison et est rentré chez lui se reposer. Il n'a pas dîné. N'avait plus faim.

Lucius est allongé dans son grand lit. Il a les yeux fermés, il tend les narines, frémit et l'odeur l'enveloppe tout doucement. Il crispe un peu les doigts, serre les dents et se concentre sur cet effluve imperceptible pour ne pas le perdre. Il se penche légèrement mais ne s'en aperçoit pas.

Plus rien n'a d'importance à par cette odeur à ses côtés, qui enivre ses sens. Les larmes lui brûlent les paupières mais il ne pleure pas, ne doit pas.

Quand Lucius Malefoy s'endort, après s'être retourné mainte fois dans son lit à la recherche d'un corps à ses côtés, il arrive à se souvenir de la douceur de ses baisers. Et, à ces moments là, il ne le sait pas le grand Malefoy mais les larmes glissent le long de ses joues, enfin libres.

Ce n'est pas un rêve. C'est bien trop vrai. Elle est là, à côté de lui, emmitouflée sous les draps, avec ses joues roses et ses yeux clairs. Il l'enlace. Elle se penche vers lui, elle rit quand il embrasse le bout de son nez, ses paupières, ses joues, ses lèvres… Et lui aussi, il rit, du bonheur de l'avoir enfin retrouvée. Et il sert plus fort contre lui Narcissa pour qu'elle ne s'en aille pas.

Quand Lucius s'éveille, il a le sourire aux lèvres. Il sait qu'elle est là, qu'il n'a pas tout rêvé mais il n'en parle à personne. C'est son secret et, chaque nuit, il l'attend en silence.

Narcissa n'est pas morte, il en est certain. Elle n'est pas morte, c'est les autres qui mentent parce que, quand Lucius Malefoy ferme les yeux très fort, elle revient, plus vivante que jamais. Et ses doutes s'envolent. Elle est là, contre lui, et c'est tout ce qui importe.


Celui-ci aussi est très court, je sais ! Mais promis, le prochain sera bien plus long et bien plus joyeux !

Qu'en pensez-vous ?

Bisous !

Ana'