Hey ! Moins d'une semaine avant de poster le deuxième chapitre. Je crois que j'ai battu mon record personnel. Mais ne vous y habitué pas ça ne risque pas d'arriver deux fois. Et en plus c'est une suite directe du premier chapitre donc je devais le poster assez rapidement.

Ce chapitre est toujours un test parce que je ne sais pas si je vais continuer ou non mais apparemment cette histoire a plus a quelques personnes donc on verra bien.

Sweety: merci beaucoup, ton commentaire m'a fait très plaisir mais je te conseil d'aller lire la version anglaise. L'original est toujours mieux.

Sagmig: merci :) je suis contente de voir que tu prennes le temps de la relire ^^

lora-66: cool que cette histoire te plaise et merci pour ton com' !

Coco: je vais commencer à rabâcher sur mes commentaires de tes commentaires ma petite cosette ^^ Je me souviens très bien que le premier com' que tu m'as fait était sur cette fic et dire que ça fait déjà un an ... *moment nostalgique off* J'aime beaucoup tes pavés parce que tu parles de tout: tu donnes ton opinion sur l'histoire, l'écriture et surtout ça qui nous fait progresser dans l'écriture de nos chapitres. Donc merci à toi :)

Solealuna: contente qu'elle te plaise par contre j ai pas compris pourquoi tu as écrit VLS à la fin de ta phrase ^^

Voila ! Pas de blabla aujourd'hui je vous laisse à la lecture.

Enjoy !


«J'ai l'impression que l'on se sert de moi.» Dit House en rangeant son portefeuille dans sa poche tout en se dirigeant vers la voiture. «D'abord, tu m'obliges à t'entretenir, ensuite tu me fais payer le repas et je n'ai pas eu ton autorisation pour ma biopsie,» râla House.

Elle sourit. «Je t'ai juste fais payer le repas. Et le fait que tu 'm'entretiennes' c'était ta façon de me persuader d'autoriser cette biopsie. Tu n'as juste pas été assez convaincant,» gloussa-t-elle, en tapotant son torse puis elle se dirigea vers le côté passager. Elle avait volontairement bu un verre de vin pour qu'elle n'ait pas à conduire – elle n'avait pas la moindre idée d'où se trouvait la maternelle donc elle avait besoin d'une échappatoire.

«Hé bien, faudra me supporter comme ça aujourd'hui, car s'il meurt ce sera de ta seule et unique faute parce que tu ne m'auras pas laissé faire cette ô combien dangereuse mais nécessaire procédure.» Il sourit, sortant du parking.

«Je ne peux pas te laisser faire cette biopsie. S'il s'en sort avec des séquelles au cerveau il pourrait poursuivre l'hôpital.»

«C'est pour cela qu'on a inventé les formulaires de consentement. Sa famille sera pleinement consciente des risques.»

«Si on parlait de prélever un simple échantillon d'un abcès que tu aurais vu sur l'IRM, dans ce cas-là je te laisserai la faire mais tu me parles d'une biopsie de la matière blanche, au cerveau. De nombreuses complications rentrent en jeu.»

«Il y avait des lésions sur son IRM-»

«Des cicatrices. De la tumeur qu'on lui a retirée de sa glande pituitaire il y a trois ans. Et comme tu penses que c'est une infection, les lésions ne vont pas t'aider.» Elle sortit un dossier de son porte-document, mettant ainsi fin à la conversation en faisant semblant de le lire pour essayer de se calmer les nerfs à propos de la rencontre avec sa 'fille'. Finalement, la voiture s'arrêta, l'obligeant à lever les yeux et elle remarqua le grand bâtiment de l'autre côté de la route. House éteignit le moteur et la regarda.

«Tu y vas ou tu vas rester assise ici ?» Demanda-t-il en lui enlevant sa ceinture à sa place.

«Tu ne viens pas ?» Demanda-t-elle sans faire un geste.

«Hé bien à moins qu'il faille deux personnes pour la lever, non.» Il haussa les sourcils. Comme elle n'avait toujours pas bougé d'un pouce, il tendit le bras pour lui ouvrir la porte. «Lisa.»

«Hmm ?» Elle avait du mal à avoir les idées claires. «Ok, j'y vais.» Elle sortit de la voiture, traversa la route et s'arrêta devant les portes. House klaxonna puis, en prenant une grande inspiration, elle entra.

Elle resta debout dans l'entrée, regardant à travers la vitre des portes, ses yeux parcourant la pièce à la recherche de la petite fille.

Là-bas.

Un petit groupe d'enfants était assis dans un coin de la pièce, écoutant un enseignant de la maternelle leur lire une histoire. Elle l'avait reconnu de suite. Molly House. La petite fille qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau et la prunelle des yeux de son père.

«Madame House.» Cuddy se tourna et aperçue une femme d'âge mûr debout derrière elle qui tenait la main d'un petit garçon. Ainsi elle ne portait le nom de Cuddy qu'à l'hôpital. «Je vous en prie, entrez, je vais chercher les affaires de Molly.» La femme traversa les portes, laissant le garçon s'enfuir vers l'espace peinture.

«Maman !» cria la petite fille aux cheveux châtains et bouclés qui portait un jeans et un tee-shirt 'Oui je suis aussi mignonne que ça', tandis qu'elle courait en direction de Cuddy et sauta dans ses bras. Tout en chancelant légèrement, elle se tint fermement, et serra l'enfant dans ses bras, voulant rester dans cette position pour toujours.

«Et voilà Madame House.» Finalement elle lâcha et pivota Molly pour l'installer contre sa hanche, elle prit le sac et la veste de sa fille des mains de la femme et sourit.

«J'espère … qu'elle ... a été sage …» Essaya-t-elle.

«Comme toujours. C'est une des enfants qui se comporte le mieux et une des plus intelligentes. Tout comme ses frères.» La femme sourit et tapota la tête de Molly. «Bien qu'elle ait parfois ses moments. Elle est assez têtue n'est-ce pas ?» Cuddy sourit.

N'importe quel enfant de House le serait.

«Hé bien merci. A demain,» lui dit Cuddy, en posant Molly sur le sol et en l'aidant à mettre sa veste. Tout ça était encore tellement surréaliste. Elle semblait agir sans penser.

«Au revoir Madame Harrison,» cria Molly en lui faisant signe de la main tout en quittant la pièce.

Cuddy baissa le regard sur la main qu'elle tenait puis leva les yeux petit à petit pour observer la petite fille qui marchait à ses côtés. Ils traversèrent la route pendant que Molly lui racontait sa journée, puis Cuddy l'aida à s'installer sur le siège à l'arrière de la voiture.

«Tu as réussi à ce que je vois.» Dit House, en tendant la main vers Molly, la paume en sa direction pour qu'elle puisse la frapper. «Hey, pas si fort,» plaisanta-t-il, «tu sais bien que c'est avec cette main que je tiens ma canne.» Il lui sourit et entendit un rire en retour et un léger sourire de la part de Cuddy. «Quoi ?» Demanda-t-il en voyant le sourire de Cuddy alors qu'il avait repris sa position initiale face à la route à nouveau.

«C'est juste que … quelques fois … je n'arrive pas à croire que c'est vraiment toi.»

«Tu as déjà dit ça de nombreuses fois ces sept dernières années. On pourrait croire que tu t'y serais habituée maintenant.»

Ils étaient tous les deux assis en train d'écouter ce que Molly avait à dire sur sa nuit passée chez Wilson et sur sa journée passée à la maternelle en silence, Cuddy haussant les sourcils en direction de House quand Molly traita un autre enfant d'abruti alors que House sourit fièrement. Une fois qu'ils furent arrivés à l'hôpital, Molly s'était endormie, épuisée après avoir raconté les derniers événements de sa journée. House détacha Molly et la porta fermement sur son flanc gauche tout en tenant sa canne de la main droite.

«Elle serait probablement mieux installée sur ton canapé. Elle est tombée de la chaise longue la dernière fois …»

Cuddy se figea momentanément puis hocha la tête. House pouvait toujours venir dans son bureau et garder un œil sur elle pendant qu'elle serait à son rendez-vous avec les Sellers et qu'elle irait chercher les garçons. Il y a de fortes de chances qu'elle soit réveillée d'ici là.

«Tu peux le faire ?» Demanda-t-elle en voyant House s'appuyer lourdement sur sa canne. Il haussa les sourcils et acquiesça. Manifestement elle avait fait une bourde. «Très bien.» Elle marcha devant lui, ouvrit la porte de la clinique et ensuite celles de son bureau et l'observa poser délicatement la petite fille sur le canapé de Cuddy. Cuddy l'observa enlever doucement la veste de Molly et l'allonger, en s'assurant qu'elle était bien calée au fond du canapé. Une fois qu'il était sûr qu'elle était en sécurité, House se recula et se mis à côté de Cuddy qui regardait Molly.

«Pas un de plus.» Dit-il d'un air sévère.

Cuddy se tourna pour lui faire face. «Hein ?»

«Pas un de plus. On était d'accord. Ou au moins tu étais en train de crier et j'écoutais.» Il commença à respirer fortement comme ces femmes dans les films qui s'apprêtent à accoucher. «Tu t'approches de moi sans préservatif encore une fois et je te la couperais et te la ferais bouffer. Tu as compris ?» Il marqua une pause. «Heureusement pour moi tu prends la pilule sinon j'aurais pu dire au revoir à mon little Greg pas si petit que ça, » il lui fit un clin d'œil la faisant rougir, «il y a longtemps.»

Cuddy rigola en silence et commença à s'éloigner de lui. «Tu as des heures de consultation à faire et j'ai un rendez-vous dans cinq minutes. Il est temps que tu partes.» Il fit légèrement la moue et se dirigea vers la porte. «Oh et Greg ?» Elle entendit qu'il se retourne vers elle. «Si j'apprends que tu évites tes patients … cette menace deviendra réalité.» Elle sourit d'une manière suggestive et la gorge de House se serra, et se dépêcha de quitter la pièce.


Cuddy était douée pour son travail. Monsieur et Madame Sellers avaient donné leur accord pour le nouveau laboratoire de pathologies et pour jeter un œil sur le projet de Wilson moins de vingt minutes après qu'ils soient entrés dans la pièce. Ils dirent au revoir en silence, ne voulant pas réveiller l'enfant dans la pièce et promirent à Cuddy qu'ils reviendraient la voir dans quelques jours à propos du service d'oncologie pour enfant. Elle revint vers son bureau et remplit les dossiers importants puis sortit et prit des dispositions avec son assistant pour les envoyer à la comptabilité afin qu'ils soient immédiatement traités. Lorsqu'elle rentra encore une fois dans la pièce, elle se rassit à son bureau, et Molly commença à remuer. C'est ce qu'elle attendait. Il lui restait vingt minutes, heureusement, interrompu par Molly.

«Hey,» elle sourit lorsque la petite fille s'assit et se frotta les yeux. Sans dire un mot, Molly mit son pouce à la bouche, se leva et se dirigea vers Cuddy et escalada ses genoux. Cuddy sentit les larmes lui montaient aux yeux mais les empêcha de couler pour ne pas l'effrayer. Elle ignora la voix au fond de son esprit qui lui disait qu'elle était idiote et que rien de tout ça n'était réel et préféra écouter celle qui lui disait que tout était réel et que la vie qu'elle menait jusqu'à présent n'était pas la bonne. C'était là où elle voulait être et elle était déterminée à la garder. Elle leva les yeux et put voir House lui sourire depuis la clinique. Il leva un dossier, lui montrant qu'il était bien en train de travailler, et se dirigea vers une salle d'examen.

Elle sourit. «Alors, tu vas aider maman à passer les entretiens ?»

«Lightening ! Lightening !»

Cuddy avait fait passer les entretiens, avec 'l'aide' de Molly, et triait les CV des trois radiologues. Molly était toujours assise sur ses genoux, bien éveillée et sans l'intention de repartir dans les bras de Morphée.

«Ok, j'ai compris, tu aimes le docteur Bolt, mais tu dois laisser maman prendre cette décision.» Elle soupira. Le docteur Uriah 'Lightening' Bolt était évidemment un excellent radiologue et il avait bien réussi son coup en se mettant la fille de la patronne dans la poche, en lui offrant des bonbons et en lui prodiguant moult affection. Il était charmant, beau et très sûr de ses capacités à diriger un département malgré son jeune âge. Il avait même pu contrôler House quand celui-ci était arrivé comme une furie pour marquer son territoire, en fixant du regard l'homme et en le ridiculisant. Cuddy le vit comme un bon signe car ils avaient la même présence d'esprit et elle était prête à l'embaucher sur le champ sans même voir les deux autres docteurs.

«Lightening !» Cria Molly en attrapant les papiers sur le bureau pour les jeter en l'air.

«Okay, et si on allait libérer papa de ces heures de consultations et comme ça tu pourras lui dire à quel point tu aimes Bolt.» Cuddy se leva, calant Molly fermement sur sa hanche, et se dirigea vers la clinique pour trouver House. Molly était toujours en train de crier et elle maudit silencieusement l'homme de lui avoir donné du sucre puis se maudit elle-même pour l'avoir laissé les manger en suivant. House sortait de la salle d'examen numéro trois quand Cuddy ouvrit la porte, les faisant se rentrer dedans.

«Tiens,» lui dit Cuddy en lui tendant Molly. «Je dois aller chercher les garçons.» Elle lui prit le dossier des mains et lui donna l'enfant à la place.

«Qui est Lightening ?» demanda-t-il, changeant l'enfant de place pour qu'il puisse se tenir debout sans avoir trop mal.

«Le docteur Bolt. Molly est pratiquement tombée amoureuse de cet homme.» Elle soupira.

«Quel con. Tu ne vas pas l'embaucher, hein ? Deux choses peuvent arriver, soit il va travailler avec Foreman et ils vont devenir des sortes de frère, soit ici ça va devenir les rues de Brooklin avec des bruits de coups de feu venant de tous les côtés. Je pense que tu devrais prendre Reed. Elle est sexy et,» Cuddy haussa les sourcils, «elle m'aime bien.»

Cuddy grogna. «Ouais. C'est ça.»

«Quoi ? Les nanas me kiffent … Toi aussi …» Cuddy lui sourit en tapotant son torse puis déposa un baiser sur le crane de Molly avant de revenir vers son bureau. «Elle me kiffe,» dit-il à Molly avec assurance. «Hein ?» Entendit-elle lui demander avant de disparaitre dans son bureau. Elle se dirigea vers son bureau se délectant du silence avant de parcourir ses contacts dans son carnet d'adresse. Elle devait encore trouver où se situait l'école de Thomas et Jakob et c'était le seul endroit où elle savait qu'elle trouverait cette information. Quelqu'un comme Cuddy n'était pas arrivé là où elle en était aujourd'hui sans avoir noté chaque détail de chaque personne et établissement avec qui elle avait pris contact.

Vingt minutes plus tard elle était en chemin vers la Harris Academy, à Princeton, pour aller chercher ses fils à l'école, fière des relations qu'elle avait développé depuis qu'elle était devenue doyenne de médecine. Monsieur Bentley Harris était un grand bienfaiteur pour l'hôpital et sa générosité s'était aussi étendue jusqu'à l'école élémentaire la faisant ainsi devenir une des écoles les plus prestigieuses du pays. Une famille avait de la chance de pouvoir scolariser un enfant dans cette école et Cuddy avait réussi à en inscrire deux, avec une place assurée pour Molly. Elle l'avait découvert en parcourant sa boite mail peu de temps avant.

Elle s'arrêta devant l'école, juste quand la cloche sonnait et après cinq minutes deux garçons, qui ressemblaient comme deux gouttes d'eau à House et elle, la rejoignirent dans la voiture.

«Hey maman,» dirent-ils à l'unisson. «Chips !»

Cuddy rit lorsque les deux garçons froncèrent les sourcils. «Silence,» elle sourit et se reconcentra pour démarrer la voiture, en fixant toujours du regard les deux garçons qui fronçaient les sourcils dans le rétroviseur, avant de démarrer. Elle était sûre d'une chose, si cela avait été sa vie durant les sept dernières années, elle leur aurait imposé le silence durant tout le trajet jusqu'à l'hôpital, mais elle voulait les entendre, apprendre à les connaitre. Découvrir s'ils ressemblaient plutôt à elle ou à House ou si Jakob ressemblait plus à Samuel qu'elle ne l'avait pensé. Elle regarda à nouveau dans le rétroviseur et vit leur visage suppliant et abandonna. «Très bien. Thomas. Jakob. Maintenant arrêtez avec ces têtes de chiens battus et racontez moi votre journée.»

«J'ai eu un A en dictée –»

«J'ai encore eu un bon point en lecture-»

«J'ai mon récital de piano le mois prochain-»

«Je me suis battu avec Mason-»

«Woah deux secondes. Un à la fois …» Cuddy essayait d'imprégner/d'assimiler toutes ces informations qu'on venait juste de lui bombarder.

«Moi d'abord-»

«Je pense que Jakob devrait parler en premier. C'est quoi cette histoire avec Mason ?»

«Euh …»

«Jakob House. Si tu ne me dis pas tout de suite ce qui s'est passé, je fais demi-tour pour en parler avec ton professeur.»

«C'est lui qui a commencé … Il se moquait de toi, alors je l'ai frappé.»

Cuddy resta silencieuse pendant un moment laissant Jakob se demander s'il allait avoir des problèmes ou non. Voyant qu'il commençait à se détendre, Cuddy prit la parole.

«On en discutera avec ton père. Vas y Tommy. Quand est ton récital ?»


«Tu l'as frappé fort ?»

«House !» Cuddy était assise derrière son bureau, House derrière elle appuyé contre le rebord de la fenêtre. Thomas et Molly étaient avec Wilson alors que Jakob était assis face à ses parents, racontant encore une fois ce qu'il s'était passé à l'école.

«Quoi ? Ce gosse l'a mérité. Je dois avouer, quand tu portes ce genre de haut, c'est difficile de ne pas penser que tu es une belle de nuit,» Cuddy se tourna pour le fixer du regard, «mais ce gosse doit savoir qu'il ne peut pas s'en tirer avec des commentaires comme ça.»

«Greg, tu ne devrais pas tolérer ce genre de chose. S'il a un problème il doit aller le dire à son professeur ou me le dire après l'école.» Elle retourna son attention sur le petit garçon assis sur la chaise. «Tu dois apprendre à tendre l'autre joue lorsque l'on te fait des commentaire de ce genre. C'est vrai, il n'aurait pas du dire ça et je suis fière que tu ais pris ma défense mais il y a de meilleures manières de régler ça.»

«Ouais, pense à toutes les munitions que tu as contre sa mère. Elle couche avec le principal et son prof de gym …»

«House,» gronda Cuddy, espérant pouvoir le faire elle-même.

«Et ne me lance pas sur son père. Frustré sexuellement, et c'est un euphémisme lorsqu'on parle de lui. Enfin, tu as vu comment il me regardait à ce truc de réunion parents/profs la semaine dernière. Il me regardait avec des yeux langoureux …»

«T'as pas du travail à faire ?» Cuddy soupira. Elle avait perdu tout espoir de le voir sérieux et elle cherchait maintenant un moyen de s'en débarrasser.

«Relax Lisa, il ne saigne pas des articulations donc il n'a pas du le frapper si fort que ça.» Elle se tourna pour le voir sourire vers Jakob et ignorer complètement le regard glacial qu'elle lui lançait.

«J'ai saigné. Son nez a commencé à saigner et tout aussi …» Contrairement à House, Jakob se figea sous le regard que sa mère lui lançait.

Au moins ça marchait sur quelqu'un.

«Pourquoi l'école ne m'a pas téléphoné ?» Demanda-t-elle.

«Ils ont téléphoné. Ils ont parlé à papa …»

House roula des yeux alors que Cuddy se retourna et se leva de son siège.

«Jakob pourquoi tu n'irais pas voir tonton James … Ca va devenir dangereux ici.» Elle n'avait pas eu besoin de le lui répéter deux fois.

«Ecoute,» commença House, en s'éloignant d'elle tout en essayant de mettre le bureau entre eux. «Tu devais faire passer ces entretiens et j'ai dit à ton assistant de ne pas te déranger parce que j'avais tout sous contrôle. J'ai parlé à son professeur et tout va bien. Ils ont été punis et on s'est mis d'accord pour qu'ils écrivent une lettre d'excuses.» Elle pouvait voir que tourner autour du bureau comme ça l'atteignait mais elle n'allait pas laisser ce soupçon de culpabilité l'envahir maintenant. Pour l'instant, c'était sa famille et elle allait faire ce qu'elle était supposée faire. Punir son fils et tuer son mari.

«Cuddy, attends.» House marqua une pause et se frotta la cuisse, ce que Cuddy analysa dans le but d'attirer un peu de compassion de sa part. Quand il vit que cela ne marchait pas, il s'avança vers elle et avant même qu'elle puisse penser il l'embrassa, faisait disparaitre ainsi toutes ses pensées. Ses lèvres se retirèrent des siennes aussi vite qu'elles étaient apparu alors que House se dirigeait vers les portes de son bureau.

«Je dirais à Wilson de ramener les gosses ici, ok ?» Et sur ça il disparut avant que Cuddy puisse reprendre complétement ses esprits et le mettre en morceau comme elle l'aurait voulu.


Alors que Cuddy s'organisait pour son rendez-vous, Wilson entra dans son bureau avec ses trois enfants.

«Hey,» Wilson lui sourit, posa Molly sur le sol puis il s'assit devant le bureau comme il l'avait fait plus tôt. «Jakob m'a dit ce qu'il avait fait. Je l'ai obligé à commencer la lettre et expliquer ce qu'il devrait faire au lieu de frapper les gens.»

Cuddy lui sourit. «Merci. On dirait que House ne réfléchit pas parfois …»

«Il fait de son mieux.»

«Vraiment ? Je comprends qu'il pense que ce garçon le méritait mais il n'aurait pas du montrer à Jakob que c'était une bonne idée d'agir de cette façon à chaque fois que quelqu'un dira quelque chose qui ne lui plairait pas.»

«Vous connaissez House c'est le genre de type 'je parle d'abord et je réfléchis après'. En plus, c'est exactement le genre de chose qu'il ferait si ses commentaires lui avaient été directement adressés … d'ailleurs, c'est exactement le genre de chose qu'il a fait. Tel père, tel fils, je suppose.» Dit Wilson en haussant les épaules.

Cuddy hocha la tête en se demandant si elle devait se renseigner sur cet événement en particulier quand elle fut distraite par un cri aigu. Elle regarda vers le canapé dans le coin de la pièce et vit Thomas et Molly se battre.

«Je … vous laisse vous en occuper.» Lui dit Wilson en se levant puis il se dirigea vers la porte aussi vite que possible.


«Merci James,» dit Cuddy entre ses dents avant de se lever et de dominer les enfants qui étaient agenouillés sur le sol.

Cuddy termina de signer les dossiers que Bryant O'Neill lui avait collé sous le nez au début du rendez-vous avant de parler pour ne rien dire pendant presque une heure. Elle avait réglé l'altercation entre Thomas et Molly, Molly était la fautive cette fois ci, et ensuite elle avait été dérangée par un comptable qui avait beaucoup trop d'énergie. Elle s'assura que Thomas faisait ses devoirs, que Jakob écrivait sa lettre d'excuse et donna à Molly assez de feuilles et de stylos pour qu'elle soit heureuse pendant une demi-heure.

Finalement, O'Neill termina son 'exposé' et Cuddy fut en mesure de le chasser de son bureau en lui promettant de réprimander les docteurs qui n'avaient pas été capable de respecter leur budget le mois dernier. Elle ferma les yeux, en s'appuyant contre la porte, et laissa échapper un profond soupir. Tous ce qu'elle voulait en ce moment c'était un verre de vin et se glisser au lit mais ça n'allait pas se passer comme ça ce soir. Elle ouvrit les yeux et découvrit trois paires d'yeux la fixer du regard, déchiffrant ses pensées comme House savait si bien le faire. Elle leur lança un sourire sincère et ils se détendirent.

«J'ai besoin d'aide maman,» dit Thomas, en marchant à ses côtés tout en revenant vers son bureau. Elle s'assit, il se tenait debout près d'elle et posa son devoir de mathématiques en face d'elle, au-dessus des dossiers sur son bureau.

Cuddy y jeta un coup d'œil et l'aida à résoudre la fin du problème. Elle était tellement absorbée à aider Tommy, qu'elle n'avait pas entendu House se glisser dans la pièce et failli jurer quand il ouvrit la bouche.

«Allons, allons. Ames sensibles.» Dit House en lui lançant un sourire en coin.

«Tu as dit bien pire en face d'eux.» Elle fronça les sourcils alors que House ouvrit grand les yeux tout en fixant Thomas du regard.

«Je n'ai rien dit,» lui dit Thomas, ce qui lui valut un roulement des yeux.

«Qu'est-ce que tu n'as pas dit ?» Demanda Cuddy. «Dis le moi à l'oreille,» Elle lança à House un regard glacial alors qu'il hocha la tête en direction de Thomas dans une vaine tentative de le faire taire. Il soupira lourdement lorsque Cuddy fronça les sourcils et sentit sa gorge se serrer. «On en reparlera plus tard.» Lui dit-elle.

«Merci,» dit House en direction de Tommy. Il retourna son attention sur Cuddy, impassible devant son regard lorsqu'il prit la parole. «C'est six heures. Donc soit on part maintenant ou je dois travailler une heure supplémentaire.»

«Comme si tu n'étais pas déjà assez payé pour être assis sur ton … derrière toute la journée. Tu pourrais partir et commencer à préparer le repas …»


«Je ne suis pas devin,» elle le regarda, perplexe quand il se tourna vers les enfants. «Alors ce sera quoi ? Pizza ou chinois ?»

Deux pizzas et un pot de glace plus tard, House et Cuddy avaient quelques problèmes pour mettre une petite fille de deux ans surexcitée au lit.

«Tu sais quoi, je pense qu'elle préférerait que-»

«Même pas en rêve. C'est toi qui a voulu lui donner plus de glace et de soda donc c'est toi qui la mets au lit.» Et sur ça Cuddy disparut, laissant House lui lancer un regard furieux. Elle pouvait encore entendre les cries surexcités à travers la porte alors qu'elle se dirigeait vers la chambre de Jakob pour le border. Il la regarda depuis sous les couvertures lorsqu'elle s'assit sur le lit près de lui.

«Je suis désolé pour ce qui s'est passé avec Mason,» commença-t-il, se disant que c'était ce qu'il fallait dire. «Il m'a énervé …» Cuddy lui sourit tout en le bordant et en déposant un baiser sur son front.

«C'est pas grave. Au moins tu m'en as parlé au lieu d'essayer de me le cacher comme ton père l'a fait. Rappelle-toi de lui donner la lettre et de lui dire que tu es désolé.» Il hocha la tête et elle se leva, se dirigeant vers la porte. «C'est bien. Je suis fière de toi,» dit-elle en éteignant la lumière.

«Je t'aime maman.»

Et voilà. Les trois mots qui menaçaient de la faire éclater en sanglot à tout moment.

«Je t'aime aussi.» Les mots moururent dans sa gorge lorsqu'elle ferma la porte derrière elle. Elle respira profondément pour retenir ses larmes et juste à ce moment-là, House sortit discrètement de la chambre de Molly et claqua la porte en tenant la poignée lorsque celle-ci se ferma en un cliquetis. Elle pouvait entendre les cris bruyants provenant de l'autre côté de la porte et au lieu de l'aider, elle se dirigea à travers le hall vers la chambre de Thomas.

Il était en train de lire à haute voix et marqua une courte pause quand elle entra. Elle hocha la tête vers lui pour lui dire de continuer et s'assit au bout du lit, l'écoutant énumérer les ingrédients des médicaments que Georges avaient assemblé pour sa grand-mère. Elle senti les larmes lui monter aux yeux à nouveau alors qu'il arrivait au bas de la page avant de poser le livre sur la table de nuit à côté de lui.

«Monsieur Henderson a dit qu'une fois que j'aurais fini de lire ce livre, je pourrais commencer un des livres qu'ils lisent en CE2,» dit-il fièrement, puis s'installa dans le lit alors que, Cuddy le bordait et déposa un baiser sur son crâne, comme elle avait fait avec Jakob.

Elle lui sourit. «C'est très bien.» Il jeta un œil vers la porte et fronça les sourcils. «Ignore les cris. Ton père essaie de mettre Molly au lit.» Elle marcha vers la porte. «Bonne nuit Thomas.»

«Bonne nuit maman.»

Cuddy ferma la porte et put entendre le son d'un piano provenant du salon. Elle suivit la mélodie et trouva House assis face au piano avec Molly, blottit contre lui et en équilibre sur ses genoux avec précaution, endormie. Il lui sourit lorsqu'elle entra dans la pièce.

«Je ne sais pas pourquoi tu en as fait toute une histoire …» Dit-il assez fort pour être entendu par-dessus la musique mais assez bas pour ne pas réveiller l'enfant qui dormait sur ses genoux.

«Si tu ne lui avait pas donné tout ce sucre …» Dit Cuddy sur le même ton.

«Tu lui en as donné cet après-midi.»

«Non, le docteur Bolt lui en a donné, pas moi. Je pense qu'on peut la bouger maintenant.» Dit-elle, s'apprêtant à sortir Molly de ses genoux.

«Je ne pense pas. J'ai fait tout le sale boulot et maintenant tu veux la prendre. Typique. Comme à l'hôpital. Je fais tous le travail et tu reçois tous les honneurs,» dit-il, en se mettant difficilement debout avec la petite fille dans ses bras.

«Très bien. Je vais au lit …»

«De bonne heure. Bonne idée. Attends-moi.» Il la lorgna et elle roula des yeux en retour.

«Pour dormir.» Elle sourit face à sa tête baissée et avant qu'il puisse réagir, elle quitta la pièce pour se diriger vers la chambre. Alors qu'il ouvrait la porte, elle s'était changée et était déjà au lit. Silencieusement, il se mit un bas de pyjama et un tee-shirt blanc puis la rejoignit.

«Wilson m'a parlé de ce que tu lui avais demandé cette après-midi.» Dit-il lorsqu'elle se tourna pour lui faire face. «C'est quoi cette histoire ?»

«Je …» Elle savait ce qui se passait mais elle pouvait difficilement lui dire que ce n'était pas sa vie et qu'elle était qu'une imposteur cruellement tourmentée avec ce que sa vie pourrait être. «Ce … n'était rien. Je voulais juste savoir si les enfants avaient déjà parlé sur nous quand on était pas là.» Il la regarda attentivement avant de se mettre sur le dos et la ramener vers lui pour qu'elle puisse poser sa tête sur son torse. Elle sentit des larmes lui monter aux yeux face à sa tendresse et pour la énième fois aujourd'hui, elle essaya de les empêcher de couler. «Tu es la meilleure mère que ces enfants peuvent avoir,» lui chuchota-t-il à l'oreille. «Si ce n'était pas pour toi pour qui se battraient-ils ? Sans toi ils se comporteraient comme s'ils étaient des maniaques égoïstes. Je ne sais pas ce qu'ils deviendraient sans toi.»

Elle ne pouvait plus les retenir. Des larmes coulaient silencieusement sur ces joues et trempaient son tee-shirt lorsqu'elle décida que si c'était la seule nuit qu'elle allait passer ici, alors elle n'allait pas la passer autrement que dans les bras de House.