Et voilà ! La suite tant attendue (enfin j'espère) de Sara. Disons que même si je n'avais pas pour projet de faire une suite, ça c'est imposé à moi après avoir écouter de ou trois chansons très très tristes. Dont deux au moins serviront pour une probable suite. Song fic basée sur Pas toi et Pas l'indifférence de J.J. Goldman (ça ne me gène absolument pas de passer de Barbelivien à Sardou puis à Within Temptation pour atterrir à Goldman au gré de mes idées farfelues…). J'espère que vous apprécierez.
Un gros bisous à MarG et Nath. Ma bêta, ce n'est pas contre toi, mais je voulais la publier avant de repartir pour une semaine sans internet ! Mais crois-moi, dès la fin de mon contrat, tu crouleras sous les corrrections alors en attendant disons que je t'offre des vacances :!
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¨Prenant sa plume, il écrivit. Vidant le trop-plein de son cœur sur des feuillets pour la seconde fois. Finalement, Elizabeth pouvait être fière d'elle. Son fils écrivait…
« Mon amour,
« Je reprends la plume, pour te parler. Le besoin s'en fait sentir… Maman est repartie chez elle hier soir… Elle m'a fait promettre de t'envoyer ma première lettre et de venir la voir très bientôt. Je me retrouve donc, une nouvelle fois, seul chez nous, dans notre petit nid. Tu me manques mon ange. Ma plume est devenue comme une amie maintenant, et ces feuillets jonchant mon bureau, des confidents. Je couche sur leurs faces vierges tous les sentiments qui m'agitent quand je suis au bord de l'explosion. Cela me permet de leur mettre un nom. Le plus souvent, c'est la mélancolie… et l'amour aussi. L'amour surtout. Tu me connais, je ne sais pas parler de ce que je ressens, mais je sais l'écrire. Ça me permet de réussir à rester… disons aussi lucide que puisse l'être quelqu'un qui aime le bel des anges que la Terre ait porté. Toi seule sait parler de ce que tu ressens, tu m'avais appris. Mais j'ai désappris. J'ai oublié cette partie de moi que tu as fait revivre. Cette partie qui ne vit que pour, par, avec et en toi. Ma chérie, tu es tout pour moi. Tout…J'ai tout essayé pour t'effacer de ma mémoire. Tout. Mon ange, je t'aime plus que tout, plus que ma vie. Tu es tout pour moi. J'ai voulu t'oublier. Oublier notre histoire, mon amour pour toi. J'aimerai oublier. J'aimerai t'oublier. Mais je ne le fais pas parce que je ne peux pas. Alors, comme un fou j'ai essayé tout ce qui me passait par la tête pour que tu t'effaces de ma mémoire, que comme le brouillard qui se lève, tu disparaisses peu à peu… Mais plus je voulais t'oublier, plus tu revenais. Par vague. Ton odeur d'abord, sur ton oreiller, dans la salle de bain, dans notre chambre… Je suis fou mon amour. Fou à lier, comme un homme, un simple mortel que je suis et qui n'aime qu'un ange… J'ai voulu, j'ai réellement essayé de t'oublier Sara… J'aime même voulu graver l'écorce jusqu'à saigner
Clouer
les portes, m'emprisonner. Mais rien n'y fait, je n'y arrive pas. Je ne peux pas
t'oublier, t'effacer. Parce que je t'aime… C'est étrange.
Il a fallut que je te perde pour je réussisse à te dire « je
t'aime ». Trois mots que je te dis dans mes rêves. Trois
mots qui te font rester près de moi. Mais je sais que la réalité
est toute autre. Je rêve éveillé. Je ne fais que cela. Je ne dors
plus… ou si peu de toute façon. Alors voilà à quoi j'en suis
réduit… à
Prier
des ombres et tant marcher.
Oui, voilà les trois seules activités qui occupent tout mon temps libre quand Maman n'est pas avec moi : rêver, prier pour ton retour et marcher. Je suis allé voir le Père Franck (tu te souviens de lui ?), il me disait qu'il avait réussi à surmonter la douleur de la perte de celle qu'il aimait, grâce au temps. Il m' a dit qu'un jour, j'y arriverai à mon tour. Je l'espère, mais je n'y crois pas. Alors, pour me changer (du moins essayer) les idées, je marche. Hank et moi faisons de grandes ballades autour du lac Mead. Je te l'ai dit, il refuse de courir mais il adore la marche. Maman nous accompagnait au début, mais elle a renoncé. Elle habite quasiment chez nous maintenant, elle ne veut pas me laisser seul (elle revient me voir tous les quinze jours environs). Et sa présence m'est d'un grand réconfort. Tout comme celle de l'équipe. Ils sont tous toujours là pour moi. La dernière fois, après une enquête très dure émotionnellement pour moi, ils m'ont forçé à venir boire un verre avec eux dans un bar sympa déniché par Greg. C'est devenu une habitude. Ainsi passent les jours, vides sillons
Dans
la raison mais sans
amour
Sans ton amour… Sans cela, sans toi, je ne suis rien. Rien qu'une coquille vide, un corps sans âme, sans ailes, sans cœur. Tu mes les a pris tous les quatre, quand tu es partie…Oh ! Je sais qu'il te faut du temps, mais c'est plus fort que moi… Mon amour, je suis prêt à tout pour toi, à tout pour que tu reviennes… J'accepterai la douleur
D'accord aussi pour la peurJe connais les conséquences J'accepte quoi qu'il m'en coûte
Et tant pis pour les
pleurs
Tout le pire du
meilleur
Je prends les larmes et les doutes
Et risque tous les
malheurs
Oh Sara ! C'est si dur d'être privé de toi. Sans nouvelles. J'ai peur mon amour. Peutr de te perdre ; Dans tous les sens du terme. Peur de cette indifférence. Je t'en prie ma chérie, je t'en supplie Sara, tout mais pas ça. Pas ça ! Je sais qu'il te faut du temps. Je sais que tu m'aimes et que tu as besoin d'enterrer tes fantômes pour aller de l'avant mais… J'ai beau me dire qu'il faut du temps
J'ai
beau l'écrire si noir sur blanc
Quoi
que je fasse, où que je sois
Rien ne t'efface,
je pense à toi
Reviens-moi mon amour. Reviens vite. Tu me manques Sara. Plus que tu ne peux l'imaginer. Le réveil est souvent brutal, pour les quelques heures où j'arrive à dormir. Je ferme les yeux et tu es là. Je les ouvre et ne rencontre qu'une place vide à mes côté, mais doigts ne sentent que le froid du lit. Tout autour de moi, règnent nos souvenirs communs, notre bonheur comme suspendu. Tout est comme tu l'as laissé en partant… Tu me manques mon ange. Ton absence me ronge. C'est comme un verre dans une pomme. Et rien ne fait changer cet état de fait... J'ai beau me dire qu'il faut du temps
J'ai
beau l'écrire si noir sur blanc
Quoi
que je fasse, où que je sois
Rien ne t'efface,
je pense à toi
J'ai dit une bêtise. Une chose peut changer cet état de fait. Enfin… une personne : Toi ! Toi Sara, toi que j'aime plus que moi. Toi qui ensoleille ma vie, l'illumine. Tu m'avais appris à voir le bon côté de chaque chose, le meilleur en chaque être humain. Je n'oublie pas tes leçons. Au contraire. Seulement, je n'ai qu'une envie quand je sors : Fuir. Rentrer chez moi et m'enfermer çà double tour. Ne plus quitter la quiétude de notre maison ou de mon bureau au labo. J'ai perdu la force qui me faisait avancer. Cette force qui résidait dans notre amour, dans ta présence à mes côtés. Mais comme toujours, tout est ma faute. J'ai tout gâché. Si je n'étais pas parti à ce séminaire à Williamston, si j'avais fais plus attention à toi, si j'avais veillé sur toi, plus que je ne l'ai fait, jamais Nathalie Davis ne t'aurait enlevé, jamais tu ne serais partie. Ou du moins pas de cette manière. Par ma faute tu t'es enfoncée, par ma faute tu as été enlevée, par ma faute tu as failli mourir, par ma faute, tu es partie… Je ne cesserai jamais de m'en vouloir. Mais ce qui est fait et fait. Aujourd'hui, je suis prêt à tout pour que tu reviennes, prêt à tout pour te voir. Je donnerais dix années pour un regard
Des châteaux des
palais pour un quai de gare
Un morceau d'aventure contre tous les
conforts
Des tas de certitudes pour désirer encore
Échangerais
années mortes pour un peu de vie
Chercherais clé de porte pour
toute folie
Je prends tous les tickets pour tous les voyages
Aller
n'importe où mais changer de paysage
Effacer ces heures
absentes
Et tout repeindre en couleur
Oh oui mon amour ! Reviens-moi. Que nous puissions finir ensemble ce voyage inachevé vers un monde connus uniquement par ceux qui s'aiment…
Oh, c'est pas juste
C'est mal écrit
Comme une injure
Plus qu'un mépris
Cette lettre… je me dis qu'elle ne te tombera jamais entre les mains. Parce que ces mots que ma main a tracé ne rende pas justice à l'être extraordinaire que tu es, à notre amour. Non… cette lettre… je ne te l'enverrai jamais. Je ne veux pas que tu la lises, que tu vois quel homme je suis. Faible. Je ne te mérite pas et cette lettre le prouve de la plus belle des manière. Non… Finalement laisses-moi là où je suis. Laisses-moi dans l'ombre de ma vie, toi l'être de lumière. Tu es finalement mieux sans moi. Je te rends tes ailes et ta liberté.
Ma chérie… tu me manques… Je t'aime et je t'aimerai toujours, tant que je vivrais et après, je suis fou de toi mon amour,
Gil »
