Réponse à vox reviews :

Autant ? Je n'aurais jamais pu y penser ! Je peux vous assurer que vous m'avez tous motivés à continuer ce chapitre. Parce que je l'avoue, j'ai eu du mal à l'écrire.

Jade : Voici la suite, prête à être découverte, à émouvoir ou à me faire haïr !

Idadri : La suite ? La voilà ! En espérant qu'elle te ravisse autant que le prologue !

Yuna Rose : Merci pour tous tes compliments ! Pour tout te dire, l'histoire que j'avais prévue lors de la rédaction du prologue était plus fait sur un coup de tête que ficelée (lorsque j'ai une idée en tête, faut que je l'écrive !)… on va dire que c'est avant sa publication que j'ai ciblé les points à développer et ce qui suivra. J'espère que ton impression sera la même pour ce premier chapitre ! Ou Même meilleure, qui sait ?

Lovy : Ayant une imagination très visuelle, chaque scène que j'écris est très distincte dans mon esprit. Pour la scène où Kíli est séparé de Fíli , j'ai énormément pleuré, et j'en pleure encore ! Surtout que dans un manga (Naruto, il me semble ou Soul Eater, je ne sais plus) il arrive la même chose à un personnage, dans un contexte bien différent et dont l'opinion est différente aussi. Donc oui… ça m'a fait encore plus pleurer. Je suis émotive, je sais, j'assume. Et j'assume aussi d'écrire cela ! Faut pas qu'il y ait trop de trucs tout beau, tout mignon et tout rose parce que sinon, ce sera très ennuyeux ! –shooooooot- mais, ne t'inquiète pas, ce n'est pas une Death!Fic (moi ? Me répéter ? Naaaaan !) Et oui ! Envahie-moi de review !

Idril Silimaure : Oui, une Fic ! T'as vu ça ? Je me suis lancée… sur un gros coup de tête en plus… J'ai peut-être des idées, mais espère que je la finisse… Ou que je ne bloque pas et qu'un chapitre ne mettent pas deux/trois mois (si ce n'est une année !) à sortir…

Yvhiy : Oui, c'est dommage que les morts ne peuvent revenir à la vie … surtout Tolkien pour qu'ils nous réécrivent la fin de Bilbo le Hobbit où il ferait vivre Thorïn, Fíli et Kíli ! (C'est vraiment bien de pouvoir rêver…). Merci de tes compliments, cela me fait vraiment très plaisir ! J'espère vraiment que ce chapitre-là sera tout aussi alléchant que le premier. Et, si tout tient la route, Fíli et Kíli vont se retrouver ; même si au départ... ça ne va pas être trèèèèès simple. Je suis une fan de Happy End et je hais le Bad Eng donc bon. Il y aura plus de joie que de larmes.

Pikanox : À cause du film d'animation pour enfants How to Train your Dragon de DreamWorks (je le recommande d'ailleurs !) et en étant très influencée par la culture japonaise, pour moi les dragons sont des créatures gentilles qui, tout de même peuvent être très cruelles. C'est pour cela que le Smaug que j'ai fait est gentil avec les enfants au point d'être devenu ce que tu liras plus tard dans ce chapitre et le prochain. De plus, Smaug je ne le connaissais que par le film. Ce n'ai qu'hier que j'ai acquis une merveilleuse édition de Bilbo le Hobbit qui m'a permis de faire ce chapitre et de débuter le prochain. Je sais déjà comment va être la confrontation Bilbo/Smaug mais j'hésite sur la réaction de Bilbo, si Kíli se montrera ou non. Je verrais bien !

MlleAria : Comme expliquer à Pikanox, j'adore les dragons (surtout Toothless si tu connais How to Train your Dragon) alors j'ai voulu faire un Smaug gentil mais, en respectant un maximum son caractère primitif. En réalité, il ne va être que protecteur et gentil qu'envers Kíli . Sinon, il va rester assez cruel au contact des autres personnes comme tu pourras le constater dans ce chapitre. Pour les fautes est bien, il y a l'explication sur mon profil. D'ailleurs mon orthographe est une grande honte pour moi puisque moi-même, je suis en première littéraire. Et j'aurais beau lire et relire ce que j'écris (même à plusieurs jours d'intervalles) je ne verrais pas mes fautes, du moins, pas l'intégralité de ces dernières. Je les remarque très peu, ce qui est, un véritable problème. Merci pour tes compliments, en espérant que la suite te plaise tout autant !

Miharulaboulette : J'espère que cette fois-ci, il n'y aura pas de faute. N'étant pas sur mon ordinateur personnel, j'ai pu utiliser d'un correcteur d'orthographe. Comme expliquer à MlleAria, je ne les vois pas. Et je sais pertinemment que c'est très embêtant à la lecture et je m'en excuse vraiment (en plus ma Béta est en vacances pour quelques temps encore…). Sinon, je suis véritablement ravie que tu trouves mon histoire inattendue et insolite ! (Si tu veux savoir, j'ai rougi comme ce n'est pas permis !) J'ai fait de mon mieux pour que les points de vue restent comme dans le prologue bien que Smaug soit plus mentionné de ce chapitre-ci. Je croise les doigts pour que, comme les autres, la suite te plaise !

Avant lecture :

Pour écrire ce chapitre, j'ai fait appel à mon cousin, étudiant en psychologie. Il n'a pas pu beaucoup m'aiguiller puisqu'il n'avait pas encore vu en cours ce que je lui ai demandé : Comment un être humain s'adapterait-il en compagnie des animaux sauvages s'il se retrouvait perdu dans un endroit hostile ou s'il était abandonné. Mon adorable cousin m'a informé que la personne changerait complètement de ce qu'elle était, surtout si elle est recueillie par un animal fort ou une meute. Dans cette fanfiction, en plus du comportement affectif de Smaug, le caractère de Kíli va pas mal changé à ce que nous pouvons connaître. Si cela peut vous rassurer, il redeviendra peu à peu normal lorsqu'il retrouvera son frère, son oncle et ses anciennes connaissances. Mais le changement ne se fait pas en un jour...


Dragon Born

Chapitre Un

Le petit garçon pinça son nez, dérangé par l'horrible odeur de brûlé qui parvenait à ses narines. Il grogna en premier, se tourna de l'autre côté, cachant son nez dans son bras ; une malheureuse tentative pour retourner dans l'étreinte reposante de Morphée. Il eut beau faire, l'odeur nauséabonde resta tout autour de lui.

Se mordant les lèvres, le petit homme se redressa sur ses coudes. Sous son poids, des pièces dégringolèrent de la petite montagne d'or, certaine finirent dans des coupelles ou d'autre sur le sol inondé d'autres pierres riches et brillantes.

L'enfant bailla et se frotta ses petites paupières lourdes de fatigue. Il voulait dormir un peu plus. Mais cette odeur l'intriguée plus que tout, sans oublier que son habituelle source de chaleur n'était plus là. Sans cela, le métal doré aller vite refroidir. À tel point qu'il en grelotterait.

Précautionneusement, il descendit le monticule d'or. De nombreuse fois, le petit garçon manqua de glisser et de s'affaler sous les pièces, les colliers, les bagues, les bracelet et tous autres petits couverts qui n'avait aucune utilité depuis quelques années (il ne saurait en dire le nombre exacte d'années passées !). Par moment, il se demandait si ce n'était pas plutôt des mois, voire des jours. Il ne voyait ni la lumière du jour ni les ténèbres de la nuit. Des petits feux crépitaient ici et là à chaque heure des journées et des nuitées. L'enfant n'avait plus le moindre repaire temporel.

Si les chandelles miroitaient chaque jour, et chaque nuit, cette odeur de brûlé revenait très souvent. Jusqu'ici, il s'en fichait bien. Maintenant, il voulait comprendre : il dormait mal à cause de cela.

- Smaugy ? appela-t-il avec sa petite voie enrouée de sommeil, après quelques secondes, il recommença. Tatia ?

Personne ne lui répondit. Même pas un grognement de l'un des concernés.

L'enfant s'arrêta, se tortilla les mains, grignotant ses lèvres gercées, il mit du temps à se demander s'il devait retourner se coucher ou aller dans le hall. Avec un peu de chance, s'il se roulait bien en boule, il aurait bien chaud jusqu'à leur retour. D'un autre côté, il aimerait bien comprendre pourquoi ils n'étaient plus là !

Il aimait bien Tatia ! Elle était vraiment beaucoup plus gentille que les autres damoiselles qui étaient venues ! Bien que, comme les autres, elle lui avait fait du mal. Il ne comprenait pas vraiment les raisons. Smaug était si gentil avec lui… Jamais le grand dragon ne le mangerait ! Il lui rapportait de quoi se nourrir, de quoi se désaltérer. Aussi étrange que cela puisse paraître –à tel point que c'était contradictoire avec les contes qu'il avait entendus il y a bien longtemps- le reptile rapportait de quoi s'amuser, allant même jusqu'à lui apprendre à lire et à écrire. Alors, pourquoi lui ferait-il du mal ? Il devrait le dire à Tatia. Tatia ne devait pas avoir compris l'intention de Smaug. Elle n'avait pas à lui « abréger ses souffrances », comme elle l'avait dit un peu plus tôt et comme l'avait annoncé toutes les autres femmes dans une tentative de lui enfoncer un couteau dans le cœur.

- Smaugy ? Tatia ? Vous êtes où ? questionna-t-il encore une fois

Les réponses ne vinrent pas. Les larmes aux yeux et prêt à fondre en larmes en un claquement de doigts, il finit par sortir de l'immense salle d'or où toutes les pièces merveilleuses telles quelles soient, étaient réunies. Ses pieds nus ne firent aucun bruit sur le sol ciré du marbre. Il traversa rapidement la salle du trône où il aimait bien escalader le grand siège tout froid –c'est la manière dont l'enfant le nommait- et déboucha très rapidement au hall.

En voyant le grand dragon rouge, un immense sourire étira ses lèvres. Il s'était fait un petit mouron pour rien. Son Smaugy était ici, il n'avait pas du tout à s'inquiéter.

Cependant, son regard dériva rapidement sur ce que le monstre volant avait dans sa gueule : il mordait à sang un corps de femme à partir du buste. Le sang dégoulinait le long de ses canines toujours blanches, s'égouttait dans le bas de son museau, avant de chuter sur le sol dans un bruit sourd. Les jambes et un bras pendaient, tendit qu'un autre était coincé contre le corps, percé par les dents pointues et affûtées.

Le jeune garçon ne fut en rien dégoutté. Son visage ne produit aucun rictus de répugnance. Il avait vu pire.

Ayant senti sa présence, Smaug jeta le corps sans vie de la jeune Tatia. Le reste du cadavre alla se brisait –dans le sens propre du terme- contre un pilier avant de retomber sur le sol. Pendant que le grand dragon passer sa langue de reptile sur ses crocs sales et retournait vers le petit homme, l'enfant s'accrocha aux pupilles vides de vie de son ancienne amie.

Il comprenait. Elle était morte comme les autres parce que, comme les autres, elle lui avait fait du mal. Même s'il l'aimait bien, il ne ressentit aucune peine et encore moins de la compassion.

- Tatia est où Smaugy ?

« Elle est partie, comme les autres. »

- Elle ne reviendra plus ?

« Oui. Elle ne te fera plus de mal tout petit. »

- Tatia ne te fera plus de mal à toi aussi.

L'enfant faisait mine de ne pas comprendre. Il préférait jouer ainsi. Oublier et ignorer pour ne pas avoir à souffrir. Il n'y avait plus que lui et Smaug.

« Pourquoi elle m'aurait fait du mal, tout petit ? »

- Parce que tu saignes, Smaugy.

Et pour approuver ses mots, déposa une petite main sur un côté de la gueule de Smaug. En effet, du sang coloré ses écailles. Il ne s'agissait pas de son sang, mais celui de Tatia. Le dragon grogna pour le réconforter, le souleva doucement pour le poser sur son museau.

Kíli gloussa avec tendresse. Il regarda une dernière fois le corps mutilé de Tatia sans perdre son sourire affectueux. Une autre personne la remplacerait, comme les autres. Pour quelques jours ou quelques semaines. Il ferait en sorte de les prévenir, puis, quand il s'ennuierait, elle monterait au ciel. Pour lui, elle n'était que des jouets.

- Chuuuuut … Tout va bien. chuchota-t-il d'une voix douce

Le jeune brun glissa une main sur la joue striée de larmes de la demoiselle. Il essuya du doigt les gouttes salées, dessina les courbes de son visage.

- Je te l'avais dit pourtant Moéty. continua-t-il avec sa voix douce, Je t'avais dit que si tu me faisais du mal, tu le paierais de ta vie.

Kíli glissa sa main dans la chevelure noire de l'humaine. Il la coiffa pour la dernière fois d'une très grande délicatesse.

- Je t'appréciais beaucoup. Pourquoi t'es-tu donc rebellée ? Tu aurais pu vivre plus longtemps … Non. Ne parle pas. Tu vas souffrir. Ne lutte pas Moéty. Ferme tes yeux et laisse-toi partir.

Le nain posa une main sur la bouche de la femme, l'empêcha véritablement de parler. De ce geste, il l'empêcha de respirer par la bouche. Elle se débattit quand même, mais rien ne changea la poigne lourde que Kíli exerçait sans relâche sur elle. Très rapidement, Moéty n'eut plus d'air dans les poumons, son cœur martelât quelques minutes de plus dans sa poitrine, puis, plus rien.

Elle était morte.

Kíli se pencha vers son visage, baisa une dernière fois son front.

- Soit heureuse Moéty. Père ne brisera pas ton corps comme celui des autres.

En se redressant, il retira sa lame plantait dans la poitrine de sa victime. Ce n'était pas la première qu'il tuait et ce ne serait pas la dernière. Si son père lui en rapportait une autre, bien entendu.

Lors de leur arrivée, il se fichait bien de leur sort. Si elle semblait assez agréable, il jouait avec elle, sinon, il faisait en sorte que l'irréparable survienne le plus rapidement possible. Il s'occupait de leur sort lui-même lorsqu'elle tenait plus de trois mois. C'était comme un honneur qu'elle recevait de différente manière. À chaque fois, il chuchotait les mêmes paroles, ne changeant que les prénoms qu'il oubliait dès l'heure qui suivait.

Kíli se redressa, laissa le cadavre froid, un trou béant dans la poitrine, sur le marbre glacial. Sifflotant joyeusement, il fit tournoyer son petit poignard entre ses doigts. Il gravit quelque marche et se vautra sur le trôné couvert de coussin faits de velours rouge et brodés d'or. Le brun les avait acquis un soir, par le maître des lieux. Sur le coup, le nain n'avait pas du tout su quoi en faire. Il avait arpenté la ville déserte durant des jours, s'asseyant partout avec. Au final, il n'y avait que sur ce large siège de la salle principale, sculpté à même la roche, que Kíli s'était senti à l'aise.

Soigneusement, il nettoyant la lame d'argent. C'est avec minutie, qu'il astiqua les arabesques tracées sur le métal. Le jeune garçon ne laissa rien au hasard. Il continua durant des heures, jusqu'à ce qu'un vent violent s'engouffre dans toute la Montagne Solitaire.

Kíli rangea son arme et tourna sa tête vers la gauche, un micro sourire sur le visage. Son père avait vraiment une bonne prémonition.

Les pleures et les supplices le fit pencher la tête sur le côté. Et si on jouait un peu la comédie ?

Le nain se replia un peu sur lui-même, se terrant au maximum. Dans un grondement, un corps fut jeté près de lui, puis quelque chose de plus petit. La nouvelle fille glapit de douleur et de dégoût en voyant les deux lièvres décapités à ses côtés.

« Prépare votre repas, humaine ! Ou vous ne mangerez rien pendant plusieurs jours ! »

Sans attendre de réponse, Smaug retourna dans sa salle favorite : celle des trésors. Les deux personnes proche du trône attendirent que le tintement des pièces se termine pour oser relever un peu la tête. Puis quelques minutes de plus pour qu'elle prenne la parole :

- Il t'a enlevé toi aussi ?

- Oui. répondit Kíli d'une petite voix

- Tu es là depuis quand ?

- Je ne sais plus. On oublie le temps qui passe ici.

La fille s'essuya les yeux, renifla et fit son possible pour se calmer un maximum.

- Tu t'appelles comment ? questionna-t-il à son tour

- Geunoa. Et toi ?

- Kíli …

- Tu es un nain ?

- Je ne sais pas. Ça fait tellement longtemps que je suis ici tu sais ? Il ne me laisse pas sortir, je suis obligé de faire ce qu'il dit. Si j'obéis, il est très gentil. Alors j'obéis.

- Ce peut être gentil un dragon ? fit la dénommée Geunoa en crachant sur l'adjectif

- Quand on lui obéit.

- Jamais je ne lui obéirais !

- Tu devrais.

- Pourquoi donc ?

- Il y en a d'autres qui sont venues avant toi. Quand on ne lui obéit pas, il tue. Sa dernière victime fut ce matin, avant qu'il ne parte chasser et ne profite de cette escapade pour t'enlever...

Kíli cacha sa tête sous ses bras.

- C'était horrible ! Le sang giclait de partout et les membres ont été arrachés du corps ! Les cris résonnent encore dans ma tête !

Lorsqu'il se mettait à jouer de cette manière, le plus plaisant à assister, c'était quand la proie mordait à l'hameçon… Elles se montraient toutes fortes, têtues, mettaient en place leur plan pour s'enfuir. Et, à partir du moment où elles savaient la vérité, elles devenaient toutes aussi dociles qu'un agneau. Très peu continuaient à tenir tête à son Père. Dans ces cas-là, ce sont ses femmes là qui restaient le plus longtemps en ce qu'était jadis la belle et grandiose Erebor.

Avant l'attaque de Smaug, Fíli était un enfant sans panne d'énergie, toujours souriant et une véritable pipelette. Rien ne l'arrêtait. Thorin se souvenait même qu'il refusait toujours d'avouer qu'il avait sommeil alors qu'il s'endormait debout et marmonnant sa phrase. Du matin au soir, il courrait partout, sous la Montagne ou à l'extérieure de celle-ci. Le jeune blond avait eu encore bien plus d'énergie à revendre lorsque son petit frère est né, et encore plus lorsque le petit Kíli fut en âge de marcher, courir, parler ou encore, de jouer aux jeux proposés par l'imagination débordante Fíli .

Après l'attaque de Smaug le Terrible, tout a changé.

Fíli était encore et toujours très énergique. Plus rien ne le calmait, pas même la colère de Dis (dont Mahal pouvait en avoir terriblement peur !). Il était devenu violent, énormément redoutable –pour son âge- lors des entraînements aux combats et haineux. À cette époque là, Thorïn savait déjà que Fíli ferait son maximum pour venger son frère. L'héritier blond parlait moins, si ce n'est à peine lors de jours particuliers...

Ce jour-là fut l'un d'eux. Depuis son tour de garde la vieille, il n'avait émit aucun son, pas même un grognement. Fíli restait vigilant, quoique ses yeux étaient plus souvent perdus dans le vague. Tout le monde savait pourquoi, hormis Ori et Bilbo. Tant bien même ils étaient désireux de comprendre, ils taisaient tous deux leur question. Ce sujet-là devait être d'une extrême sensibilité.

- Nous nous arrêterons là pour la nuit. s'exclama Thorïn, Oïn, Gloïn, faites nous un feu ! Bomdur, prépare-nous quelque chose ! Bofur, Bifur, occupez-vous des poneys !

Il continua à donner ses ordres d'une voix qui refusée toute contradiction. Le futur Roi sous la Montagne observa aussi longuement son fils-sœur descendre de son poney et défaire les affaires dont il avait besoin. Hésitant quelques secondes, Thorïn finit par lui adresser à lui aussi un ordre :

- Fíli , il y a une petite rivière en contrebas. Vas donc remplir nos gourdes.

- Bien mon Oncle. marmotta faiblement le jeune blond, si bas que le chef de la Compagnie du tendre l'oreille pour entendre la réponse

Tous les membres lui donnèrent les dites gourde en peau brune. Bilbo allait proposer de l'accompagner, mais Gandalf le retient en posant une main sur son épaule. Fíli devait être seul pour un certain temps. Il aurait des explications plus tard, à l'abri des oreilles des descendants de Durin.

À l'heure du souper, Fíli n'était toujours pas revenu. Encore une fois, seul Ori et Bilbo se posèrent des questions, regardèrent par-dessus leur épaule en direction du chemin qu'avait emprunté ultérieurement le nain blond.

- Thorïn… murmura Balin une hésitation évidente dans la voix, Allez donc le rejoindre. Il a besoin de votre présence, Dame Dis n'est pas là après tout…

Le regard bleu du prince nain étudia chaque visage des membres de sa Compagnie. Chacun d'entre eux hochèrent la tête. Cette quête pour récupérer Erebor, était importante (personne ne le nierait !), cependant, la famille n'était-elle pas plus chère que tout l'or et les pierres précieuses réunis ? La réponse était si évidente, qu'après avoir désigné Dwalin pour le premier tour de garde, Thorïn s'en alla, sous un silence pesant.

- Si nous haïssons le dragon, Thorïn le haït encore plus fort. Notre haine et la sienne, ne dépasseront jamais celle de Fíli . conta le vieux Balïn les yeux perdu dans les flammes dansantes, Cette histoire nous fait tous mal, car tout le monde adorait le jeune Kíli , fils de Dis, neveux de Thorïn et jeune frère de Fíli . Nous évitons d'en parler, car Fíli devient rapidement colérique et incontrôlable et que nous souvenir de ce petit enfant nous est très douloureux. Tout le monde l'aimait. Quand Smaug attaqua, bien des nains se précipitèrent à la sortie. Chacun fuyait pour sauver sa peau, marchant les uns sur les autres. Le pauvre Kíli fut arraché de la poigne de son aîné. Fíli ne put jamais le secourir, car une naine (l'ayant reconnu ou ayant eu pitié de voir en enfant) l'entraînant à l'extérieur malgré ses cris de refus. À ce même moment, une gerbe de flamme sortie de la gueule du Dragon et nous dûmes sceller les portes d'Erebor. Fíli s'en ai toujours extrêmement voulu, et aujourd'hui plus que d'autre.

- Pourquoi ? questionna innocemment Ori (qui fut immédiatement foudroyé du regard par Dori et Nori)

- Si Kíli était toujours parmi nous et participant à cette quête, nous aurions glorieusement fêté ses quatre-vingt-sept ans.

Perdre un être cher à notre cœur était d'une douleur sans nom. Si l'on ressent une culpabilité, c'est encore bien pire.

Le reste de la soirée se passa sans un mot. Tout le monde fixait sa gamelle sans avoir faim (Bomdur eut bien de mal à finir son assiette), et même proche des bras de Morphée, Bilbo se battit contre l'envie d'aller enlacer le nain blond, de lui témoigner en une quelconque intention son soutien.

Dwaliï ne dit rien lorsqu'il entendit des sanglots étouffés, rapporter par le vent. Vers le milieu de la nuit, lors du tour de garde de Bofur, le fabriquant de jouer ne dit rien lorsque Fíli revint, les yeux rougis portant chaque gourde qu'il plaça respectivement dans les affaires de ses compagnons. À l'aube, lorsque tout le monde fut debout, personne n'omit un commentaire en voyant Thorïn enlacé son neveu de la meilleure protection qu'il puisse exister.

L'envie d'abattre Smaug se fit juste plus forte pour tous les membres du groupe. Qu'ils aient connu le jeune Kíli , qu'ils l'aient connu peu ou pas du tout. De nombreuses raisons expliquaient ce ressentiment haineux, dont deux principales. La seconde et que cela semblait une cause bien plus noble que de récupérer de vils richesses brillantes. La première était que personne ne voulait subir une perte aussi douloureuse que cela : Thorïn répétait que les Durin étaient forts et puissants, mais pas insensible à ses sentiments destructeurs.

- To Be Continued –


Oui, vous n'avez pas rêvé ou mal lu : Kíli nomme Smaug Smaugy puis Père. Je peux vous dire que c'est dû au choc psychologique et pour une raison expliquée dans le prochain chapitre. Notre petit brun (qui est blond dans le bouquin) a aussi un caractère bien spéciale, à frôler celui du sadisme. S'il prend « plaisir » à tuer, vous comprendrez qu'en fait, il perfectionne de plus en plus son « jeu » pour garder les prisonnières de Smaug plus longtemps.

Quant à Fíli , ne me lancez pas des pierres. Son caractère est normal puisqu'il n'a pas encore fait son deuil (je remercie mon cousin pour ses looooongueeeees explications. Et je transmets immédiatement ses excuses s'il s'est trompé. Un pédopsychiatre m'a en plus répondu la même chose aussi…) Voilà voilà …

Sinon, je tiens aussi à préciser que je risque de surtout me concentrer sur le côté de Kíli et de sa vie avec Smaug. Vous remarquerez les Flash Back qui seront toujours en italiques. Mais naturellement que je rajouterais des passages avec Fíli ! C'est limite obligatoire ! Avec Thorïn aussi et les autres membres de la Compagnie.

En espérant que cela vous ai plu !

Au prochain chapitre qui sera publié … je ne sais pas trop quand…