Chapitre 2 : la demande
-Edooooo ? ? ? ?
-Mmmm ? ? ?
-Quand est-ce qu'on arrive ?
-Jamais Envy … Aïe ! pourquoi tu m'as frappé ?
-C'est pas gentil de te moquer de moi !
Edward quitta du regard le paysage défilant par la fenêtre du train et reporta son attention sur la personne à coté de lui. Envy lui sourit, mais d'un sourire parfaitement innocent. Et Edward maudit le vert de faire le trajet sous sa forme féminine. Il ne pouvait pas se venger et du coup, l'homonculus en profitait un max.
-Tu sais très bien quand on arrive, Envy. C'est toi qui a réservé les billets de train…
-Pfff
Edward sortit sa montre en argent et regarda l'heure.
-Dans trois quart d'heure, on sera en gare de Resembool.
Il soupira , le calvaire prenait bientôt fin. Envy pouvait se montrer intenable, n'étant pas très patient. L'alchimiste soupira. Quelle idée il avait eut de vouloir venir, aussi ? Non mais franchement ! Il n'avait qu'à rester à Central ! Le blond se renfrogna et reporta son attention sur le paysage. Il sentit vaguement Envy s'appuyer contre lui.
-Ne fais pas cette tête, Edo, souffla-t-il contre l'oreille de son amant.
Edward soupira.
-Si tu le dis…
Puis il passa son bras autour des épaules frêles d'Envy et serra contre lui le corps de jeune femme que le vert prenait quand ils sortaient ensemble. Personne n'était eu courant. Personne sauf Alphonse et Winry, ainsi que Mamie Pinako.
-Voilà le train ! s'écria Alphonse.
Il se retourna vers Winry et lui sourit d'un sourire très … naïf et heureux.
Le train ralentit jusqu'à s'arrêter complément et bientôt les passagers commencèrent à descendre du train. Ils n'étaient pas nombreux, Resembool était une petite ville de campagne, après tout. Aussi ils n'eurent aucun mal à trouver Edward et Envy.
Ceux-ci s'avançaient vers eux, Envy leur faisant de grands signes et Edward portant ou plutôt traînant deux valises. Alphonse vola au secours de son frère.
-Nii-san ! ! !
-Al ! !
Et ils tombèrent dans les bras de l'autre, riant.
-C'est pas possible ! ! T'as encore grandi, Al !
-Mais non ! Mais non ! Répondit le châtain.
Puis se fut au tour de Winry de subir l'étreinte du blond.
-Winry !
-Edward !
Les deux jeunes saluèrent Envy avec moins de démonstration mais chaleureusement quand même. Ça leur faisait toujours bizarre de voir l'homonculus sous sa forme féminine. Ils sortirent de la gare et montèrent dans la voiture de Alphonse, direction la maison de Mamie Pinako.
-Comme toujours, c'était très bon, Mamie Pinako ! s'exclama Edward en s'étirant.
La petite vielle femme regarda le jeune homme en tirant une bouffée sur sa pipe, puis reportât son regard sur Envy qui avait reprit son apparence normale.
-Je sais pas pourquoi j'me sens visé dans c'que tu dis, Edo-chan ! fit le vert.
-Mais non, t'as pas de raison, Envy, fit le blond en souriant à sa moitié.
Et de repartir sur une énième dispute. Alphonse regarda les deux hommes en souriant. Il avait été étonné que ça dure, que ça marche aussi bien entre eux. Il sourit. Puis il sourit encore plus quand il sentit la main de Winry sur son bras. Il baissa son regard vers la jeune femme qui lui fit un petit signe de tête. Al acquiesça et se racla la gorge pour attirer l'attention des deux hommes.
-On a quelque chose a vous annoncez, commença le châtain. On va être parent !
Edward et Envy se figèrent, se regardèrent, regardèrent alternativement Alphonse et Winry. Celle-ci hocha la tête positivement.
-Mais c'est fantastique ! cria Edward.
Il sauta sur son frère pour le prendre dans ses bras et le féliciter. Il était heureux pour lui. Très heureux. Car même s'il était bien avec Envy, qu'il l'aimait et que jamais il ne s'en séparerait, il savait très bien qu'il n'aurait jamais d'enfants. Mais il pourrait gâter ses neveux et nièces.
Envy félicita aussi les futurs parents. Il était curieux. Il n'avait jamais vu de femme enceinte. Il s'approcha doucement de Winry, profitant du fait que les deux frères soient partis à la cave chercher du champagne pour fêter ça. Il regardait le ventre de la blonde avec insistance. Ce qui finit pas mettre mal à l'aise la jeune femme.
-Quelque chose ne va pas Envy ? demanda-t-elle doucement.
-Je me demandais … il est où le bébé ?
Winry regarda intriguée l'homonculus. Il ne savait pas comment on faisait les bébés ? Winry avait du mal à y croire. Mais sait-on jamais ? Elle avait appris à être prudente avec le vert.
-Dans mon ventre, répondit-elle. Mais pour l'instant, il est tout petit, il ne prend pas beaucoup de place.
-Tu le sens ?
-Non pas encore … mais d'ici deux-trois mois, oui. Je le sentirai bouger et mon ventre aura grossi.
Envy percevait très bien la douceur et la joie dans la voix de la blonde. Alors on était comme ça quand on allait être parent. Il éprouva de l'envie. Il se doutait bien que Edward ne saurait jamais papa à cause de lui. Il espérait vraiment que ça ne lui pèse pas trop au fil du temps. Il avait bien vu l'éclat de tristesse qui avait traversé le regard du blond avant qu'il ne saute sur son frère.
Winry regardait avec intérêt l'homonculus. Elle l'avait rarement vu dans cet état. Aussi pensif.
-Ça va, Envy ?
-Oui, oui, fit-il distraitement. Dis ?
-Oui ?
-Tu crois que moi aussi je pourrais en avoir un ?
-De bébé ?
-Oui.
-Vous pourrez peut être en adopter un, avec Edward.
-Non, fit Envy en secouant la tête. J'en veux un comme toi.
-Comme moi ? fit Winry perdue.
-Oui. Je veux porter l'enfant d'Edward.
Un grand bruit se fit entendre et ils relevèrent la tête pour voir Edward et Alphonse arrêtés sur le pas de la porte. Le blond avait dut entendre la dernière phrase d'Envy et avait lâché la bouteille qu'il tenait à la main.
-De quoi ? fit le blond en se précipitant vers son amant.
-Je veux porter ton enfant ! répliqua Envy avec détermination.
Maintenant que cette idée, que cette envie, avait germée dans son esprit, il le voulait avec force. Il n'en démordrait pas. Il voulait que lui et Edward connaissent aussi ce bonheur.
Et de là avait partit leur dispute.
