Bonjour tout le monde

Au vu des nombreuses reviews me demandant une suite et parce que j'ai bien avancé dans mes autres fic, je vous offre ce second chapitre.

Mais les prochains n'arriveront pas tout de suite.

Bonne lecture !

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Chapitre 2 : Espérer

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Harry ouvrit les yeux, souriant doucement en sentant encore les bras puissants de Marcus autour de lui. Chose étonnante, en général le vampire était déjà rentré lorsqu'il se réveillait. Un regard vers la fenêtre lui apprit pourquoi, le soleil n'était pas encore levé, bien qu'on voit déjà le ciel rosé doucement.

Tu va bientôt devoir rentrer, murmura Harry.

Je sais, répondit Marcus en plongeant sa tête dans le cou d'Harry. Ce serait plus simple si tu venais vivre au château.

Plus simple, peut être, plus dangereux, sûrement, fit Harry en caressant les cheveux de son vampire.

Personne ne s'attaquerait à toi, je ne laisserai pas cela arriver et mes gardes non plus.

Harry poussa alors un léger soupira forçant Marcus à s'écarter de lui.

Si je viens au château avec toi, tout le monde saura qui je suis, le compagnon de Marcus Volturi, le prince de Volterra et tous attendrons quelque chose de moi.

Harry…, murmura Marcus.

Je viens tout juste de retrouver ma liberté, Marcus. Je ne dis pas que je ne viendrai jamais au château, juste… laisse moi profiter encore un peu de mes vacances, d'accord ?

Marcus acquiesça doucement, faisant sourire Harry. Le sorcier se dégagea alors des couvertures et força Marcus à se lever.

Va prendre ta douche en premier, sinon tu vas être en retard.

Nous irions plus vite en la prenant en même temps, remarqua tendrement le roi.

Oui, si ma cabine de douche était plus grande, répondit Harry avec un rire amusé.

Le roi grommela quelque chose et entra dans la salle de bain. Quelques instants plus tard, le bruit de l'eau qui coule résonna dans l'appartement alors qu'Harry refaisait le lit. Puis le sorcier se dirigea vers son armoire et prit un jeans qu'il enfila. Il allait mettre un T-shirt lorsque l'on frappa à la porte. Harry reposa alors le vêtement sur le dos d'une chaise et alla ouvrir. Quel ne fut pas sa surprise de voir Aro en face de lui, accompagné d'une jeune femme blonde.

Bonjour seigneur Aro, salua respectueusement le sorcier.

Bonjour Harry. Je suis venu chercher Marcus, nous avons une réunion importante aujourd'hui.

Il est sous la douche, répondit Harry en s'écartant pour les laisser entrer.

Aro prit place dans le seul fauteuil de la pièce et aussitôt la jeune femme blonde se plaça derrière.

Harry je te présente Jane, elle est un membre de ma garde.

Enchanté, répondit Harry avec un signe de tête et un léger sourire.

Jane ne répondit rien mais observa le pendentif de l'humain devant elle, le pendentif des Volturi. Et cet humain le portait, c'était inconcevable pour elle. Avant que Aro n'ait pu réagir, elle fit usage de son pouvoir sur lui.

Harry se tendit en sentant la douleur le parcourir et le regard noir de la part de Jane lui suffit à comprendre d'où cela venait. Une grimace fut le seul signe qui laissa présager que le pouvoir de la vampire avait de l'effet sur lui. Jane voyant cela poussa un grondement frustré.

Ça suffit, Jane, ordonna calmement Aro.

Maître, c'est…

Le compagnon de Marcus, son âme sœur et ton prince.

Je n'ai pas encore accepté la dernière partie, nota Harry en enfilant son T-shirt et en ressortant le pendentif d'en dessous.

Vraiment ? pourquoi ? demanda Aro étonné.

Parce que j'aime ma liberté, répondit Harry en haussant les épaules.

N'est-ce pas par crainte plutôt ?

Je suis un sorcier, Seigneur Aro. Sans vouloir me vanter, je pense être capable de me protéger de quelques vampires.

Aucun membre de notre garde ne s'attaquera à toi, assura Marcus qui venait de sortir de la salle de bain.

Il attira le sorcier contre lui, plongeant son visage dans le cou de celui-ci. Harry eut un sourire et se dégagea doucement de l'étreinte puis il l'embrassa avec tendresse.

Ton frère est venu te chercher, tu as du travail, murmura Harry contre ses lèvres.

Marcus se détacha d'Harry à regret et jeta un regard interrogateur vers Aro. Celui-ci lui dit alors à vitesse vampirique qu'un clan de roumains avait demandé audience. Marcus grogna sourdement à la perspective de les voir, les Roumains et eux ne s'entendaient pas vraiment. Il embrassa une dernière fois son humain et suivit Aro dans les rues de Volterra.

La journée d'Harry se passa comme d'habitude, mais il restait malgré tout inquiet, il avait un mauvais pressentiment, ainsi resta-t-il sur ses gardes. Lorsque la nuit tomba, Harry fronça les sourcils, il avait toujours son mauvais pressentiment qui commençait lentement mais sûrement à se transformer en de l'inquiétude. Il rentra chez lui la boule au ventre. Pour l'amour de merlin, qu'est ce qu'il se passe ?

Et là, Harry la sentit, la peur et la douleur. Il se plia en deux, retenant un cri et agrippant son bras. Il lui fallut quelques secondes pour s'apercevoir que ces sensations ne venaient pas de lui. Marcus !

Sans se poser plus de question, Harry empoigna son épée et sortit en vitesse de l'appartement, prenant la direction du château. Pourquoi n'avait-il pas vérifié plus tôt l'état de Marcus à travers le lien ? Harry arriva sur la place et s'approcha des portes ralentissant lorsqu'il arriva près de celles-ci qui étaient ouvertes. Il y avait définitivement un problème, d'un sortilège il dissimula son odeur et les battements de son cœur, puis il entra en restant dans l'ombre.

Arrivé près de l'accueil, il ne put que constater le décès de la réceptionniste, un cri un peu plus loin le poussa alors à avancer. Il déboucha rapidement dans un large couloir au milieu duquel des vampires se tenaient. Harry reconnu rapidement Jane et identifia deux autre Volturi grâce à leur médaillon, mais les cinq autre vampires n'étaient pas d'ici. Un nouveau cri de Jane le ramena à la réalité. Pourquoi n'utilisait-elle pas son pouvoir ? L'un des vampires ennemis devait avoir un pouvoir qui neutralisait ceux de la jeune vampire.

Sans se poser plus de question, Harry immobilisa le vampire le plus proche d'un mouvement sec de la main. Finalement cet entraînement à la magie sans baguette allait lui être utile pour autre chose que la guerre. Voyant l'immobilité de l'un des leurs, les vampires ennemis cherchèrent aussitôt l'origine de cela.

Une autre vague de douleur dans son autre bras fit comprendre à Harry qu'il n'avait plus de temps à perdre. Il savait qu'il allait le regretter plus tard mais tant pis. Le sorcier fit alors appelle à toute sa magie, lui ordonnant de renforcer son corps au maximum, lui permettant ainsi de pouvoir se battre au corps à corps avec les vampires. Puis il s'élança, l'épée au poing. L'effet de surprise lui permis de décapiter un autre vampire. Il esquiva le coup du suivant en se baissant passant sous le bras levé de celui-ci, puis il posa sa main sur le torse de son adversaire et l'envoya dans le mur. Plus que deux. Il allait s'attaquer au quatrième lorsque le Volturi baraqué s'en occupa et le tua.

Un simple regard derrière lui apprit à Harry que les Volturi avaient la situation en mains, ainsi continua-t-il d'avancer, décapitant, repoussant ou immobilisant ses adversaires, sauvant ainsi de nombreux gardes. Puis finalement il arriva devant une double porte qui était fermée et verrouillée.

Il y a deux vampires derrière, annonça Démétri qui venait de rejoindre Harry et les autres gardes.

Les poings d'Harry se serrèrent en entendant le cri de douleur provenir de la salle fermée.

Où sont les reines ? demanda Harry.

Normalement, dans leurs appartements en sécurité.

Assurez vous en, ordonna Harry, et qu'un groupe reste avec elles, je veux une dizaine de vampires qui brûleront le corps des Roumains, un autre groupe qui fouillera ce château de fond en comble pour s'assurer qu'il n'en reste aucun et un autre pour soigner les gardes blessés.

Son ton était tellement autoritaire que personne ne chercha à le contredire. Bien, il ne resta plus que les gardes les plus gradés auprès de lui.

Bien ! il est temps de faire notre entrée.

Harry posa sa main contre la porte, une lueur l'entoura et la seconde d'après les portes furent arrachées hors de leurs gonds, pulvérisant les deux vampires qui étaient derrière. Aussitôt les gardes se déployèrent dans la salle, alors qu'Harry avançait en son centre.

Il évalua rapidement la situation, comme l'avait laissé présager la douleur qu'il avait ressenti à travers le lien, Marcus avait les deux bras arrachés. Et le cri de douleur entendu plus tôt, venait de Caius à qui on était en train de brûler de bras. D'un mouvement de la main le feu s'éteignit, surprenant les Roumains.

Un sorcier, ici, s'étonna un blond qui semblait être le chef.

Harry fit habilement tourner son épée dans sa main et se mit en garde.

Ouais, un sorcier et il est là pour vous bottez les fesses, lâcha Harry avec un rictus.

Aussitôt l'un d'entre eux s'approcha et voulut lui mettre un coup de point, Harry esquiva d'un pas sur le coté et d'un coup vif trancha le vampire en deux. Mais déjà un autre vampire s'approchait, Harry usa d'un sortilège pour le repousser et rapidement un autre prit sa place. Cette fois, il eut moins de chance, son épée lui fut arrachée et vola un peu plus loin. Le sorcier repoussa deux vampires en plaquant ses mains sur leurs torses et en leur envoyant, à bout portant, un sortilège, puis il se retourna pour faire face à un nouvel adversaire. Celui-ci arriva rapidement il arma son bras, Harry fit de même. Leurs poings se percutèrent et le bras du vampire vola en éclat.

Et si on passait aux choses sérieuses, proposa Harry légèrement essoufflé.

Pourquoi pas, répondit l'un de ses adversaires.

Que les gardes de Volterra n'interviennent sous aucun prétexte, je ne peux garantir leur sécurité s'ils le font.

La mêlée reprit de plus belle, mais cette fois-ci les sorts utilisés ne repoussaient pas les vampires, mais les enflammaient. Bientôt il ne resta plus que le chef et le vampire qui tenait Aro. Voyant que l'attaque tournait en sa défaveur, le blond courut près de Marcus, le roi le plus près, et agrippa sa tête dans le but de la lui arracher.

Harry furieux de voir que l'on s'attaquait à son compagnon ne réfléchit pas plus et utilisa le seul sort qui lui vint à l'esprit : le doloris. Le vampire s'effondra alors et convulsât en poussant de terribles hurlements. Mais Harry n'en avait cure. Ce vampire avait osé toucher à Marcus, il avait attaqué les Volturi, sa famille. La rage d'Harry fit augmenter encore l'intensité du sortilège coupant le souffle au Roumain et l'empêchant d'hurler. Le sort dura cinq bonnes minutes, lorsqu'un craquement retentit, puis d'autre, jusqu'à ce que le corps du vampire vole en éclat n'ayant pas supporté les convulsions.

Un gémissement de terreur parvint au jeune mortel, aussitôt il se tourna vers Jane qui tenait le dernier survivant de l'assaut.

Ne le tue pas, ordonna Harry.

Aussitôt Jane se figea et observa le jeune sorcier. Démétri s'approcha alors et maintint le Roumain permettant alors à Harry de s'approcher sans crainte.

Écoute bien, vampire. Je vais te laisser trois minutes pour quitter Volterra. Je veux que tu partes très loin d'ici et que tu transmettes un message pour moi, crois-tu pouvoir faire cela ?

O-oui, mon prince, balbutia le vampire.

Je veux que tu dises à tous les vampires qui auraient la même idée que ton défunt maître, que les Volturi sont protégés. et que tous ceux qui s'attaqueront à l'un d'entre eux, qu'il soit roi ou simple garde, subiront son sort, fit Harry, menaçant, en désignant le tas de morceaux de vampire. Ai-je été clair ?

O-oui, mon prince.

Alors, hors de ma vue.

Le vampire renégat ne se fit pas prier et fila à toute vitesse.

Pourquoi l'avoir laissé partir ? demanda Jane d'un ton hargneux.

Harry eut un léger sourire à cette remarque, mais ne répondit pas tout de suite. Il se dirigea vers Marcus et vérifia qu'il n'avait rien, Aro lui avait déjà remis les bras et il fallait attendre un peu avant qu'il puisse de nouveau s'en servir. Ensuite le jeune sorcier s'approcha de Caius. Avec délicatesse, il prit son bras et plaça sa main au dessus, rapidement une douce lueur dorée l'entoura et peu à peu la brûlure disparut. Puis Harry se releva et fit de nouveau face à Jane.

S'il était mort, il y aurait eut des rumeurs au sujet de cette attaque, à mon sujet. J'ignore s'il en ait de même pour les vampires, mais les humains ont la fâcheuse habitude de vérifier si les rumeurs sont vraies ou non. La vérité vaut mieux que des rumeurs, Jane, croit moi.

Tout d'un coup Harry se tendit. Sa magie qui renforçait son corps venait de cesser de faire effet et la douleur apparut. Harry s'effondra, retenant à grande peine un cri. Au dernier moment, deux bras puissants l'attrapèrent, Aro. Harry leva avec difficulté sa main et Aro la prit, en quelques secondes, il sut ce qu'il se passait.

N'ait crainte, tu es en sécurité ici, assura Aro.

Harry acquiesça et sombra dans les ténèbres.

Harry !

Le cri de Marcus sembla sortir les gardes de leur stupeur.

Il ira bien, mon frère, rassura Aro.

Qu'a-t-il ? demanda le vampire affolé.

Il a poussé son corps au delà des limites. Il risque de dormir plusieurs jours.

Aro passa alors le corps du jeune mortel à Marcus, celui-ci le serra tendrement dans ses bras et sur un conseil d'Aro le ramena dans ses quartiers.

Ne te l'avais-je pas dit mon frère, nota Aro en direction de Caius. Il protégera notre famille et de toute évidence notre garde également.

En effet et le dernier sortilège qu'il a utilisé me semble prometteur, fit Caius pensif.

Je ferais mieux d'appeler Carlisle, il pourra nous être utile.

Caius observa son frère sortir de la salle, accompagné de Jane. Aro avait raison, ce garçon semblait intéressant, pour un sorcier. Le regard pensif du roi se posa sur les corps des différents vampires Roumains et il eut un rictus satisfait.

Aro arriva à son bureau et s'empara du téléphone, il n'eut pas à attendre longtemps pour que l'on décroche.

Bonjour, Carlisle, salua le roi.

Bonjour Aro.

J'aurai besoin de tes connaissances en médecine, mon ami.

Je suis sur la route, répondit calmement Carlisle, je serais là dans une heure environ.

Il est vrai que tu as une voyante dans ton clan, se souvint le roi, je t'attends.

Et il raccrocha, songeur. Il savait bien sur qu'Harry ne craindrait rien auprès de Carlisle. S'il y a bien une personne que le vieux médecin ne blesserait pas, c'est bien un humain, qu'il soit sorcier n'entre pas en ligne de compte. Aro se leva de son fauteuil et sortit de son bureau, il devait prévenir Marcus rapidement. En chemin il croisa Démétri auquel il ordonna d'aller chercher les affaires de leur prince. Démétri s'exécuta sans poser de question. Arrivé aux appartements de son frère, Aro s'arrêta, il n'était pas le seul à avoir eut cette idée, Caius était déjà devant la porte. Ils entrèrent dans un salon qui servait d'antichambre, puis dans la chambre elle-même. Là Marcus avait installé Harry aussi confortablement que possible et le veillait.

Carlisle sera là dans une heure, mon frère, annonça Aro.

Marcus acquiesça distraitement sans lâcher son compagnon des yeux.

Que t'a-t-il montré, Aro ? demanda Marcus d'une voix triste.

Harry a déjà eu à combattre des vampires par le passé, il m'a simplement montré ce qui arriverait ensuite. Il va être incapable du moindre mouvement pendant un certain temps mon frère. Même s'il a l'impression que c'est plus facile que la première fois.

Que veux-tu dire pas là ? demanda Caius.

Qu'il compte s'entraîner avec nos gardes pour augmenter sa résistance à une telle utilisation de sa magie.

Un grondement de Marcus leur signala alors que cette idée ne lui plaisait pas.

Et il m'a également fait comprendre qu'il acceptait de vivre au château, annonça Aro, j'ai envoyé Démétri chercher ses affaires.

Les roi se turent alors et observèrent le sorcier qui venait de les sauver.

Lorsque Carlisle arriva à Volterra, il était particulièrement nerveux, Alice avait vu que l'on aurait besoin de lui, mais elle n'avait pas pu voir pourquoi ou pour qui. Le vampire blond s'approcha de l'accueil, aussitôt Jane s'avança jusqu'à lui.

Suivez-moi, fit-elle

Il y a eu une attaque ? demanda Carlisle en voyant certains dégâts qui n'avaient pu être occasionnés que par des vampires.

Rien dont nous n'avons pu venir à bout, répondit évasivement la vampire.

Carlisle ne dit rien, mais n'en pensait pas moins, tout en s'interrogeant sur son utilité. Après tout les seuls humains à entrer ici mourraient plutôt rapidement.

Jane le guida à travers les couloirs, jusqu'aux appartements de Marcus. Ils pénétrèrent dans le salon qui servait d'antichambre, puis Jane frappa doucement à la porte. Elle attendit d'avoir l'autorisation d'entrer et elle ouvrit cette dernière, laissant à Carlisle le soin de pénétrer seul dans la chambre.

Une fois dans celle-ci, il repéra rapidement l'humain dans le lit, mais ce qui le surprit le plus fut l'attitude des rois, Marcus semblait anéanti et Aro inquiet. Pour l'amour de Dieu, qui était cet enfant ?

Carlisle, salua Aro dan un murmure, je suis ravi que tu sois venu aussi vite.

Que ce passe-t-il ?

Harry a participé à la bataille qui a eu lieu ici, comme tu as du le voir. Mais il a trop poussé son corps. Et les dégâts pourraient être importants.

Aussitôt Carlisle s'approcha du lit, mais fut rapidement stoppé par un grondement de Marcus. Et là, l'anglais comprit, cet humain était l'âme sœur du roi.

Il fallut plusieurs heures à Carlisle pour faire tous les examens nécessaires et ce qu'il découvrit le laissa sans voix. L'ensemble des muscles du corps étaient abîmés et certains os étaient même fêlés, il lui faudrait beaucoup de temps pour s'en remettre.

Peux-tu faire quelques choses ? demanda Marcus.

Un massage des muscles avec certaines pommades pourrait aider, pour les fêlures par contre je ne peux rien faire et quand il se réveillera il aura sûrement faim.

Marcus acquiesça sans quitter son humain des yeux. Carlisle annonça alors qu'il allait chercher de quoi soulager le jeune homme, laissant l'humain seul avec les rois.

Caius entra alors dans la pièce et contempla l'humain. Lui qui avait horreur des humains et encore plus des sorciers, il devait bien reconnaître, que les pouvoirs de l'enfant étaient utiles. Son regard se posa sur son bras qu'il avait cru perdre, aujourd'hui. Et puis, le petit semblait connaître des sorts intéressants.

Il fallut une semaine à Harry pour se réveiller. Lorsqu'il ouvrit les yeux, la nuit était tombée, son regard parcourut la pièce autant qu'il le put avec un corps immobilisé. Malgré les bougies disposées ça et là, la pièce restait dans la pénombre, ainsi Harry ne vit le vampire qu'à la dernière minute. Celui-ci s'avança vers le lit.

- Marcus ?

Mais ça n'était pas Marcus et Harry ne le reconnaissait pas ni ne voyait le médaillon des Volturi pendre à son cou, il essaya alors de se soustraire à cet immortel sous les protestations de celui-ci. Voyant qu'il n'y arrivait pas, Harry paniqua alors et fit la seul chose qu'il pouvait faire dans son état : il communiqua sa peur à Marcus à travers le lien.

Le roi avait finalement écouté ses frères et était parti chasser, pour ne pas mettre Harry en danger. Il était sur le chemin du retour lorsqu'il sentit la peur de son compagnon. Marcus accéléra alors le pas et entra vivement dans ses appartements et dans la chambre.

Harry entendit juste une porte claquer avant de sentir les bras de Marcus l'étreindre. Le vampire regarda autour de lui et remarqua Carlisle, qui était resté pour veiller sur son humain pendant son absence.

Tout va bien, Harry. Tu n'as rien à craindre, rassura Marcus en raffermissant doucement son étreinte.

Qui est-ce ? demanda Harry la tête enfuie dans le cou de son vampire.

Carlisle est un ami d'Aro et il est médecin. Aro l'a fait venir pour s'occuper de toi.

Il sentit alors Harry se détendre dans ses bras. Le bruit d'une porte qui se ferme indiqua alors au couple que le médecin les avait laissés seul. Le silence perdura encore quelques minutes, chacun profitant de la présence de l'autre.

Que dirais-tu d'un bain bien chaud, proposa Marcus.

J'en rêve, répondit Harry dans un murmure.

Le vampire le reposa alors doucement sur le lit et partit vers la salle de bain pour remplir la baignoire et se dévêtir. Puis il revint et prit délicatement le sorcier dans ses bras, il le déshabilla lentement et entra dans la baignoire, son compagnon dans les bras. Harry soupira d'aise en sentant l'eau chaude sur ses muscles. Ça faisait du bien.

Aro m'a dit que tu prévoyais de t'entraîner ? demanda soudainement Marcus.

Je vais vivre avec des vampires maintenant Marcus. Bien sur je pourrai toujours utiliser ma magie à distance, mais à un moment ou à un autre je devrai me battre au corps à corps. Alors il vaut mieux que ma technique soit au point.

Je n'aime pas te voir dans cet état, murmura Marcus en enfouissant son visage dans le cou d'Harry.

C'est pour ça que j'ai besoin de m'entraîner.

Marcus n'ajouta rien. Il connaissait suffisamment Harry pour savoir qu'il ne prendrait pas bien du tout que Marcus agisse contre ses choix. Le vampire soupira alors.

Sois juste prudent.

Promis, souffla Harry.

Le roi lava alors son compagnon et se lava lui même, puis il sortit emportant avec lui son humain, ils les séchèrent et retourna dans la chambre où Démétri les attendait avec le repas du prince. Carlisle les avaient tous prévenus du réveil d'Harry et leur avaient conseillé d'aller chercher quelque chose à manger. Une fois allongé, Harry remarqua également la présence d'Aro et de Caius dans la chambre. Démétri remarquant que le regard d'Harry était posé sur la pizza lui offrit des explications.

On ne savait pas quoi prendre alors je suis allé en ville et je me suis renseigné.

Merci, répondit Harry avec un léger sourire.

Le garde s'inclina simplement et sortit de la pièce. Marcus rapprocha alors la boite et l'ouvrit. Harry put alors parfaitement voir l'air de dégoût des vampires et il avait pu sentir la tension de Marcus.

Il y a un problème, Marcus ?

Il est difficile pour nous d'être aussi près de la nourriture humaine, expliqua le roi, d'odeur est infecte.

Harry comprenant le problème utilisa la magie sans baguette pour dissimuler l'odeur de sa pizza.

Intéressant, murmura Aro en constatant les effets du sort.

Connais-tu d'autres sortilèges qui pourraient nous être utiles ? demanda Caius.

Quelques uns pour le moment.

Le regard interrogatif des rois lui fit comprendre qu'il devait donner plus d'explications, mais avant qu'il n'ait pu le faire, un morceau de pizza fut placé devant sa bouche.

Mange d'abord, tu parleras ensuite, fit Marcus.

Harry ne pouvait qu'obéir à son roi et mordit dans la pizza. Un fois son repas fini, Harry appuya sa tête contre l'épaule de Marcus.

Quel genre de sortilège peux tu utiliser pour nous aider ? demanda Caius.

Des sortilèges de toutes sortes. Par exemple celui que j'ai utilisé sur la pizza pour bloquer l'odeur, je pourrai en utiliser un autre pour rendre votre scintillement invisible aux yeux des mortels, un sort d'insonorisation. La magie n'a que deux limites, hormis celle de la nature, la mort et l'imagination. Et j'ai beaucoup d'imagination. Je ne suis pas naïf, seigneur Caius, je sais que si vous acceptez aussi bien ma présence c'est du à mes pouvoirs. Mais au moins vous m'acceptez, c'est déjà ça, il ne tient qu'a moi de me faire appréciez des membres de cette famille.

Les rois acquiescèrent, comprenant. Des coups frappés à la porte, les sortirent de leur réflexion.

Le repas est servi, maître, annonça Jane à travers la porte.

Nous te laissons, mon frère, fit Aro en sortant suivi de Caius.

Un silence s'installa alors entre les deux compagnons, mais une question taraudait le roi.

Harry ?

Hum ?

Est-ce que ça te dérange que je me nourrisse de sang humain ?

Non, pas vraiment, répondit Harry somnolant.

Pas vraiment ?

C'est dans ta nature, Marcus, tu es un vampire. Te demander d'arrêter de boire du sang humain c'est comme si tu me demandais d'arrêter de faire de la magie, c'est impossible, pas sans de graves répercutions.

Mais tu n'approuves pas, devina Marcus.

Tu veux savoir si le faire que tu manges des humains me dérange, la réponse est non. Mais si tu veux savoir si le faite que tu manges des innocents me dérange, là, la réponse est oui. Je pense qu'il existe dans ce monde suffisamment de personnes qui méritent de mourir pour que tu n'aies pas à tuer un enfant ou une adolescente qui se serait trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.

Marcus raffermit alors sa prise sur son compagnon soudain effrayé à l'idée de le perdre.

Je ne partirai pas, Marcus, jamais. Et je te dis ça aussi dans le but de protéger ta famille, notre famille. Il ne faut pas se voiler la face, un jour ou l'autre les humains apprendront l'existence des vampires et je pense que la pilule passera mieux s'ils voient que vous ne vous nourrissez que de criminels.

Marcus acquiesça comprenant le point de vu de son humain. II devrait en parler avec Aro et Caius, mais ça n'était pas une mauvaise idée. Marcus s'allongea alors, entraînant le corps d'Harry contre lui. Le vampire enfouit son visage dans le cou d'Harry et écouta celui-ci sombrer dans le sommeil. Il veilla sur cet humain qui lui avait donné envie d'espérer à nouveau.