Après un bien trop long temps d'absence, et je m'en excuse, voici enfin ! le chapitre 2 !


Alors je ferme les yeux et je me laisse tomber.

Et tomber.

Et tomber.

Et je tombe ainsi jusqu'au moment ou je dois déployer mes ailes, et atterrir en douceur au bon endroit.

Je dois bien avouer que je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne, comment je peux me retrouver à chaque fois au bon endroit, en ayant fait le trajet les yeux fermés… Mais je suppose que ça n'ajoute qu'un élément de plus a la longue liste de ce que je ne comprends pas. Alors peut-importe après tout.

Ce qui importe maintenant, c'est que je suis arrivé devant cette maison. Elle n'est pas si grande que sa, et son style fait très japonais, probablement parce que je suis au Japon. Sur le petit muret devant la maison se trouve un écriteaux, une petite pancarte, sur laquelle est marqué "Tsukishima". Aucun doute, c'est bien ici.

Je rétracte donc mes ailes, et commence doucement à m'approcher de la porte. Je n'aime vraiment pas ce moment. Celui ou je dois découvrir mon client. Celui ou le compte à rebours commence. 30 jours. 4 semaines. 1 mois. C'est le temps qu'on nous laisse pour mettre fin à la vie de notre client.

Client… Client, ce mot de correspond pas du tout. Ils ne décident jamais. Ils ne sont pas les maître de ce qui va leur arrivé. Ils sont plus … des cibles. Oui, cible est un mot bien plus adaptée. Plus violent. Ce mot, 'cible' il conserve cette idée de menace, cette idée de danger.

Je me décide finalement à passer le pas de la porte, mais je n'ai pas le temps d'avancer d'un seul pas de plus,que cette dernière s'ouvre. Alors je reste ou je suis et j'observe.

J'observe comme j'observe toujours. De loin, sans interagit, jamais. J'observe toutes ces familles que je suis destiné à briser. Que je dois séparer, de la plus violente des façons : par la mort.

-A ce soir Kei !

Kei ? Alors c'est lui mon client ? Il est.. grand. Il doit bien faire dans les .. je sais pas , 1m90 ! Sa tête est couronnée, ou plutôt, habillé d'une chevelure blonde qui, il faut se l'avouer, a l'air assez douce. Son visage par contre n'a rien de doux. Les lèvres serrées entre elles, comme si elles détenaient le secret le plus secret de tout les secret, des yeux froid, un peu vide d'émotions, caché derrière des lunettes noirs. Se nez, plutôt pointu se plisse légèrement. Il parait que c'est à cause du froid. Mais comment pourrais-je en être sûr, moi, qui ne ressent pas la température ?

Je continue de l'observer. Il s'éloigne de la maison, alors je le suis. Il pose sur ses oreille un casque, s'isolant ainsi du monde en écoutant de la musique. Il passe tout le trajet comme ça, à marcher calmement l'air ennuyé par ce qui l'attend au bout du chemin, le casque vissé sur la tête et les mains clouées dans les poches de son manteau.

Ca peut vous sembler étrange que j'observe celui à qui je dois donner la mort. Et.. c'est vrai que ça l'est un peu. Mais… La haut, ils nous laissent 30 jours pour tuer notre cible. 30 jours, pas un de plus. Sinon, ils nous font tout simplement disparaître. Alors j'obéis, et au trentième jour je tue ma cible. C'est égoiste, et je le sais. Ma vie en tant qu'ange noir, ne vaut pas la mort de plusieurs Hommes… Mais que voulez-vous ? je n'y peux pas grand chose. Je suis un trouillard, et disparaître me fait peur plus que n'importe quoi d'autre. Alors je me résigne et je tue un humain tout les mois environ… Après 30 jours, au dernier moment. Car plus je tue ma cible tard, moins j'aurais d'humain à tuer au total.

Il est vrai que si j'attends le dernier moment c'est aussi parce que j'aime les observer, me dire que ma vie aurait pu, non, aurait dû ressembler à ça. Quelque part, je pense que je me créer une vie à travers la leure… ça peut paraitre malsain, c'est sûr… Mais j'aime le faire, c'est comme ça. La vérité c'est que j'aimerai me connaître… Connaître mon moi humain. Retrouver mes souvenirs.

Quand j'étais perdu dans mes pensées je suivait ma cible distraitement, mais dans cette foule d'élève, voilà que je l'ai perdu de vu. Si j'en croit le panneau, je me trouve au lycée de Karasuno.

Le lycée. Je n'y ait jamais été. Quand je me suis réveillé un jour, en ange noir, j'avais 6 ans et plus aucun souvenir. Contrairement au monde d'en bas, là-haut, l'âge n'influence pas l'apparence, ni les connaissance. On est adulte. Et ce, peu importe notre âge. Ce n'est qu'un chiffre. Il nous permet de savoir quand est ce qu'on est mort. Voilà 8 ans que je suis mort. Ce qui fait que je n'ai jamais connus le lycée. Peut-être aurais-je été ami avec ma cible si je n'était pas mort. Après tout, il a l'air d'avoir mon âge…

Mais pour le moment je ne sais plus où il se trouve.

Alors je déploie mes ailes, je m'envole, et je cherche ma cible.


Merci d'avoir lu ! Et promis, j'essayerai de poster la suite plus rapidement !

A Bientôt !