Ch2 : La première voiture de Sam

(POV Anna)

Sam ne cessait de me poser des questions sur ma vie en Angleterre. J'ai commencé à me demander si je n'aurais pas mieux fait d'écrire un journal intime pour lui. Peut-être qu'il n'aurait pas posé de question du genre « Quel temps faisait-il avant ton départ ? ». Je veux dire, est-ce que je suis la seule personne à trouver cette question complètement inutile ?

« J'ai une surprise pour toi, fils » Dit Ron tandis que nous nous approchions d'un concessionnaire Porsche. J'ai ravalé le lourd gémissement de désir qui naissait au fond de ma gorge. Je voudrai poser mes mains sur ma propre Porsche…un jour. J'ai vécue toute ma vie en voyant mon père réparer les plus belles voitures du monde. Je savais qu'un jour, moi aussi j'aurais une belle voiture. Du moins je l'espérais.

« Quel genre ? » Demanda Sam tandis que Ron tournait à l'intérieur du concessionnaire. Sam et moi avons gelés sur place.

« Pas question » souriais-je alors que je regardais Ron. Sam semblait comme s'il était sur le point d'hurler de joie.

« Ohh, une petite surprise » Dit Ron, et je pouvais l'entendre sourire. Je savais instantanément que Ron plaisantait…il n'y avait aucun moyen pour que la première voiture de Sam soit une Porsche. Sam serait déjà bien chanceux s'il obtenait une voiture neuve. Et, connaissant mon oncle, Sam n'aurait aucune chance d'obtenir quelque chose d'un bon concessionnaire de voitures.

« Non…non, non, non, non. Papa ! Oh tu me charrie là, je le crois pas ! » Dit Sam, sa voix devenant de plus en plus forte, tandis que je retenais un ricanement. Il devenait trop excité, et il était sur le chemin de l'effondrement.

« Ouai, je confirme. T'auras pas de Porsche ! » Ron a rit et j'ai détourné les yeux de Sam, couvrant ma bouche avec ma main pour cacher le sourire sur mon visage. Pauvre Sam.

« Et tu trouve ça drôle ? » Demanda Sam tandis que je laissais échapper un rire qui a poussé Sam à se retourner. J'ai haussé les épaules d'un air innocent.

« Ouai, très drôle même » Répondit Ron.

« Qu'est-ce qui te prends ? » Demanda Sam. J'ai ris, mais Sam m'ignora.

« Tu croyais quand même pas que j'allais t'acheter une Porsche ! Comme première voiture ? » Demanda Ron avec scepticisme, alors que nous sommes arrivés dans le genre d'endroit auquel je m'attendais.

« J'te cause plus. Je veux pas te voir de tout le week-end ! » Marmonna Sam en colère, et j'ai serré son épaule.

« Détends-toi, Sammy, Je te dénicherais le meilleur tas de ferrailles que je pourrais trouver ici. » Lui affirmais-je et Sam se détourna, bien que je pouvais voir sur ces joues qu'il essayait de ne pas sourire.

Ron s'arrêta devant la station essence et j'ai jeté un coup d'œil au panneau : Bolivia's Auto Sale. J'ai roulé mes yeux et j'ai sauté en dehors de la voiture, ma tête battant suite au mouvement brusque et au soleil. J'étais fatiguée par le voyage, et je savais que j'allais dormir pendant un temps très long lorsque nous seront rentrés.

Sam se disputait avec oncle Ron tandis que je retrouvais mes repères et regardais autour de moi. J'avais pu repérer quelques voitures convenables.

« Hé, Sam ! » L'appelais-je. Ron et lui se retournèrent vers moi en même temps qu'un type se dirigeait à leur rencontre.

« Je vais faire un tour » Disais-je et les deux ont acquiescé d'un signe de tête.

Je suis allée dans la zone où la plupart des voitures se trouvaient. Je ne connaissais pas le budget de Ron et j'étais presque sûre que je ne voulais pas le savoir, mais faire une moyenne de prix entre la plus potable des voiture et un tas de carrosserie tombant en morceaux semblait être un bon début.

J'étudiais une Charger bleue quand le bruit d'un moteur a attiré mon attention j'ai regardé par-dessus mon épaule en direction du bruit et je me figeai.

Comme une droguée de voiture, j'en savais assez pour reconnaitre une œuvre d'art. Et ce qui était sous mes yeux faisait parti de cette catégorie.

C'était une Chevrolet Camaro de 1976. La peinture jaune chaude et les bandes de course noires au milieu de la voiture étaient rouillées et en assez mauvais état. Mais un peu d'amour et quelques soins pourraient l'arranger.

Je me dirigeais vers elle, bavant presque à la vue de cette merveille.

« Bon sang… » Mes mains touchaient le capot. La voiture était encore chaude, le moteur avait de toute évidence tourné récemment et j'ai laissé courir mes mains sur le capot de la voiture.

« Qu'est-ce qu'une beauté d'œuvre d'art comme toi fabrique dans un dépotoir comme celui-ci ? » murmurais-je, et pendant une seconde, j'aurai juré que la voiture vibrait comme si elle ronronnait. Je me dirigeais vers la portière coté conducteur et l'ouvris l'intérieur était en cuir lisse, élégant, sexy et je gémissais.

« La voiture la plus magnifique que j'ai pu voir de toute l'année » me suis-je murmurée, et la porte vibra à nouveau. Je me suis glissée sur le siège et j'ai posé mes mains sur le volant. J'ai utilisé mon pouce pour frotter la saleté sur le centre du volant, puis je me suis figée.

Un visage était au milieu. Je l'ai étudié pendant une seconde, en frottant le reste de la saleté. Il semblait…mécanique, mais quelque chose me fascinait sur un plan purement instinctif. Un frisson étrange parcourait mon corps, tandis que ma peau semblait se réchauffer sans aucune raison. J'ai touché ma marque de naissance, la chaleur inhabituelle venant d'elle. J'avais, parait-il, depuis ma naissance, une petite marque sur mon épaule gauche. J'ai toujours pensé que ce signe était en quelque sorte mon porte-bonheur.

« Qui serait assez fou pour renoncer à une aussi belle voiture ? » Je sentie alors le siège s'agiter.

Je fronçais les sourcils mais je ne suis pas affolée. Au lieu de ça, j'ai dirigé mes mains sous le siège afin de resserrer les écrous qui le tenaient en place. Il y avait une possibilité pour que l'un d'eux fût desserré, provoquant un mouvement instable du siège. Cependant, le boulon était exactement là où il devait être.

« Wow, beau travail Anna » tonna la voix de Sam, ce qui m'arracha un sourire.

« Ouai, elle est magnifique n'est-ce pas ? » demandais-je tandis que Sam regardait par la fenêtre.

« Tu sais ce que c'est ? » me taquina Sam, et je ne pouvais m'empêcher de renifler d'un air vexé.

« Pfff ! Chevrolet Camaro de 1976, la plus belle qui m'a été donnée de voir » affirmais-je et Sam eut un petit rire avant d'examiner le reste de la voiture.

« Est-elle en bon état ? » demanda-t-il et j'ai ricané en frottant le volant. Malgré le signe étrange en son milieu, j'ai immédiatement eu un coup de cœur pour elle.

« La carrosserie mérite quelques retouches, mais à part ça, je pense qu'elle arrachera des cris d'admiration à tout ceux qu'elle croisera » lui expliquais-je. Soudainement, la radio s'alluma d'elle-même.

«Thank you, Thank you very much. » retentit la voix d'Elvis. Sam et moi nous sommes regardés, avant d'exploser de rire.

« Pousses-toi Anna, je veux la tester ». Je me poussais vers le coté passager.

« Sammy, si tu n'achète pas cette beauté, je risquerais fort de te botter le cul » lui disais-je tout en touchant le tableau de bord avec un sourire.

« Elle m'a l'air correct » murmura-t-il pour lui-même. J'ai souri et je me penchais en arrière en fermant les yeux.

« Evidemment. Je veux dire, cette voiture est impressionnante, et crois-moi, je sais ce qui est impressionnant. » Dis-je, et Sam se mit à rire.

« Combien ? » demanda Ron, et j'ai immédiatement croisés mes doigts et mes orteils.

« Et bien…étant donné l'aspect quasi collection du véhicule » J'ai tiqué au mot ''quasi''. « Avec ses gentes larges, sa peinture custom… » Déclara le concessionnaire, mais Sam l'interrompit.

« Ouai, mais là, la peinture est fatiguée » Le gars s'est penché pour regarder par la fenêtre. J'ai ouvert un œil pour le regarder, mais il m'a ignoré.

« Euh ouai mais custom » argumenta le gars.

« Du custom fatigué » rétorqua Sam.

« Y'a qu'avec un bleu que je peux entendre ça. » J'ai ouvert mes yeux tout en le regardant.

« Est-ce que c'est normal sur une voiture d'avoir une peinture fatiguée ? » Demandais-je avec scepticisme, et il me lança un regard mauvais.

« C'est ta première voiture, je ne m'attendais pas à ce que tu comprennes, petite fille » a-t-il dit avant de se relever. Je regardais Sam qui grimaçait devant mon regard colérique. J'ai grandit avec des gens qui connaissaient les voitures de A à Z. J'en savais probablement plus sur les voitures que la moitié de ses salariés.

« Elle fait 5 000. » dit le type et j'ai tressaillit, tandis que Sam regardait son père par la fenêtre.

« J'irai pas au-delà de 4, désolé. » répondit Ron en jetant un coup d'œil à Sam. J'ai soupiré en frottant le tableau de bord.

« Vous deux, vous pouvez commencer à descendre. » dit le gars, je crois que son nom était Bobby B. Je le foudroyai du regard avant que Sam n'intervienne.

« Non, non, non, non, vous l'avez dit, la caisse prend le conducteur. » déclara Sam, et j'ai hoché la tête avec impatience.

« Elle peut se tromper et prendre le fils d'un pauvre. Allez, descendez. » dit Bobby. Je lui lançais un regard noir qu'il ne semblait même pas remarquer.

Sam et moi avons soupiré avant qu'il ne sorte de la voiture, tandis que Bobby de l'épave jaune canari à coté de nous.

« Tiens, juste là t'as une œuvre d'art dans ton budget. » dit Bobby. Je me suis déplacée dans le coté conducteur et ais affectueusement frotté mes mains sur le volant. J'ai senti la voiture vibrer joyeusement à nouveau, et j'ai légèrement souri.

« Et y'a une fiesta de ce coté avec des bandes rally » suggéra Ron.

« J'veux pas d'une fiesta avec des bandes rally » râla Sam, son entêtement ressortant. J'ai souri, incapable de m'arrêter.

« Je regrette vraiment que nous ne puissions pas te prendre avec nous, mon grand » murmurais-je, et pendant une seconde j'ai cru entendre un ronronnement provenir de la radio.

« C'est un moteur qui a fait ses preuves ça. J'ai vendue une caisse l'autre jour… » Commença Bobby B tandis qu'il grimpait dans la voiture à ma droite et j'ai soupiré. Soudainement, la porte du passager s'ouvrit et frappa la porte coté conducteur de la voiture jaune. J'ai couvert ma bouche avec mes mains, choquée et amusée à la fois. Je suis certaine que ce n'était pas moi, mais quelque chose en moi m'a dit que la voiture avait décidée d'être achetée.

« Je suis tellement désolé » dis-je en me penchant hors de la voiture. J'entendis Sam ricaner, et Ron marmonna ''la vache''. Un support de conteneurs jaunes venait d'être renversé et il y avait une bosselure considérable sur la voiture d'à coté.

« Non, non, non, pas de panique. C'est rien, un coup de marteau et c'est rafistolé. Eh Manny ! Décroche ton clown de cousin, prend le marteau et amènes-toi, on va rafistoler la bête » déclara Bobby en sortant de la voiture coté passager. J'ai regardé le volant et sourit. Mes yeux se sont posés sur les ornements du rétroviseur : une boule disco et un désodorisant en forme d'abeille avec ''Bee-otch'' écrit en-dessous.

« Heureuse de te rencontrer, Bee » Chuchotais-je, et la voiture klaxonna. J'ai vivement retiré mes mains du volant, coincée entre le rire et la peur. Un autre frisson d'excitation semblait passer à travers mon corps avant que je secoue la tête.

Je suis sortie de la voiture et ai réussie à stopper la porte avant que celle-ci ne se referme sur moi. Je me suis mordue la lèvre, confuse, tout en refermant la porte et en m'asseyant sur le capot.

« Une de mes préférées. J'ai traversé tout l'Alabama avec. » Dit Bobby B, mais j'ai été distraite par la radio qui s'était soudainement allumée et se déplaçait à travers les stations.

« Qu'est-ce que… » Commençais-je, jusqu'à ce que toutes les fenêtres de chaque voiture du parking explosent dans un nuage de verre.

Je ma suis rapidement accroupie à coté de la portière du passager, relevant mes bras au-dessus de ma tête pour me protéger des débris, tandis que les alarmes des voitures s'activèrent. Les débris de verre finirent par retomber et se mélanger au gravier.

« Qu'est-ce que c'était ? » demandais-je à Sam tandis qu'il accroupit à coté de moi.

Bobby B se retourna vers Ron après le choc qu'il venait d'avoir. « Va pour 4 ! » J'ai sourit.


(Plus tard, POV Anna)

« Woo-hoo ! Ta première voiture, Sammy ! » Ai-je sourit, tandis que mes cheveux bruns volèrent en vague autour de ma tête grâce aux fenêtres ouvertes.

« Je vais pouvoir la prendre demain. Miles et moi allons à une fête. » Sourit Sam, tandis qu'il conduisait sa Camaro nouvellement achetée pour la première fois. Nous avions joué à ''Pierre, Papier, Ciseaux'' pour savoir qui allait la conduire en premier et, malheureusement, il avait gagné. Maudite pierre, pourquoi ça ne bat pas le papier ! Mais j'avais cédée : c'était la voiture de Sam après tout.

« Miles et toi allez à une fête ? » demandais-je en levant mes sourcils. Puis j'ai éclatée de rire. Je n'avais jamais rencontré le type, mais de ce que Sam m'en avait dit, c'était un sacré personnage.

« Qu'est-ce qui est si drôle, Anna ? » Sam fronça les sourcils vers moi et je continuais à rire.

« Je s-suis désolé, mais toi, et MILES ? Wow » Je me suis calmée, mais je ne pouvais pas arrêter de sourire. J'ai essuyé les larmes de mon fou rire. « Je peux imaginer que tu sois invité à une fête…mais Miles ? Je dois venir voir ça ! Je veux dire, ce n'est pas celui qui t'embarrasse tout le temps devant tout le monde ? »

Sam fronça les sourcils en regardant fixement la route, refusant de me regarder.

« Awww, allez Sammy, ne sois pas comme ça » lui ais-je en lui donnant un petit coup de coude «qui a organisé cette fête ? »

Sam ne répondit pas. J'ai roulé mes yeux à son entêtement.

« Très bien, mais si tu es publiquement humilié par Miles, comme d'habitude, alors ta voiture dois être fabuleuse pour compenser ça » souriais-je. J'ai laissé courir ma main le long du tableau de bord. Sam m'a curieusement regardé du coin de l'œil, mais il a refusé de me parler. Lorsque nous sommes rentrés chez Sam, il continuait à m'ignorer.

« Stupide cousin, et moi qui pensais que je lui avais manqué » murmurais-je. Lorsque je passais le seuil de la porte, tante Judy m'accueillit avec un câlin.

« Avez-vous trouvé une voiture que vous aimez, Anna ? » demanda-t-elle. J'ai hoché la tête.

« Oui, c'est la meilleur que j'ai pu trouver, et Sam l'adore aussi. » souriais-je. « Je reviens tout de suite. »

« Très bien. » déclara Judy en retournant à ce qu'elle faisait. Je me suis dirigée dans ma nouvelle chambre, qui était à coté de celle de Sam, et je me suis changée en mettant un haut pourpre et un short court de couleur gris. J'ai attaché mes cheveux sales en queue de cheval afin qu'il reste en dehors de mon visage. J'ai attrapé un seau dans la buanderie et je l'ai remplie avec de l'eau savonneuse et jetant une éponge à l'intérieur.

Je suis tombée sur Sam lorsque je suis sortie de la buanderie pour aller à l'extérieur.

« Attend, qu'est-ce que tu fais ? » me demanda-t-il, confus.

« Je vais laver ta voiture, elle en a besoin. » lui répondis-je en lui donnant un regard froid. « J'ai dis que c'était nécessaire pour qu'elle soit resplendissante. Qui sait à quand remonte son dernier lavage. »

Il me regarda, surpris. « Oh, et bien ok. »

J'ai roulé mes yeux et je marchais vers l'extérieur. J'ai posé mon seau et allumé le tuyau. Je n'avais aucune idée d'où venais l'énergie qui restait encore en moi, considérant que j'étais absolument épuisée. D'une façon ou d'une autre, il semblait que la Camaro jaune qui était à mes cotés m'aidait à me détendre.

« Bien, il est temps de te refaire une beauté. » ais-je souris. J'ai dirigé le tuyau d'eau chaude vers la voiture. Là ! Elle trembla de nouveau. Sérieusement, je dois être folle. Je secouais la tête. Après l'avoir mouillée, j'ai attrapé l'éponge savonneuse et j'ai commencé à frotter le capot de la voiture. Je fredonnais tandis que je la nettoyais à fond. Je jure que le capot commençait à se tortiller d'espièglerie quand je le lavais, mais c'est impossible. J'ai soudainement sursauté de surprise quand la radio s'alluma subitement.

''Baby I like it! I, I, I like it!''

« Qu'est-ce que… » Murmurais-je en regardant la voiture d'un air hébété. La radio a-t-elle vraiment atterrie aléatoirement sur ''I like it'' d'Enrique Iglesias ? Je secouais la tête et j'ai rapidement rincé la voiture. J'ai sifflé lorsque que je l'ai regardé.

« Pas mal pour un lavage amateur.» souriais-je. J'ai posé ma main sur le capot et j'ai presque ris quand elle frissonna à nouveau. J'étais peut-être folle, mais je vais au moins faire semblant que je ne le suis pas. Quelque part, j'ai eu le sentiment que cette voiture était plus que ce qu'elle voulait nous faire voir.


Voilà le second chapitre. J'essaie de traduire aussi vite que je peux (je suppose que, comme moi, vous n'êtes pas très patient quand il s'agit de connaitre la suite d'une histoire ;) )

Très bien, voilà la seconde question de l'auteur: Quel est votre autobot/decepticon favori? Pourquoi?

P.S: N'oubliez pas de laisser une tite review, ça fait toujours plaisir ;)