Bonjour à toutes celles qui ont la gentillesse de suivre ma première fic. Comme promis, je vous poste le chapitre 2, qui est un EPOV.

Merci pour vos encouragements, qui sont très motivants.

J'espère que ce chapitre (un peu court) vous plaira. Si vous êtes sages je posterais peut-être en fin de semaine la rencontre Bella-Edward, qui promet d'être électrique...

PS: Merci à Ninie, pour ses corrections.

Bonne lecture, Bye


CHAPITRE 2 : La nouvelle venue

EPOV

Comme chaque matin, il était 8h15 et j'étais en train de faire la queue au Starbucks, pour avoir mon premier shoot de café de la matinée. J'avais mes habitudes ici depuis bientôt 2 ans, puisque mon bureau était situé dans l'immeuble en face.

J'avais bien réussi, à 30 ans à peine, j'étais associé dans un cabinet d'avocat florissant, que j'avais monté avec mon frère et mon meilleur ami Jasper. Il y a 6 mois, Rosalie, la fiancée de mon frère nous avait rejoints. J'avais été sceptique au début, car je n'aime pas vraiment le changement. Pourtant avec le recul, et même si je ne le reconnaitrais jamais, cela avait été une bonne chose. Rosalie, en pratiquant le droit de la famille, nous avait permis de diversifier notre clientèle, et puis ça restait en famille.

Ma famille, on pourrait en faire un roman. J'étais le fils de Carlisle Cullen, cardiologue renommé au Harborview Medical Center et Esmé Platt, décoratrice d'intérieur cotée. J'avais un frère ainé, Emmett, ancien champion de foot universitaire qui avait également brillamment réussi à la fac de droit. Il avait su faire la part des choses entre le sport et les études. Il n'en avait pas moins gardé un humour de vestiaires, parfois lourdingue. Enfin, il y avait ma petite sœur Alice, la petite dernière. Elle était certes petite de par sa taille, mais incroyablement envahissante. Une vraie tornade en jupons, fan de mode et future styliste de talent.

Dans ma famille, je compte aussi Jasper, mon meilleur ami, rencontré sur les bancs de la Fac, à Harvard, un grand calme tombé, on ne sait comment, fou amoureux de ma barge de sœur. Il y avait aussi Rosalie, qui avait conquis le cœur d'artichaut d'Emmett, avec ses formes plantureuses et son foutu caractère. Cet ancien mannequin avait repris ses études après avoir manqué de se faire violer par un connard de photographe avec qui elle bossait.

J'avais tout pour être heureux : un job qui me plaisait, une situation financière confortable, une famille et des amis aimants, un physique enviable. Au grand désespoir de ma mère, j'étais le seul à ne pas être casé, mais mon célibat me plaisait.

J'avais toujours su au fond de moi, que la grande maison à Queen Anne, avec la femme, les deux gosses et le chien, ce n'était pas pour moi.

J'étais libre, sans attache de temps en temps je sortais avec une fille, mais ça ne durait jamais bien longtemps. Certaines fois, j'en levais dans un bar, même si je n'étais pas adepte des coups d'un soir.

Les choses étaient parfaites telles qu'elles étaient et je ne voulais rien y changer.

Ce n'était toutefois pas l'avis de mes associés visiblement, qui s'étaient mis en tête de faire entrer quelqu'un d'autre au sein du Cabinet. C'était tout bonnement hors de question.

Ils étaient visiblement tous tombés sous le charme d'Isabella Swan. Alice avait fait des bonds dès qu'elle l'avait eu au téléphone pour lui fixer un rendez-vous, car elle avait soi-disant eu l'intuition qu'elles allaient devenir de grandes amies. Jazz avait trouvé son CV impressionnant et Emmett avait rajouté qu'elle était très bien roulée, et à quoi mon meilleur ami s'était contenté d'acquiescer avec un petit sourire. Connaissant Emmett, je me doutais que ce n'étais pas mon style, de tout façon.

Enfin j'avais perdu mon dernier espoir quand Rosalie avait dit qu'elle avait l'air compétente, et qu'on pouvait lui donner sa chance.

Ils m'avaient tous abandonné, les lâches, mais j'en faisais mon affaire. Si eux adoraient Isabella Swan, j'allais faire en sorte qu'elle, elle nous déteste et ne veuille jamais travailler avec nous.

J'avais un plan, que je contais bien mettre en œuvre dès mon arrivée au bureau puisque j'avais rendez-vous avec elle à 9h00.

Alan, le serveur me connaissait parfaitement, je n'avais qu'à lui tendre mon mug, pour qu'il le remplisse d'un Grande Café Latte extra shoot. Alors que je m'apprêtais à déposer un billet de 10 $ sur le comptoir pour payer ma boisson, mon attention fut attirée par le vrombissement d'une moto, qui se stationnait sur le trottoir.

J'aimais beaucoup les belles cylindrées, qu'elles aient 2 ou 4 roues, passion que je partageais avec mon associé, Rosalie. Sauf erreur de ma part, il s'agissait d'une Suzuki Hayabusa. Elle était rutilante. Instinctivement mes yeux se portèrent sur la silhouette du conducteur, qui ne me paraissait pas bien épaisse pour un tel engin.

Il était revêtu d'une combinaison de cuir noir et portait un casque intégral noir et blanc également, assorti à la moto.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque le motard ôta son casque et qu'une épaisse chevelure brune cascada le long de son dos. Ma curiosité était définitivement piquée.

Lorsqu'elle se retourna, j'eus la vision d'une déesse : Un peu moins d'1m70, une peau diaphane, un visage en forme de cœur, de grands yeux marron chocolat incroyables, des pommettes légèrement rougies par l'effort, une bouche pulpeuse, un corps que je devinais fin et racé, sous sa combinaison. Elle était magnifique et extrêmement sexy.

Tout compte fait, la journée s'annonçait bien, j'allais me débarrasser manu militari de cette intruse de Swan et je venais de rencontrer ma nouvelle conquête.

Ma chance augmenta encore d'un cran lorsqu'elle pénétra dans le café. Je récupérais rapidement mon café et ma monnaie, et allais m'installer à une table avant que ma belle inconnue ne me surprenne à la mater sans vergogne, et ce sous l'œil étonné d'Alan, car j'avais l'habitude de monter directement à mon bureau.

Elle se dirigea vers le comptoir et commanda la même chose que moi, avec un trait de vanille. Encore, un bon point, pour cette apparition.

Sous mon regard appréciateur elle se dirigea vers les toilettes et en ressortit, quelques minutes plus tard, transformée. Elle était plus belle encore. Elle portait une jupe noire avec un pull blanc, qui mettaient tous deux, ses formes en valeur. Elle avait également remonté ses cheveux dans un chignon lâche qui dégageait une nuque invitant aux baisers. Les escarpins noirs qu'elle avait chaussés la grandissaient un peu et sublimaient ses jambes fuselées.

Elle portait toujours son sac à dos à bout de bras; je devinais qu'elle y avait rangé sa tenue de moto. Elle se dirigea vers le comptoir et récupéra sa boisson. Elle s'installa ensuite à deux tables de moi et commença à la siroter et checkant ses mails via son portable.

Je me disais que je ne l'avais jamais vue ici, sinon je m'en souviendrais. Je cherchais alors une manière de l'aborder. D'habitude c'était facile, je n'avais pas à me creuser la tête, les filles étaient très réceptives à mon physique. Là, j'étais assez surpris, à vrai dire, pour le moment, elle ne m'avait même pas jeté un coup d'œil.

Elle releva enfin les yeux de son téléphone, et croisa mon regard sur elle. Oups… J'étais repéré.

Inconnue 1 – Cullen 0

Curieusement elle ne détourna pas les yeux, elle me regarda bien en face avec insistance, et c'est moi qui tourna finalement la tête. Encore une fois, ce n'était pas dans mes habitudes ça.

Inconnue 2 – Cullen 0

Il fallait que je reprenne l'initiative et que j'inverse la marque. Je me raclais la gorge avant de prendre la parole, histoire d'attirer son attention :

- Excusez-moi, mais je me trompe où vous êtes nouvelle dans le quartier ? L'interrogeais-je, dans un sourire.

- Et quand bien même, Monsieur. Je ne vois pas en quoi cela vous regarde. Sur ce, bonne journée, j'ai un rendez-vous et je déteste être en retard.

Elle se leva, récupéra ses affaires et quitta le café. Elle en rangea une partie dans le top case de sa moto, avant de traverser la rue.

Inconnue 3 – Cullen 0

Je restais assis abasourdi par cette rencontre. Ce fiasco serait un terme plus adéquat.

Je crois que c'était la première fois que je ma faisais rembarrer par une femme, et d'une telle manière en plus. Heureusement pour moi, j'avais un ego gonflé à bloc.

Perdu dans le fil de mes pensées et avec la circulation, dans la rue, j'avais perdu de vue ma belle inconnue. Sacré caractère tout de même. Elle aurait pu me répondre. Je m'étais montré aimable et en plus je lui avais fait mon sourire made in Cullen, n°3, celui que je sortais dans les grandes occasions pour éblouir la gente féminine, et qui m'avait même une fois valu de causer l'évanouissement d'une fille à la fac. Résultat, que dalle !

Je réalisais soudain, qu'il était 9h15, avec tout ça j'allais être en retard pour mon rendez-vous avec Swan.

Voilà de quoi me remonter un peu le moral, j'allais pouvoir passer mes nerfs sur quelqu'un.