bonjour et bon dimanche à tous!
Voilà la suite et je tiens à vous remercier mais genre A Mort TROP DARK A FOND pour les 10 reviews pour un seul chapitre je suis super heureuse que ça vous ai donné envie de commenter et de lire! alors maintenant j'ai trop la pression,j'espère que ça ne vous décevra pas!
Donc voilà, sinon, j'ai fini cette histoire il y a deux jours. Elle a 10 chapitres et un épilogue. J'espère que ça e vous bloquera pas trop ^^
Je commence à travailler sur un nouveau projet qui sera beaucoup moins sérieux et déprimant, j'espère vous voir là aussi !
Je vous souhaite donc une bonne lecture et espère voir encore toutes vos adorables reviews -coeur coeur-
Chapitre 2 : Apreté des sons... Tourmente des vents
Ce matin là, Milo ne c'était pas réveillé si tôt que ça. Il avait veillé avec Kanon à raconter un peu tout et n'importe quoi en descendant une bouteille d'ouzo. Puis sans trop savoir comment, Mû les avait rejoins, sans le jeune Kiki puis Aldébaran. Alors dans la joie et la bonne humeur ils avaient continué à boire et s'amuser entre eux. Finalement leur nouvelle vie n'avait pas que de mauvais coté, et de temps en temps chacun savait relâcher la pression. Même si elle n'était pas si forte que cela depuis quelques temps.
Milo s'était donc levé tard, avec un gros mal de tête, il se dit qu'il allait juste assister aux combats aux arènes, mais quand il leva les yeux sur l'horloge au dessus de son lit, l'heure quelle indiquait était dépassée de midi et plus personne ne devait être là bas. Tant pis. Au moins un bout de la journée était déjà terminée. Kanon était parti sûrement pendant la nuit pour rejoindre son temple et son frère (si le jumeau avait seulement daigné rentré auprès de lui...) et comme toujours ne restait pas après avoir profité des avantages de leur relation. En y pensant aussi, il semblait bien que le gémeaux et lui n'était pas les seuls à s'être rapprochés pendant cette soirée...
Il sourit en pensant à ça alors qu'il montait les marches du sanctuaire pour rejoindre le palais du Grand Pope. Son placard de nourriture était presque vide, il fallait faire le plein auprès des cuisines. Les chevaliers avaient le choix entre venir manger un repas déjà préparé au palais ou emporter de la nourriture chez eux, le seul soucis c'est qu'il n'y avait de quoi cuisiner qu'au palais. C'était comme les Thermes, les temples n'avaient qu'un malheureux lavabo à l'arrivée d'eau douteuse .. personne n'ayant eu l'idée depuis des années de profaner des temples millénaires pour y installer l'électricité et l'eau chaude.
Milo sorti de ses pensées pratique en rentrant dans la salle de réfectoire, comme toujours des monceaux de nourriture recouvraient deux immenses tables, les pichets de jus et d'alcool débordaient presque, des bouquets de roses de toutes les couleurs décoraient le reste... C'était bien trop d'opulence pour beaucoup de Chevaliers, mais ils étaient tellement nombreux à venir. D'ailleurs il y avait beaucoup de monde d'installés sur les bancs de pierre. Milo soupira, sentant son mal de tête augmenter avec le bruit qui montait et alla se chercher du lait de chèvre et une pomme. Sûrement bien la seule chose qui pourrait passer ce matin, enfin ce midi.
Il alla s'installer à l'extérieur, ne prenant même pas la peine de s'asseoir rejoindre quelqu'un sur un banc mais carrément allant au bord de la terrasse, s'installant les pieds dans le vide. La vue d'ici était fabuleuse, on voyait la ville sur des kilomètres et la mer en fond, lumineuse et changeante. Milo laissait ses pensées divaguer quand il fut attiré vers quelque un bruit sur le coté. En hauteur, il vit au un des balcons Camus du Verseau se tenir à la rembarre, tête baissée pour respirer profondément, comme voulant se retenir de vomir. Même s'il était un peu loin, Milo pouvait distinctement voir son visage d'un blanc transparent faire plus peur encore qu'en temps normal. C'est qu'il n'avait pas l'air très en forme Camus, Milo ne pouvait dire s'il avait l'air malade ou sous le choc, les deux pouvant être très probable. Mais ce qui l'interloqua tout particulièrement ce fut quand les yeux pourpre du Verseau s'ouvrirent en sa direction puis se fermèrent avant de fuir vers l'intérieur du palais. Milo n'avait rien comprit à ce qu'il venait de se passer. Et il avait un gros problème Milo, c'est qu'il était beaucoup trop curieux. Il se leva donc laissant son verre de lait à moitié vide et sa pomme à peine entamée par terre et traversa le réfectoire pour rejoindre les longs couloir tortueux du Palais. Il prit un escalier et grimpa vers ce qui semblait être la bibliothèque, il ne savait pas vraiment car l'endroit avait beaucoup de chemins différent pour rejoindre les même endroit, et cet escalier là, ne lui était pas très familier. En plus, il n'était pas de ceux qui passait le plus de temps au Palais...
Il traversa un couloir puis tomba sur quelqu'un, mais ce n'était pas Camus.
« Ah Saga !
- Bonjour Milo. Tu cherches quelque chose ?, demanda le Grand Pope sous son masque.
- Euh je...
Milo se senti profondément idiot sur le moment, d'où est-ce qu'il allait s'intéresser d'un coup à Camus, surtout face à Saga, ça aurait l'air un peu suspect.
- Je cherchais ton frère !, finit-il par dire.
- Il est parti au village ce matin.
- Ah d'accord. Merci Saga. Bonne journée. »
Milo fit demi tour, son armure claquant contre le sol dallé du Palais. Vraiment il avait eu l'air d'un idiot, enfin pour lui-même parce que Saga visiblement n'avait pas vu qu'il avait foncièrement menti. Après tout, il s'en fichait bien de Camus, celui-ci passait son temps à le fuir et le snober, pourquoi s'inquiéterait-il au final ?
Il redescendit donc au rez de chaussé puis s'en retourna vers son temple, oubliant au passage de prendre quelques provisions. Le chaleur était insupportable aujourd'hui, il allait très sûrement rester à l'ombre fraîche de son temple à entretenir la température de son corps de bête à sang froid. De toute façon, il avait mal au cœur et envie de voir personne. Sûrement la gueule de bois, mais ça il était pas encore habitué.
Ce soir là avait été bien différent de la réception pour l'armée d'Hadès, car cette fois-ci, Athéna recevait au Sanctuaire les Marinas de Poséidon, ainsi que la divinité. Julian Solo, ancien prétendant un peu trop possessif, le dieu manipulé par Kanon des gémeaux... autant dire que l'ambiance partait d'un très mauvais pied. Autant, avec Hadès il y avait encore de l'espoir, car le Dieu était tout sauf une mauvaise personne, il avait été seul trop longtemps et voulait se vanger d'avoir été tant rejeté... Mais Poséidon lui, il ne se sentait pas à son aise ici, et surtout quand Kanon du faire des excuses publiques et les plus plates possibles. Milo et Saga avaient eu mal pour lui, faire ça dans l'intimité aurait été tout aussi symbolique, et Poséidon aurait peut-être des plus contents, mais non, il fallait que se soit en public, que cela remue en lui trop de souvenirs et qu'il finisse par s'éclipser très rapidement pour se réfugier dans le temple des gémeaux, tombant son armure pour sa tunique abîmée. S'il restait seul, ça n'allait pas aller, il le savait très bien. Alors sans trop savoir pourquoi, installé dehors, il fit quelque chose qu'il ne comprit pas tout de suite. Il contacta quelqu'un, une personne qui n'avait à voir ni avec Poséidon, ni avec Athéna. Et il fut finalement étonné quand il vit arriver Rhadamanthe en haut des marches, sans surplis, en provenance directe de l'Enfer. Kanon ne savait pas trop comment ça fonctionnait maintenant, mais que le Château d'Hadès était détruit, il ne restait sûrement qu'une entrée approximative, et la vitesse de la lumière pour se déplacer. Malgré tout cela, il était là et c'était quand même assez étonnant. Le Spectre regarda Kanon une seconde et alla s'asseoir près de lui.
« Je peux savoir pourquoi tu m'as appelé ?, demanda t-il, perplexe.
- Tu vois là haut ? Le Palais du Grand Pope est rempli de gens qui me déteste, et que je n'ai pas envie de voir. Il y a mon ancienne divinité que j'ai manipulé, les généraux des mers, et tous les Chevaliers d'or qui ne me portent pas trop dans leur cœur. J'ai du m'agenouiller et demander pardon. Je n'ai pas envie de voir autant de gens qui me haïssent.
Rhadamanthe garda le silence quelques instants, il n'avait envie de brusquer Kanon qui semblait avoir besoin de calme.
- Et j'y peux quoi ? Je suis censé te détester moi aussi tu es conscients de ça ?
- Oui. Mais je me suis dit que si quelqu'un pouvait comprendre ce que je ressentais c'était toi. J'ai bien comprit que tu détestait passablement tout tes collègues spectres, alors je me suis dit que un peu de compagnie ne nous ferait pas de mal., expliqua Kanon, fixant toujours le vide devant lui.
- Ah oui. C'est pas une mauvaise idée en effet »
Rhadamanthe comprit en deux secondes à quel point cet aveu et sa présence dénotait la détresse de Kanon. Il venait de sous entendre qu'un nombre impressionnant de gens le détestait et pour le moment il était la seule personne avec qui il avait envie de parler. Il se doutait que ça n'était pas prèt de se reproduire une situation comme ça. Oh et puis, de toute façon c'était une très bonne chose, après tout, il était près de lui et à nouveau cette douleur entre ses cotes était revenue. Alors Rhadamanthe resta presque toute la nuit avec Kanon, ils se retrouvèrent à discuter de trucs totalement invraisemblables : en vérité, ils n'avaient pas abordés une seule fois les Chevaliers, les guerres, leur dieux... Ils avaient parlé du reste, de cette infinité de choses que Kanon n'avait pas pu voir depuis toutes ces années et que Rhadamanthe avait vécu ou vu. Pas besoin de télévision ou de véritable voyage, il avait un spectre qui se réincarnait tous les 200 ans près de lui. Il avait bien des choses à écouter.
Milo du Scorpion avait été convoqué chez le Grand Pope, il avait reçu un message de bonne heure et devait se présenter rapidement auprès de celui-ci. De toute façon, on ne l'avait même pas réveillé, il avait encore fait d'atroces cauchemars et pour une fois il était content qu'on frappe chez lui de site bonne heure. Milo se demandait bien pourquoi tandis qu'il gravissait les interminables marches. Il s'arrêta deux minutes pour papoter avec Shura qui profitait de l'air doux du matin, visiblement, lui n'avait aucune information à lui fournir sur le pourquoi de sa présence au Palais. Tant pis.
Dans son armure qui lui semblait bien lourde ce matin, il traversa la salle de réception à la suite d'un serviteur. On le conduisit à l'étage dans une des pièces privées du Grand Pope. A peine arrivé, Milo remarqua la présence d'Athéna et s'agenouilla pour la saluer avec le plus grand respect. On l'invita à se relever et c'est seulement là qu'il vit que Camus était également présent, son armure sur le dos, en temps normal, il portait une toge par dessus ou quelque chose du genre pour affirmer son rôle, et Saga ne portait pas son masque si son casque. Le Grand Pope avait les yeux cernés et la mine terne, est-ce qu'il était debout depuis le milieu de la nuit ? Athéna semblait très inquiète pour lui et veillait sur son Grand Pope.
« Milo je t'ai fait venir parce que j'ai une mission à te confier, nous avons besoin de retrouver quelqu'un. Nous savons où elle se trouve, mais pas exactement.
- Pas de problème... Mais, où ça exactement ?
- Dans un îlot d'Indonésie, il faut retrouver une Muse., expliqua Athéna.
Saga s'était accoudé contre son bureau reposant sa tête. Visiblement il n'avait vraiment pas l'air bien du tout. Milo fronça les sourcils.
- Une muse ?
- Exactement Milo, la Muse de l'astronomie, Uranie.
- Elle s'est réincarnée, comme Poséidon ?, demanda Milo, toujours aussi perplexe.
- Non, c'est la véritable Uranie, depuis la nuit des temps elle voyage à travers le monde le long de l'équateur pour observer les étoiles. Les muses sont les filles de Zeus et de Mnémosyne, leur pouvoirs sont illimités sur leur art. Uranie est la muse de l'astronomie, elle lit les étoiles, les interprètes, peut lire le cosmos, l'amplifier, et nous avons besoin d'elle absolument.
- Sommes nous au bord d'une nouvelle guerre Déesse ?, fit doucement Milo, s'inquiétant.
- Non, mais certaines circonstances et problèmes font que nous avons désespérément besoin de la faire venir au Sanctuaire.
- D'accord. J'irais la chercher. Quand dois-je partir ?
- Attend Milo., intervint Saga, las. Il faut qu'on te mette en garde, nous ne connaissons pas sa position exacte et autour d'elle les cosmos de toute personne est annihilé.
- Quoi ? Mais on sait si elle est de notre coté ? Est-ce quelle est gardée ? Ca devient très dangereux comme mission, et vous m'envoyez seul ?, demanda Milo en cascade.
- Doucement Milo ! On ne sait pas si elle est gardée ou pas mais il y a des chances, c'est pour cela qui tu n'irais pas seul. Camus du Verseau t'accompagnera. »
Milo pinça les lèvres à l'annonce, honnêtement il aurait préféré y aller avec quelqu'un comme Mû qui était plus pratique pour être téléporté, pour ses attaques défensives, ou alors Shaka qui au moins n'aurait pas été trop encombrant et bavard. Près de lui, Camus ne dit rien, mais il avait remarqué la moue sur le visage du Scorpion. Comme si ça l'enchantait, lui, de se retrouver avec quelqu'un qui ne l'appréciait pas plus que ça...
« D'accord., fit Milo, sans plus de cérémonie.
- Vous partirez dans quelques jours, nous terminons de chercher des détails sur sa position exacte, elle est très difficile à localiser, nous voulons essayer de vous envoyer sur la bonne ile au moins. Puis nous préparons un message pour elle et pour vous de quoi survivre sans armures.
- Sans.. quoi ?!, s'exclama Milo.
- Si votre cosmos est annulé, t'imagines-tu porter une armure en or massif sur le dos Milo sans tomber ou être ralentit dans une jungle équatoriale ? »
Le Scorpion cette fois ne répondit même pas, c'était sûrement la mission suicide la plus invraisemblable qu'on lui avait confié depuis qu'il était chevalier. Pas d'armure, pas de cosmos, avec le Verseau glacial. Pourquoi ne pas y aller nu et attaché pendant qu'ils y étaient ? Il fallait juste espérer maintenant que personne ne leur barre le chemin... si au fond il n'y avait pas vraiment de guerre contre un camp adverse, cela pouvait être une simple routine, mais s'ils avaient le malheur de devoir se battre...
« Camus connaît très bien toutes les contes et légendes à propos d'Uranie, vous ferez une très bonne équipe tous les deux. Je vous demande de vous tenir prêt pour dans deux jours, trois maximum. Je vous demande également de garder le but de cette mission secret., Décréta Saga, se redressant un peu.
- Très bien. »
Milo s'inclina devant sa Déesse et son supérieur avant de quitter la pièce, les nerfs quelque peu en pelote. Sans attendre il dévala les marches pour rejoindre le 3ème Temple et chercher son ami. LE cadet des Gémeaux était encore endormi et râla sur Milo quand celui-ci le réveilla sans somation. L'oeil brouillon et les cheveux emmêlés, Kanon sorti de son lit, enroulé dans un drap pour cacher sa nudité. Pendant que Milo lui racontait son entretient avec son frère, sans entrer dans les détails pour garder la confidentialité de la mission, Kanon se battait avec le robinet d'eau qui ne laissait sortir qu'un filet boueux des tuyaux douteux.
« Et bien on va dire que c'est un opportunité pour apprendre à connaître le ganymède, et peut-être même le décoincer.
- Et m'attirer les foudres de ton frère ? Tu veux rire. De toute façon, Camus me déteste, il déteste tout le monde !
- Bah ouais mais il va bien falloir que tu te trouves un nouveau partenaire de toute façon.
Milo resta en suspent pendant que Kanon enfilait se tunique.
- Comment ça ?
- On va dire que j'ai trouvé quelqu'un d'autre.
- Quoi ?! Me fait pas marcher, toi trouver quelqu'un d'autre, tu refuses l'amitié des gens qui t'entoure et je me demande encore comme tu me supporte moi ! Alors trouver 'quelqu'un' ? Ca veut dire quoi ? Tu vas te mettre en couple et te ranger ?
Kanon soupira, de toute façon il fallait bien qu'il explique à Milo, et ça serait fait une fois pour toute.
- On va dire que hier soir, y a eu quelqu'un d'autre dans mon lit et que c'ét ait vachement bien. Rien contre toi Milo hun, mais c'est pas pareil.
- Ouais je crois comprendre ce que tu veux dire par pas pareil !, sourit un peu Milo. Mais c'est qui ? C'est un autre chevalier ? Un ancien de tes marinas ? Je suis sûre que c'est Sorrento !
Kanon rit un peu. Milo et sa curiosité.
- Non c'est pas Sorrento, il m'en veut un peu beaucoup lui aussi, et ne voudrait pas remettre le couvert...
- Ah parce que …
- Tu crois que j'ai passé 13 ans sous l'eau à attendre comme un moine ? Franchement... Je peux te dire que toutes les Sirènes sont compatibles avec moi. Mais non. Pas un Marina.
Cette fois ce fut à Milo de rire, bien évidement, il imaginait difficilement Kanon se retenir pendant autant de temps, mais quand même.
- Alors qui ? Je le connais ou pas.
- Ouais. Et tu le porte pas dans ton cœur.
- Camus ?, s'offusqua Milo.
- Mais non abruti ! Tout le monde ne veut pas Camus, et je te trouve bien obsédé par lui dis donc !
Milo ne put se retenir de piquer un fard.
- Oui bon. Accouche !
- Un spectre. Celui qui a eu le bon goût de nous tuer tous les deux.
Cette fois, Milo ne répondit même et son visage valu toutes les réponses du monde. C'était une force de grimace de colère et de dégoût mêlés. Kanon se moqua de lui une seconde.
- Rhadamanthe ? Sérieusement ? Tu arrêtes de t'envoyer en l'air avec moi pour .. lui ?! C'est un spectre !
Dans un corps humain quand même. Et oui, j'avoue qu'il n'a pas grand chose en commun avec toi...
- Il est hideux !; s'exclama Milo carrément. Et c'est un enfoiré !
- Il peut avoir un certain charme... dans le noir... les yeux fermés..., fit Kanon, ne se convainquant même pas lui-même. Il est sympa, et très bon coup.
Milo eu envie de se frapper le front de désolation. Il était quelque part un peu vexé dans son égo de perdre son plan cul régulier pour se faire remplacer par un spectre qui les avait tués, torturés... Et qui franchement n'avait pas un physique de statue grecque.
- Bon et bien écoute... Maintenant que tu es casé...
- Je ne suis pas casé !, s'exclama Kanon. Je me suis trouvé quelqu'un d'autre.
- Alors pourquoi pas les deux ?, demanda Milo, tout de même suspicieux.
- Je ne sais pas, je me vois pas trop avoir deux personnes différentes. J'ai un petit peu de respect pour moi-même.
- Le prend pas mal mais quand on en vient à se trouver quelqu'un pour juste du sexe, c'est que déjà de base l'estime que l'on se porte n'est pas très grande.
- Le pire, serait de devoir payer ,Milo.
- Certes...
Milo restait assis sur sa chaise, fixant à présent le vide.
- Tu es quand même pas amoureux de moi ?, demanda Kanon d'un coup en passant une main devant les yeux agard de Milo.
- Mais non espèce d'abrutit, je pensais à ma mission. Ca a l'air des plus sérieux. Et je suis inquiet.
- Ah tu me rassures. J'ai pas envie de perdre mon ami. »
Kanon avait sourit légèrement, et Milo c'était finalement levé pour aller rejoindre le rejoindre et aller manger. Il n'avait plus faim du tout, mais il fallait quand même faire des efforts et être en forme pour partir en mission. Et puis la bonne humeur devait rester.
« Alors, bon coup tu disais ?
- T'es un enfant de chœur à coté de lui.
- Hé ben. »
Milo se remit à rire. Bon tant qu'il ne perdait pas son ami, il n'y avait rien de grave et finalement il ne perdait pas grand chose.
Camus n'était pas bavard, ni sociable. Cependant, quand il avait l'occasion de se retrouver en groupe les choses pouvaient presque bien se passer. Il suffisait de prendre une façade d'apparence à peut près sympathique et personne ne l'embêtait. De toute manière il était bien souvent immobile près du trône du Grand Pope, attendant que ça passe pour rentrer chez lui et se plonger dans un livre. Camus n'aimait pas être entouré d'autant de monde, il faisait trop chaud, trop de bruit, et trop de contact physique. Plus il pouvait les éviter, mieux il se portait. C'est d'ailleurs la remarque que se firent Kanon et Milo, assis dans leur coin.
« Tu as déjà vu quelqu'un toucher Camus ?, demanda Milo, jouant avec la nourriture dans son assiette.
- Ouais mon frère.
- Bah oui forcément ! Non mais, mis à part lui...
- Je sais pas moi. Je fait pas attention.
- Toi tu l'as déjà touché ?
- Peut-être, pour lui serrer la main. Je vois pas comment j'aurais pu ne jamais le toucher.
- Mouais..., soupira Milo. T'as raison, je fais peut-être une fixation sur lui.
- Sans rire ? Bon, faut dire qu'il est très beau. Il est pas commun, il attire l'oeil. Mon frère a de la chance de l'avoir depuis si longtemps auprès de lui. Bon certes c'était un peu malsain quand Camus n'avait que 15 ans et lui 23...
- C'est rien de le dire en effet. Et rester auprès de lui malgré sa folie passée, tout ce qu'il a fait...
- L'amour rend aveugle., déclara Kanon.
- Ouais tu es bien placé pour le dire !
- Je t'emmerde le scorpion. »
Milo rit un peu, puis regarda à nouveau dans la direction de Camus. Le Verseau était en train de s'en aller, précipitamment. Saga lui ne bougea pas d'un pouce. Camus avait la même tête qu'il y a quelques jours quand il l'avait aperçu sur le balcon. Il se leva et alla à sa suite, laissant Kanon qui se tourna vers Shura pour avoir un peu de compagnie. S'il commençait à demander à Milo ce qu'il lui prenait il savait qu'il n'en sortirait pas.
Milo entra dans les couloirs tortueux du Palais suivant la sublime toison de feu qui était bien loin devant lui. Camus s'enfuyait vers les appartements d'Athéna, qu'est-ce qu'il pouvait bien faire par là ?
Discrètement, Milo regarda à travers le trou d'une serrure. Sans un bruit.
Dans la pièce presque vide, Camus s'était agenouillés aux pieds de la Déesse assise, celle-ci avait prit immédiatement le chevalier entre ses bras diaphanes, semblant le réconforter avec douceur. La jeune femme avait un air si triste et si désespéré.
« Camus...
- Je ne peux pas Athéna, je ne peux pas partir...
- Ne t'inquiète pas, nous en avons déjà parlés. Je prendrais soin de lui. Il ne se passera rien. Tout ira bien à ton retour. Tu auras trouvé Uranie et nos soucis s'envoleront. Vous serez enfin heureux... »
Camus sanglotait comme un enfant contre les genoux de la Déesse. Milo n'en revenait pas de voir ça, il ne savait pas que le Chevalier était aussi proche d'elle. Certes à force de travailler comme assistant du Grand Pope il était bien plus en relation avec Saori Kido que lui, mais c'était bizarre. Tout comme de le voir avoir une réaction humaine d'un seul coup. C'était bien la première fois qu'il le voyait agir comme cela, craquer, quitter sa posture si droite et si noble pour s'affaisser de la sorte et s'abandonner complètement devant sa Déesse.
« Milo ? »
Le Scorpion sursauta quand il entendit la voix de Saga derrière lui. Oups. Une grosse attaque de panique le prit, mais le Grad Pope ne bougea pas.
« Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je .. Camus n'avait pas l'air d'aller bien, je voulais m'assurer que … que ça allait...
en même temps, Saga avait ouvert la porte sans frapper et Camus c'était redressé, les yeux fixés sur Milo. Et ledit Scorpion rougit tout ce qu'il pouvait en avouant ces mots là devant celui qu'il avait suivit et espionné.
- Vas-tu mieux mon cher ?
Saga demanda ça à Camus alors qu'il s'approchait de lui et retirait son masque.
- Oui..., marmotta Camus.
- Bien. Je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose... »
Le Grand Pope se pencha vers Camus et embrassa sa tempe avec affection. Et ce que vit Milo, ce fut la première fois qu'il le remarqua. Camus avait pincé les lèvres et retint une grimace de peur. Il avait semblé vouloir s'éloigner de Saga, mais celui-ci tenait fermement son épaule. Quand Camus rouvrit les yeux, il vit les deux prunelles myosotis le fixer avec douleur et incompréhension. Il baissa alors son regard et sorti de la pièce en passant devant Athéna, Saga et lui. Milo resta comme un idiot en ne comprenait rien de ce qui venait se passer sous ses yeux. Après avoir salué ses supérieurs, il poursuivit Camus et l'attrapa par la main avant que celui-ci ne l'arrache avec précipitation.
« Est-ce que ça va ?, demanda Milo, complètement perdu.
- Oui très bien. »
Et dans la foulée, Camus s'en alla aussi vite qu'il était venu. Blanc comme un linge, et perturbé. Pourquoi est-ce que Milo l'avait suivit d'un seul coup ? Pourquoi est-ce qu'il s'était inquiété pour lui ?
Milo resta au milieu du couloir, avec pour seule sensation un vide immense et la main bizarrement glacée. Voilà, il avait assouvit sa curiosité, il avait touché Camus. Mais ça n'avait aucun intérêt, il s'attendait à quoi en faisant ça ?
Milo redescendit dans la salle de réception ou la fête battait son plein comme toutes les semaines en l'honneur de la paix retrouvée. Il passa devant Kanon silencieusement, devant Mû et Aldébaran à qui il refusa une invitation à boire un verre en leur compagnie. Là il avait besoin de calme. C'était obligatoire, il devait penser à ce qu'il venait de se passer et tenter d'y voir clair. Il partait dans 36h en compagnie de Camus, et n'avait pas envie de s'en faire un ennemi ou qu'il représente une énigme totale pour lui.
A suivre...
