L'avenir est le pire des ennemis...

Samedi 19 juin 2012


J'ai encore frôlé le profond sommeil... Ce n'est pas la même torpeur que les mortels cependant. Chez les vampires, ce type de repos peut-être fatal, car il nous déconnecte complètement du monde réel, nous plongeant dans le Néant. Grâce à cela nous pouvons somnoler pendant des siècles pour pouvoir nous réveiller aussi fraîchement que des roses venant d'éclore. Mais les seuls problèmes de cet état c'est que nous devenons trop vulnérable pour ceux qui nous traquent et que nous nous réveillons déboussolés, ne sachant pas à quelle époque nous nous trouvons. C'est la pire des situations, se réveiller dans un univers différents de celui que tu viens de quitter. Imaginez-vous vous endormir pour vous éveiller quelques centaines d'années plus tard. C'est déboussolant...

Je grognais et chiffonnais la feuille avant de la lancer dans un coin de ma chambre. Je trouvais mon écriture tellement désuète... Je n'avais pas l'art d'écrire cela dit alors à quoi bon coucher mes pensées sur papier? Peut-être pour ne pas oublier ce qui est important ou pour simplement décharger ma mémoire surchargée... Je secouais la tête et me levais de ma chaise avant de m'étirer. Encore quelques heures perdues à tenter d'écrire ce qui me passait dans le crâne... Je soupirais avant d'attraper ma veste et de la mettre, décidant d'aller me promener. Peut-être pourrais-je inviter Élisabeth cette fois... Bah! Pourquoi pas? Il vaudrait mieux s'ennuyer en bonne compagnie que de s'ennuyer tout seul. J'esquissais un sourire et sortis de chez moi pour me mettre en marche vers le loft d'Élisabeth. Je regardais autour de moi, personne dans les rues, vraiment étrange puisque New York débordais d'activité à cette heure de la journée... Je haussais les épaules et continuais ma route jusqu'à la demeure de ma douce amie, troublé de voir des militaires circuler dans la rue.

J'entrais dans l'édifice contenant le loft d'Élisabeth et cognais à sa porte avant d'attendre qu'elle vienne m'ouvrir. Je frappais de nouveau cinq minutes plus tard, n'obtenant aucune réponse, et patienta. Je fronçais les sourcils, inquiet. Pourquoi ne me répondait-elle pas? Elle devrait être là puisqu'elle est sortie de chez elle hier ce qui signifie qu'elle ne travaillais pas... Je tournais la poignée et serrais les dents en remarquant qu'elle n'était pas verrouillée. C'était extrêmement dangereux de laisser la porte ouverte dans cette ville, car vous ne saviez jamais qui pouvait entrer sans votre permission... J'étouffais un gémissement et entrais dans la demeure de Liz avant de me figer, un frisson glacé me parcourant de la tête aux pieds. Le loft était complètement sans-dessus-dessous!

Moi: Elisabeth?...
Élisabeth?...)

Je cherchais frénétiquement dans tout le loft avant de me rendre à l'évidence; elle n'étais pas là... Mais où avait-elle pu passer?! Elle ne travaillait pas aujourd'hui pourtant... Je soupirais avant de sortir, horriblement inquiet, et décidais d'aller voir dans les boutiques aux alentours. Avec un peu de chance elle y serait. Je sortis du bâtiment et stoppais net. La rue grouillait de gens aussi louches que l'homme de Central Park! Je les regardais avancer en grommelant, figé de stupeur, et ne remarquais pas que quelques uns avançaient vers moi. Je sortis de mon état de transe en les entendant grogner et sursautais en sentant l'odeur nauséabonde qu'ils dégageaient. Je grimaçais et me bouchais le nez avant de courir, renversant les zombies sur mon passage, fonçant droit devant moi. Je devais trouver Élisabeth et vite! Je regardais dans chaque ruelles, chaque rues perpendiculaires à la mienne et me rendit à l'évidence; je ne le retrouverais jamais à temps en restant au sol... Je soupirais avant d'escalader un immeuble et de me percher sur le toit, regardant les rues à mes pieds, les scrutant attentivement.

Étrangement il n'y avait que des zombies ici, je décidais donc de continuer ma route, sautant de toit en toit avant de m'arrêter. N'étais-ce pas des coups de feu qui parvenaient à mes oreilles? Je devais en avoir le cœur net... Je m'élançais vers la source du bruit et me stoppais en voyant les zombies poursuivre les citoyens avant d'être abattre par balle ou de sauter sur leur proie. Je retenais un haut le cœur en les voyant dévorer une pauvre jeune femme et me détournais, dégoûté. Reportant mon attention ailleurs, la base militaire entra dans mon champ de vision et je m'élançait vers elle sans réfléchir.

Le ciel était d'un rouge sanglant, comme si l'Apocalypse avait enfin sonnée, mais c'était impossible. Je repoussais ses réflexions à plus tard et sautais au milieu de ces imbéciles de zombies qui tentèrent de me mordre avant que leur crâne n'explose sur le goudron de la rue. Je grognais, dans un état second, et me ruais vers la base en alerte maximale. Elle était attaquée par les mort-vivants et de grands humanoïdes déformés par une quelconque maladie. Des molosses. Le nom me vint systématiquement à l'esprit sans que je ne le demande et j'observais longuement les créatures devant moi avant de remarquer les gens en bouse blanches qu'elles menaçaient.

Je serrais les dents et grognais pour attirer l'attention des monstres, je ne pouvais pas les laisser dévorer des êtres humains, innocents ou non. Le plus gros se tourna vers moi et se dressa sur ses pattes arrières avant de pousser un cri abominable, me blessant les oreilles, et s'élança vers moi, suivit des plus petit.

Une meute de molosse. Génial... J'avais attiré l'attention du chef on dirait. Les plus petit me sautèrent dessus, tentant de m'immobiliser, et je les envoyaient contre les bâtiments. Le gros poussa encore un autre hurlement et je serrais les dents, un mal de tête se pointant à l'horizon. Je grognais avant de sauter sur le dos du molosse, ne lui laissant aucun temps de réaction, et lui frappais la tête de toutes mes forces avec mes poings nus. Il poussa un râle de douleur et s'effondra en tremblant, me forçant à arrêter mes coups. Le molosse chef s'ébroua pour me faire tomber et je m'accrochais à sa tête, le faisant gémir de douleur.

Moi: Enough!
(Assez!)

Il s'arrêta, vaincu, et je pu enfin descendre de son dos. Je soupirais et me dirigeais vers les scientifiques, le grand molosse me suivant, docile. Les soldats et les gardes ne me remarquèrent même pas, trop occupés à empêcher les zombies de les dévorer. Je m'approchais des gens en chemise blanche et m'arrêtais à quelques pas d'eux, les scrutant avant de soupirer de déception. Élisabeth n'était pas avec eux... Mais où pouvait-elle bien être?! Je grognais et m'adressais aux scientifiques, impatient.

Moi: Where is she? Where is Elisabeth Miller?!
(Où est-elle? Où est Élisabeth Miller?!)

Ils ne répondirent pas, trop effrayés par les molosses qui me suivaient, et je soupirais avant d'entrer dans la base, bousculant les gens sur mon passage. Les militaires ne me remarquèrent même pas tellement le nombre de morts-vivants était grand ici, plus d'une centaine assurément. Je profitait d'un énième assaut de ces derniers pour m'engouffrer au centre de la base ennemie et me faufiler jusqu'à la porte du gigantesque bâtiment. Mes molosses se dispersèrent sans que je ne puisse dire quoi que ce soit, mais leur chef resta néanmoins près de moi, assurant mes arrières. Autour de moi résonnaient les cris de douleur des soldats se faisant dévorer par les infectés et râles affamés de ces derniers. Masquant mal mon dégoût, je pris la main que l'un des gardes morts avait perdu et l'approcha du scanner. J'entendis un son aiguë et bref retentir avant qu'une lumière verte ne clignote, me permettant d'entrer.

Une fois à l'intérieur je regardais autour de moi les murs d'un blanc sale et avançais lentement, sur mes gardes. Des éclats de voix parvinrent à mes oreilles et je m'arrêtais près de l'endroit concerné.

?: ...But we can't do this!
(...Mais nous ne pouvons pas faire ça!)

?: Of course we can do it! They're just monsters after all...
(Bien sûr que nous pouvons le faire! Ils ne sont que des monstres après tout...)

Je me figeais en entendant la première voix. Qu'est-ce qu'Élisabeth faisait là, dans cet édifice du Blackwatch? Je n'eus pas le temps de me poser d'autres questions puisque la porte s'ouvrit d'un coup et que le visage frustré d'Élisabeth apparut.

Élisabeth Miller: Well fuck you! I will not be involved in such disgusting things!... Murderer!
(Bien allez vous faire foutre! Je ne serai pas impliquée dans cette chose immonde!... Meurtrier!)

Je la suivit discrètement pendant que son collègue ruminait dans l'autre pièce et fermais la porte derrière moi en entrant avec Élisabeth. Celle-ci se retourna vivement en m'entendant entrer et écarquilla les yeux de surprise en me voyant.

Élisabeth Miller: D-Derek? But...?
(D-Dérek? Mais...?)

Je plaquais ma main sur sa bouche pour la faire taire et la regardait avec insistance avant de lui montrer la sortie puis moi avec ma main. Elle secoua vivement la tête en comprenant qu'elle voulait que je sorte d'ici avec elle puis soupira avant d'enlever ma main de sa bouche, chuchotant.

Élisabeth Miller: I can't Derek... They need me here to contain the Mercer Virus...
(Je ne peux pas Dérek... Ils ont besoin de moi ici pour contenir le Virus Mercer...)

Moi: Mercer Virus? What's this?
(Le Virus Mercer? C'est quoi?)

Elle soupira avant de s'asseoir à la table, m'invitant à faire de même. Je m'exécutais, intrigué et troublé à la fois. Voici ce que j'appris d'elle; il y a de cela quelques jours, un dénommé Alexander J. Mercer sabota le projet BlackLight développé par la firme scientifique GENTEK. Il aurait volé le seul exemplaire du virus pour le détruire. Mais un régiment secret de l'armée Américaine, nommé Blackwatch, en eu vent et traqua Mercer sans relâche. Lorsqu'ils trouvèrent celui-ci, ils le tuèrent, mais libérèrent sans le vouloir le virus lorsque la fiole le contenant se brisa. Il y a de cela quelques jours, des scientifiques furent tuer à la morgue pendant qu'ils inspectaient le corps d'Alexander. Selon les quelques vidéos qu'Élisabeth avaient eu le droit de voir, il semblerait que Mercer se soit réveillé et qu'il ait tué ces scientifiques avant de s'enfuir dans la nature. Depuis l'armée, les marines et les Blackwatch, le pourchassait sans relâche.

Sombre histoire que me présentait ma belle amie. Elle se tut avant de soupirer, lasse de tout ceci apparemment, et me regarda. Je l'observais à mon tour sans rien dire, les coups de feux lointains nous comblant le silence s'étant installé. Soudain mon amie se leva et je fis de même.

Élisabeth Miller: We need to get out and find Mercer... He's the key of the sickness who's ravaging New York...
(Il faut qu'on sorte d'ici et qu'on trouve Mercer... Il est la clé de cette maladie qui ravage New York...)

Moi: All right... I'll follow you out of here and watch your back!
(Très bien... Je te suis hors d'ici et surveilles tes arrières!)

Elle sourit doucement et nous quittâmes la pièce en silence, elle devant et moi derrière. Elle passa sa main dans le scanner et nous sortîmes du grand bâtiments pour affronter les horreurs qui se frottaient aux soldats à l'extérieur. Élisabeth hoqueta de surprise en voyant l'ampleur des dégâts du Virus Mercer, ne s'y attendant visiblement pas. Bien que je crois que le chef des molosses qui se mit à nous suivre ne la terrifiait un peu, elle n'en dit rien et continua sa route avant que quelques soldats Blackwatch ne lui barre la route.

Soldat 1: Get back to the base! Mercer's comming!
(Retournez à la base! Mercer arrive!)

Commandant Blackwatch: To all units; stay alert! Mercer's has been seen near Brooklyn Bridge!
(À toutes les unités; restez en alerte! Mercer a été aperçut près du Pont de Brooklyn!)

Soldat 2: God damn it! He's coming! Get in the base idiot!
(Merde! Il arrive! Allez dans la base imbéciles!)

Soldat 3: Hey, just calm down dude... Maybe he's not coming this way...
(Eh, calme toi mon gars... Peut-être qu'il ne vient même pas par ici...)

La réplique du deuxième soldat fur noyé par les cris outragés de mes molosses qui se battaient avec une forme vaguement humanoïde qui allait très vite. Soudain, les corps des molosses s'envolèrent avant de tomber près de nous, sans tête. Je me tournais vers le fautif et trouvais un homme cagoulé à la place. Ses yeux noisettes croisèrent les miens et je frissonnait en y voyant la haine s'y trouvant. J'entendis Élisabeth étouffer un gémissement et elle se pressa contre moi, murmurant.

Élisabeth Miller: Alex Mercer...

Je regardais ce dernier avec surprise. Lui, un scientifique? Non, impossible! On aurait plutôt dit un malfrat ou une autre de ces racailles auxquelles il ne vaut mieux pas se frotter pour éviter les ennuis. Je voulus l'approcher, mais les soldats nous poussèrent vers la base, paniqués. Je grognais et me dégageais brusquement sous les regard ahuris de ces derniers avant de m'approcher d'Alexander. Celui-ci esquissa un sourire et resta là, comme s'il s'attendait à ce que j'agisse ainsi. Maudits mortels et leur arrogance!

Je m'arrêtais à quelques pas de Mercer et le dévisageais avant de grogner. Son sourire s'agrandit et une chose étrange se produisit. Ses bras commencèrent à être entourés d'une brume rougeâtre avant de transformés ses doigts en longues griffes d'ivoire. Se bras se recouvrirent d'une matière noirâtre hérissée de pics et sûrement très résistante. Je grognais à nouveau et montrait les dents, sentant mes crocs pousser ainsi que mes pulsions prédatrices s'éveiller. Mercer pencha légèrement la tête sur le côté et me regarda comme l'on regarde une expérience intéressante. Il ricana avant de se ruer sur moi à une vitesse surnaturelle, me surprenant désagréablement.

Alex Mercer: Taste my Claws son of a bitch!
(Goûtes mes Griffes fils de pute!)

J'eus à peine le temps d'esquiver sa première attaque et serrait les dents pour ne pas crier ma douleur en sentant ses griffes érafler méchamment mon flanc gauche. Je grondais comme un animal avant de lui sauter à la gorge, le surprenant à mon tour avant de planter mes crocs dans sa gorge. J'aspirais difficilement une ou deux gorgées avant de repousser brusquement Mercer et de vomir, pris d'un haut le cœur abominable. Son sang était infecte! Une seule gorgée avait suffis à me faire rendre tripes et boyaux, mais ma morsure semblait lui être d'une douleur égale à mon mal, me contentant. Peut-être avais-je laissé quelques goûtes de mon venin en lui? Je n'eus pas le temps de me questionner davantage, car il s'élançant vers moi en criant, transformant son bras droit en lame avec la même brume étrange. Il avait tout de même gardé une main griffue alors je ne pouvais pas l'attaquer au corps-à-corps sans me blesser sérieusement. J'esquivais assez facilement les coups qu'il m'infligeait avec son bras-lame, ce qui le mettais de plus en plus en colère et ça se voyait.

Je grognais de douleur lorsqu'il frôla mon flanc gauche, apparemment la blessure ne s'était pas encore fermée, étrange... Je laissais ces pensées de côté et m'acharnais à esquiver ses coups, cherchant une faille dans son offensive. Lorsque je la trouva, je fondis sur son bras griffu, m'entaillant les mains sur les épines, et le lui déboîtait d'un mouvement sec. Mercer hurla et m'entailla violemment le flanc droit avec son bras-lame avant de sauter par-dessus les remparts, quittant mon champ de vision. Je criais de frustration et m'élançait à sa suite, le poursuivant. Je sentis les frissons familiers de la chasse m'envahir, je ne les avaient pas ressentis depuis très longtemps et la proie était de force égale à la mienne.

Je grognais et accélérait ma course, commençant à haleter à cause de la perte de sang et à cause du manque de sang frais dans mes veines. J'ignorais les cris des passants qui se faisaient dévorer et filais comme une flèche à la suite de Mercer. Je dus cependant arrêter ma couse au sol lorsqu'il escalada le mur d'un édifice en courant et je le suivis tant bien que mal, réprimant un gémissement à cause de mes blessures encore vives. Je grondais ma douleur et m'élançais à nouveau vers Alexander.

Celui-ci s'arrêta et se tourna vers moi, mais, surpris, je le heurtais de plein fouet, gémissant de douleur lorsque les épines de ses bras s'enfoncèrent dans ma chair. Je le renversais et roulais un peu plus loin avant de me relever difficilement, toujours sur mes gardes. Il se redressa à son tour et grimaça avant de me regarder avec colère. Pourquoi toute cette haine? Je ne comprenais même pas pourquoi je m'évertuais à me battre contre ce fou. Peut-être à cause d'Élisabeth... Il interrompit soudainement mes pensée en s'adressant à moi d'une voix grave et haineuse.

Alex Mercer: Why are you working with them? Why are you working with this shit named Blackwatch? They're monsters!
(Pourquoi travailles-tu avec eux? Pourquoi travailles-tu avec cette merde nommée Blackwatch? Ce sont des montres!)

Moi: Between you and them there's not much difference... But you killed so many people, because of your anger against them... You are the monster!
(Entre toi et eux il n'y a pas une grande différence... Mais tu as tué tellement d'innocent à cause de ta haine envers eux... C'est toi le monstre!)

Il laissa échapper un rire avant d'esquisser un sourire affreux. Il ne devait pas sourire bien souvent. Il me regarda avec suffisance avant de ricaner.

Alex Mercer: Then we are the same... We two are monsters. Isn't it, vampire? You killed much people than me!
(Alors nous sommes pareil... Nous sommes tous les deux des monstres. Pas vrai, vampire? Tu as tué plus d'innocent que moi!)

Moi: I'm not like you! I killed them because I needed to! I'm...
(Je ne suis pas comme toi! Je les ais tués parce que j'en avais besoin! Je...)

Alex Mercer: That's the same, idiot! I need to kill them to recover my memory and make them pay what they've done to me!
(C'est la même chose, idiot! J'ai besoin de les tuer pour retrouver ma mémoire et pour les faire payer pour ce qu'ils m'ont fait!)

Non, mais rêvais-je? Je ne suis pas comme cet enfoiré! Jamais je ne le serais et je comptais bien lui prouver. Je grondais en m'élançant vers lui, oubliant ma douleur, et lui sautait à la gorge, me rappelant l'horrible goût de son sang. Il grogna à son tour et transforma ses bras à nouveau, retrouvant ses griffes avec la même fumée rougeâtre. Je voulus l'empoigner par le bras, mais il fut plus rapide que moi et m'empoigna à la gorge avant de me jeter contre un mur.

Je gémis douloureusement et me redressai avec difficulté. Même un vampire peut être étourdis après avoir eu sa tête fracassée sur un mur... Je serrais les dents et me massais la tête en grimaçant avant de me retourner vers Mercer qui me souriant étrangement.

Alex Mercer: I thought that vampires were more resistant than that...
(Je croyais que les vampires étaient plus résistants que ça...)

Moi: They are Virus shit... I'm just a bit stunned...
(Ils le sont, Virus de merde... Je suis juste un peu étourdis...)

Alex Mercer: Than we'll see if you could resist to this, bitch!
(Alors on va voir si tu peux résister à ça, salope!)

Il me prit à la gorge et me souleva de terre avec son bras normal avant de serrer, me faisant suffoquer. Mercer esquissa un sourire mauvais et recula son bras transformé, comme s'il allait me donner un nouveau coup.

Alex Mercer: Hopefully you'll survive to this, vampire...
(Avec un peu de chance tu survivras à ça, vampire...)

Moi: What the...?
(Qu'est-ce que...?)

Il ne me laissa pas le temps de finir ma phrase et m'enfonça violemment ses griffes dans le corps. Je hoqueta de surprise avant de râler de douleur, suffoquant. Mercer ricana avant de me relâcher et je m'écroulais à terre, m'empêchant de hurler. Je ne le remarquais même pas partir et me levais avec difficulté. Bon sang, c'était pire que ma transformation en vampire! Que m'avait-il fait? Je me traînais difficilement jusqu'à la base et fut aperçut par les trois gardes qui voulaient nous pousser dans la base, Élisabeth et moi, avant de m'écrouler au sol, haletant.

Soldat 1: Holy shit! Look at his wounds!
(Putain de merde! Regardez ses blessures!)

Soldat 2: We need to get him inside to heal his wounds or he won't pass the night...
(Il faut l'emmener à l'intérieur pour le soigner ou il ne passera pas la nuit...)

Soldat3: What are you waiting for, idiots?! Get him inside the base!
(Qu'est-ce que vous attendez, idiots?! Emmenez-le dans la base!)

Soldat 1: But... Mercer's...
(Mais... Mercer est...)

Soldats 2 et 3: Shut up Smith!
(La ferme Smith!)

Le dénommé Smith grommela avant d'aider de s'approcher de moi avec les autres. Ceux-ci m'empoignèrent sous les bras et me prirent les pieds avant de me soulever. Je poussais un cri de douleur lorsqu'ils me soulevèrent et Smith poussa un juron avant de mener les autres jusqu'à la base, repoussant les infectés restants qui voulaient nous attaquer. Ils entrèrent dans la base et me posèrent sur le lit d'une infirmerie improvisée. Les quelques docteurs disponibles n'étaient autres que les scientifiques de la base et je grimaçait lorsqu'on m'enlevait mes vêtements, la respiration difficile.

Les trois soldats hoquetèrent de stupeur en voyant la gravité de mes blessures, mais je m'en moquais. Je tremblais de faiblesse et vu le visage du scientifique disparaître de mon champ de vision avant de sombrer. Je ressentit un éclat de douleur vif dans la poitrine, puis je sombrais dans les Ténèbres chaudes et accueillantes qui m'attendaient...

Jours après l'infection; 3