Voici le chapitre 1 :)

J'espère qu'il va vous plaire, même si pour l'instant l'histoire et surtout centrée sur Hermione et Ginny. Mais ne vous inquiètez pas, les BG vont finir par arriver. Sinon je suis désolé mais je ne posterais sans doute pas la suite avant trois semaines puisque je pars m'enterrer dans les Pyrénnées.

Bonne lecture à tous.

Tagada


Chapitre I

Assise dans son lit, au chaud sous sa couette, Ginny observait cette chambre. Celle où elle vivait depuis plus de deux semaines et qu'elle n'était pas prête de quitter. Elle regardait cette pièce, impeccablement rangée. Sur l'étagère, les quelques livres étaient triés par ordre alphabétique. Le bureau était dégagé, mis à part une vieille trousse violine. Le divan qui lui servait de lit était recouvert d'une couverture parme et la rouquine avait posé sa tête sur un oreiller gris perle. Ses yeux se posèrent sur le fauteuil lilas situé dans le coin de la pièce en dernier. La Gazette du Sorcier était posée dessus encore ouverte et un peu froissée. C'était la seule marque de désordre dans la pièce. En première du journal, on pouvait lire un article dont la jeune fille n'avait lu que le titre : "Les nés moldus et les dangers qu'ils représentent". Les semaines précédentes et les événements qui l'avaient conduite dans cette pièce lui revinrent en mémoire.

La jeune fille commença par revoir l'un après l'autre toutes les étapes de cet horrible été. Elle vit une nouvelle fois Voldemort à la place de Dumbledore, lors du banquet de fin d'année à Poudlard. Puis, elle aperçut à nouveau le cadavre de l'ancien directeur, allongé par terre, les bras en croix, les grands yeux bleus vides. La griffondore relut ensuite un à un les articles de journaux qui racontait l'ascension de Voldemort, la chasse au moldus, les meurtres des opposants, l'extermination des "sang-de-bourbes". Lorsqu'elle se souvint de la décision de sa mère, une larme perlait au bord de ses yeux. Elle réentendit son adieu à Harry. La goutte salée coula sur sa joue. Pour terminer, la Weasley se souvint de leur dernier baiser. Un baiser doux et amer, dans le jardin juste avant qu'elle ne s'envole vers la France avec Remus. À ce stade, Ginny ne voyait plus aucun intérêt à retenir ses pleurs. Elle se mit à sangloter silencieusement sous sa couette. Ses joues étaient toutes rouges et son oreiller trempé. Mais qu'importe, personne ne saurait jamais rien de cet instant de désespoir. De cette faiblesse qui l'avait envahi. Elle qui pleurait si rarement.

Toc, toc. Elle fut interrompue par un hibou qui tapait contre sa vitre. Sans doute la lettre promise par Hermione. Séchant ses larmes, la rouquine se ressaisit et se dirigea vers la fenêtre. L'oiseau cendré s'engouffra dans sa chambre. Elle détacha le parchemin attaché à sa patte, les mains tremblantes. L'animal but une gorgée dans la soucoupe qu'elle lui tendit et s'en fut. Une fois seule, Ginny ouvrit l'immense lettre que lui envoyait son amie.

13/12/2013

Ma Ginny, voici la lettre que je t'avais promise.

Tout d'abord, je veux t'assurer que même si plein de choses vont de travers ces temps-ci, tu ne dois surtout pas t'inquiéter. Nous allons sortir la communauté des sorciers de cette tempête. Comme je te l'ai dit, il n'y a pas eu de mort du côté de l'ordre. Par contre, l'élimination des nés-moldus a énormément progressé. Nous sommes désormais ce que l'on appelle "une espèce en voie de disparition". Le problème c'est que très peu de gens osent s'opposer à cela. Beaucoup s'indignent silencieusement, mais ils n'en parlent pas. Sans doute la peur de se confier à quelqu'un qui n'est pas digne de confiance. Et je suppose qu'ils ont raison, car aujourd'hui, les espions sont partout. Pas plus tard qu'hier, nous avons appris que la famille Patil s'était ralliée à Voldemort. De toute façon, depuis l'épisode "Rogue", le doute s'est installé même au sein de l'ordre, je suis sûre que c'est ce qu'il veut. Lui, ce monstre qui menace les familles à travers leurs enfants et les enfants à travers leur famille. C'est lui qui nous a conduits vers cette tempête. Lord Voldemort. Ma petite Ginny, je vais te dire un secret. S'il te plaît, ne le répète pas : ce n'est pas pour moi que j'ai peur c'est pour Ron et Harry. Et pour toi. Et pour Sirius. Et pour tant d'autres personnes qui comptent à mes yeux. Pourquoi me suis-je attaché à tant de gens ? Pourquoi ai-je fait ce que Voldemort veut que nous fassions, nous les imbéciles qui connaissent l'amour ? Pourquoi, Ginny ? Dis-moi, pourquoi ?

De son côté, l'Ordre du Phénix tente de trouver le plus de solutions possibles à une infinité de problèmes. Pour l'instant, nous avons réussi à reprendre Poudlard et nous essayons de convaincre le plus grand nombre de personnes de nous rejoindre là-bas en faisant semblant d'y amener leurs enfants. Mais j'ai peur que cette victoire soit de courte durée. De son côté, il a rallié les géants à sa cause, ainsi que quelques ministres étrangers. À ce rythme-là, il va provoquer une guerre mondiale. Comme celle qui a opposé les moldus les uns aux autres, il y a soixante-dix ans. Harry a décidé de l'arrêter, il se bat comme personne n'ose le faire. Cependant, Voldemort le cherche partout. Depuis qu'il lui a échappé en juin, le seigneur des ténèbres est furieux et il ne s'arrêtera que lorsqu'il aura gagné la partie.

Je t'embrasse de ma part, de celle de Ron et de celle d'Harry.

Hermione

P-S : J'ai réussi à convaincre mes parents d'aller en Australie, si tu croises Lupin, merci de l'en informer.

Au fur et à mesure qu'elle avançait dans sa lecture, Ginny abîma la feuille. En lisant les mauvaises nouvelles, elle se crispait et resserrer l'emprise de ses doigts sur la feuille. Lorsqu'elle en lisait des faits rassurants, elle soupirait doucement et détendait légèrement ses mains. Elle essaya de ne pas pleurer, songeant à sa meilleure amie qui vivait toutes ses choses horribles. Quand elle eut fini, elle sourit, sortit de l'encre et du papier et commença à écrire.