Titre : Le pacte
Disclaimer : Ils ne m'appartiennent pas ... dommage ...
Rating :M / NC 17
Paring: Harry/Draco
Note : Cette histoire est un slash , donc il s'agit d'une relation entre hommes, si vous n'aimez pas, ben partez
Résumé : La guerre est finie depuis des années. Mais pas pour mon maître qui continue de mener sa bataille dans l'ombre… mon ombre. Je suis à son service, son dévoué. Je suis un être de ténèbres qui cherche un peu de lumière. Pourra-t-il me l'apporter ? Pourrais-je l'aider à la trouver ? J'ose, j'espère, je crois en Lui. Je suis Draco Malfoy et j'aime mon Maître.
Ruelle du passé
Je marche dans les rues de Londres. Il pleut. Et il est trois heures du matin. Il n'y a personne dehors. Je suis seul sous cette eau diluvienne. La tête baissée, je ne regarde pas où je vais. Je me laisse simplement porter par mes pas. Et puis je relève mon visage au bout d'un moment. Et voilà, je finis toujours là. Devant moi, cette ruelle sordide, côté moldu. Une rue étroite, longue, comme un chemin interminable. Les poubelles, les clochards et les âmes perdues se retrouvent ici. Alors j'avance, je prends ce chemin. Les battements de mon cœur s'accélèrent. Je revois devant moi les images de mon passé. Des flashs aveuglants qui me vrillent les tympans.
Je continue d'avancer, lentement. Je retrouve les détails de la rue. Rien n'a changé en tant d'années. Sauf les gens qui s'y trouvent… et encore. Mes doigts frôlent les pierres froides et rugueuses. Et je ne peux en supporter plus. Ma main retrouve la poche de ma veste en un éclair. Pourquoi il faut toujours que je revienne ici ? Pourquoi c'est plus fort que moi ? Je ne peux résister à cet appel. Et je termine ma course toujours au même endroit.
Je m'immobilise et regarde mes pieds. Est-ce que je me retourne ? Mais je n'ai même pas le temps de répondre que j'ai déjà fait un quart de tour sur ma droite. Face au mur. Je sais que c'est toujours là. Cette marque que j'ai laissée il y a des années. Sans oser encore la contempler, je pose ma main dessus. La pierre y est différente des autres. A peine plus chaude. Mes doigts se resserrent entre eux pour finir en un poing. Et je frappe. Violemment, comme un fou. Je frappe encore et encore jusqu'à ce que mon regard arrive enfin à croiser cette marque.
La pierre est plus noire, comme brûlée. Dessus, ce dessin. Invisible aux yeux de tous car magique. Moi seul peux le voir. Et Lui aussi. Mais il ne vient jamais ici. Je crois même qu'il a oublié cet endroit. Moi je n'y arrive pas. Et je crois que je ne veux pas non plus. La ruelle de notre rencontre. La ruelle où nous nous sommes liés. Notre pacte.
Epuisé de ressasser tous ces souvenirs, je m'assois par terre, dos contre le mur. La marque est juste au dessus de ma tête. Et voilà que ce foutu serpent m'a reconnu et viens me voir maintenant. Il se love dans mon cou, ses crocs me chatouillant la jugulaire. Et je ne sais pas trop comment, mais je me retrouve à tourner la bague entre mes doigts. Je ne sais pas quand je l'ai prise, ni pourquoi mais je sais que je ne peux détourner mon regard de ses rubis. Hypnotisé. Le serpent dans mon cou s'agite, reconnaissant sa sœur. Et les deux yeux rouges sur l'argent se mettent à luire en me fixant.
- Je sais, je souffle en secouant la tête.
OoO
Nous sommes en plein milieu de la capitale. Il ne reste que dix jours avant les fêtes de Noël. Et Weasley a insisté pour que mon Maître l'aide à trouver un cadeau pour sa femme, Hermione. Alors il a accepté. J'ai bien essayé de l'en dissuader, prétextant tout et n'importe quoi. Le froid, les gens, les journalistes, le rhume, le bruit… en vain. Alors j'ai cédé, mais à une seule condition. Y être et de manière rapprochée. Hors de question de me trouver à une centaine de mètres de lui dans ces conditions. J'ai bien trop peur pour lui…
- Il est obligé de te coller ? Lance Weasley à mon Maître.
- Oui Ron, sourit le brun devant moi. Je sais que tu ne comprends toujours pas pourquoi il est à mon service, mais c'est ainsi.
- Et il peut pas faire comme d'hab ? Rester plus loin ?
- Pas aujourd'hui monsieur. Mon Maître risque trop de dangers en cet endroit.
- Et moi je peux pas le protéger peut-être ? Riposte le rouquin.
- Si vous voulez parler du sort d'Aguamenti de la dernière fois… non.
- Suffit Draco. Je sais encore me défendre.
- Désolé Maître.
Et nous voilà partis pour des heures de shopping. Quoi choisir à Hermione ? Finalement, après des heures de discussions, de boutiques et de comparaisons, Weasley réussi à trouver son cadeau. Je pensais que nous partirions aussitôt après, mais j'aurais dû me douter que c'était trop beau. Weasley traine maintenant mon Maître à l'extérieur du centre-ville. Il veut aller boire un café – il est devenu accro à cette boisson depuis qu'Hermione lui a fait découvrir – dans un nouveau bar. Apparemment, les pâtisseries servies y sont délicieuses également. Je vois bien que mon Maître est fatigué, que rentrer à la maison serait la meilleure idée, mais il n'arrive pas à refuser la proposition de Weasley et le suit.
Lorsque nous arrivons enfin devant le bar, je… je retiens un cri. Je dois l'éloigner. Je dois l'éloigner de cet endroit. Je dois l'emmener ailleurs. Partout sauf là. Je tends une main en sa direction, m'apprêtant à disparaître avec Lui. Mais c'est alors qu'il se tourne vers moi et me sourit. Ce petit étirement de lèvres stoppe mon geste. C'est trop tard. Il a vu où nous sommes. Car juste en face de ce bar, se trouve la ruelle de notre rencontre. Je baisse la tête. Et c'est sa main qui se pose sur mon épaule. Et nous transplanons.
Mais quel idiot ! Double idiot ! Alors que je m'insulte mentalement, je porte le corps inerte de mon Maître dans la maison. Un, il se retrouve devant cette ruelle, remplie d'affreux souvenirs, et deux, il utilise sa magie pour nous faire transplaner. Crétin ! Crétin ! Crétin !
Je monte les escaliers, jusqu'à sa chambre. Je le dépose sur le lit et le recouvre d'une chaude couverture. Puis je me rends dans sa salle de bain et commence à faire couler un bon bain chaud. Dedans, je verse différentes potions qui l'aideront à retrouver un peu d'énergie et de contrôle sur sa magie. Lorsque je retourne dans sa chambre, il a les yeux ouverts. Son regard se pose sur moi, rempli d'une multitude de sentiments.
- Maître, je vous ai préparé un bain.
- Merci.
Puis il détourne le visage, comme gêné.
- Je vais avoir besoin de toi… cette fois, marmonne-t-il.
J'écarquille les yeux. Pardon ! Ce qui veut dire ? Oh non ! Pas ça. Non, non, non, non, non, non. Il ne veut quand même pas que je… je dois rêver. Mais sa main qui se tend vers moi m'indique que je ne rêve pas. Je la saisis pour l'aider à s'asseoir, puis le prend dans mes bras. C'est la première fois que je l'ai contre moi alors qu'il est réveillé, conscient de tout. Je sens ses bras qui tentent désespérément de se raccrocher à mon cou afin d'être moins lourd. Mais qu'il se laisse aller, il est si léger.
Arrivés dans la salle de bain, je le pose au sol. Immédiatement, ses mains se raccrochent à moi pour ne pas tomber. Il est vraiment faible. Je vais devoir tout faire.
- Maître ? Je…
- Vas-y, souffle-t-il, les joues rosies.
Alors je l'assois sur une chaise et commence à le déshabiller. Combien de fois ai-je rêvé cet instant ? Je ne les compte plus.
Je commence par lui retirer ses chaussures, des derbies en cuir. S'il y a bien une chose que notre pacte lui a apporté c'est mon goût pour les habits de qualité… enfin, je crois. J'enchaîne avec ses chaussettes noires. Ensuite, je m'attaque à son pull blanc en coton et soie, puis à son t-shirt gris clair. Le voilà torse-nu devant moi. Respire… Son torse est finement musclé, juste comme j'aime. Et cette ligne de poil noir qui part de son nombril pour descendre vers… son boxer. C'est trop ! Je détourne mon regard, gêné. J'ai les joues en feu. A tâtons, je défais la ceinture de son pantalon, puis les trois boutons. Il soulève légèrement les fesses et je fais glisser cet avant-dernier vêtement. Il ne lui reste plus que son boxer et… Et merde !
Mon regard vient de se poser sur une lueur orangée dehors. Je viens de foutre le feu à un arbre. L'idiot. Je secoue rapidement la tête et les flammes disparaissent comme elles sont apparues. Par magie. Il faut que je me contrôle sinon c'est la maison que je vais brûler la prochaine fois. Bon, revenons à… ce boxer. En prenant une grande inspiration j'enlève le dernier morceau de tissu.
Il est beau. C'est tout ce que j'ai à dire. Derrière lui, j'éteins l'eau. Elle est bien chaude et la couleur parme m'indique que les potions sont prêtes à faire effet.
- Maître…
Je me tourne vers lui et le regarde en face. Mais son visage est baissé et je ne vois que quelques mèches noires qui me cachent ses yeux. C'est alors qu'il relève brusquement la tête et plonge son regard vert dans le mien. Et il sourit. Un vrai sourire. Qui se transforme rapidement en éclat de rire.
- C'est la première fois que tu vois un homme nu Draco ?
- Je… je… non Maître, je bégaye.
- On dirait. Aller, aide-moi à rentrer dans l'eau, j'ai froid.
Tout en le soutenant, je l'accompagne jusqu'à la baignoire où il plonge dans l'eau en soupirant de bien-être.
- Tu peux me laisser Draco.
J'avoue que je ne lui demande pas de me répéter la chose deux fois. En un éclair je quitte la salle de bain, me maudissant au passage.
Une fois dans ma chambre, je me jette sur mon lit. J'ai envie de pleurer, de rire… de tuer. Je ne sais pas. Je mords mon coussin tout en secouant la tête. Je suis pathétique. C'est la première fois qu'il me demande un tel service. En tant normal je fais le ménage, les repas, le protège et le venge. J'obéis à ses ordres. Mais jamais ces derniers furent si… excitants. C'est alors que je remarque que mon sexe n'est pas en reste. Rah ! Faites qu'il n'ait rien vu. Je ne m'en remettrais pas. Enfermé dans ma chambre, je continue à me maudire, à m'insulter. Jusqu'à ce que vienne la colère.
- Eh merde ! Putain !
Je me tourne vers mon miroir, pose mes mains sur mes hanches et prends une mine boudeuse.
- Dites Maître, vous n'auriez pas quelqu'un à tuer ce soir ? Oh, n'importe qui. Un fou, un violeur, un assassin, n'importe qui ! Dis-je en délirant. Je sais pas moi. Vous n'auriez pas une petite idée de vilaine personne qui ne mérite pas de vivre ? Je prendrais tout. Je vous assure Maître… il faut que je tue ! Je m'écrie.
- Encore ? Dit une voix grave dans mon dos.
Je me retourne brusquement, surpris. Je ne l'ai pas entendu arriver et n'ai pas vu le temps passer. Je jette un coup d'œil à la pendule qui m'indique qu'il est presque vingt heures.
- Désolé Maître, je n'ai pas préparé le dîner.
- Oh, dit-il en refermant le dernier bouton de sa chemise.
- Que désirez-vous pour ce soir ?
- La tête d'un traître.
Aussitôt, je me mets à sourire de toutes mes dents. Bon appétit cher démon.
OoO
Je passe une dernière fois ma langue sur mes lèvres, léchant le sang qui s'y trouve. Je me suis bien amusé avec cet ancien espion de Voldemort qui était passé au travers des mailles de la justice. Mais pas de celles de mon Maître. Toute trace de ma tuerie a fini de disparaître, je rentre à la maison.
OoO
Nous avons changé d'année. Une de plus qui se termine à son service. La bague est toujours dans ma poche. Oserais-je un jour ? Acceptera-t-il ? Il faudrait déjà que les choses changent d'avantage. Quelqu'un sonne à la porte. J'ouvre et salue notre invitée.
- Bonjour Miss…
- Hermione, me coupe-t-elle.
- Hermione. Je prends votre manteau.
- Merci Draco.
- Si vous voulez bien attendre dans le salon, je vais prévenir mon Maître.
- Merci.
Je frappe à la porte du bureau où il est en train de travailler. Je le préviens de la visite d'Hermione. Rien qu'à l'énonciation de son prénom, je vois son visage s'illuminer. Si seulement je pouvais avoir le même effet sur lui.
- Mione. Comment vas-tu ?
- Bien Harry. Je venais prendre de tes nouvelles. Tu n'étais pas là pour les fêtes.
- Voyage. Draco, enchaîne-t-il en se tournant vers moi, deux thés s'il te plait.
Je descends au sous-sol et prépare une collation. Lorsque je remonte, ils sont en grande conversation sur le cadeau qu'à offert Weasley à Hermione. Je le savais que c'était ridicule. Mais on ne change pas un Weasley. Malheureusement… Ou heureusement ? Je sais pas.
Hermione reste presque deux heures à parler avec Lui. Au moment de partir, alors que je suis en train de lui donner son manteau, elle ancre ses iris dans les miens. Elle plisse des yeux, se mordille les lèvres. Pas bon. Elle a un truc en tête et ce n'est pas bon quand elle fait cette tête là.
- L'autre jour Ron m'a emmené dans un bar dans Londres. Il est nouveau. Tu dois le connaître, c'est là que Ron vous a emmené avant Noël et où vous avez subitement disparu.
- Moui, je grogne.
- La première fois, je n'avais pas remarqué un détail à ce bar. Mais il y a deux jours, j'ai remarqué qu'il y avait une longue ruelle juste en face. Elle était sombre et pas très accueillante. Mais je n'ai pas pu résister à l'envie d'y jeter un œil. Et ce qui est étrange, c'est que j'ai senti une magie qui est très particulière. Une magie que je ne rencontre qu'à un seul autre endroit. Ici. Ta magie Draco.
Quand je disais à Poudlard que son surnom lui allait si bien : Miss-je-sais-tout… ou presque dans mon cas. Il va falloir que je Lui en parle.
A suivre...
Alors cette suite ?
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