Un énorme merci pour vos abonnements et vos reviews ! C'est toujours avec plaisir que je les lis et que je m'en nourris pour la suite de cette aventure ! J'espère que ce chapitre vous plaira tout autant, bonne lecture !

« What we find in a soulmate is not something wild to tame but somethig wild to run with. »

Robert Brault


Le bruit assourdissant de la benne à ordure se refermant derrière elle la fit sursauter. Elle la maudit quelques instants avant de retourner sa haine contre la tarte qui y gisait, pleine de grumeaux bien, qu'on ne puisse pas s'en apercevoir, trop bien dissimulé sous la couche supérieure carbonisée. En glissant sa clef dans la serrure de la maison, elle était passée à sa voisine de bloc de cuisine, Michelle, elle répéta son nom en l'imitant, dont le seul objectif était de se moquer sans vergogne des personnes qui avaient réellement besoin de ce cours. Elle n'attendait même pas les explications, virevoltant dans la pièce, farine, sucre, levure, tout en servant un sourire hypocrite à ses camarades . La goutte qui fit dépasser le vase fut lorsque Felicity la surprit mélanger les ingrédients sans même les peser en sifflotant, quel genre de personne pouvait faire ça et sortir une superbe tarte à la courge s'agaça la jeune femme. Si elle n'était pas si exécrable, Felicity aurait pu la confondre avec Blanche-Neige. Lorsque la porte se referma derrière elle et qu'elle déposa son sac et son manteau à l'entrée, elle atteignit la dernière cible. Son professeur. N'était-ce pas son fichu job ? De s'assurer que ses élèves réussissent leur tarte ? Mais non, trop occupé à parler cuisson d'entrecôte avec Michelle pour se rendre compte que la fécule de maïs et la farine était dangereusement proche dans le placard. Si on la mettait en échec dès départ, forcément elle ne s'en sortirait pas.

Arrivant dans le salon, elle alluma d'un coup d'index la lumière. Elle qui se pensait seule manqua de peu de s'évanouir lorsqu'elle aperçut devant elle, deux silhouettes. Elle émit un petit cri qu'elle s'empressa d'emprisonner en se couvrant la bouche.

-Je peux savoir ce que.. Elle n'eut pas temps de terminer sa phrase que déjà les regards réprobateurs d'Oliver et Marguerite se posèrent sur elle tandis qu'ils parlèrent d'une seule voix.

- La lumière ! Ils désignaient tout deux l'intercepteur en agitant leurs mains la pressant d'obéir ce qu'elle fit aussi vite qu'elle put.

Le spectacle devant elle était presque comique, Ils étaient tout deux postés devant la fenêtre de leurs salon. Les rideaux repoussés suffisamment pour qu'ils puissent observer le monde extérieur mais pas assez pour être vu. Ils semblaient être là depuis quelques temps déjà au vue des papiers de caramels qu'ils avaient semés autour d'eux, Marguerite en sortait d'ailleurs un nouveau, en tendant un premier à Oliver qui s'empressa de le fourrer dans sa bouche en marmonnant un merci à peine audible, elle se tourna vers Felicity et lui en lançant un à elle aussi puis elle ouvrit le sien sans piper mot. Oliver tendit son bras vers elle et elle s'avança, dès qu'elle fut assez proche, il l'attrapa par la taille et l'installa sur ses genoux, profitant au passage pour l'embrasser. Elle se laissa entrainer, après la journée qu'elle venait de passer, peu importe ce qu'il se passait dans son salon actuellement, elle avait besoin de se retrouver auprès de cet homme qui était devenu sa source de réconfort principale. Elle s'autorisa quelques secondes dans la quiétude, sa tête posée contre le torse d'Oliver, son regard suivit ceux de ses compagnons et alors qu'elle ne voyait rien qui puisse attirer une quelconque attention, elle se décida à rompre le silence.

- Est-ce que l'un de vous deux veut bien m'expliquer ce qu'il se passe maintenant ? Demanda-t-elle en chuchotant. Et pourquoi je chuchote moi ? Avant qu'Oliver ne puisse tenter de s'expliquer, Marguerite avait déjà pris les commandes.

- Ecoute moi bien ma petite, c'est le voisin ! Felicity fronça des sourcils. J'ai eut le temps de le surveiller et il m'a toujours paru louche, tu sais, le genre de voisin qui ne dit pas bonjour, pas même un sourire, et puis les pauvres gamins des Marshall qui ne revoient jamais leurs balles si elles ont le malheur de tomber sur son jardin, qui fait-ça bon sang ? Oliver acquiesça promptement, visiblement outré, Felicity n'était pas vraiment certaine de comprendre où ils voulaient en venir mais estima préférable de ne pas interrompre la vieille dame. Et puis il a ces femmes, c'est pire qu'un moulin la dedans, elles entrent, elles sortent, parfois même en même temps.

- Oh, Marguerite, je pense avoir une explication à ça qu'il est mieux de ne pas énoncer… s'aventura Felicity. Marguerite lui donna un petit coup de coude

- Oui, on en a parlé ! s'enquit Oliver en se grattant la tête le malaise se lisant sur ses traits . C'est surtout ce que nous avons entendu il y a quelques minutes qui nous a inquiété. Marguerite opina. Je revenais de ma course et alors que je m'apprêtais à rentrer, nous avons entendu un hurlement à en faire s'hérisser les poils de la nuque, et puis un bruit sourd.

- Oui, alors là aussi j'ai une explication qui peut être mise en lien avec celle de toute à l'heure… Oliver lui servit un regard noir et elle ne put s'empêcher de rire. Pardon, pardon. Continuez, je vous prie.

- En entendant tout ce raffut qu'est-ce qu'il fait votre cher et tendre, et bien il se précipite vers la maison et s'empressa de sonner. C'est qu'il a fallu être insistant pour qu'il arrive enfin, le voilà qu'il nous ouvre, le souffle court, les cheveux ébouriffé et un doigts en sang. Oliver lui a alors demandé si tout allait bien ayant entendu un cri provenant de chez lui et vous savez ce qu'il nous répond ? Qu'il venait de se couper, et qu'on ferait mieux de s'occuper de nos affaires plutôt que de se mêler de la sienne. Le malotru !

- C'est en effet un bien malhonnête personnage mais je ne vois pas en quoi ça explique vos présences devant cette fenêtre pour le surveiller…

- Le son que l'on a entendu, nous semblait être celui d'une femme…

- Il aurait agressée une femme chez lui ? Oliver haussa les épaules, tandis que Marguerite acquiesçait.

- Et donc, on attend quoi au juste ? Qu'il se mette à découper un corps dans un sac poubelle ?

- Un peu mon neveu ! Marguerite se leva promptement avant de se diriger vers la salle de bain. Bon, il est temps que j'aille au petit coin, c'est bien joli mais j'ai une vessie qui fait bien mon âge. Gardez un œil sur lui surtout !

Felicity et Oliver se retrouvèrent seuls regardant en direction du voisin, ils ne pouvaient rien voir bien sûr, les rideaux avaient été refermés et ils n'apercevaient qu'une ombre passer de temps à autre. La jeune femme tourna son visage vers Oliver et prit parole.

- Oliver, est-ce que tu ne penses pas que tu vois quelque chose que tu voudrais voir ? Enfin non pas que tu veuilles voir un tueur de femmes mais j'entends par là que c'est une façon de vouloir rentrer et reprendre ton masque et ton arc. Tu comprends ce que je veux dire ? Oliver ne répondit pas tout de suite, il pressa la main de Felicity dans la sienne cherchant les mots qui exprimeraient le mieux la situation.

- Quelques fois Starling me manque, et je sais qu'un jour, je ne sais pas quand mais un jour, il nous faudra rentrer, il chercha dans les yeux de Felicity un signe d'accord, elle hocha la tête. J'ai envie de reprendre mon rôle de vigilent mais pas tout de suite, dans le futur. Là ça ne concerne pas arrow, c'est un pressentiment, une sensation viscérale que quelque chose ne tourne pas rond, j'en suis convaincu. Felicity leva délicatement l'une de ses mains et caressa le visage du jeune homme qui se détendit aussitôt.

- D'accord. Elle l'embrassa et il fut tellement reconnaissant de l'avoir dans sa vie, tout autant que les chamboulements qu'elle avait crée sur son sillage. Il la serra contre elle, déposant des baisers sur ses épaules, puis sur son cou, mordillant sa peau, puis il se mit à sourire.

- Et puis, je t'ai cru moi, quand tu m'as annoncé que le chat des Potter complotait ton assassinat. Felicity s'offusqua.

- Hey ! Tu sais tout comme moi que ce chat était maléfique ! Il me suivait et me regardait avec une profonde haine.

- Tu es toujours là…

- Evidemment, parce que nous avons parlé comme les créatures civilisés que nous sommes. Et puis il a été assez malin pour peser les pours et les contres de mon offre et l'accepter.

- Rappelle moi encore une fois ce que vous avez convenu ?

- Une boitedethonparsemaine. Murmura-t-elle dans sa barbe.

- Pardon ? Oliver ne cachait plus ses rires.

- Une boîte de thon par semaine contre ma vie. Répéta-t-elle en relevant le menton, elle avait été fine négociatrice et elle pouvait en être fière.

- C'est peu cher payé, vous avez le sens des affaires Felicity Smoak. Ils rirent ensemble, lorsque Marguerite réapparut, elle s'inquiéta de l'absence d'un élément capital.

- Mon chou commença-t-elle en regardant Felicity. Ou est votre belle tarte ?

- Oh Marguerite, un terrible drame nous prive de sa présence. Oliver étouffa un rire moqueur.

- Nous cherchions un criminel parmi nos voisins, et voilà que je me rend compte que je vis avec un assassin. S'amusa Oliver, Felicity laissa échapper un rire, rapidement suivit par Marguerite.

Ou est notre propre Marguerite? Parce que j'en veux une aussi! A dans une semaine, pour le troisième chapitre ! xx