Chapitre 1

Un mois, cinq jours, six heures. Cela faisait un mois, cinq jours et six heures que l'Agent Spéciale Dana Scully n'avait pas vu son partenaire Fox Mulder. Les chiffres du calendrier sur son réfrigérateur semblaient danser devant ses yeux, la narguant à mesure que les jours passaient. Et quand la fin du mois arriva enfin et qu'elle arracha la feuille pour la jeter dans la poubelle, de nouveaux nombres apparurent pour la tourmenter. Elle pensa un instant jeter tout le calendrier à la poubelle, mais rejeta immédiatement cette idée. Cela n'avait pas de sens. Un calendrier n'était rien que quelques feuilles de papier et un peu d'encre. Cela n'avait pas de mauvaises pensées. Elle faisait simplement de la situation plus que ce qu'elle était vraiment. C'était vraiment ridicule.

Mais il n'en restait pas moins qu'en un mois, cinq jours et six heures, elle ne l'avait entendu qu'une seule fois. C'avait été un simple coup de fil, qui avait duré moins de deux minutes et l'avait fait se sentir plus seule encore. Logiquement, elle savait que Mulder ne pouvait pas prendre contact avec elle. Il était en couverture quelque part en Géorgie. Elle ne savait pas où précisément en Géorgie, pas plus qu'elle ne connaissait les détails de l'affaire. Toutes ces informations lui auraient été nécessaires, mais son chef, le directeur adjoint Walter Skinner, lui avait carrément dit : « Franchement, Agent Scully, vous n'avez pas besoin de savoir.»

Elle aurait voulu lui dire que si quelqu'un méritait de savoir, c'était bien elle. Après tout, Mulder était son partenaire. En fait, il était plus que son partenaire. Il était son meilleur ami, sa constante, sa pierre de touche, et plus récemment, son amant.

Scully se souvenait parfaitement de la nuit où ils n'avaient enfin plus fait qu'un, dans tous les sens du terme. Après sa sortie de l'hôpital, ils avaient passé quelques soirées calmes dans l'appartement de l'un ou de l'autre, à manger des pizzas, à regarder des nanars et à parler de tout à part de leur travail. Ces soirées s'étaient toujours terminées par un simple et chaste baiser sur les lèvres. Scully savait que Mulder se retenait, et elle lui en était reconnaissante, car elle ne prenait pas encore tout à fait conscience de l'évolution de leur relation. Aucun d'eux ne ressentait le besoin de presser les choses ils avaient tout le temps qu'ils voulaient pour aller plus loin. Ils étaient simplement heureux de savoir qu'ils s'aimaient.

C'est alors qu'un vendredi, environ une semaine après avoir quitté l'hôpital, Mulder avait demandé à Scully de s'habiller un peu pour le soir car il l'emmenait diner en ville. Ils avaient été dans un bon restaurant italien, puis ils avaient passé une ou deux heures dans un parc où Mulder avait insisté pour que Scully le pousse sur la balançoire. Même si elle lui avait reproché de se comporter comme un gosse, Scully s'était quand même bien amusée dans les jeux, si bien qu'elle avait rejoint Mulder sur la balançoire où il les avaient fait tourner. C'était vraiment agréable de faire une pause dans leur travail et d'oublier un peu toutes les horreurs qu'ils avaient vu. Pour une nuit, ils se comportaient enfin comme un couple normal.

En sortant du parc, ils étaient retournés chez elle. Elle avait sorti une bouteille de vin, et ils avaient commencé à parler, à échanger les expériences de leurs enfances dans des aires de jeux semblables à celle dans laquelle ils étaient allés. Au bout d'un moment, Mulder avait posé son verre vide sur la table et s'était tourné vers Scully qui riait toujours de ses tentatives pour s'envoler de la balançoire. Quand elle s'était tournée et l'avait regardé, elle avait tout de suite vu la question dans ses yeux. Comme toujours, il lui donnait une chance de revenir en arrière. Il la comprenait mieux que quiconque, il comprenait combien il était important pour elle de prendre ses propres décisions sans se sentir forcée. Et elle savait qu'il ne la forcerait jamais. S'il le devait, il l'attendrait toute se vie. Et c'était un sentiment qu'elle lui rendait.

Mais Scully ne voulait plus attendre. Elle avait pris sa décision. Elle avait confiance en Mulder, de même qu'elle faisait confiance au lien qui les unissait. Leur intimité ne pouvait que se renforcer. Et en se penchant vers lui, elle lui avait donné la réponse la plus claire possible.

Rapidement, le désir de sentir la chair nue de l'autre était monté, et leurs mains avaient cherché les boutons et les fermetures éclair. Leurs mains et leurs lèvres dansaient sur le corps de l'autre, explorant des zones jusqu'ici interdites. Depuis le temps qu'ils travaillaient ensembles, Scully avait déjà vu Mulder pratiquement nu, mais le voir ainsi juste avant de faire l'amour avec lui pour la première fois était diffèrent. Elle n'était plus sa partenaire ou son médecin. Elle était son amante, et elle admirait son corps nu comme seule une amante peut le faire.

A un moment donné, ils étaient allé dans la chambre. Scully ne savait toujours pas comment ils avaient fait, car son attention était ailleurs à ce moment-là. Quand il l'avait déposée sur le lit et s'était placé au-dessus d'elle, leurs yeux s'étaient rencontrés, et elle avait ressenti une vague de bonheur la submerger. Elle se sentait aimée. Elle se sentait complète.

A ce moment-là, il avait fait une pause, pour lui donner une dernière chance se revenir en arrière. La plupart des gens pensaient que Fox Mulder n'était pas quelqu'un d'attentionné, et encore peu de temps auparavant, Scully aurait été d'accord avec eux. Mais elle s'était rendu compte depuis qu'il était en fait l'un des hommes les plus attentionnés qu'elle connaissait. De nombreuses fois, il avait fait passé ses sentiments à elle avant les siens propres, son bien-être à elle avant le sien, voire même sa vie à elle avant la sienne. Et il ne lui avait jamais rien demandé en retour. Il faisait simplement ce qui lui paraissait normal de faire- il prenait soin d'elle.

Bien sûr, Scully ne s'était pas dérobée. Et quand ils s'étaient enfin unis, Scully avait enfin découvert ce que la vraie perfection impliquait. Ce n'était pas la version hollywoodienne de l'Amour. Elle ne voyait pas des étoiles partout, et elle ne se sentait pas comme si elle avait atteint le septième ciel. Mais elle était submergée par un sentiment de justesse. Elle n'avait pas besoin des cloches et de tout le tralala pour savoir que Mulder était l'homme de sa vie, celui avec lequel elle voulait passer le reste de sa vie d'une manière ou d'une autre. Leurs vies s'étaient liées le jour où ils avaient commencé ensemble leur quête, cinq ans auparavant. Et maintenant, les liens étaient tellement serrés qu'elle doutait qu'ils puissent un jour se défaire.

Le lendemain, Skinner avait convoqué Mulder dans son bureau dés son arrivée dans le bâtiment Hoover. Avant que Scully ait pu comprendre ce qui se passait, Mulder lui disait qu'il devait partir en mission. Il l'avait embrassée, rapidement, de peur que quelqu'un ne les surprenne alors qu'ils étaient encore dans leur bureau. Alors, il était parti, en laissant à Scully le goût de ses lèvres dans la bouche, et les flashs de la nuit précédente tournant en boucle dans sa tête.

Scully fut tirée de ses pensées par une voix grave qui l'appelait par son nom. Elle releva les yeux du dossier qu'elle était censée lire depuis presque une heure. Elle n'était plus dans le bureau en sous-sol elle avait échangé les murs blancs couverts de coupure de journaux et de photos d'OVNI et de preuves du complot gouvernemental contre les murs ternes et gris d'un petit box. Elle n'avait pas changé par choix : le Directeur Adjoint Skinner avait insisté pour qu'elle fasse une pause dans les affaires non-classées jusqu'au retour de Mulder en dépit de l'assurance qu'elle lui avait donnée d'être parfaitement capable d'enquêter elle-même sur ces affaires. Elle voulait retourner dans le bureau du sous-sol. Même si la décoration était excentrique, c'était devenu une partie de sa vie, et elle s'y sentait bien.

Scully leva les yeux vers l'homme qui venait de réclamer son attention. Il devait avoir deux ans à peine de plus qu'elle, mais ces années n'avaient pas été aussi indulgentes. Son visage était particulièrement marqué autour de ses yeux gris acérés. Ses cheveux bruns et fins n'étaient pas suffisants pour cacher son début de calvitie. Il était grand et mince, mais Scully avait tout de suite remarqué que ce n'était pas la même minceur que Mulder. Même derrière les costumes noirs qu'il avait l'habitude de porter, n'importe qui pouvait deviner la force de Mulder. Il travaillait dur pour se maintenir en forme, et ses efforts lui avaient permis de rester agile, rapide et fort. L'homme debout en face de Scully, lui, semblait toujours malade. Son costume semblait pendre sur son corps, et Scully le trouvait souvent au bord de l'effondrement.

- Que se passe-t-il, Agent Brackston ? Scully ne faisait aucun effort pour camoufler son agacement, mais il resta inaperçu.

- J'ai juste besoin de votre signature à la fin du rapport pour l'affaire du Texas.

Il lui donna un épais dossier, et Scully soupira en le feuilletant avant de signer sur la dernière page. Depuis le départ de Mulder, elle devait travailler avec l'agent Brackston. Durant toute la période durant laquelle ils avaient du travailler ensemble, elle n'avait pas pu s'empêcher de penser combien il était différent de Mulder. Alors que Mulder travaillait à l'intuition, Brackston refusait de suivre une piste sans une preuve concrète. Avant, Scully aurait admiré cette qualité, mais elle s'était rapidement rendu compte que Mulder arrivait à résoudre des affaires plus rapidement et plus efficacement en travaillant à l'instinct.

Mais surtout, Brackston semblait avoir développé un penchant pour elle, et s'était persuadé qu'elle partageait cette attraction. Pourtant, Scully n'arrêtait pas de décevoir ses attentes pour débuter une liaison, mais il persistait. Elle avait l'impression que tous les jours, sa première question était « Alors, Dana, est-ce que vous voulez venir diner avec moi, ce soir ? » Et tous les jours, Scully répondait par la négative.

- Alors, Dana, est-ce que…

- Non, répondit fermement Scully sans le laisser finir. Et je préférerais que vous vous adressiez à moi en m'appelant Agent Scully

- Mais vous ne saviez même pas ce que je voulais vous demander, protesta-t-il.

- Mais bien sûr que si. Vous alliez me demander de dîner avec vous !

- Vous voyez ? Vous pouvez lire mes pensées ! Cela doit signifier que nous sommes faits l'un pour l'autre !

- Je ne peux pas lire vos pensées. Je savais simplement ce que vous alliez me demander parce que c'est que vous me demandez pratiquement tous les jours depuis que nous travaillons ensemble.

- Seulement parce que vous continuez à refuser.

Scully fut dispensée de répondre par la sonnerie du téléphone sur son bureau. Elle grimaça involontairement. Elle détestait la sonnerie de ce téléphone : cela lui rappelait des ongles crissant sur un tableau. Mais elle avait malheureusement été incapable de la changer, au point qu'elle en venait à redouter le moindre appel. A moins, bien sûr, qu'il ne vienne interrompre une discussion avec Brackston comme celle qu'ils venaient d'avoir.

- Scully, dit-elle en décrochant le téléphone.

Brackston posa ses avant-bras sur le haut de son box, plaçant son menton dessus pour la regarder parler. Elle n'était que travail lorsqu'elle parlait. En fait, il pouvait se rappeler une seule fois dans tout le mois que durait leur partenariat où elle n'était pas complètement dans son travail. Tout ce qu'elle faisait était empreint de professionnalisme depuis ses observations jusqu'à ses tailleurs colorés en passant par son insistance pour maintenir une certaine distance entre elle et les autres agents qui l'entouraient. Cet espace n'était pas seulement physique (encore qu'elle n'aimait pas qu'on s'approche trop d'elle) il y avait comme une sorte de réticence à laisser les autres s'approcher d'elle. Elle semblait avoir verrouillé la porte de son cœur et avoir jeté la clef. Quand elle s'adressait à Brackston, elle ne parlait que des détails d'une affaire, et elle ne révélait jamais rien de personnel. C'était comme si elle n'existait pas en-dehors de murs du bâtiment Hoover. Aussi nombreuses que soient les questions qu'il lui avait posé, aussi subtiles qu'aient pu être (ou ne pas être) ses insinuations, elle avait toujours refusé de s'ouvrir à lui. La seule face d'elle qu'il pouvait voir, c'était l'Agente Spéciale Scully.

Mais il savait qu'elle était plus qu'une agente fédérale. Il n'avait jamais été le plus rapide à l'école, mais il avait un petit don pour lire les actes des gens, et il sentait bien qu'elle avait une vie en dehors du FBI. Une fois, il avait entendu deux agents l'appeler la « reine des glaces », et il devait avouer que jusqu'à présent, il n'avait rien trouvé pour les contredire. Mais quelque chose cependant lui soufflait qu'elle n'avait pas le cœur aussi froid que ne le supposait le reste du bureau. Si seulement il pouvait la convaincre de s'ouvrir un peu…

- Bien sur, Monsieur. J'arrive tout de suite, dit-elle, ramenant brutalement Brackston à la réalité. Il lui sourit largement

- Nous sommes mis sur une nouvelle affaire ? s'enquit-il.

- L'agent Skinner demande à me voir, dit-elle en se levant rapidement et en lissant inconsciemment sa jupe pour effacer des plis imaginaires.

- Alors, c'est probablement une nouvelle affaire.

Il se précipita en avant pour la rattraper, notant une fois de plus qu'elle marchait plutôt vite pour une femme aussi petite.

- Agent Brackston, quand je dis qu'il veut me voir, je ne veux rien dire de plus. L'invitation ne s'étend pas à vous.

- Ah.

Le sourire de Brackston s'affaissa : il ne comprenait pas pourquoi le Directeur Adjoint voulait la voir seule. Après tout, ils étaient partenaires. Ils étaient censés enquêter ensemble.

- Eh bien, dans ce cas, à plus tard, je suppose.

Elle ne lui répondit pas : elle était déjà montée dans l'ascenseur avec deux autres agents. Brackston regarda les chiffres rouges au-dessus de la porte défiler un à un. Quand le neuf s'alluma enfin, il soupira et fit demi-tour.

Scully entra dans le couloir familier du bureau du Directeur Adjoint, se demandant ce qui pouvait être si important pour qu'il demande à la voir immédiatement. Elle espérait qu'il allait lui donner un autre partenaire, ou mieux, la réaffecter aux affaires non-classées. Aussi sceptique qu'elle ait pu être- et par de nombreux côtés, elle l'était encore- les affaires non-classées étaient devenues sa vie. Elle y était aussi attachée que Mulder, et en fait, elle était presque en manque de leurs voyages à travers tout le pays pour chasser les démons, les fantômes et les petits hommes vert. « Gris », corrigea dans sa tête une voix qui ressemblait étrangement à celle de son partenaire habituel. Elle sourit involontairement.

La secrétaire de Skinner, Kim, lui sourit, quand elle entra dans l'antichambre.

- Il vous attend, lui dit-elle.

Scully la remercia, avant de traverser la pièce et de frapper une fois à la porte.

- Entrez, répondit une voix bourrue.

Scully ouvrit la porte qui révéla un homme aux minces cheveux gris, presque chauve, dont les lunettes semblaient en équilibre précaire sur son nez. Il avait, comme beaucoup de hauts fonctionnaires du FBI, l'air d'avoir les os fatigués d'avoir passé tant de temps sur le terrain. Cependant, ses yeux, qui regardaient Scully de derrière ses verres épais, étaient toujours intelligents et brillants, et ses vêtements et sa posture étaient impeccables.

- Vous avez demandé à me voir, Monsieur.

- Asseyez-vous, agent Scully, dit Skinner en lui montrant un siège.

Scully s'assit en jetant automatiquement un regard au deuxième siège resté vide. L'absence d'occupant augmentait son impression de solitude, et elle se sentit comme percutée par un train par cette perte. Mais comme toujours, les émotions sur son visage ne firent que passer, et quand elle se tourna vers Skinner, elle était de nouveau impassible.

- Je vous ai fait venir à cause du dossier sur lequel travaille l'agent Mulder

La peur mordit le ventre de Scully. Elle imagina immédiatement son partenaire étendu sans vie dans une rue anonyme, dans une ville inconnue, ignoré par des gens affairés marchant prés de lui sans lui accorder un seul regard. Après tout ce qu'ils avaient traversé ensemble, après tous les puissants ennemis qu'ils avaient combattu ensemble, elle ne pouvait pas croire qu'il ait pu mourir. Pas sans elle. Apparemment, Skinner avait remarqué son angoisse, et il entreprit tout de suite de la rassurer.

- Il va bien, Agent Scully, mais le dossier est plus…difficile que n'importe lequel d'entre nous avait pu l'imaginer.

- Comment ça, difficile ?

- L'agent Mulder à été envoyé à Juniper, en Géorgie, il y a cinq semaines, pour élucider plusieurs meurtres commis dans une école privée. Le directeur adjoint a pensé que la meilleure approche de l'affaire serait d'envoyer un agent en couverture comme professeur car le travail de la police n'a rien apporté d'intéressant. Avec son parcours en psychologie, Mulder semblait être le candidat idéal.

- Avec tout le respect que je vous dois, Monsieur, pourquoi me le dire maintenant ? Vous avez refuse de me donner le moindre détail sur cette affaire il y a cinq semaines.

- Il y a eu un autre meurtre. Une professeure a été trouvée hier, son corps était presque méconnaissable tant il était mutilé. Le directeur adjoint a reconnu que le travail était trop important pour une seule personne : il y a plus de mille élèves dans cette école, et le personnel ne compte pas moins de deux cent membres. Il a donc décidé d'envoyer un autre agent sur place.

- Moi, devina Scully

- En effet : après tout le travail que vous avez réalisé avec Mulder, nous avons estimé que vous êtes la plus capable de travailler avec lui. Je vous ai réservé un billet d'avion pour ce soir. Toute l'organisation et tous les détails de cette affaire sont dans ce dossier, dit-il en lui tendant un épais dossier brun. Lisez-le attentivement, Agent Scully.

- Je le ferai, monsieur, répondit-elle en se levant.

- Oh, Agent Scully ? Le directeur adjoint voudrait que cette affaire soit résolue rapidement et efficacement. Je lui ai certifié que vous pouviez le faire. S'il vous plaît, prouvez-moi que j'ai eu raison.

- Je ferai de mon mieux, monsieur.

Voilà le vrai premier chapitre de cette histoire: dans la version originale, le prologue était publié à part.

frenchnuts: d'abord, merci de la review et des compliments. En ce qui concerne la longueur des déclarations de Mulder et Scully, je suis d'accord, c'est un peu long, un peu maladroit, et pas très naturel: heureusement, ça reste assez exceptionnel dans la fic, mais je ne pense pas que je pouvais me dispenser de traduire ce prologue, puisque c'est à part de là que se construit toute la fic.

france-ena: merci aussi pour la review et les compliments. Honnêtement, je ne pensais pas que ma traduction serait aussi appréciée!